Droits de scolarité: des milliers d'étudiants à nouveau dans la rue
Ce sont finalement plusieurs milliers d’étudiants qui ont de nouveau pris la rue à Montréal, cet après-midi, pour protester une nouvelle fois contre la hausse annoncée des droits de scolarité à l’université.
La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSÉ), qui a organisé l’événement, a promis que cette manifestation d’envergure ne sera qu’une étape du crescendo, jusqu’à ce que le gouvernement Charest recule.
Les étudiants se sont d’abord rassemblés à 13h au Square Victoria pour y entendre des discours de mobilisation, avant de se mettre en marche vers une destination qu’ils n’ont pas voulu dévoiler et en suivant un parcours qu’ils ont tout autant gardé secret.
«Nous, on est dans la rue pour y rester», a prévenu Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la coalition.
«On hausse le ton, on durcit notre grève et la partie de bras de fer, elle va se continuer. Et on est convaincu qu’on va faire plier le bras de la ministre [de l’Éducation Line] Beauchamp», a-t-il dit aux journalistes au début de la manifestation.
Il a précisé que pour certaines associations étudiantes plus militantes, «on ne parle plus de grèves reconductibles, mais de grève indéfinie, tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas eu offre de la part du ministère de l’Éducation».
L’autre coporte-parole de la coalition, Jeanne Reynolds, s’attendait à une manifestation dans le calme, contrairement à d’autres, ces derniers jours, qui ont entraîné des interventions policières à différents degrés.
«Nous, on prévoit tout le temps des manifestations et des marches pacifiques. Pour ce qui est des affrontements avec les policiers, il faudrait demander aux policiers l’attitude qu’ils ont par rapport aux manifestants. Ça, ce n’est pas à moi d’y répondre», a rétorqué Mme Reynolds.
Des pétards, mais pas encore d'anicroche
Il y a bien eu quelques pétards lancés par quelqu’un dans la foule et des bruits de détonation; il y a bien eu aussi quelques personnes masquées mêlées à la foule, mais jusqu’en milieu d’après-midi, il n’y avait pas eu d’anicroche.
Vers 16h30, la manifestation était pratiquement terminée et la plupart des étudiants avaient quitté. Un petit groupe est toutefois demeuré sur place, rue Sherbrooke ouest, faisant face aux nombreux policiers.
Mme Reynolds se dit convaincue que le soutien à la cause étudiante prend de l’ampleur, quoi qu’en disent les sondages. «On sent que dans la population, on a de plus en plus d’appuis; le vent est en train de tourner», a-t-elle soutenu.
Dès le départ, un responsable du Service de police de la Ville de Montréal a fait savoir au porte-voix qu’il demandait aux manifestants de suivre le sens des rues et a prévenu qu’il ne tolérerait aucune infraction. Les manifestants n’ont toutefois guère prêté attention au message et continuaient de scander des slogans et de chanter, de l’autre côté du Square Victoria, pendant que ce responsable lançait ces consignes.
Avec le retour du printemps, ce sont des policiers à vélo et à cheval qui encadraient la manifestation, en plus des nombreux policiers à pied et en véhicules.
Le 22 mars
Le point culminant de la campagne contre la hausse des droits de scolarité doit être la manifestation du 22 mars, à Montréal, à laquelle toutes les organisations étudiantes doivent participer. Des dizaines de milliers d’étudiants y sont cette fois attendus.
De plus, un spectacle aura lieu le soir même, au Métropolis, en appui à la cause, avec des artistes comme Paul Piché, Dan Bigras, Les Zapartistes et Chloé Ste-Marie.
Dans son budget de l’an dernier, le ministre des Finances Raymond Bachand a annoncé que les droits de scolarité seraient haussés de 325 $ par année à compter de l’automne prochain, et ce, pendant cinq années consécutives. Ils passeront ainsi de 2168 $ en 2011-2012 à 3793 $ en 2016-2017.
La contribution des étudiants aux revenus globaux des universités, qui était de 12,7 % en 2008-2009, passera ultimement à 16,9 % en 2016-2017, selon le ministère des Finances.
La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSÉ), qui a organisé l’événement, a promis que cette manifestation d’envergure ne sera qu’une étape du crescendo, jusqu’à ce que le gouvernement Charest recule.
Les étudiants se sont d’abord rassemblés à 13h au Square Victoria pour y entendre des discours de mobilisation, avant de se mettre en marche vers une destination qu’ils n’ont pas voulu dévoiler et en suivant un parcours qu’ils ont tout autant gardé secret.
«Nous, on est dans la rue pour y rester», a prévenu Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la coalition.
«On hausse le ton, on durcit notre grève et la partie de bras de fer, elle va se continuer. Et on est convaincu qu’on va faire plier le bras de la ministre [de l’Éducation Line] Beauchamp», a-t-il dit aux journalistes au début de la manifestation.
Il a précisé que pour certaines associations étudiantes plus militantes, «on ne parle plus de grèves reconductibles, mais de grève indéfinie, tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas eu offre de la part du ministère de l’Éducation».
L’autre coporte-parole de la coalition, Jeanne Reynolds, s’attendait à une manifestation dans le calme, contrairement à d’autres, ces derniers jours, qui ont entraîné des interventions policières à différents degrés.
«Nous, on prévoit tout le temps des manifestations et des marches pacifiques. Pour ce qui est des affrontements avec les policiers, il faudrait demander aux policiers l’attitude qu’ils ont par rapport aux manifestants. Ça, ce n’est pas à moi d’y répondre», a rétorqué Mme Reynolds.
Des pétards, mais pas encore d'anicroche
Il y a bien eu quelques pétards lancés par quelqu’un dans la foule et des bruits de détonation; il y a bien eu aussi quelques personnes masquées mêlées à la foule, mais jusqu’en milieu d’après-midi, il n’y avait pas eu d’anicroche.
Vers 16h30, la manifestation était pratiquement terminée et la plupart des étudiants avaient quitté. Un petit groupe est toutefois demeuré sur place, rue Sherbrooke ouest, faisant face aux nombreux policiers.
Mme Reynolds se dit convaincue que le soutien à la cause étudiante prend de l’ampleur, quoi qu’en disent les sondages. «On sent que dans la population, on a de plus en plus d’appuis; le vent est en train de tourner», a-t-elle soutenu.
Dès le départ, un responsable du Service de police de la Ville de Montréal a fait savoir au porte-voix qu’il demandait aux manifestants de suivre le sens des rues et a prévenu qu’il ne tolérerait aucune infraction. Les manifestants n’ont toutefois guère prêté attention au message et continuaient de scander des slogans et de chanter, de l’autre côté du Square Victoria, pendant que ce responsable lançait ces consignes.
Avec le retour du printemps, ce sont des policiers à vélo et à cheval qui encadraient la manifestation, en plus des nombreux policiers à pied et en véhicules.
Le 22 mars
Le point culminant de la campagne contre la hausse des droits de scolarité doit être la manifestation du 22 mars, à Montréal, à laquelle toutes les organisations étudiantes doivent participer. Des dizaines de milliers d’étudiants y sont cette fois attendus.
De plus, un spectacle aura lieu le soir même, au Métropolis, en appui à la cause, avec des artistes comme Paul Piché, Dan Bigras, Les Zapartistes et Chloé Ste-Marie.
Dans son budget de l’an dernier, le ministre des Finances Raymond Bachand a annoncé que les droits de scolarité seraient haussés de 325 $ par année à compter de l’automne prochain, et ce, pendant cinq années consécutives. Ils passeront ainsi de 2168 $ en 2011-2012 à 3793 $ en 2016-2017.
La contribution des étudiants aux revenus globaux des universités, qui était de 12,7 % en 2008-2009, passera ultimement à 16,9 % en 2016-2017, selon le ministère des Finances.








