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    Une invitation à s'angliciser, dénonce le PQ

    La politique des cours de francisation aux immigrants du MICC est décriée

    17 avril 2012 |Robert Dutrisac | Québec
    Québec — Le Parti québécois a accusé le gouvernement Charest de contribuer à l'anglicisation des nouveaux immigrants en restreignant leur accès à des cours de francisation à temps partiel.

    «La francisation est optionnelle et le cours d'anglais est offert. On invite ouvertement les immigrants à s'angliciser», a déploré le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue et d'immigration, Yves-François Blanchet.

    Le député péquiste réagissait à l'article publié à la une du Devoir hier qui faisait état d'un changement de pratique du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC). Depuis janvier, le MICC a aboli la pratique des «entrées continues» qui voulait qu'un nouvel immigrant puisse suivre, dès son arrivée, un cours de francisation à temps partiel même si celui-ci était commencé. Maintenant après un délai de sept jours, il est impossible de s'inscrire à un tel cours alors qu'on tolérait jusqu'à quatre semaines de délai pour un cours de onze semaines. Selon certains enseignants et employés des groupes communautaires, les nouveaux arrivants peuvent attendre plusieurs mois avant d'assister à leur premier cours de francisation.

    Tous les immigrants devraient se voir offrir des cours de francisation dès leur arrivée, estime Yves-François Blanchet. Ces cours devraient être obligatoires pour tous ceux qui en ont besoin, a-t-il indiqué.

    «On a des fonctionnaires qui disent que l'anglais est important [...] pour leur intégration à un marché du travail qui continue à ne pas se franciser», a-t-il poursuivi. «Ce n'est pas angliciser les immigrants, la solution, c'est franciser les milieux de travail.»

    Hier, le MICC a diffusé un communiqué pour réitérer qu'il était tenu de respecter la convention collective. «Ces règles ont été instaurées en accord avec le syndicat pour assurer le succès de la francisation des nouveaux arrivants. En effet, l'inscription tardive à un cours de français peut compromettre l'apprentissage de la langue chez la personne immigrante et retarder l'apprentissage du français chez les autres élèves du groupe», écrit le MICC.

    Selon le ministère, il est faux d'affirmer, comme certains représentants de groupes communautaires l'ont indiqué au Devoir, que 20 % des nouveaux immigrants sont privés de cours de français à leur arrivée. Le nombre de classes à temps partiel est même en hausse par rapport à l'an dernier, a soutenu le MICC.












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