Option nationale a «déjà fait une différence dans le paysage politique», affirme Aussant
Quelque 400 militants se sont réunis à Bécancour pour le congrès de fondation
Photo : Antoine Robitaille - Le Devoir
Selon Jean-Martin Aussant, ON visera à «redonner de l’espoir et de la confiance» dans la capacité des Québécois à agir. À ses yeux, le discours du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, démobilise les Québécois et sape leur confiance.
Bécancour — Option nationale (ON) a «déjà fait une différence dans le paysage politique québécois», a soutenu son chef Jean-Martin Aussant, plus tôt aujourd’hui, au terme du congrès de fondation de cette nouvelle formation politique. Selon le député de Nicolet-Yamaska, «on n'a jamais autant parlé de souveraineté au Québec dans les dernières années et c’est grâce à nous».
Quelque 400 militants entassés dans deux salles surchauffées de l’Auberge Godefroy de Bécancour ont acclamé le discours de leur chef après avoir adopté une plateforme indépendantiste. Elle prévoit qu’un gouvernement ONiste ferait rédiger une constitution du Québec, laquelle contiendrait une déclaration de souveraineté à être «entérinée par le biais d’un référendum».
M. Aussant a souligné que cela tranche avec le Parti québécois, qui tient toujours le discours du «peut-être» sur la souveraineté. Il a toutefois souligné qu’une clause de la plateforme oniste précise que «si un autre parti en venait à avoir un message suffisamment similaire au nôtre, on voudrait collaborer, voir fusionner».
M. Aussant souhaiterait qu’on parle davantage de son nouveau parti dans les médias et a réclamé des firmes de sondages qu’elles l’incluent maintenant de manière systématique dans leurs choix de réponse. «Nous avons autant de députés que Québec solidaire», or ce parti est «dans tous les choix de réponse», a-t-il plaidé. Option nationale, qui a été reconnu par le Directeur général des élections il y a quatre mois, revendique 1431 membres. Lors du prochain débat des chefs, ON réclamerait que M. Aussant y participe.
Legault démobilise
Aux dires de M. Aussant, ON visera à «redonner de l’espoir et de la confiance» dans la capacité des Québécois à agir. À ses yeux, le discours du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ancien collègue péquiste de M. Aussant, démobilise les Québécois et sape leur confiance. Le chef oniste a fustigé en particulier les idées «cancriste» qui font systématiquement du Québec le «cancre» dans tous les domaines : «Ils nous traitent de pas bons et de moins productifs et de moins riches […] ça ne donne pas confiance aux gens !»
L’idée que le Québec serait «moins riche que ses voisins» est fausse, a plaidé M. Aussant, qui possède un doctorat en analyse économique. «On vit mieux que les Américains», a-t-il affirmé, soutenant que M. Legault avait avantage à noircir le tableau : «Quoi de mieux pour avoir l'air d'un sauveur que d’arriver en disant que tout va mal.» M. Aussant a rappelé que François Legault, lorsqu’il était au PQ en 2004, avait soutenu que le Québec ne pourrait jamais régler ses problèmes en éducation et en santé s’il n’était pas souverain. «Aujourd’hui, il soutient qu’il faut régler tous les problèmes avant de reparler de souveraineté. […] Combien il y aurait de pays dans le monde s’ils avaient pensé comme ça ?»
C’est en rectifiant la phrase «nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple» de René Lévesque, que Jean-Martin Aussant a conclu son congrès. Il a expliqué avoir toujours «détesté les deux doutes» qu’elle contient. «Nous sommes un grand peuple, allons-y, le doute, c’est fini», a-t-il martelé.
La députée de Crémazie Lisette Lapointe, membre d’ON, a participé aux travaux du congrès. Le député de Borduas Pierre Curzi ainsi que les anciens députés péquistes Camil Bouchard (Vachon) et Jean-Claude St-André (Assomption) ont aussi passé une partie de la journée au congrès. M. Aussant tente de convaincre M. Curzi et Mme Lapointe de briguer les suffrages pour ON lors des prochaines élections. Les deux élus feront savoir dans deux semaines s’ils accepteront de plonger.
Jeunesse
Mme Lapointe a souligné la jeunesse de plusieurs membres d’ON par rapport à ceux des autres partis. Le conseil national exécutif du parti compte d’ailleurs plus d’un étudiants dont un de ses vice-présidents, Paolo Zambito, ancien porte-parole des Jeunes Patriotes. Le politologue et professeur à l’UdM, Denis Monière assure la vice-présidence de la commission politique.
Parmi les conseillers, on retrouve Julie McCann, doctorante en droit à McGill mais aussi chargée d’enseignement à l’Université Laval. Le printemps dernier, Mme McCann avait fait une présentation critique remarquée sur le projet de loi privé 204 visant à «bétonner» l’entente de gestion du futur amphithéâtre de Québec. C’est M. Aussant qui l’a convaincue de devenir souverainiste, elle qui avait lorgné vers la CAQ : «Je crois beaucoup en lui. Les gens sont désabusés par rapport à la politique. On cherche le charisme. Peut-être qu’il faudrait qu’on regarde ailleurs, vers l’intelligence, vers le caractère posé, vers quelqu’un qui réfléchit davantage», a-t-elle dit. M. McCan est l’ancienne conjointe du député libéral de Vanier Patrick Huot, avec qui elle a deux enfants.
Enfin, Luc Lefebvre, qui a lancé le site Quebecleaks et Jocelyn Desjardins, instigateur du Nouveau mouvement pour le Québec, ont participé au congrès. M. Desjardins y était à titre d’observateur.
Quelque 400 militants entassés dans deux salles surchauffées de l’Auberge Godefroy de Bécancour ont acclamé le discours de leur chef après avoir adopté une plateforme indépendantiste. Elle prévoit qu’un gouvernement ONiste ferait rédiger une constitution du Québec, laquelle contiendrait une déclaration de souveraineté à être «entérinée par le biais d’un référendum».
M. Aussant a souligné que cela tranche avec le Parti québécois, qui tient toujours le discours du «peut-être» sur la souveraineté. Il a toutefois souligné qu’une clause de la plateforme oniste précise que «si un autre parti en venait à avoir un message suffisamment similaire au nôtre, on voudrait collaborer, voir fusionner».
M. Aussant souhaiterait qu’on parle davantage de son nouveau parti dans les médias et a réclamé des firmes de sondages qu’elles l’incluent maintenant de manière systématique dans leurs choix de réponse. «Nous avons autant de députés que Québec solidaire», or ce parti est «dans tous les choix de réponse», a-t-il plaidé. Option nationale, qui a été reconnu par le Directeur général des élections il y a quatre mois, revendique 1431 membres. Lors du prochain débat des chefs, ON réclamerait que M. Aussant y participe.
Legault démobilise
Aux dires de M. Aussant, ON visera à «redonner de l’espoir et de la confiance» dans la capacité des Québécois à agir. À ses yeux, le discours du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ancien collègue péquiste de M. Aussant, démobilise les Québécois et sape leur confiance. Le chef oniste a fustigé en particulier les idées «cancriste» qui font systématiquement du Québec le «cancre» dans tous les domaines : «Ils nous traitent de pas bons et de moins productifs et de moins riches […] ça ne donne pas confiance aux gens !»
L’idée que le Québec serait «moins riche que ses voisins» est fausse, a plaidé M. Aussant, qui possède un doctorat en analyse économique. «On vit mieux que les Américains», a-t-il affirmé, soutenant que M. Legault avait avantage à noircir le tableau : «Quoi de mieux pour avoir l'air d'un sauveur que d’arriver en disant que tout va mal.» M. Aussant a rappelé que François Legault, lorsqu’il était au PQ en 2004, avait soutenu que le Québec ne pourrait jamais régler ses problèmes en éducation et en santé s’il n’était pas souverain. «Aujourd’hui, il soutient qu’il faut régler tous les problèmes avant de reparler de souveraineté. […] Combien il y aurait de pays dans le monde s’ils avaient pensé comme ça ?»
C’est en rectifiant la phrase «nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple» de René Lévesque, que Jean-Martin Aussant a conclu son congrès. Il a expliqué avoir toujours «détesté les deux doutes» qu’elle contient. «Nous sommes un grand peuple, allons-y, le doute, c’est fini», a-t-il martelé.
La députée de Crémazie Lisette Lapointe, membre d’ON, a participé aux travaux du congrès. Le député de Borduas Pierre Curzi ainsi que les anciens députés péquistes Camil Bouchard (Vachon) et Jean-Claude St-André (Assomption) ont aussi passé une partie de la journée au congrès. M. Aussant tente de convaincre M. Curzi et Mme Lapointe de briguer les suffrages pour ON lors des prochaines élections. Les deux élus feront savoir dans deux semaines s’ils accepteront de plonger.
Jeunesse
Mme Lapointe a souligné la jeunesse de plusieurs membres d’ON par rapport à ceux des autres partis. Le conseil national exécutif du parti compte d’ailleurs plus d’un étudiants dont un de ses vice-présidents, Paolo Zambito, ancien porte-parole des Jeunes Patriotes. Le politologue et professeur à l’UdM, Denis Monière assure la vice-présidence de la commission politique.
Parmi les conseillers, on retrouve Julie McCann, doctorante en droit à McGill mais aussi chargée d’enseignement à l’Université Laval. Le printemps dernier, Mme McCann avait fait une présentation critique remarquée sur le projet de loi privé 204 visant à «bétonner» l’entente de gestion du futur amphithéâtre de Québec. C’est M. Aussant qui l’a convaincue de devenir souverainiste, elle qui avait lorgné vers la CAQ : «Je crois beaucoup en lui. Les gens sont désabusés par rapport à la politique. On cherche le charisme. Peut-être qu’il faudrait qu’on regarde ailleurs, vers l’intelligence, vers le caractère posé, vers quelqu’un qui réfléchit davantage», a-t-elle dit. M. McCan est l’ancienne conjointe du député libéral de Vanier Patrick Huot, avec qui elle a deux enfants.
Enfin, Luc Lefebvre, qui a lancé le site Quebecleaks et Jocelyn Desjardins, instigateur du Nouveau mouvement pour le Québec, ont participé au congrès. M. Desjardins y était à titre d’observateur.
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