Commission Charbonneau - Motion unanime demandant l'appui de la GRC
Québec — L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion pour demander à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de collaborer à la commission Charbonneau.
La motion sans préavis a été présentée par six députés de l'opposition, dont Louise Beaudoin et Amir Khadir. Les députés libéraux ont accepté de l'adopter sans débat.
Avant d'entrer en Chambre, le ministre de la Sécurité civile, Robert Dutil, avait invité la GRC à collaborer à la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, présidée par la juge France Charbonneau. «On fait appel à la collaboration de tout le monde, y compris la GRC», a-t-il dit.
Dans un point de presse, Amir Khadir, de Québec solidaire, a rappelé que les enquêtes menées par la GRC sur l'industrie de la construction au Québec, notamment l'opération Colisée, «ont été financées à même nos contributions, nos taxes, nos impôts et ont été rendues possibles grâce à la collaboration de la Sûreté du Québec et de la police de Montréal».
Selon lui, il serait tout à fait normal que la GRC collabore pleinement à la commission Charbonneau. Sans la collaboration de la GRC, la Commission est affaiblie, estime le député. «Ça servirait l'intérêt de la mafia et l'intérêt de ces corrompus du milieu de la construction et ceux qui les protègent à différents niveaux des instances publiques, parapubliques.»
La commission Charbonneau a envoyé des citations à comparaître pour forcer la GRC à lui fournir lundi dernier les dizaines de milliers de pages de documents rédigées pour l'opération Colisée, la plus vaste enquête sur la mafia de l'histoire canadienne. La police fédérale a refusé net, s'adressant à la Cour supérieure pour annuler les ordres de la Commission.
La GRC soutient que la Commission, créée par un gouvernement provincial, n'a pas le pouvoir de la contraindre à comparaître.
L'audition de la cause a été reportée au 18 avril.
La motion sans préavis a été présentée par six députés de l'opposition, dont Louise Beaudoin et Amir Khadir. Les députés libéraux ont accepté de l'adopter sans débat.
Avant d'entrer en Chambre, le ministre de la Sécurité civile, Robert Dutil, avait invité la GRC à collaborer à la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, présidée par la juge France Charbonneau. «On fait appel à la collaboration de tout le monde, y compris la GRC», a-t-il dit.
Dans un point de presse, Amir Khadir, de Québec solidaire, a rappelé que les enquêtes menées par la GRC sur l'industrie de la construction au Québec, notamment l'opération Colisée, «ont été financées à même nos contributions, nos taxes, nos impôts et ont été rendues possibles grâce à la collaboration de la Sûreté du Québec et de la police de Montréal».
Selon lui, il serait tout à fait normal que la GRC collabore pleinement à la commission Charbonneau. Sans la collaboration de la GRC, la Commission est affaiblie, estime le député. «Ça servirait l'intérêt de la mafia et l'intérêt de ces corrompus du milieu de la construction et ceux qui les protègent à différents niveaux des instances publiques, parapubliques.»
La commission Charbonneau a envoyé des citations à comparaître pour forcer la GRC à lui fournir lundi dernier les dizaines de milliers de pages de documents rédigées pour l'opération Colisée, la plus vaste enquête sur la mafia de l'histoire canadienne. La police fédérale a refusé net, s'adressant à la Cour supérieure pour annuler les ordres de la Commission.
La GRC soutient que la Commission, créée par un gouvernement provincial, n'a pas le pouvoir de la contraindre à comparaître.
L'audition de la cause a été reportée au 18 avril.








