Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Jean Charest reste coi

    Il refuse de commenter la présence de sympathisants et de militants libéraux parmi les personnes arrêtées

    18 avril 2012 |Antoine Robitaille | Québec
    Jean Charest affirme que les arrestations d’hier prouvent que personne n’est au-dessus des lois.<br />
    Photo: Mathieu Bélanger - Archives Reuters Jean Charest affirme que les arrestations d’hier prouvent que personne n’est au-dessus des lois.
    Québec — Jean Charest a refusé de répondre hier aux questions sur la présence de militants et sympathisants libéraux parmi les 14 personnes arrêtées par l'Unité permanente anticorruption. Avant d'entrer à la période de questions, le premier ministre a déclaré: «L'opération d'aujourd'hui nous rappelle que personne n'est au-dessus des lois et tant que l'UPAC aura le mandat qu'[elle] a [elle] aura le mandat très très ferme d'aller au fond des choses et de poursuivre ceux qui font l'objet d'allégations.»

    Lors d'une activité partisane en 2010, M. Charest avait remis personnellement à Louis-Georges Boudreault, lequel a été arrêté hier, le prix du «militant exemplaire». Le même Boudreault s'est vu remettre par le Directeur général du Québec, en décembre 2011, deux constats d'infractions pour financement illégal. Il avait alors plaidé non coupable. En 10 ans, M. Boudreault a versé quelque 5385 $ au PLQ. Arrêté hier lui aussi, le président d'Écolosol, Normand Trudel, proche de Tony Accurso, avait organisé chez lui une soirée-bénéfice au profit du PLQ en 2004, selon ce que Le Devoir avait dévoilé en octobre 2009. Jean Charest avait fait une apparition à cette soirée dont le ticket d'entrée coûtait 1000 $. Au total, 107 500 $ avaient été recueillis, selon ce que le PLQ avait précisé à RueFrontenac.com en 2009. Quant au maire de Mascouche, Richard Marcotte, visé par un mandat d'arrestation, mais qui se trouve à l'extérieur du Québec, il a été candidat libéral en 2003.

    La chef péquiste Pauline Marois s'est dite satisfaite hier que des «gens» aient «au moins été mis en accusation». Selon elle, les résultats de l'UPAC ont tardé à venir. Si le gouvernement avait déclenché une enquête publique plus tôt, les systèmes de corruption auraient pu être enrayés bien avant.

    Aux yeux du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ce système est «toujours en place» et l'opération d'hier ne fait que s'attaquer à la «pointe de l'iceberg». «Je continue d'être inquiet des contrats qui se donnent dans les municipalités, qui se donnent par le gouvernement du Québec.» Ex-ministre péquiste, M. Legault a souligné que deux personnes arrêtées hier, André de Maisonneuve et Jean Leroux, avaient été fréquemment vues dans les cocktails de financement du PQ. Des sources ont fait remarquer qu'un des individus interpellés hier, Rosaire Fontaine, avait contribué pour 2500 $ à la campagne de François Legault dans la circonscription de Rousseau en 2006. M. Legault a fait savoir par son attaché de presse que «ce nom ne lui disait rien».

    Du reste pour M. Legault, la nouvelle de l'arrestation est un heureux hasard pour le gouvernement, qui cherche selon lui par tous les moyens à déclencher des élections avant l'été. Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a répondu en affirmant ne pas avoir su que l'UPAC allait frapper hier matin: «Je ne pouvais pas le savoir. [...] Je n'ai pas de contrôle et je n'ai pas à avoir de contrôle sur ce qui se passe à l'UPAC», a-t-il insisté.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.