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Plan Nord: «rien ne va nous arrêter», lance Charest

20 avril 2012 17h06 | La Presse canadienne | Québec
Jean Charest a juré que rien ne l’arrêtera dans son développement du Plan Nord, qu’il y avait une place à occuper et qu’il fallait faire en sorte que le Québec grandisse ainsi.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Jean Charest a juré que rien ne l’arrêtera dans son développement du Plan Nord, qu’il y avait une place à occuper et qu’il fallait faire en sorte que le Québec grandisse ainsi.
Le premier ministre Jean Charest a plus que jamais vanté son Plan Nord, aujourd'hui, devant un millier de gens d’affaires réunis à Montréal, pendant que des étudiants manifestants faisaient tout pour perturber son allocution.

Il faut se dire «le Nord, ça nous appartient; c’est notre territoire; nous allons le développer pour nous, nous allons le développer avec tous les Québécois, Premières Nations, Inuits, Jamésiens, Nord-Côtiers compris. Nous allons le développer; rien ne nous arrêtera», s’est-il exclamé dans une envolée pour conclure son allocution sur le Plan Nord, dans une ambiance tendue et nerveuse.

Quelque 1200 personnes avaient été réunies par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour entendre le premier ministre parler de son Plan Nord, et, auparavant, pour participer à un Forum stratégique sur les ressources naturelles. Un salon du Plan Nord a suivi en milieu d’après-midi.

Après l’arrivée des étudiants qui manifestaient à l’extérieur du Palais des congrès, tout a été perturbé et décalé de près d’une heure. Les participants ne pouvaient même plus sortir du Palais des congrès ni descendre au rez-de-chaussée.

Malgré les retards, les perturbations et la forte présence policière, le premier ministre a tenu à venir vanter son projet aux gens d’affaires de Montréal. Dans une envolée, il a juré que rien ne l’arrêtera dans son développement du Plan Nord, qu’il y avait une place à occuper et qu’il fallait faire en sorte que le Québec grandisse ainsi.

Gignac banalise les révélations

Plus tôt dans la journée, c’est son ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, qui avait répliqué au reportage de l’émission Enquête, qui avait fait état, la veille, d’un homme d’affaires et ancien organisateur politique libéral qui prétendait pouvoir monnayer de l’information sur le Plan Nord grâce à ses contacts.

«Je trouve ça déplorable qu’il y ait des individus qui laissent sous-entendre de même qu’ils peuvent avoir des choses. C’est l’être humain! Et qu’il y ait des gens d’affaires ou des entrepreneurs qui peuvent penser qu’ils peuvent avoir des passe-droits de même, écoutez...» a commenté le ministre Gignac.

Il a rappelé que le gouvernement veut justement confier la gestion du Plan Nord à une société d’État, ajoutant que les sociétés d’État étaient à l’abri de la politique.

Nominations

Pour ce qui est des futures nominations au conseil d’administration de cette société du Plan Nord, M. Gignac précise que «c’est votre humble serviteur qui va faire des recommandations au conseil des ministres» et que ces nominations seront basées sur les compétences, et non les contacts politiques. «Moi, les affiliations politiques, c’est à peu près la dernière de mes préoccupations», a soutenu le ministre des Ressources naturelles.

Il a affirmé que le gouvernement ne veut justement «pas un développement débridé» du territoire nordique, mais bien «ordonné, respectueux de l’environnement».

Dans son allocution devant les gens d’affaires, le ministre Gignac a aussi tenu à dire que le gouvernement irait de façon modérée dans ses prises de participation dans les entreprises minières.

Interrogé à ce sujet après son allocution, il a clarifié son propos. «Il y a des cycles économiques dans les ressources naturelles. J’ai vu des villes [minières] fermer, comme Gagnon. Il faut y aller de façon très minoritaire et ne pas tout mettre ses œufs dans le même panier et pas juste dans un minerai.»
 
 
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