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Business is business

Michel David   25 février 2012  Québec
Il y a des institutions qui, au-delà de leur fonction, ont valeur de symbole pour un peuple. L'école des hautes études commerciales, ou HEC, en fait partie.

HEC est le berceau du nationalisme économique canadien-français, puis québécois. C'est là que les Esdras Minville, Lionel Groulx, François-Albert Angers, Jacques Parizeau se sont employés à convaincre des générations d'étudiants qu'ils n'étaient pas nécessairement «nés pour un petit pain» et que les affaires pouvaient très bien se conjuguer en français.

Cela n'empêchera pas HEC d'ajouter à compter de septembre prochain un nouveau programme de maîtrise uniquement en anglais, qui vient s'ajouter au MBA déjà offert dans la langue de Shakespeare.

«Ça risque d'attirer plus d'étudiants étrangers. Il y a beaucoup de demandes venant de la Chine et de l'Inde. Ce n'est pas inintéressant, ça crée une belle diversité à l'intérieur de l'école», a expliqué la directrice des communications, Kathleen Grant, dans une entrevue au Devoir. Ah, la diversité!

Mme Grant ne voit aucun problème à ce qu'un étudiant puisse décrocher un diplôme de HEC sans avoir suivi un seul cours en français. «Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du pâté chinois, et non du chinese paté.» Voilà en effet qui est rassurant.

Il n'y a pas que l'Asie. Des étudiants venant de pays francophones vont certainement sauter sur l'occasion. On a déploré qu'ils profitent d'un rabais sur les droits de scolarité pour s'inscrire à McGill ou à Concordia. Les Français, qui constituent déjà la majorité des étudiants inscrits à HEC, pourront donc cultiver leur anglais dans un établissement «pure laine» tout en se délectant de pâté chinois et même d'une poutine à l'occasion.

***

Sérieusement, pourquoi des étudiants étrangers désireux de se plonger dans l'univers anglo-saxon se contenteraient-ils d'une pâle imitation? Les meilleurs choisiront toujours l'original. Il faudrait se contenter des laissés-pour-compte? Pourquoi ne pas tabler sur ce qu'aucun autre établissement ne peut offrir: le savoir-faire nord-américain en français?

Un baccalauréat uniquement en anglais n'est pas encore offert, mais Rome ne s'est pas fait en un jour. Dès l'automne prochain, il sera possible de s'inscrire à un programme de premier cycle bilingue à HEC. Avec cinq cohortes d'étudiants, on ne parle pas d'un projet-pilote.

Le message est clair: l'anglais pour les cracks, les futurs boss, le français pour les ploucs. Comment peut-on penser convaincre les immigrants qu'ils ont avantage à s'intégrer à la majorité francophone alors qu'on leur fait aussi clairement la démonstration du contraire?

Les étudiants étrangers ne seront certainement pas les seuls à convoiter ce passeport pour la fortune. Bon nombre de Québécois francophones sauteront aussi sur l'occasion. Déjà, ils créent des embouteillages dans les cégeps anglais.

Il faudrait être un peu cohérent. On ne peut pas monter aux barricades parce que l'anglais est omniprésent dans des institutions comme la Caisse de dépôt ou la Banque Nationale et favoriser sciemment sa pénétration.

Tant qu'à y être, pourquoi se limiter à HEC? Si l'anglais est la langue des affaires, n'est-il pas aussi celle de la communication scientifique? Ne faudrait-il pas créer des programmes en anglais dans les facultés de médecine, de génie, etc.? Imaginez tous ces étudiants chinois et indiens qui viendraient partout enrichir notre diversité!

***

«Nos universités devraient être au service d'un marché du travail en français et en faire la promotion», a commenté le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, déçu, mais nullement surpris de l'orientation prise par HEC.

Le problème est que le marché en question semble être de moins en moins français. La Presse rapportait cette semaine qu'une soixantaine de grosses entreprises bénéficient d'une entente spéciale qui leur permet de se soustraire aux dispositions de Charte de la langue française. Elles pourront compter sur HEC pour les approvisionner en cadres capables de fonctionner en anglais.

Assez curieusement, personne dans le milieu politique n'a semblé s'émouvoir de cette anglicisation progressive d'une institution aussi importante dans le développement économique et intellectuel du Québec moderne. De la part du gouvernement Charest, cela n'étonne guère, mais le silence du PQ laisse perplexe. Encore que...

Déjà, Pauline Marois, elle-même diplômée de HEC, tout comme François Legault, a longuement hésité avant de s'engager à étendre la loi 101 aux cégeps. C'est bien beau l'identité, mais il y a des limites à la ringardise, n'est-ce pas? Après tout, business is business.

Esdras Minville, qui allait bientôt devenir le premier directeur canadien-français de HEC, après deux Belges, écrivait en 1930: «Rester fidèles à nous-mêmes dans un milieu modifié par le cours des événements; assurer la fructification totale du patrimoine reçu du passé; recueillir nos hérédités ethniques et psychologiques, les cultiver, les affiner; nous épanouir et non pas nous replier; nous adapter et non pas nous abandonner, tel est donc le devoir que l'histoire nous impose.» Yes, of course.
 
 
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 06 h 52
    culturalisme
    La cultûre n'a probablement rien à voir avec l'identité faut-il croire; la preuve en étant que les Grands Chefs Indiens peuvent maintenant parler anglais tout aussi bien que français au Québec. Il est donc peu probable que le syndrome belge, avec chacun son territoire langagier, puisse y changer quoi que ce soit; surtout pas avec des touristes anglais, qui adorent la cultûre et les festivals comme à Montréal, mais restent anglais avec leur tasse de Second Cup malgré tout.

    Tout autant Elvis Gratton ne pourrait plus devenir riche en ne chantant qu'en français de nos jours, ainsi de même les Nordiques, tout comme les Expos, pourraient difficilement arriver à s'imposer sans Maidonna tout comme Régis et quelques autres poutinistes bien d'ici pour devenir populaires; et comme les plumes de paon au derrière ne semblent plus nécessairement gages de succès politiques aux dernières nouvelles non plus, d'autres petites tounes sans gélules pas trop chères seront sans doute nécessaires pour y arriver si faire se peut.

    Même avec d'excellents pipelistes comme Michel David comme chroniqueur sportif à la SRC (félicitations pour sa récente nomination), le fait de faire publier en anglais tout comme PKP est très certainenment un signe des temps lui aussi. Alors? Après Pauline, le Déluge, vraiment? Bof! Il faut bien avouer que je ne lui vois aucun avenir international en français, ni à Montréal ni au Luxembourg en tout cas. Dans le Périgord, peut-être; mais à Paris? Rien n'est moins certain à mon très humble avis. Surtout depuis qu'une minsitre vient tout juste d'y faire rayer le mot mademoiselle du dictionnaire pour mieux économmiser sur la plume tout comme à Pigalle. Alors que faire? Dites-le nous s.v.p...
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  • Normand Carrier - Abonné
    25 février 2012 06 h 57
    Bel exemple d'abrutissement .......
    Après neuf ans de laisser-faire voila le message laissée aux institutions par ce gouvernement .... Le gouvernement doit envoyer un message clair que cela doit se passer en francais au Québec mais c'est l'inverse .... Quant ce gouvernement ose faire une campagne de publicité pour inciter les anglophones et les allophones d'afficher dans leurs entreprises avec prépondérance en francais seulement a la TV et la radio francaise , elle risque de ne pas changer quoique ce soit ..... Mais son objectif était de démontrer au électeurs francophones qu'il bougait sans vouloir améliorer la situation de l'affichage ....
    Le PQ crie dans le désert depuis 2003 mais seulement au pouvoir , il pourra véritablement changer la situation avec la mise en oeuvre de son programme et une actualisation de la charte de la langue francaise .......
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  • Georges Paquet - Abonné
    25 février 2012 07 h 00
    Une question demeure
    Est-ce que ce ne serait pas une question à se poser sérieusement?

    -Ne serait-il pas plus logique et prometteur à long terme de favoriser et de promouvoir avec énergie et talent le bilinguisme partout au Canada et le français partout dans le monde que de tenter de préserver l'unilinguisme français dans un Québec dont le poids démographique, et forcément le poids politique, est en constante diminution en amérique, favorisant ainsi l'unilinguisme anglais au Canada et en Amérique.
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  • Nunu - Inscrite
    25 février 2012 07 h 32
    Je ne savait pas,
    Je ne savait pas que étiez un représentant du P.Q Mr David.On vous a vu jeudi remplacer Mr Lisée au bulletin de 22 heures.Dans le débat du jeudi ça se veut que chaque personne qui débat représente un parti politique alors que dites
    vous?
    Je croyais que vous nous en auriez parlez vendredi mais pas un mot.
    On attend une réponse.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    25 février 2012 07 h 36
    Quand un peuple décide de mourir tranquillement pour quelques dollars
    Il fut un temps,où les francophones craignaient l'assimilation, aujourd'hui, la question est de savoir , c'est pour quand? Les CEGEP anglophones dont les inscriptions francophones créent l'embouteillage, les grandes entreprises de Montréal qui ont réussi à obtenir une sorte de dérogation à la loi 101, les HEC qui sont en train de se saborder pour devenir de plus en plus bilingues,pour plaire à une clientèle étrangère payante, voire même unilingue anglophone dans quelques années, un parti politique né d'un besoin de protéger notre langue qui ne dit pas un mot sur ces événements, voilà autant de raisons qui laissent croire à une déchéance plus ou moins rapide du peuple francophone québécois.
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  • Airdutemps - Inscrite
    25 février 2012 07 h 53
    C'était à prévoir...
    Il aura fallu quelques décennies pour transformer les Québécois, y compris leurs élites souverainistes-indépendantistes en fervents multiculturalistes. Le temps a fait son oeuvre.

    Faut-il se surprendre de ce qui se passe dans le moment ? Non. C'était même à prévoir.
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  • Andre Metivier - Abonné
    25 février 2012 08 h 00
    Affaire classée?
    Dans combien de temps le Québec francophone sera-t-il "Out Of Business"?
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  • Bernard Terreault - Abonné
    25 février 2012 08 h 05
    Étudiants étrangers : une analyse coût-bénéfice s’impose
    Depuis environ 20 ans, le nombre d'étudiants étrangers aux niveaux avancés (maîtrise et doctorat) a explosé tandis que le nombre de Québécois ou de Canadiens piétine. En fait, pour remplir les classes, et surtout pour peupler les labos de recherche universitaires, le recours aux étudiants asiatiques, maghrébins et latino-américains est considéré par les universités comme une nécessité incontournable; la même chose est vraie dans tous les pays développés. En plus du besoin de main-d'oeuvre pas chère pour la recherche, on a justifié cela par le fait, en partie avéré, que beaucoup de ces étrangers demeureraient ensuite au pays, ce qui constituerait un enrichissement pour notre société. Et au Québec, pour les attirer, on fait de plus en plus d'accomodements plus ou moins raisonnables. Puisque les jeunes Québécois trouvent trop dures et peu valorisantes les études avancées, pourquoi pas? Mais en fait, la formation de ces étudiants coûte aussi quelque chose à nos universités et à notre gouvernement, et ce n'est pas tous qui restent ici au Québec. Il serait temps que nos universités et notre Ministère de l'éducation fassent des analyses coût-bénéfice sérieuses sur cette question, secteur par secteur. On se doute bien que la situation est différente pour un MBA encomparaison d'un doctorat en biochimie, ou encore en physique. Combien de droits de scolarité payent-ils? Combien coûte le salaire de leurs professeurs? A combien évaluer la valeur de la recherche qu'ils font ici dans le cadre de leurs études? Combien d'entre eux demeurent au Québec et combien paieront-ils présumément d'impôt ici au cours de leur carrière? Certains fondent-ils de nouvelles entreprises? Combien vont travailler aux É.-U. ou en Corée pour des concurrents d'entreprises québécoises? Toutes des questions que je n’ai pas vues être abordées pendant ma carrière de professeur-chercheur, et que je ne vois pas souvent discutées.
    Bernard Terreault,
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    25 février 2012 08 h 28
    Yes sir !
    Business as usual.

    La culture en français, les affaires et les communications internationales, en anglais dans un monde qui s'anglicise avec cette langue qui a remplacé l'idée de l'espéranto.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    25 février 2012 08 h 43
    Pas possible!!!
    Inadmissible!!!! voilà tout. Il ne faut pas laisser faire celà sans rien dire.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    25 février 2012 08 h 48
    Est-ce la seule interprétation possible?
    «C'est bien beau l'identité, mais il y a des limites à la ringardise, n'est-ce pas? Après tout, business is business» dixit Michel David.

    En écrivant ceci Michel David laisse entendre, si je l'ai bien compris, que Pauline Marois serait plutôt tiède en ce qui concerne la protection de notre identité malgré ce qu'elle en dit. Et ce serait pour des raisons d'ordre économique qu'elle serait plutôt réticente à imposer le français.

    Pour elle, d'après lui, il ne faudrait quand même pas exagérer si on ne veut pas passer pour des ringards c'est-à-dire pour des nostalgiques du passé un peu dépassés.

    La preuve de cela serait le fait qu'elle ait hésité à s'engager à étendre la Loi 101 aux cégeps et le fait que le Parti québécois soit resté silencieux suite à cette annonce faite par les HEC.

    D' abord, je dois dire que je suis agréablement surpris de constater avec quelle fouge Michel David se voue à la défense de notre identité, et je m'en réjouis.

    Mais je me demande s' il n'y aurait pas d'autre explication à donner à tout cela.

    Je ne sais pas où se situe madame Marois au fond d'elle-même à ce sujet. Mais je comprendrais qu'elle soit très prudente à ce propos en tant que cheffe du Parti québécois, parce que c'est là un sujet très sensible.

    Et on sait très bien que les Québécois sont très partagés à ce sujet.

    Ne serait-il pas préférable de mettre l' accent sur la nécessité de faire du Québec un pays indépendant plutôt que de se braquer sur les problèmes de langues? Ne faut-il pas éviter que les positions ne se durcissent trop là-dessus?

    Et je comprendrais que madame Marois ne veuille pas projeter de nous souverainistes québécois une image de ringards. Ce ne serait pas nous rendre service.

    Bref, voilà un sujet très délicat à traiter avec soin.
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  • JimGray - Inscrit
    25 février 2012 08 h 53
    Les chevaux de Troie
    Ils paturagent de plus en plus partout.
    Celui, prénommé anglais intensif en sixième, va bientôt naître.
    Plus colonisés que les French Canadian, tu meurs.
    Pour montrer à quel point?
    Ici au Royaume du Saguenay, à 99% et plus francophone, il y a une dizaine d'années, une direction de Cegep a proposé à la Commission des études, un projet d'anglicisation du CQFA, centre québécois de formation en aéronautique. La seule école du langue française en Amérique du Nord.
    Si certains groupes siégeant à la CE du cégep ne s'étaient pas opposée, eh bien, le tout, du moins une bonne partie du curriculum des futurs pilotes se vivrait en anglais au CQFA. Pour obtenir une subvention, on proposait de faire de la place pour une dizaine d'étudiants du plus. des Anglophones.
    Précisons que le CQFA même s'il est affilié au cégep, est isolé de l'ensemble des activités de l'institution, lesquelles, bien sûr, se vivent en français.
    Des chevaux de Troie, même au pays des Bleuets, nous n'en sommes pas à l'abri.
    La vigilance est de mise.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    25 février 2012 08 h 54
    Mentalité de colonisés au HEC
    Une mentalité de colonisés s'installe à demeure au HEC de Montréal. Qui va s'en plaindre : Faut bien apprendre à nos petits Québécois "pure laine" que la business, ça se passe en anglais! Pour mieux se moquer des Québécois avec leur pâté chnois servi à l'anglaise.

    Dorénavant, pas d'anglais, point de salut pour la nation canadienne-française !

    Avec le laisser -faire de Charest, et l'insouciance de Mme Marois qui, dites-vous, aurait fait ses études au HEC! Le passé est derrière elle, mais ne semble pas garant de l'avenir. D'autres préoccupations l'attendent , et les surprises n'ont pas fini de nous "dé-conforter! "
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  • emile shadehor - Inscrit
    25 février 2012 08 h 59
    Vous avez puisé à une source abondante....
    Quand vous remontez à ces anciens québécois qui dès les années trente craignaient que les "canayens français" soient dépossédés de leurs ressources naturelles, vous effacez le temps passé et offrez matière à réflexion pour nos dirigeants actuels.
    Anecdote: Nous sommes en 1936, des bouquets de fleurs, des bouteilles de champagne arrivent à l'improviste au domicile des Minville avec des cartes de félicitations en grand nombre. En début de soirée, c'est Duplessis qui téléphone:
    "S'cuse moi Esdras j'ai oublié de te dire que je t'ai nommé sous-ministre du Commerce"

    Esdras refuse sur le champ la nomination et durant les mois qui suivent vend l'idée de faire un inventaire provincial des richesses naturelles et économiques au Premier Ministre.
    Travail jamais terminé mais qui fera prendre conscience de notre potentiel de l'époque Ça c'est du Esdras tout craché...
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  • HG_Wells - Inscrit
    25 février 2012 09 h 36
    HEC, la putain respectueuse...
    Michel David nous présente le beau cas d'un établissement (mais d'autres suivront vraisemblablement, comme par exemple l'École de Gestion de l'UQAM) qui veut s'offrir aux plus offrants en proposant une plus-value (une "added value" que le HEC va sans doute vouloir dire désormais dans un franglais qui deviendra chez eux la norme...), alors que pour vraiment se démarquer, la plus-value devrait être l'offre en français, permettant ainsi aux étudiants de vraiment devenir plus que des 'business-oriented guys", des gens avec davantage de culture . Pourquoi ne pas avoir continué à proposer simplement, encore et toujours, des cours "anglais des affaires", ce qui est normal et utile, dans leur cursus. Des Asiatiques, mais aussi des Européens (sauf peut-être nos cousins français), il est certain, ne viendront pas nécessairement en si grand nombre avec ce changement de cap (et ces étrangers de passage se mettront-ils vraiment au français? Dans quelle mesure pourront-ils vraiment comprendre la culture québécoise... Pour moi, ils ne seront pas si différents de nombreux étudiants de McGill), mais il faut croire qu'ils en repartiront contentés de connaître de si beaux mots de notre langue vernaculaire tels "sirop d'érable" (sûrement dur à dire pour un Chinois!), "poutine" (j'imagine que les étudiants russes n'auront aucun problème), ou "paté chinois" (les Chinois chercheront sans doute ce qu'il a de "chinois" ce paté!!!). On peut aussi se demander: pourquoi pas des cours en espagnol avec un marché si vaste sur notre propre continent? Mais non, l'anglais doit régner en maître pour ses valets mercantiles...
    Les HEC tendent donc désormais vers une constitution "bilingue", alors que l'on ne s'étonnera pas dans les faits de les voir progressivement devenir anglophones. Encore un autre loup dans la bergerie de Montréal pour que notre ville devienne encore plus "anglo" mur à mur... "Si la tendance se maintient" comme disait Derome... Désolant!
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  • parade21 - Abonné
    25 février 2012 09 h 42
    Rivage à l'abandon
    Mathieu Bock-Côté aurait-il raison? Serions-nous arrivés à la fin d’un cycle? Plusieurs signes semblent le démontrer. L’éclatement du mouvement souverainiste. La chute brutale du Bloc québécois le 2 mai 2011. Le sans-gêne des élites de passer outre au respect de la langue commune du Québec, le français. Le Canadien de Montréal, la CDPQ, les cours d’anglais intensifs pour tous en 6e année, une fonction publique qui se bilinguise de plus en plus et maintenant les HEC. La liste est longue de ces petites et grandes trahisons de ceux et celles qui nous dirigent. Si le message est d’être semblable aux autres, et d’utiliser nos institutions d’éducation pour ce faire, il n’y a plus de raisons de vouloir un pays. Ce pays existe déjà. Il se nomme Canada.

    Côté souveraineté et indépendance, c’est la Tour de Babel. Il doit y avoir au moins une centaine de groupes nationalistes différents qui se partagent la tarte du pays à faire. Les partis politiques souverainistes ne savent plus où donner de la tête. Gouvernance souverainiste du PQ, la souveraineté de Québec Solidaire, la dernière de ses priorités, Option nationale qui tente de sortir la tête de l’eau, la Coalition avenir Québec, un brin nationaliste sans plus, le NPD qui cherche toujours une porte de sortie honorable sur la question nationale québécoise avant de se faire planter solidement par le Canada anglais. Ce n’est qu’une question de temps.

    Les Québécois sont ben mêlés. Cette confusion, et je suis gentil, redonne du tonus à la culture anglo-saxonne. Le dernier exemple étant les HEC. Le Québec n’a plus de rapport de force politique. Il est temps de serrer les rangs et de remettre à leur place les institutions qui vivent des impôts de la très grande majorité des francophones du Québec.

    Il est clair qu’il y avait du laxisme dans la défense et la promotion du français au Québec. Il y a dorénavant, avec les HEC, de la lâcheté.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    25 février 2012 09 h 43
    La colonisation anglo-saxonne du Québec
    HEC va donc faire ce que McGill et Concordia font depuis des années: contribuer à la colonisation anglo-saxonne du Québec et à la minorisation du français à Montréal. Bravo à la fierté québécoise!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    25 février 2012 09 h 59
    Aplaventrisme
    Vous posez ici une bonne question : pourquoi, en effet, les étudiants désireux de se plonger dans un univers anglo-saxon se contenteraient-ils d'une pâle imitation ?

    Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi l'École des hautes études commerciales (ou HEC) ajoutera dès septembre un nouveau programme d'études de maîtrise uniquement en anglais.

    Des centaines d'institutions de ce genre en Amérique du Nord le font déjà, alors qu'elle-même, grâce au français et au bilinguisme, possède une expertise que ces mêmes autres institutions n'ont pas du tout.

    Tout cela dans l'espoir d'attirer peut-être quelques étudiants d'Asie, ce qui, selon Mme Grant, créerait une belle diversité ! Ce qu'on peut dire parfois comme âneries ! Comme si seul le milieu anglo-saxon pouvait offrir cette fameuse diversité dont on aime tant parler !

    Incroyable comme le milieu des affaires d'ici est toujours à genoux devant la langue parlée par les Américains. Pourtant, en Europe, les gens d'affaires multilingues sont nombreux. De plus, à ce que je sache, si on veut faire, par exemple, des affaires en Amérique du Sud, il est important de connaître l'espagnol (et le portugais) !
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  • René Brisebois - Inscrit
    25 février 2012 10 h 16
    le circuit complet des pompes funèbres
    Je comprends mieux maintenant le commentaire du grand romancier français Jacques Laurent qui nous révélait dans son roman Les sous-ensembles flous le vrai sens caché de HEC, soit Hôpital, Église, Cimetière.
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  • Mondat - Inscrit
    25 février 2012 10 h 19
    L'ambition
    Elle emprunte plusieurs visages, se maquille au goût du jour, couche parfois avec des politiciens, ou va en vacances dans des domaines de villégiature privés.
    Elle change même son nom, si l'envie lui en prend, ou si elle est née d'un père au vocable encombrant, et puis elle voyage, souvent aux frais des autres, vendant le vent et recevant des honneurs.
    Elle aiguise aussi ses sourires sur les bancs des universités, dans des salles aux nom de cosmétiques, de houblon ou de téléphone car elle possède une intelligence évidente pour flairer le fric et reconnaître ses semblables.
    Elle n'en a cure d'une langue ou d'un pays, trop occupée à calculer des dividendes, à supputer des statistiques ou des sondages.
    Qui déjà disait qu'elle perdait son maître?
    Allez donc, pas quand les maîtres sont partout...
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  • f.georges - Inscrit
    25 février 2012 10 h 54
    Rester fidèles à nous mêmes.....
    K.G.(Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au Français..Ils vont à la cafétéria manger du paté chinois et non du chinese paté)Quel propos édifiant,insignifiant,représentatif de ce que prônent les administrateurs,de notre ancestrale Institution.Cet amer constat,nous rappel,que notre digne-fière-fidélité, est, depuis trop longtemps, galvaudée,accommodée,marchandée.Le crédo,la volonté Durhamienne,porte ses fruits"empoisonnés" Un désengagement 'soft' nuisible,déconcertant,révoltant!
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  • Anfre Beaulieu - Inscrit
    25 février 2012 10 h 54
    Quoi de nouveau
    Rien de surpreneant et Mme Marois qui était a Harvard pour suivre un cour iNtensif pendant que BoIsclair y revenait aVec une maitrise-bidon,ne lui reste qu'a suivre des du soir pour terminer son Bac et poursuivre un doctorat tout en terminant son Bac a temps partiel,quelle boufonnerie!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    25 février 2012 10 h 56
    «Les Français, qui constituent déjà la majorité des étudiants inscrits à HEC»
    Etes-vous sérieux? Avez-vous des données là-dessus? Je ne vous croix pas. C'est pas possible qu'on l'ait échappé à ce point.
    J'ai hâte de lire ce qu'en pense Joseph Facal.

    Rappelons que ces Français paient 2k par année pour des études qui coutent 14k par année. Chaque étudiant français coute aux contribuable 12k par année! En plus ils ont droit aux frais de santé gratos!

    C'est une entente à la con que Radio-Canada avait dénoncé il y a 2 ans déjà. Le gouvernement n'a toujour rien de fait.
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  • Réal Rodrigue - Abonné
    25 février 2012 11 h 16
    La fidélité
    Voilà un changement d'orientation aux HEC qui en dit long sur nous-mêmes. Au lieu de poursuivre dans le sens de nos prédécesseurs, notamment de ce grand humaniste et patriote que fut Esdras Minville, nous nous plions servilement aux impératifs du marché. Comme s'il fallait abdiquer ce que nous sommes pour être à la hauteur, comme si la nécessité nous obligeait à tout jeter par dessus bord pour faire des affaires en anglais. Serions-nous effectivement des moutons ? Notre esprit serait-il marqué profondément par la servilité ?

    La fidélité ne semble plus peser bien lourd dans la balance. Devrions-nous avoir honte de vouloir continuer à vivre en français en Amérique ? Le français, quelle importance ! Ce serait tout juste bon pour les ploucs, les retardés, les cancres ! Le pire est de constater que bon nombre des nôtres embouche la trompette, et nous invite à nous résigner, comme si nous étions fatalement condamnés à disparaître ! Je comprends Lord Durham parce qu'il était convaincu de la supériorité de la culture anglaise, mais non point les francophones prêts à dilapider leur héritage ! Et, bien entendu, une nation comme la nôtre ne pourra survivre et s'épanouir en Amérique du Nord, sans volonté de durer ! Mais cela suppose la fidélité, un sentiment de reconnaissance à l'égard de ceux et celles qui nous ont ouvert la voie, la fierté de ce que nous sommes devenus en dépit des obstacles.

    Michel David sait mettre les point sur les i, il faut l'en remercier.
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  • Michel Patrice - Inscrit
    25 février 2012 11 h 16
    Une niche où nous démarquer
    "Sérieusement, pourquoi des étudiants étrangers désireux de se plonger dans l'univers anglo-saxon se contenteraient-ils d'une pâle imitation?"

    En effet pourquoi? Si nous voulons jouer la carte de la langue et du bilinguisme et du multilinguisme, il ne faut pas plus d'anglais, la maîtrise de l'anglais étant une compétence si commune qu'elle en est presque banale. Il faudrait plus et surtout mieux de français. Le français est la niche dans laquelle nous pouvons nous démarquer.

    Mais qui donc viendrait étudier ici en français? Les enfants des 200 millions de francophones répartis sur tous les continents. On le voit à Québec. Dans les quartiers qui entourent l'Université Laval, on voit des noirs par centaines dans cette ville autrement si blanche. Ce sont pour la plupart des Africains de l'ouest, francophones, venus étudier en Amérique en français.

    J'ai déjà proposé le lien suivant il y a quelques jours : http://nadeaubarlow.com/la-prime-au-francais/

    Je ne peux pas ne pas le proposer à nouveau, ce billet de Jean-Benoit Nadeau semble avoir été écrit de façon prémonitoire comme une réponse à la direction des HEC.

    Michel Patrice
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 11 h 20
    L'intercultûrel
    Le multicultûrel n'ayant donc strictement rien à voir avec l'intercultûre selon certains puristes de la langue tout comme sur toutes.tv.cucu.ca, seule une certaine cultûre tout comme dans la Cage aux Sports pourait peut-être arriver à sauver les péquistois et les péquistoises de leurs lubies fantasmées selon Régis Lalumière dans sa grosse balloune identitaire de Québec; où strictement aucun joueur américain n'acceptera jamais de venir jouer en français tout simplement pour faire de l'argent selon Céline et son souffleur.

    À défaut donc de Bobino Drainville comme Banquier ou de Bobinette Maltette comme Mallette pour mieux initier les tout-petits au franglais dès leur plus jeune âge, de façon à leur permettre de mieux passer au français langue seconde pour de bon au collégial selon la dernière tendance, et nonobstant les réserves d'un Caruso Cursi, ou le soutien en principes d'une certaine Mme la Marquise des Bobbypins déjà presque d'autrefois avec toutes ses contradictions sémantiques elle aussi, il serait donc bien vain de prétendre laisser toute la Cultûre entre les mains du seul M. Homer à défaut d'idéations plus songées sur le sujet, c'est plus-que-probable.

    Même et malgré les objections de multiples Souris.Vertes sur leur portable, ou les nonobstinations avec ses mains d'un M. Passe.Partout sur son i-pad3 tout comme aux États, et mise à part la Grande Transcultûre sans Argent d'Haïti ou d'ailleurs pour libérer enfin le Québec de lui-même, je ne vois vraiment pas en quoi la Cage aux Folles de DSK ou de quelques autres sponsorisées de l'Oréal pourraient vraiment être d'une quelconque pertinence en politique ICI comme Ailleurs. Mais encore?
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  • Geoffroi - Abonné
    25 février 2012 12 h 07
    Développez votre expertise in english made in France
    Que voulez-vous c'est comme ça. même en France:

    « Gestion Financière, Global Sourcing - Supply Chain, Management des Systèmes d'Information et des Technologies, Direction Marketing et Stratégie Commerciale, Management Stratégique des Ressources Humaines, Management d'une Unité Stratégique, Consulting and Coaching for Change

    Les Executive Mastères spécialisés HEC sont des formations diplômantes en management, niveau bac 6, accréditées par la Conférence des Grandes Ecoles. Ces programmes (Executive Specialized Masters) se déroulent à temps partiel et vous permettent grâce à leur rythme modulaire d'alterner temps de formation sur le campus et travail en entreprise. Une thèse professionnelle sur une problématique de votre entreprise clôture le mastère spécialisé. Un séminaire d'une semaine à l'étranger est organisé pour certains programmes.

    Agenda, Lundi 5 mars 2012, rentrée Promotion 2012, Executive Mastère Gestion Financière et Executive Mastère Management Stratégique des Ressources Humaines. Lundi 26 mars 2012, rentrée Promotion 2012, Executive Mastère Direction Marketing et Stratégie Commerciale. Mardi 20 novembre 2012, rentrée
    Promotion 2012, Executive Master Consulting and Coaching for Change.

    Qu'en pensent-ils ? Dominique Rouzies, Directrice scientifique, Executive Mastère Direction Marketing et Stratégie Commerciale. Alexandre Lamy et Evren Ors, Directeurs Scientifiques, Executive Mastère Gestion Financière
    Prof. Olivier Bruel,Directeur scientifique, Executive Mastère Global Sourcing - Supply Chain »

    http://www.exed.hec.fr/executive-mastere
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  • Andre Lemay - Inscrit
    25 février 2012 12 h 16
    Mondialisation quand tu nous tiens
    Afin de mieux comprendre le pourquoi du quoi, je suis allé vérifier qui composait le Conseil d’Administration des HÉC et voici ce que j’y ai trouvé de pertinent à cette décision.
    Pour Hélène, Mme Paul Jr., Desmarais, présidente du CA des HÉC mais aussi de l’IÉDM :
    Elle fricote avec leur ( l’IÉDM ) séïde reconnu, Éric Duhaime qui, sur toutes les tribunes disponibles, dont l’inénarrable blogue Les Analystes ( http://lesanalystes.wordpress.com/ ) inféodé à l’IÉDM, poursuit, parmi ses trop nombreux combats, l’anglicisation de notre société ;
    Pour : Mme Linda Boulanger, directrice générale et chef du Québec, Groupe des entreprises nationales RBC Marchés des capitaux :
    En 2003, lors de la réunion du très select Club Bilderberg à Versailles en France, le président du Conseil d’administration d’alors, Mr. Anthony S. Fell fût invité. Tout comme Stephen Harper et Conrad Black d’ailleurs ;
    Pour: M. Jean-Guy Desjardins, président du conseil et chef de la direction DJM Capital inc :
    sur leur site http://www.djmcapital.com/, complètement en anglais sans onglet « français », cette compagnie se définie comme « a leading provider of private equity investment within the real estate sector »
    Pour : M. Thierry Vandal, président-directeur général, Hydro Québec :
    Je n’ai qu’à vous rappeler cet article dans Le Devoir d’hier, le 25 février sous la plume de Robert Dutrisac : Hydro chapeaute un congrès entièrement en anglais.
    Bon, on le voit aisément. Le CA des HÉC est sous la coupe de ces émérites mondialistes.
    Et, qui dit mondialiste, sous-tend obligatoirement promotion du Speek White.

    André Lemay
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  • Alice Savage - Abonné
    25 février 2012 12 h 29
    La ringardise des uns...
    Permettez-moi une rectification à l'intention de tous ceux qui ont la gentillesse de mettre des «dorénavant» et des verbes au futur devant l'anglicisation de HEC-Montréal.
    Maintenant que la coupe déborde, j'espère que Madame Marois et tous nos célèbres collègues devenus décideurs politiques vont oser dénoncer ce phénomène. Bons élèves et débordés de travail, nous n'osions pas prendre conscience de cette contribution, maintenant claire pour moi, de notre école à l'anglicisation du milieu des affaires au Québec.
    Certes ambivalente et un peu moins servile que bien des universités françaises, l'École a cependant imposé depuis longtemps, au détriment de termes français tout à fait adéquats sur lesquels on aurait pu s'entendre avec un peu de bonne volonté, les «marketing», puis «management», pour ne citer que ces quelques exemples.
    Il y a plus de dix ans, alors qu'une industrie naissante ne demandait qu'à se définir comme «commerce électronique» ou «commerlec», etc., j'ai suivi un cours intitulé «e-commerce@hec» durant lequel professeure et professeurs snobs nous ont accablés de termes anglais (dont les équivalents français étaient pourtant bien connus), avec leurs risibles accents québécois ou français.
    Ce qui est bien normal quand on mélange deux langues dans la même bouche. Et ce, sans que les bénéfices puissent en être prouvés.
    Ce qui représente aussi pour moi un comble de la ringardise.
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  • jeanduc - Abonné
    25 février 2012 12 h 59
    Mentalité de colonisé?
    Je vous invite à visiter les site du Copenhagen Business School qui offre un MBA en langue anglaise. (http://www.find-mba.com/Denmark).

    Depuis toujours, les Scandinaves apprennent et utilisent l'anglais pour leur communication avec les autres nations. Il en va de même des Allemands et autres nations. Le problème au Québec c'est le complexe d'infériorité propre aux colonisés. Si les Québécois étaient fiers de ce qu'ils sont et qu'ils étaient conscient qu'il est important de protéger la diversité culturelle autant qu'il est important de protéger la diversité au plan écologique, ils ne se sentiraient pas menacés. Que je sache, les Danois ne se sentent pas menacés du fait que leurs institutions offrent de la formation en anglais. Selon moi, les HEC devraient offrir des programmes en anglais mais avec une philosophie de non-anglophone qui opère dans un monde multiculturel. Si on offre ces programmes dans un esprit "Harvard School of Management", on agira en colonisé. C'était beaucoup le cas dans les années 70 et 80 alors que la formation aux HEC était du Harvard en français.
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  • tohi1938 - Inscrit
    25 février 2012 13 h 31
    Et voici le triomphe de la publicité!
    Pour qui lit les annonces internationales d'offres d'emploi, il est clair que le diplôme nord-américain est revêtu d'une plus-value remarquable, sans égard à sa provenance.
    Ajoutons à cela un engouement à un mythique Québec, et voilà l'explication.
    Tout charlatan, religieux ou universitaire, ce qui ici historiquement équivaut à la même chose, sait très bien que ce qui pogne, c'est ce qui est à la mode, et donc en ce moment l'anglais, sans égard à ce que cela cache.
    Et donc, HEC Montréal qui phonétiquement tente de se faire passer pour HEC Paris, emboîte le pas à la crédulité plus ou moins maladive qui sévit un peu partout.
    Alors, pourrait-on raisonner différemment, et ne se préoccuper pour l'instant que de ce dont nous avons besoin, c'est à dire de cadres qui ne soient pas destinés à l'Inde, la France ou la Chine?
    Je rejoins un peu, pour une fois les élucubrations plus ou moins infertiles de B. Terreault pour questionner la présence d'une majorité d'étudiants étrangers, comprendre de Français qui viennent ici étudier en anglais. Pour quoi faire accordons-nous la gratuité à ceux qui nous fuiront au plus vite une fois le parchemin reçu au rabais?
    Autrement dit, ces universités que nous payons à grands frais sont-elles, à nos frais, destinées à épauler notre avenir, oubedon à enrichir n'importe qui sauf nous?
    Par conséquent une refonte des prétendues missions des universités du Québec, trop chères, trop orientées vers le clientélisme, et donc inutiles pour la croissance véritable du Québec et du Canada est des plus urgentes!
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  • Bertrand Desrosiers - Abonné
    25 février 2012 13 h 33
    L’anglais ou la pauvreté
    C’est maintenant bien ancré dans la mentalité québécoise que si tu ne parles pas l’anglais, tu ne te trouves pas d’emploi. C’est pour cette même raison que les sondages, qui demandent aux parents s’ils veulent des cours d’immersion en anglais dès le primaire, ont un taux élevé en faveur de ces cours. À croire que les enfants deviennent plus intelligents en apprenant l’anglais. La meilleure raison que j’ai entendue pour encourager l’immersion en anglais en bas âge, c’est que le cerveau des enfants serait comme une éponge et ainsi les enfants auraient la capacité de tout absorber. La question que je me pose, pourquoi alors ne sont-ils pas tous des premiers de classe?

    Le pire, c’est le constat que l’on fait de la piètre qualité du français à tous les niveaux. Imaginé passer l’année en anglais. On va se retrouver avec plusieurs étudiants bilingues à la Justin Trudeau. De plus, nous allons favoriser l’instruction de ceux et celles qui vont nous assimiler.

    Le bilinguisme à la PET (Pierre É. Trudeau) c’est l’assimilation à l’anglais,
    le même objectif que poursuivait un certain Lord Durham.

    Comment convaincre un jeune ou un immigré que le français est une langue importante, quand on passe notre temps à répéter qu’ils ne se trouveront pas d’emploi s’ils ne parlent pas l’anglais en plus de leur fournir tout ce qu’il faut pour s’assimiler à l'anglais? C’est notre belle mentalité de colonisé qui reprend le dessus, tout ce qu’ont combattu les René Lévesque, Camille Laurin, Esdras Minville, Lionel Groulx, François-Albert Angers et Jacques Parizeau.
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 13 h 48
    La Légèreté de l'Être.
    L'indépendance de l'individu vue comme réalité effective spéciale et comme contenu original spécifique (le MOI) va s'oppser à cette réalité effective universeille (le SOI); et cette opposition prendra la forme du crime quand un individu tentera de supprimer cette réalité de façon seulement singulière (Robespierre) en ces jeux inédits de percetions A vues comme sujets, ou de représentations B vues comme objet.

    Et en autant que ces tout petits grains de lucidité qu'on appelle tout simplement de l'insight pourront toujours lui rappeler ces différences parfois assez subtiles entre les pensées des uns bédéistes par rapport aux réflexions en images des autres cultûristes tout comme en médiatique postmoderne sur son i-pad 3 ou whatever, lesdits Sapiens en principe libres resteront toujours capables de visions plus claires que celles d'Idéfix à défaut de visées moins embrouillées que celles d'Obélix, c'est l'évidence même, selon Maître Hegel, mais encore?

    Voir l'Identité selon Kundera pour plus de détails si besoin s.v.p....
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  • Roland Berger - Abonné
    25 février 2012 14 h 08
    Agonie plus douloureuse que prévue
    Je me suis plu à croire que l'anglicisation se ferait si doucement qu'elle serait finalement peu douloureuse. Il semble que le processus s'accélère. Et il fait plus mal plus vite que prévu. Reste à voir si la capacité d'aliénation des Québécois tiendra le coup jusqu'à la fin. Une chose certaine, ils y seront préparés dès le sixième année du primaire, où les nerds lèveront le nez sur des élèves qui n'ont pas leur talent à « switcher » d'une langue à l'autre, comme cela se fait dans toutes les écoles dites francophones de l'Ontario.
    Roland Berger
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    25 février 2012 14 h 23
    @ M. Georges Paquet
    M. Paquet a raison de poser LA bonne question suivante : «-Ne serait-il pas plus logique et prometteur à long terme de favoriser et de promouvoir avec énergie et talent le bilinguisme partout au Canada et le français partout dans le monde que de tenter de préserver l'unilinguisme français dans un Québec dont le poids démographique, et forcément le poids politique, est en constante diminution en amérique, favorisant ainsi l'unilinguisme anglais au Canada et en Amérique ? »



    La réponse est, il me semble...OUI.
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 14 h 46
    la transcultûre
    La simple psychologie d'observation énonce d'abord ses perceptions dans des modes universels de pensée (universaux) qui se présentent à la conscience active; elle découvre alors beaucoup de facultés, d'inclinations et de passions diverses; et c'est justement dans l'énumération d'une telle récolte de facultés ou de petites écoles de pensée, telles que celles de la libido, que le souvenir de l'unité de la conscience de soi (l'Égo) ne se laisse pas refouler grâce à l'Intellect pour autant (le Cogito).

    Et étant donné que c'est justement cet Intellect transcendant qui trie, élague, rassemble ou dispose ces données au besoin (fondamentaux), comme un seul capitaine en son navire de l'âme selon Aristote, la même psychologie pourra parfois s'étonner que tant d'objets en apparence si hétéroclites (Wiki) puissent encore se retrouver en esprit dans l'Entendement (l'Imago) comme dans un grand sac et s'y tenir ensemble ou côte à côte comme autant de belles images aussi fuyantes qu'aléatoires, même sans non-dit.

    Et cela, d'autant plus que les perceptions des autres ou du non-moi ne se présenteront plus que comme processus inquiets ou instables, pour ne pas dire par trop agités tout comme en ces trop grosses ballounes politiques relativistes, cela va de Soi. Mais telle est pour les zens l'essence même de cette singularité humaine si surprenante que dans un grand soupir d'abstraction, elle pourra tout simplement s'en défaire en principe par l'Esprit, ou pour de bon par l'oubli, tout comme pour ces soi-disant inconscients collectifs du Sport ou de Mme de Tartempion pour faire un peu plus précis tout comme voilà.

    Voir la Phénoménologie de l'Esprit selon Maître Hegel pour encore plus de détails sur l'Identité réelle de la Conscience-de-soi si besoin s.v.p...

    http://jeanzin.fr/ecorevo/philo/hegel/
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  • Robert McKenzie - Inscrit
    25 février 2012 15 h 02
    Et l'espagnol?
    C'est curieux. Pendant que la France et le Québec s'anglicisent, l'espagnol avance à pas de géant aux États-Unis.
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    25 février 2012 16 h 07
    c'est que l'unilinguisme est déjà mort
    Ce que M. David oublie complètement c'est que la plupart de ces étudiants étrangers qui viendront étudier à HEC Mtl sont déjà bilingues, voire trilingue. Très peu d'unilingues anglophones seront attirés par ''l'étranger''. Au lieu de chialer pour chialer, que M. David nous propose une mission pour HEC qui lui permettra de continuer à croître et à conserver son statut de grande institution tout en formant l'élite économique québécoise. Car si le HEC décline, les meilleurs étudiants québécois iront ailleurs et l'effet total pour le Québec francophone serait désastreux.
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    25 février 2012 16 h 21
    ajout
    Deux de mes fils ont librement choisi HEC pour leurs études , parce que pour eux cette institution était une des meilleures au monde dans les domaines qui les intéressaient. Ils auraient pu tout aussi bien faire leurs études en anglais ailleurs mais ont choisi HEC , non pas uniquement à cause de la langue mais dû à l'excellence de sa réputation.
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  • Michel Patrice - Inscrit
    25 février 2012 16 h 21
    Oui, l'agonie plus douloureuse que prévue...
    M. Berger,

    Pierre Falardeau avait dit, à Tout le Monde en Parle je crois : "Les peuples qui meurent, ça meurent longtemps, pis c'est douloureux, pis ça fait mal. Ça fait que si vous décidez d'abandonner, ça va être ben long pis ben tough, vous avez besoin d'être tough."

    Bien sûr, Falardeau, c'était juste un fou, une bête qu'on exhibait pour divertir le public. Mais je ne peux m'empêcher de me rappeler les paroles de Josime quand Menaud est devenu fou : "C'est pas une folie comme une autre. Ça me dit, à moi, que c'est un avertissement."
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 février 2012 16 h 46
    Audace
    "Les meilleurs choisiront toujours l'original. Il faudrait se contenter des laissés-pour-compte? Pourquoi ne pas tabler sur ce qu'aucun autre établissement ne peut offrir: le savoir-faire nord-américain en français?"

    Voilà une excellente suggestion. Il y a donc des solutions, mais elles commandent l'audace.
    Les pionniers des HEC ont su en faire preuve.
    Est-ce ce qui manque à leurs successeurs?

    Il y a un prix à la couardise et dans ce cas-ci il est élevé, tout simplement.
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  • M. Julien - Abonné
    25 février 2012 17 h 15
    Bientôt une langue de salon
    Quand on pense que Pauline Marois elle-même avait suggéré que les cours d’histoire et de géographie au secondaire se donnent désormais en anglais, il n’y a plus rien qui peut me surprendre en la matière, ce qui n’empêche pas que je suis en désaccord avec la décision des HEC qui montre à quel point nos gestionnaires souffrent d’aplaventrisme et manquent de vision.

    Les exemples de manque de vision de nos gestionnaires universitaires abondent ces dernières années. Qu’il suffise de se rappeler notamment le scandale de l’Ilot voyageur.

    Quant au gouvernement Charest, la protection de la langue française est le dernier de ses soucis.

    Au rythme où vont les choses, considérant, entre autres facteurs, que la langue française semble également être le dernier souci de nos jeunes, il semble que ce ne soit plus qu’une question de temps avant que celle-ci ne devienne une simple langue de salon.

    Même la France laisse aller sa langue.

    À chacun de ceux et celles qui veulent la sauvegarder de se porter à sa défense!
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    25 février 2012 17 h 42
    L'empire ou le soi?
    L'imbécillité collective consiste à croire que les empires sont éternels, que l'empire capitaliste et culturel anglophone est incontournable et durable.
    Qu'il y aura un gouvernement mondial un jour et que l'anglais sera sa langue officielle.
    En 230 après Jésus Christ, la Rome antique imposant le latin à ses colonies est apparue comme la Rome éternelle. Quelques siècles plus tard renversé par la religion chrétienne qui l'a défaite de l'intérieur et renversé de l'extérieur par les barbares, la -Rome éternelle- paganiste et impériale n'était plus qu'un souvenir dont les monuments ont témoigné que les civilisations ou les cultures impérialistes sont mortelles comme a dit un P.Valéry. En transformant un peu la formule.

    Lorsqu'on cherche à devenir une copie de l'original, l'on ne devient qu'un simulacre, qu'une pâle imitation de l'original. On se défait de l'intérieur pour apparaître universel.
    Où au mieux mais en se niant, par exemple, Le cinéma québécois se veut certes universel dans les dernières années mais il ne dit rien sur le Québec dans sa réalité. Le Cirque du Soleil comme exemple de déni parfait est issu du Québec et ne s'internationalise totalement qu'en gommant toute sa québécité.

    Le HEC pratique le même travestissement, le même déni du Québec pour la piastre et le modèle original bostonnais ou new yorkais universitaire non atteignable. Le Québec en ne voulant plus jouer le rôle résistant du village d'Astérix perdra son honneur et sa réalité, son âme.

    Pourtant les Américains tomberont comme les Romains d'hier.
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  •  
  • Marco - Inscrit
    25 février 2012 19 h 39
    Un long, mais progressif "en-glissement"!!
    Faut bien se rendre compte que l'on s'apprête à débrancher le Québec français du poumon fragile et artificiel que fut la loi 101, même du temps que celle-ci était sous haute surveillance...

    On s'aperçoit, aujourd'hui, que "les veilleurs aux grains" d'une certaine époque ont vite été remplacés par les valets et les faire-valoir d'un establishment anglophone bien plus avisé, qui a su préserver ses arrières comme ses devants...

    Je cite:

    "Quand on pense que Pauline Marois elle-même avait suggéré que les cours d’histoire et de géographie au secondaire se donnent désormais en anglais, il n’y a plus rien qui peut me surprendre en la matière".... (Merci, M. Julien!)

    ..."Quant au gouvernement Charest, la protection de la langue française est le dernier de ses soucis.

    "Au rythme où vont les choses, considérant, entre autres facteurs, que la langue française semble également être le dernier souci de nos jeunes, il semble que ce ne soit plus qu’une question de temps avant que celle-ci ne devienne une simple langue de salon". (encoreune fois, merci!)

    Tout est dit et redit!...

    Une Dame de fer qui salive toujours plus pour un Québec à saveur bilingue, mais en cultivant elle-même cette nette insertion de l'anglais comme langue officielle,... ça fait que le Québec se retrouve avec une langue française de en rouillée, déboulonnée et mal en point!!

    All you'll have to do is to vote for the Pay Cul!!...
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 20 h 03
    LE BONHEUR
    Ls conscience-de-soi des sceptiques est cette ataraxie béate d'une pensée se pensant elle-même (Égo), la certitude immuable et authetique de Soi-même. Mais en fait, cette conscience sur de mêmes tounes qui se répètent, au lieu d'être une conscience égale à soi-même, n'est en fait qu'un simple imbroglio contingent, le vertige en mots d'un désorde dans les idées qui s'engendre lui-même tout comme une chimère romantique qui mord sa queue.

    Cette conscience de la sophistique est donc ce radotage insconscent oscillant perpétuellement d'un extrême, la conscience-de-soi égale à soi-même, à un autre extrême, la conscience contingente des Autres, confuse et engendrant la confusion, tout comme avec cette problématique bipolaire des apollininens de Nietzsche, par exemple. Son bavardage intarissable est donc une dispute de jeunes gens têtus dont l'un dit A quand l'autre dit B, ou vice versa, ou pour le seul plaisir non chiffré de la négation de l'Argent par la négation de ses multiples Sens pluralistes, comme de vrais sophistes logistiques qu'ils sont.

    Pour ne reposer que sur des nuages d'inconnaissance tout comme le socio-constructivisme et quelques autres particularismes sans consistance, le scepticisme artistique à l'égard de soi-même ou de ses économies doit donc disparaître, puisque c'est en fait une seule conscience qui possède en elle-mème deux modalités de l'être par rapport aux fantasmes plus particulliers du paraître ou de ses trop nombreuses cartes de crédit devenues sans valeur; et la conscience malheureuse devient donc de ce fait une conscience divisée et encore empêtrée dans les trop nombreuses contradictions internes de son MOI profond tout comme avec la Bourse et le Syndrome des tulipes d'Amsterdam. (L'Enfer, c'est les Autres)

    Voir Hegel et sa Pensée pour cogiter plus objectivement si possible s.v.p...
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  • Socrate - Inscrit
    25 février 2012 20 h 53
    Piaget et les Autres
    - ''Alors, Socrate?'' demanda un jour Piaget à un tout-petit qui lui rapportait son superbe de Bonhomme de neige tout en tirant la langue de plaisir gratuit. ''C'est quoi le bonheur?''

    - '' Le bonheur? demanda Socrate un peu intrigué. ''Mais c'est MOI, voyons!''

    FIN
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    25 février 2012 23 h 50
    Complément : L’anglais ou la pauvreté
    @Bertrand Desrosiers
    Salut Bertrand :-)
    J'ai trouvé un truc. Tu apprends l'anglais (comme je l'ai fait), tu le mets dans ton CV, tu passes l'entrevue en anglais pour un poste de cadre, et quand tu as des candidats unilingues anglais, tu jettes leur CV à la poubelle ou encore mieux tu les passes en entrevue en leur disant qu'ils n'auront pas la job parce qu'ils ne parlent pas français. Encore mieux, tu tournes le fer dans la plaie en disant "You are the perfect candidate, but your French language skills are a huge handicap". Tu les écœures comme ca et royalement :-)
    Voilà!
    Anecdote : à la manif de jeudi contre la hausse, un étudiant de Concordia m'a abordé en anglais. Je lui ai immédiatement répondu "Euh ... vous parlez français?" Il m'a répondu "Un petit peu" et nous avons continué en français, son français étant plutôt bon.
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    25 février 2012 23 h 58
    Ringard
    Je suis ringard, je suis passéiste, je suis je suis vieux jeu, je suis fermé, je suis borné, j'en suis fier et je le revendique!
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  • Gilles Théberge - Abonné
    26 février 2012 01 h 14
    Madame Marcotte a raison
    En effet, comment se fait-il que HEC au lieu de céder à la facilité ne se fait pas un point d'honneur de valoriser la langue pour donner un caractère particulier à la formation qui est dispensé en ses murs. Je souscris pleinement à la suggestion de madame Marcotte.

    D'autre part, est-ce que la présence d'Hélène Desmarais de la famille bien connue à la présidence du conseil d'administration des HEC est pour quelque chose dans cette dérive linguistique de cette Institution nationale ?
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  • Gilles Théberge - Abonné
    26 février 2012 01 h 19
    À Gilles Bousqet et Georges Paquet
    Ne serait-il pas plus plaisant si les moteurs de nos chars pouvaient marcher avec de l'eau, plutôt qu'avec du gaz ?
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  • France Marcotte - Abonnée
    26 février 2012 08 h 13
    Merci M.Théberge
    Mais la suggestion ne vient pas de moi.
    Je n'ai fait que la tirer du texte de M.David.
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  • Claude Verreault - Inscrit
    26 février 2012 09 h 12
    Réponse à Socrate
    Bien humblement, je ne comprends pas la teneur de vos propos.
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  • Nemo - Inscrit
    26 février 2012 09 h 16
    Ça m'énerve tellement....
    De voir des défenseurs de la langue française qui ne savent même pas l'écrire correctement ! Par exemple, il n'y a pas de "û" dans culturel. Commencez par vous acheter un logiciel comme Antidote, qui vient d'ici, ce sera le meilleur service que vous pourrez rendre à la langue de Molière.

    Pour ce qui est de l'idée de faire des moteurs à eau comme celui-ci par exemple : http://youtu.be/-D7d_FkEg0A ; Je me permets de vous rappeler que l'eau est une denrée rare sur la planète. Si nous avons la chance d'en avoir à profusion "gratuitement" ici, on commence à nous éduquer à l'économiser. De plus, si vous chauffez de l'eau et que vous ne voulez pas endommager votre système, il va falloir utiliser de l'eau déminéralisée, donc qui aura été traitée et donc sera payante. Je ne suis pas certain que cela soit une solution économique à moyen terme. Oui, les émissions de carbone seront considérablement réduites, mais si c'est pour assécher la terre, le côté écologique va en prendre un coup !

    Il faut arrêter de prendre des solutions en ne regardant pas plus loin que le bout de ses pieds. L'avenir est beaucoup plus loin que cela...
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  • Nemo - Inscrit
    26 février 2012 09 h 45
    Ça m'énerve tellement (suite)...
    De voir ce combat systématique contre l'Anglais, alors que le Chinois n'est pas loin derrière maintenant au Canada ! Et oui, c'est la troisième langue parlée ici.

    De voir que le système métrique est supposé être utilisé au Canada depuis les années 70, mais que lorsque l'on demande la taille ou le poids de quelqu'un, on a une réponse en pieds, pouces et livres, que lorsque l'on veut faire couper du bois dans une quincaillerie c'est en pouces, que les surfaces des habitations et terrains sont en pieds carrés et non des mètres carrés, que lorsque l'on fait son épicerie on voit plus souvent des prix pour une livre ou un gallon que pour un kilo ou un litre, etc...

    D'entrendre les gens parler de leur véhicule en utilisant des mots comme "whippers", "dash", "flasheurs", "bumper", "mag", "cap" de roue, "berings"... Il faudrait peut-être arrêter de critiquer les Français et commencer à faire le ménage chez nous. Chez eux, l'utilisation d'un mot, c'est souvent une question de mode qui ne fait que passer s'ils ne veulent pas être considérés comme "has-been", ici, c'est souvent ancré dans les racines et on n'en démord pas !

    Et puis raz-le-bol de ce racisme contre l'affichage en anglais, promenez-vous et regardez les vitrines, les mêmes règles devraient également s'appliquer pour les magasins qui s'affichent dans une langue asiatique, arabe, ou autres (italien, espagnol, russe...).

    Donc continuons de la défendre comme il faut notre belle langue de Molière, et qu'elle demeure obligatoire comme langue principale d'enseignement ici, mais pour que nos enfants soient des êtres compétitifs dans leur vie active, il faut que l'anglais soit également très présent juste derrière.

    Que des écoles puissent offrir des cours uniquement en anglais pour attirer une clientèle mondiale, pourquoi pas, mais à la seule condition que les étudiants en question seront vraiment des étrangers et non des Canadiens !
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    26 février 2012 09 h 54
    @ M. Gilles Théberge
    Bien oui, ça déjà été le cas pour certains modèles de chars, même les gros chars marchaient à l'eau mais...ça prend du bois pour chauffer l'eau, pour en faire de la vapeur. Notre bois de chez-nous ou du charbon du Cap breton mais ça prend un passage dédié au feu.

    Une meilleure idée est le moteur à l'hydrogène...de l'eau transformée avec notre électricité en abondance. Pas bête et pas besoin de passager au four.
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  • France Marcotte - Abonnée
    26 février 2012 10 h 37
    @Nemo
    Ce serait évidemment préférable de ne pas avoir à choisir mais entre les deux maux, lequel est le mieux:
    des idées rétrogrades exprimées sans faute ou bien des idées prometteuses avec?
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  •  
  • Assurancetourix - Inscrite
    26 février 2012 11 h 17
    @ Bernard Terreault
    Bien pensé...En fait, les étudiants étrangers venant dans les institutions canadiennes, paient le multiple de ce que paient les étudiants canadiens en frais de scolarité..Alors, ils ne sont jamais aux frais de la société, qu'ils restent au pays ou repartent...Là n'est donc pas la discussion....

    Au temps des coupures budgétaires, la plupart des universités et autres institutions d'études avancées ont besoin de l'apport financier des étudiants étrangés pour survivre et s'amélioer pour demeurer compétitifs...

    La réalité est la suivante: si un étudiant étrangé désire une immersion en anglais dans un univers scientifique, tehnologique, littéraire, financier ou autre...Pourquoi le ferait-il au Qc??? S'il désire une immersion dans un monde de formation en français, pourquoi choisirait-il le Qc plutçot que la France?

    Le Qc "s'enfarge" dans ses considérations linguistiques et nationalistes et perd de vue les vraies enjeux...Le Qc est bien plaçé dans le rating des universités...grâce à McGuill...Dans le reste du Canada, dans toutes les universités et dans toutes les disciplines, les asiatiques sont les dix premiers majors...Chaque ville chinoise possède des dizaines d'universités...L'inde la suit rapidement...Le monde de demain appartient à la science avancée et haute techologie et l'Amérique du Nord, dans son ensemble prend du retard...

    Et le Qc reste coincé dans ses préocupations existentialiste et oublie de regarder de l'avant!
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  • Michel Page - Inscrit
    26 février 2012 11 h 30
    l'anglo-conformité des HEC: un manque d'originalité, l'annonce d'une école de calibre moyen... h
    L'anglo-conformité n'est pas garante de créativité, et les HEC nn seulement trahirait l'esprit de leur mission première, mais maquerait, par manque d'imagination créatrice, une opportunité de développer ses activités en fonction de l'espace francophone internationale.

    si les HEC sont en maque de clientèles et d'imagination, je vous signifie cette piste:
    ... faire preuve d'imagination en français... S’ils sont en manque de clients, rappelons que la Chine même fait état d’une certaine francophilie, il y aurait là bon nombre d’étudiants de départements de français, et le mandarin n’est pas plus distant du français que ne l’est l’anglais! Un peu d’imagination constructive pourrait inciter les université francophones québécoises à prendre avantage des coopérations franco-chinoises ...

    L'excellence ne passe pas par l'anglomanie, mais par le développement de ses avantages comparés, par l'excellence distinctif...
    et sur un autre aparté... l'anglais n'est pas la langue de l'avenir le madarin adapté ( ou le latin adapté...) le seraient...
    Ainsi, l'orientation anglomane douteux des HEC doit être dénoncé et ces cours en anglais ne devraient être payés à même les fonds d'un bon gouvernement québécois

    Bien votre
    ni hô
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  • Michel Page - Inscrit
    26 février 2012 11 h 40
    Une démarche utile, au-delà de commentaires sur internet
    Suggestion : Tous ceux opposés à cette an-conformité des HEC devraient faire pression auprès des membres du CS des HEC, à savoir:
    Présidente
    Mme Hélène Desmarais, présidente du conseil d'administration et chef de la direction, Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal


    Membres
    M. Mathieu Boldireff, étudiant au programme de M.Sc, HEC Montréal

    Mme Linda Boulanger, directrice générale et chef du Québec, Groupe des entreprises nationales RBC Marchés des capitaux

    M. Guy Breton, recteur, Université de Montréal

    Mme Jacynthe Côté, chef de la direction, Rio Tinto Alcan

    M. Jean-Guy Desjardins, président du conseil et chef de la direction DJM Capital inc

    M. Georges Dionne, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gestion des risques, HEC Montréal

    M. Guy Fréchette, administrateur de sociétés, Ernst
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  • JimGray - Inscrit
    26 février 2012 13 h 11
    Moins émotif monsieur NÉMO
    Et peut-être finirez-vous un jour par y voir clair.
    Des gens comme vous peuplent malheureusement de plus en plus la province.
    Et c'est cela le problème. Se battre, dénoncer, revendiquer, descendre dans la rue, se faire poursuivre, prendre des risques pour protéger, (non sauver) les culture et langue françaises participent du collectivisme, de la solidarité, du militantisme que les "tellement énervés'' comme vous ne veulent pas s'arrêter à comprendre.
    Le chinois, l'espagnol chez nous, tant mieux si ça peut diminuer l'impact de l'anglais s'insinuant dans tous les pores de notre culture.
    Ce ne sont ni les Chinois, ni les Espagnols qui tentent de nous maintenir dans un état de colonisé.
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    26 février 2012 14 h 19
    Réplique : Ça m'énerve tellement....
    @Nemo
    "De voir des défenseurs de la langue française qui ne savent même pas l'écrire correctement !"

    C'est ca. Quand on veut torpiller la défense de la langue française, on dévie le débat sur les fautes d'orthographe. Pathétique!

    "Que des écoles puissent offrir des cours uniquement en anglais pour attirer une clientèle mondiale, pourquoi pas"

    Parce que le premier rôle de nos institutions est de former des gens employables au Québec, ce n'est pas de former des gens qui devront s'expatrier par méconnaissance du français.

    Ensuite, on peut recruter une clientèle mondiale en français, comme le Japon en japonais avec la bourse Mombusho qui prévoit 6 mois de cours de japonais avant d'entrer en maîtrise. La Francophonie comprend 60 pays et le français 200 millions de locuteurs dans le monde.

    Finalement, il y a plein d'universités anglaises en Amérique du Nord. Laissez-nous les quelques-une que nous possédons.
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  • Graham Weeks - Inscrit
    26 février 2012 15 h 22
    Le Québec français "finishing school" pour le ROC?
    En même temps, il y a des universités au Canada anglais que font plus d’efforts que la plupart des universités franco-québécoises pour embarquer et soutenir des finissants des programmes d’immersion française dans leurs études en français dans le ROC. Pourtant, le Québec devrait constituer la « finishing school » linguistique naturelle pour des jeunes qui ont investi des années dans l’apprentissage du français. Qu’est-ce qui cloche? Graham Weeks, Austin, Québec
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  • Slo Mo - Inscrit
    26 février 2012 17 h 33
    Le verbe être au Québec
    I am a carpet
    You are a carpet
    He/she/it is a carpet
    We are carpets
    You are carpets
    They are carpets

    Attendez que je m'étende devant vous avant d'essuyer vos semelles sur moi, merci. Z'auriez pas un peu de hockey à regarder aussi?
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  •  
  • Pierre Carpentier - Abonné
    26 février 2012 18 h 38
    Merci à Michel David et à Impératif français
    Merci à Michel David et au président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, les seuls à avoir réagi publiquement à l'enfer linguistique dans lequel nous poussent les protagonistes de l'anglais de tout acabit, dont le conseil d'administration de l'École des hautes études commerciales de Montréal, qui d'un coup de barre efface les luttes de nos pères, de nos mères, de nos grands-pères, de nos grands-mères pour faire du français la langue commune au Québec, mais aussi la langue des affaires. Au nom de la francité, n'en jetez plus, la cour est pleine!

    Monique Bisson
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  •  
  • MJ - Inscrite
    26 février 2012 20 h 44
    L’anglicisation du Québec et, particulièrement de Montréal, la plus grande métropole du Québec, bat son plein à vitesse Grand V
    A Montréal, je ne vois et n’entends autour de moi que l’anglais parlé par des étudiants étrangers. Lorsque je m’adresse à eux, ils me répondent: “Sorry, I don’t speak French”. Et lorsqu’il s’agit de nos cousins, les Français, qui viennent étudier ici, dans le cadre d’un échange leur octroyant des tarifs réduits pour leurs études universitaires et pour ainsi parfaire leur anglais, je crie mon indignation devant cette ruée dans nos universités québécoises, tandis que le gouvernement veut hausser les frais de scolarité pour nos étudiants d'ici et réduire l'accessibilité aux études.

    Les traîtres à la nation québécoise sont prêts à renier leur langue et leur peuple pour accélérer l’anglicisation du Québec dans le contexte de la mondialisation. Le gouvernement Charest, inféodé aux Desmarais et cies, accélère la minorisation de la culture francophone au Québec via, entre autres, son programme scolaire d’immersion en anglais dès la 6e année. Les programmes unilingues anglais mis en oeuvre aux HEC pour une clientèle étrangère et même francophone sont une insulte à la majorité francophone et à l’esprit de la Loi 101 qui consacrait le français comme langue officielle de travail au Québec. Le gouvernement Charest, dominé par les grands intérêts économiques et financiers est en train de démolir tout ce qui avait été bâti comme assise linguistique et sociale au Québec.
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  •  
  • MJ - Inscrite
    26 février 2012 20 h 49
    L’anglicisation du Québec et, particulièrement de Montréal, la plus grande métropole du Québec, bat son plein à vitesse Grand V
    Le milieu anglophone est en train de dominer non seulement la scène politico-économique, mais crée une zone de turbulence dans notre propre système d’éducation francophone. Cette maîtrise en anglais aux HEC, principalement pour les étudiants étrangers, dont les Français et étudiants d’autres cultures, avides de devenir patrons, va-t-elle servir de cheval de Troie contre nous? Vont-ils (étudiants étrangers) donc débarquer en masse et se servir de nos institutions pour carrément voler les places des Québécois et ensuite nous dominer? Il est révoltant que les conseils d’administration de nos grandes institutions québécoises soient noyautés par les intérêts de cette “dynastie Desmarais et cies" qui gouverne dans l’ombre et oriente les politiques linguistiques, économiques et financières du Québec. Bientôt, le territoire québécois sera envahi par les industries étrangères, les étudiants étrangers ne parlant pas le français, et le retour des “boss” anglos du temps d’Yvon Deschamps. Les Québécois seront alors devenus les dindons de la farce. Toutes nos taxes et nos impôts auront servi, entre les mains du PLQ, à nous asservir aux intérêts économiques anglophones et étrangers.
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  • Aristide - Abonné
    26 février 2012 21 h 57
    L’aliénation de HÉC Montréal en catimini
    Tant la M. Sc. en sciences logistique dispensée à 30 étudiants provenant en partie de Chine et d'Inde, que les cinq groupes bilingues que créera HÉC Montréal au niveau de son BAA ne constituent qu’un début de l’aliénation planifiée dans le plan d’action «5-20-100» adopté en 2010 par les dirigeants de HÉC Montréal. Cet audacieux plan d’action vise, notamment, à admettre entre 35% et 40% d’étudiants provenant de l'extérieur du Québec et à recruter une soixantaine «de professeurs-chercheurs de haut calibre qui souhaitent poursuivre une carrière stimulante en enseignement ET en recherche».
    Une école qui veut se classer parmi les 100 meilleures écoles de gestion au monde doit se donner des «conditions gagnantes»! Exiger des «vedettes mondiales» qu’elles apprennet le français comme condition préalable à leur entrée à HÉC Montréal n’en est pas une. Quand on sait qu’il existe plus de 12 000 facultés de sciences ou administratives ou écoles de gestion de niveau universitaires, il est manifeste l qu’imposer le français comme langue de travail constitue une entrave majeure; des «accommodements raisonnables» s’imposent!
    Les dirigeants actuels de HÉC Montréal de concert avec les membres du CA sont engagés depuis douze ans dans une vaste opération de mondialisation de cette prestigieuse institution nationale. À l’occasion du renouvellement du mandat du directeur de l’École à l’automne 2010, le plan 5-20-100 de celui-ci a été a été plébiscité par 90% des professeurs et et approuvé par un prestigieux conseil d'administration présidé par madame Hélène Desmarais, proche associée de Power Corporation. Certes, cet audacieux plan d'action financé en bonne partie par les fonds publics québécois paraît «au-dessus des moyens de la société québécoise» , toutefois, il n’a pas encore été possible jusqu’ici d’obtenir quelqu'analyse que ce soit sur les coûts et bénéfices d
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  • N. G. S. - Inscrit
    27 février 2012 10 h 44
    "Anglo-Saxon"? Connais pas!
    Depuis l'an 1066, l'anglo-saxon a été remplacé pas l'anglo-normand.
    Renseignez vous, s.v.p.! Est-ce que vous allez appelez les anglophones d'Asie, d'Afrique, des Antilles, etc. des anglo-saxons? Gare à vous dans ce cas-là et mettez surtout vos assurances-voyage bien à jour avant de le faire!
    La seule erreur plus grand encore serait de nommer les ouest-africains des francs ou des gaulois!
    Assez de ce racisme omniprésent du Gal. de Gaulle et ses acolytes préhistoriques qui ne peuvent pas simplement parler d'anglophones, tout comme francophones, lusophones, etc.
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    27 février 2012 11 h 18
    Université Laval MBA Global Business : premier MBA offert entièrement en anglais à la FSA
    Au moins, ils exigent le niveau intermédiaire en français, l'équivalent de 3 cours.
    La course au rectorat est ouverte, on va soulever la question. La liste sera dévoilée le 20 mars prochain.
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  •  
  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    27 février 2012 12 h 28
    La mondialisation n'est ni une religion ni une fin en soi
    Certain parlent de la mondialisation comme s'il s'agissait d'une religion ou d'une fin en soi. Avant, j'étais pour la mondialisation. Nos entreprise québécoises allaient exporter nos produits faisant notre fierté en créant des emplois. Aujourd'hui, je suis contre, car les entreprises nous ont trahis en exportant nos emplois. Et au lieu d'exporter notre culture faisant notre fierté, elles contribuent à écraser la nôtre.
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  •  
  • marc.collin - Inscrit
    28 février 2012 03 h 43
    Encore plus
    Excellent je pourrais ainsi payer encore plus éduquer les étrangers qui repartirons dans leur pays à la fin de leur étude....

    vive l'appauvrissement du citoyen
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  •  
  • Patrick M - Inscrit
    29 février 2012 23 h 42
    Trahison mondiale
    Moi j'aimerais bien qu'on m'explique. Il me semble que la moindre des logiques, c'est que si nous voulons étudier à l'université en anglais, nous allons dans des universités anglophones et si nous voulons le faire en français, nous allons dans les universités francophones.

    Mais là, c'est rendu que la langue d'enseignement des écoles francophones sera l'anglais. Donc nous avons le choix entre étudier en anglais dans une université anglophone ou étudier en anglais dans une université francophone. Plus ridicule que ça, tu meurres.

    Là, on nous otent nos droits fondamentaux d'avoir accès aux études dans la seule langue officielle du Québec! INADMISSIBLE. Pour attirer les étudiants étrangers qu'ils disent. Bien oui, pourquoi ils viendraient dans une université francophone s'ils veuillent étudier en anglais. Il faudrait être crét... pas à peu près non! Et s'ils veuillent perfectionner leur français?

    Mais non, on n'y pense pas à ça. Anglais! Anglais! Il n'y a que ça qui compte. Notre langue est bonne pour les paysans, les bâtards sans éducation. Il ne faut SURTOUT jamais oser s'affirmer en tant que francophone DÈS qu'un non-francophone se pointe dans le portrait!

    Nous sommes dans une ère où on dirait qu'on fait une exclusion globale de tout ce qui n'est pas anglophone. Il faut toujours parler anglais dès qu'un étranger se pointe. Comme si toutes les autres langues étraient uner honte qu'il faut camoufler le plus possible. Je trouve ça bizarre cette perception. Au lieu de profiter de la richesse de la diversité culturelle avec internet, on essaie de les réduire à leur plus simple expression comme si le monde entier était fermé à tout ce qui n'est pas anglophone.

    Ce que j'appelle rien de moins qu'un génocide culturel mondial est inadmissible. Chaque pays a le droit de vivre et d'avoir une éducation de qualité dans sa langue nationale. C'est la moindre des choses. Et ce n'est pas vrai que l'anglais est la seule langue valable
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  •  
  • Slo Mo - Inscrit
    2 mars 2012 00 h 02
    Petite anecdote
    Je me suis pointé dans un bar avec pleins de pures laines comme moi et j'ai commencé à leur baragouiner ça en anglais; je me suis fait payer un verre car j'avais l'air d'un anglais <<smart.>> Je me suis dit, en rétrospective, qu'avoir parlé en français, jamais j'aurais reçu ce verre. Colonisés?
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  • S Allard - Inscrit
    3 mars 2012 13 h 40
    Comment de temps faut-il encore supporter ces balivernes ?
    À lire les commentaires ici, on dirait que l'école des HEC s'est vendue corps et âme au diable anglais alors qu'en fait il s'agit simplement d'offrir une certaine formation en anglais. Et si on le faisait en mandarin, est-ce qu'il aurait eu ce branle-bas de combât. Je parie que non. Je trouve cette histoire tellement banale et sans importance que je me dis que le reste du monde, et surtout les Français, doitt rire de nous.
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