La manifestation contre le Plan Nord a tourné à la violence

Des manifestants ont utilisé le mobilier extérieur d'un restaurant pour s'en servir comme projectiles.<br />
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Des manifestants ont utilisé le mobilier extérieur d'un restaurant pour s'en servir comme projectiles.

Le Palais des congrès de Montréal a été assiégé, aujourd'hui, alors qu’une violente manifestation a fait rage dans les rues entourant l’édifice où se tenait le Salon Plan Nord, auquel participait le premier ministre Jean Charest.

La manifestation, qui se déroulait sous le thème «Non à la gratuité minière! Oui à la gratuité scolaire!», a rapidement dégénéré — dès les premières minutes de l’action de perturbation, des vitres volaient en éclats, des projectiles étaient lancés dans tous les sens et les policiers intervenaient.

Selon un bilan provisoire dressé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en fin d’après-midi, 14 personnes ont été arrêtées et six personnes ont été blessées. Parmi les blessés, on dénombre quatre policiers, qui ont subi de légères blessures.

La Sûreté du Québec, qui avait été appelée en renfort par le SPVM, a plié bagages vers 16 h 30. Les policiers de Montréal avaient fait appel à leurs collègues de la force provinciale alors que certains manifestants installés sur le viaduc Saint-Laurent lançaient des roches sur des automobiles qui circulaient sur l’autoroute Ville-Marie.

Un salon sous haute surveillance

Pendant ce temps, à l’intérieur du Palais des congrès, le salon où se trouvait Jean Charest était sous haute surveillance policière. Plus d’une vingtaine de policiers ont monté la garde devant la porte qui avait été verrouillée pendant quelque temps au début de la manifestation après que des protestataires eurent tenté d’entrer de force dans le Palais des congrès.

Les activités prévues à l’horaire du Salon Plan Nord ont été retardées. L’allocution du premier ministre Charest a ainsi débuté environ 30 minutes plus tard que prévu. Sur un ton moqueur, Jean Charest a fait allusion au branle-bas de combat qui se déroulait à l’extérieur.

«Le Salon Plan Nord, que nous allons ouvrir aujourd’hui, est déjà très populaire; les gens courent de partout pour entrer», a-t-il lancé, déclenchant l’hilarité dans la salle où étaient réunies quelque 1200 personnes principalement issues des milieux d’affaires.

«À ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi — dans le Nord si possible —, ce qui va tous nous permettre à continuer de travailler fort», a-t-il conclu, sourire aux lèvres.

La FEUQ en colère

Ces propos ont fait bondir Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

La leader exige des excuses publiques de la part du premier ministre Charest, qui, a-t-elle rappelé, est aussi responsable des dossiers jeunesse au sein du gouvernement.
«Franchement, d’avoir autant de mépris de la part d’un premier ministre dans les circonstances actuelles, c’est insultant», a-t-elle déploré.

«Ça fait déjà une journée que je demandais au premier ministre de reprendre le dossier, parce qu’on voyait bien que Mme Beauchamp [Line, ministre de l’Éducation] en avait fait une question d’ego, et je vous avoue qu’aujourd’hui, je me demande en fait qui peut reprendre le dossier de façon sérieuse», a-t-elle ajouté.

Legault condamne les propos de Charest

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, ne s’est pas fait prier pour condamner, lui aussi, la réaction du premier ministre.

«Je considère que c’est totalement inacceptable ce que M. Charest a fait», a-t-il lancé en marge du congrès de fondation de son parti, qui se tient ce week-end à Victoriaville.
«Est-ce que vous en connaissez beaucoup, des chefs d’État qui font des blagues alors qu’il y a une émeute à l’extérieur? C’est triste à dire, mais je pense qu’aujourd’hui, le Québec n’avait pas de premier ministre.»

Tout en assurant que «jamais» son parti ne serait allé aussi loin dans l’affrontement puisqu’il est en désaccord avec la hausse des droits de scolarité, la chef péquiste Pauline Marois a accusé M. Charest d’avoir attisé le sentiment de colère qui règne déjà dans les rangs des grévistes.

«Moi, je crois qu’il a envenimé le conflit. Il a, oui, mis de l’huile sur le feu et c’est complètement irresponsable», a-t-elle tonné lors d’un bref point de presse.
«On peut condamner toutes les formes de violence et ça demeurera toujours inacceptable. Mais c’est aussi inacceptable, l’attitude qu’a actuellement le premier ministre», a-t-elle ajouté.

Des groupes radicaux

La Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) avait invité les étudiants en grève à prendre part à cette action, mais des représentants d’autres groupes sociaux, dont quelque 200 militants de la CNS, s’y sont également greffés.

Peu avant le début de la manifestation, le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, avait déclaré que l’objectif était de forcer l’annulation du Salon Plan Nord.

Selon l’un des porte-parole du SPVM, le sergent Ian Lafrenière, une vaste majorité des casseurs qui ont commis des méfaits font partie de groupes radicaux qui ont profité du rassemblement d'aujourd'hui pour faire du grabuge.

«Je trouve que c’est presque insultant de dire que c’est des étudiants. J’étais sur place, j’ai vu les gens sur place et ce sont des groupes radicaux, des gens qui étaient masqués, qui ont lancé des projectiles sur les policiers, qui ont fait des incendies», a-t-il relaté.

«C’est très triste à voir et on est très loin du message que ces gens-là [étudiants et groupes sociaux] voulaient envoyer», a plaidé le sergent Lafrenière.

La CSN a pour sa part pointé du doigt les forces de l’ordre pour expliquer l’escalade de la violence.

«La manifestation a été pacifique jusqu’à ce qu’un policier, sans raison, décide d’asperger un jeune avec des gaz lacrymogènes. Du coup, ils ont sorti l’artillerie lourde et s’en sont pris violemment aux manifestants pour les faire reculer, les tabassant à coups de matraque même s’ils reculaient sans résistance. Le comportement des forces policières n’a été que provocation», a dénoncé Jean Trudelle, président de la FNEEQ-CSN, par voie de communiqué.

Violents affrontements

La situation est vite devenue hors de contrôle, vers midi aujourd'hui. Quelques minutes à peine après le début de la manifestation, des dizaines de protestataires avaient réussi à entrer dans un garage du Palais des congrès.

D’autres encore ont pénétré dans le hall d’entrée principal du Palais, mais ils ont été rapidement repoussés vers l’extérieur par les policiers. Ces derniers ont eu recours à des bombes assourdissantes et aux gaz irritants pour arriver à leurs fins.

Des fenêtres et des portes vitrées de l’édifice ont été brisées, une borne d’incendie a été ouverte et plusieurs objets, dont des poubelles, ont été lancés dans les rues. L’imposant contingent policier qui a été déployé aux alentours de l’édifice est rapidement intervenu.

L’escouade antiémeute a fait son arrivée sur les lieux, et aux alentours de 12 h 45, la manifestation a été déclarée illégale. Quelques balles de caoutchouc ont été tirées par les policiers, a pu constater La Presse canadienne.

Environ une heure après le début des événements, la foule a commencé à se disperser dans les rues du Vieux-Montréal et du centre-ville. Des barricades de fortune ont été érigées à l’aide de matériaux de construction à l’intersection des rues Bleury et Dowd et des rues Saint-Antoine et Saint-François-Xavier.

Vers 14 h 30, des groupes de jeunes marchaient toujours dans le secteur, ramassant au passage tout ce qui leur tombait sous la main — tables, matériaux de construction, pavés d’asphalte — afin d’ériger des barrages ou de s’en servir comme projectiles.
  • Pierre Bellefeuille - Inscrit 20 avril 2012 13 h 13

    Un probable délit d’initié!

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/201

    « Pierre Coulombe, ancien organisateur en chef du Parti conservateur au Québec, filmé à son insu »

    « L'équipe d'Enquête a été mise sur sa piste il y a un an par une source fiable qui alléguait qu'il rencontrait des hommes d'affaires en affirmant qu'il avait des entrées au cabinet du premier ministre et du bureau du ministre délégué aux mines. »

    Les gens sont fatigués de se faire berner, de se faire spolier. La violence ne justifie pas tout, mais on peut la comprendre. La population est exaspérée!

    On demande à la population de faire sa jute part, mais mis à part les quelques profiteurs, la vraie juste part qui devrait être réinjectée dans la population et les programmes sociaux, ne sera possiblement qu’un mince prix de consolation!

  • M. Miclot - Inscrit 20 avril 2012 13 h 15

    Légitime défense !!!

    Pourquoi parler de violence alors qu'il s'agit de légitime défense cotre ceux qui veulent empoisonner nos eaux et nos terres. La catastrophe du Golfe du Mexique devrait etre une source de réflexion pour tous surtout pour ceux qui sont supposés veiller au bien être de notre société et pas nous vendre aux intérêts des miniéres et des pétrolières. Comment peut-on pour quelques dollars se rendre complice de ces assassins et se présenter comme représentant des citoyens.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 20 avril 2012 14 h 29

      On ne voit pas les même images....

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 20 avril 2012 14 h 30

      Désolé, je ne comprend pas la violence....

    • Jean_Yves - Abonné 20 avril 2012 15 h 10

      Parce que forcer des entrés, briser vitres et vouloir contraindre les gens, et encore plus un PM, sont des actes de violents. On n’est plus dans le domaine de la manifestation est en mode confrontation. Ce qui est d’ailleurs le mode rechecher par la CLASSE depuis le début.

      Le questionnement sur les impactes écologiques du Plan Nord est tout ce qu’il y a de plus légitime. La manière d’en discuter n’y est pas du tout par contre. Ici on recherche simplement la confrontation et le sujet est simplement accessoire pour motivé cette confrontation.

      Pour votre exemple des impactes du Golf du Mexique je ne crois pas qu’ils soient un bon choix pour cause que le traitement médiatique du sujet a été largement sur-dramatisé le sujet.

    • André Michaud - Inscrit 20 avril 2012 16 h 10

      Comme les pro vie qui veulent agresser les avorteurs et brûler leurs cliniques par légitime défense et se croient au-dessus de lois parce qu'ils protègent la vie d'un enfant?

      Comme disait Nietcsche; Les convictions sont plus dangereuses que les mensonges"

      Quand chacun , par conviction, veut se faire justice, en se croyant au-dessus des lois c'est la fin de la civilisation et le retour au barbarisme..

    • Roland Berger - Inscrit 20 avril 2012 16 h 32

      À jean_yves
      Relisez le texte, notamment le témoignage du policier Lafrenière, qui affirme ridicule qu'on mette cette violence sur le dos des étudiants. Bonne re-lecture !
      Roland Berger

    • DelireWeb - Inscrit 20 avril 2012 17 h 21

      M. Jean_Yves, vous dites : « Le questionnement sur les impactes écologiques du Plan Nord est tout ce qu’il y a de plus légitime. La manière d’en discuter n’y est pas du tout par contre. »

      ... Ce qui est dommage, c'est que la "bonne manière de discuter" fut rejetée par ceux qui par la suite se sont positionnés sur la défensive, attendant les conséquences d'un refu de "la bonne manière".

      Ainsi on déplace le tout sur un autre terrain où le pouvoir est certain de gagner : celui de la confrontation belliqueuse. On évite ainsi la discussion, tout comme depuis le début mais d'une autre façon que le simple refus : en bonus, on change les perceptions sur les "bons" versus "les méchants" (la judiciarisation de la chose cautionne d'ailleurs ce que je raconte).

  • MarieBabin - Inscrit 20 avril 2012 13 h 17

    Le mouvement est incontrôlable.

    Jamais les leaders ne doivent discuter avec les manifestants violents. Souvenez-vous des sommets des Amériques et du G20.
    On parle d'un État de droits pour les manifestants en «grève» qui sont maintenant MINORITAIRES sur l'ensemble de la population étudiante.

    Où est l'État de droit pour les autres ? Pour le citoyen qui ne veut pas être pris en otage quand se terminera la journée de travail.

    Mare!

    Je vous suis à la télé et j'ai honte de la prochaine génération. Vous n'êtes pas porteurs d'espoir mais de hargne.

    • Jack Bauer - Inscrit 20 avril 2012 13 h 55

      Vous êtes une gemme rare, mmselle Marie, n'appuyez donc vous pas cette prise d'otage de population totalement démocratique?

    • Nestor Turcotte - Inscrit 20 avril 2012 14 h 02

      Et au-dessus des droits individuels et collectifs, trône le bien commun.

      Mais qui sait ce que veut dire BIEN COMMUN? Et l'autorité mise en place démocratiquement?

      Rien n'est parfait en ce bas monde. Mais, chacun doit respecter un minimum de règles pour éviter que la société se disloque.

    • Mario Cyr - Inscrit 20 avril 2012 14 h 07

      Incontrôlable? Vous y allez un peu fort. Une vitre a été brisée et une borne-fontaine a été ouverte. Pas de quoi proclamer la Loi sur les mesures de guerre. Puisque vous écoutez la télé, regardez le segment où Jean Charest se moque des protestataires, ce qui semble beaucoup amuser le parterre d'entrepreneurs auquel il s'adresse. Qui est porteur de hargne?

    • Martine Meloche - Inscrit 20 avril 2012 14 h 16

      A Marie Babin

      Je me souviens en 1990, pendant la crise d'Oka, les ministres libéraux ont négociés avec les warriors masqués. 2 poids 2 mesures pour nos jeunes. Moi contrairement à vous j'ai honte de ce gouvernement de pleutre et ma hargne va à tout ceux qui ont votés pour ces imbéciles qui nous volent depuis 9 ans.

    • Jeremie Poupart Montpetit - Abonné 20 avril 2012 14 h 30

      tristement, si j'en arrives à la même conclusion (porteurs de hargne) que vous, je n'ai pas honte de la "prochaine génération" mais plutôt de la précédente... celle qui a élevé cette génération sur des bases de paix et d'Amour, en vivant et en ressentant cette même hargne et qui maintenant la délaisse et la dénigre, l'infantilisant au coeur de tous les débats possibles, refusant de reconnaître sa place et affirmant encore une fois que nous sommes "une minorité" un "sous-groupe de dissidents" etc.

      Honte à la génération qui nous gouverne pour nous avoir ainsi abandonnés...

      Jérémie Poupart Montpetit

    • Philippe Gauthier - Inscrit 20 avril 2012 14 h 40

      Oui nous sommes porteur d’espoir, mais dès que l’on réussi à vous le prouvez, vous dites : « ils sont beaux les petits chiens, ils ont fait une manifestation sans violence » et vous retournez à vos bêtises.

      L’espoir se transforme en hargne lorsque personne ne nous écoute.
      Hargne contre la génération de nos parents qui aurait pu permettre au Québec de continuer sur sa belle lancée, mais qui a utilisé cette énergie pour construire d’immenses banlieues permettant à chacun d’avoir sa piscine et son 4x4. Où le sport national est l’égocentrisme et le magasinage. Où l'on dilapide les richesses par l'achat d'une quantité phénoménale de pétrole et de biens d'importation inutils.
      Ce n’est pas vous qui avez fait avancer le Québec, se sont vos parents. Vous avez seulement récolté leurs richesses. Et quand, en tant que parents, vous nous permettez par le biais de ces richesses de vivre dans un certain luxe matériel, vous dites « regarde ce que j’ai créé ». En passant, la présence parentale est beaucoup plus importante pour le développement d’un enfant que la surconsommation, votre génération ne semble pas avoir compris ça.
      Et parlant de vos parents, vous les laissez moisir dans des CHSLD et allez seulement les voir à Noël pour vous donner bonne conscience.
      Le monde que vous avez gâché n’est pas celui dans lequel beaucoup d’entre nous voulons vivre. Vous comprenez maintenant cette hargne ?

      Philippe Gauthier
      Étudiant en droit

    • Léon Ponpon - Inscrit 20 avril 2012 14 h 40

      «Je vous suis à la télé». Voilà tout le problème. Sortez dans la rue pour voir ce qui s'y passe, ce n'est pas de la hargne mais de la révolte, une révolte légitime et positive dans tout ce qu'elle réclame.

      Sachez aussi que vous êtes otage depuis la première seconde de votre existence. Votre seul droit se résume à ce que le gouvernement vous permet en tant que citoyenne alors qu'il n'hésiterait même pas à mettre en oeuvre une politique économique qui vous mettrait à la rue vous et tous les autres qui croient encore naïvement à la sollicitude de notre culture occidentale.

    • Jean Tremble - Inscrit 20 avril 2012 14 h 45


      Décidemment, il y a des enjeux sociaux qui vous échappent

    • diong - Abonné 20 avril 2012 14 h 56

      Ian Lafrenière du SPVM a admis à RDI que la CLASSE n'a rien à voir avec la casse à la manif. Gardez vos généralisations pour vous

    • Jean_Yves - Abonné 20 avril 2012 15 h 14

      Tout a fait d"accord monsieur Turcotte !

      C'est la méthode qui fait problème, et non pas le désaccord.

    • M. Miclot - Inscrit 20 avril 2012 15 h 30

      Où voyez-vous de l'espoir dans le plan nord libéral et dans leurs magouilles ? Comment faites-vous pour décrocher autant de la réalité? Seriez-vous un partisan du laisser faire ou simplement un mouton qui se laisse conduire à l'abattoir.

    • Yves Côté - Abonné 20 avril 2012 16 h 34

      Pour Monsieur Turcotte...
      "chacun doit respecter un minimum de règles pour éviter que la société se disloque.", dites-vous ?
      Je suis obligé de vous donner entièrement raison (ce dont je n'ai ps l'habitude, j'en conviens)
      Sauf que cette injonction qui est la vôtre est incomplète.
      Incomplète parce que pour être appliquée par les individus sans autre pouvoir que celui de voter, vous omettez de dire que cela doit commencer par être fait par les garants de notre représentation nationale. Telle est la base la plus stricte de la démocratie, à défaut de quoi le pouvoir en place se transforme en tyrannie, ce qui légitimise l'emploi de la force du peuple contre les corrompus...
      A bon entendeur, salut !

    • Yanick Pelletier - Inscrit 21 avril 2012 01 h 07

      +1 pour Philippe Gauthier

  • Luc Fortin - Abonné 20 avril 2012 13 h 19

    Bravo aux policiers!!!!

    Mes plus sincères félicitations au policier qui a été filmé lorsqu'il lançait une bombe lacrymogène en plein visage d'un manifestant à très courte portée!!! C'est John James qui sera satisfait de voir ça. Et ne me demandez pas de condamner ce geste délibéré et violent...

    • dany tanguay - Inscrit 20 avril 2012 21 h 55

      Est-ce que votre commentaire est un sarcasme , je l'espère

  • sparte - Inscrit 20 avril 2012 13 h 30

    Qui sont les veritables vandales?

    Les vandales sont-ils a l'interieur ou bien a l'exterieur du palais des congres? Qui sont les ennemis du Quebec, les etudiants ou bien les bradeurs de notre partrimoine? Posons-nous les bonnes questions.

    Jos.-Rene poirier.

    • Sirois Alain - Inscrit 20 avril 2012 18 h 11

      Les bradeurs de notre patrimoine sont les bradeurs de notre patrimoine, les vandales sont les étudiants qui participaient aux manifestations violentes et les casseurs criminalisés qui infiltrent leur organisation.

      On peut combattre les bradeurs de notre patrimoine par les moyens politiques que le système démocratique met à notre disposition, on ne peut combattre les vandales que par la force, qui devient parfois malheureusement violente.
      Quand on décide d'aller à la guerre plutôt que de voter aux élections, on doit s'attendre à rencontrer les soldats de l'armée d'en face, dont le métier est de se battre, pas de comprendre ni de négocier.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 20 avril 2012 21 h 52

      Monsieur Sirois,

      Avez-vous lu ce passage de l'article?

      "La CSN a pour sa part pointé du doigt les forces de l’ordre pour expliquer l’escalade de la violence.

      «La manifestation a été pacifique jusqu’à ce qu’un policier, sans raison, décide d’asperger un jeune avec des gaz lacrymogènes. Du coup, ils ont sorti l’artillerie lourde et s’en sont pris violemment aux manifestants pour les faire reculer, les tabassant à coups de matraque même s’ils reculaient sans résistance. Le comportement des forces policières n’a été que provocation», a dénoncé Jean Trudelle, président de la FNEEQ-CSN, par voie de communiqué."

    • dany tanguay - Inscrit 20 avril 2012 21 h 58

      M. Sirois, êtes-vous sérieux quand vous dites que nous pouvons combattre les braderies de ce gouvernement par les voies démocratiques.....