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    Personnes âgées - Maintenir les aînés à domicile... et au travail

    21 mars 2012 | Isabelle Porter | Québec
    Québec prévoit injecter 727 millions de plus d’ici 2017 pour le soutien à domicile aux aînés et créera une nouvelle mesure incitative pour garder les personnes de 65 ans et plus sur le marché du travail.<br />
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Québec prévoit injecter 727 millions de plus d’ici 2017 pour le soutien à domicile aux aînés et créera une nouvelle mesure incitative pour garder les personnes de 65 ans et plus sur le marché du travail.
    Le gouvernement Charest consacre une partie notable de sa marge de manœuvre budgétaire au maintien à domicile des personnes âgées. Reste à savoir quelle part des investissements annoncés se rendra à destination.

    «Dans une proportion de 88 %, les aînés choisissent de vieillir à la maison. Cette volonté doit être l'assise de toute politique en matière de vieillissement», souligne le discours du budget.

    D'ici à 2017, on prévoit injecter 727 millions de dollars de plus dans le soutien à domicile, dont 177 millions dès cette année.

    Cette somme vise notamment à améliorer les services de soins à domicile actuels. On parle d'accroître de 50 400 le nombre de personnes desservies, mais aussi «d'intensifier» l'offre existante. Cette part du programme coûterait 50 millions la première année et atteindrait 381 millions d'ici cinq ans.

    Le gouvernement compte aussi financer de nouveaux projets résidentiels, comme les ressources intermédiaires et «les unités transitoires de récupération fonctionnelle», un programme estimé à 98 millions la première année qui devrait toucher 5600 personnes.

    Et ce n'est pas tout puisque le gouvernement bonifie ses crédits d'impôt au soutien à domicile et aux aidants naturels, une augmentation de 11 millions cette année.

    Reste à savoir quels fonds seront réellement investis dans le réseau des soins à domicile puisque des dizaines de millions prévus à cette fin dans le dernier budget ont finalement été déplacés ailleurs.

    Sceptique, l'Association québécoise des retraités du secteur public disait vivre hier un «jour de la marmotte». «Les montants annoncés par le premier ministre l'an dernier pour le plan de services intégrés ont été réduits de 45 millions pour l'année 2011-2012 et de 23 millions supplémentaires pour l'année 2012-2013», dénonce-t-elle.

    Par ailleurs, même si l'enveloppe de 177 millions est dédiée aux soins à domicile, le gouvernement y inclut aussi de nouveaux fonds pour les centres de soins de longue durée (25 millions) et les nouvelles inspections dans ce réseau et dans les résidences privées (4 millions).

    Le reste des nouvelles dépenses provient du budget régulier de la Santé, mais on ira aussi puiser dans la nouvelle réserve créée à partir de la contribution santé (177 millions la première année, 300 millions les années suivantes).

    Le gouvernement Charest se donne cinq ans pour ramener la part des soins à domicile au même niveau que les ressources d'hébergement, alors que le ratio en 2009-2010 était de 35 %-65 %. Il prévoit que 56 850 nouvelles personnes auront besoin d'aide à domicile d'ici à 2017.

    Les documents budgétaires promettent beaucoup, mais il faudra attendre au printemps avant de savoir ce qu'il fera exactement avec le dévoilement de la nouvelle politique «Vieillir chez soi».

    Enfin, il faudra aussi patienter jusqu'à 2015 avant de pouvoir accéder au nouveau fonds pour l'adaptation des logements aux personnes âgées.

    Toujours en ce qui concerne les aînés, le ministre Bachand crée un nouvel incitatif pour favoriser le maintien au travail des citoyens plus longtemps. «Bien qu'il augmente, le taux d'activité des 65 ans ou plus demeure inférieur au Québec à ce qu'il est ailleurs au Canada. Il y a là un potentiel perdu», a-t-il souligné dans son discours.

    La taxe sur la masse salariale des travailleurs plus âgés pourra dès lors diminuer d'un montant allant jusqu'à 1000 $ par an. Cette mesure, applicable à partir de 2013, est susceptible de toucher jusqu'à 30 000 entreprises, selon le gouvernement.
     
     
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