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Achat de logiciels par l'Assemblée nationale - Une étude «indépendante» réalisée par un «partenaire» de Microsoft

Fabien Deglise   24 février 2012  Québec
Fujitsu Conseil Canada se présente comme «l'un des plus grands partenaires de Microsoft au monde» et ses employés «entretiennent des liens étroits» avec la multinationale du logiciel.
Photo : Agence Reuters Charles Platiau
Fujitsu Conseil Canada se présente comme «l'un des plus grands partenaires de Microsoft au monde» et ses employés «entretiennent des liens étroits» avec la multinationale du logiciel.
Appel d'offres sous influence? L'étude «externe indépendante» commandée par l'Assemblée nationale du Québec pour le remplacement de 1200 logiciels de bureautique, dont l'achat planifié sans mise en concurrence au géant de l'informatique Microsoft place l'institution sous un feu nourri de critiques depuis quelques jours, a été confiée à un cabinet de consultants qui affiche publiquement ses accointances avec la multinationale américaine, a découvert Le Devoir.

Fujitsu Conseil Canada, chargé par l'Assemblée d'évaluer le produit à préconiser, entre les logiciels libres et la suite Office Pro Plus 2010, en vue de la rédaction d'un appel d'offres, se présente en effet comme «l'un des plus grands partenaires de Microsoft au monde» et ses employés «entretiennent des liens étroits» avec la multinationale du logiciel, a indiqué hier au Devoir une porte-parole de l'entreprise. Une proximité dénoncée par les défenseurs du logiciel libre dont les produits ont été exclus de l'appel d'offres, au mépris des règles de bonne et saine gouvernance, maintiennent-ils, tout en réclamant à nouveau l'annulation pure et simple de l'appel d'offres lancé au début de la semaine.

Présenté mercredi comme une «firme externe indépendante» par l'Assemblée nationale pour justifier sa décision d'ouvrir son appel d'offres uniquement aux produits Microsoft pour le remplacement ferme de 600 suites bureautiques et de 600 autres en option, Fujitsu Conseil Canada est en fait tout sauf indépendant de la multinationale américaine. «C'est un partenaire avec qui nous avons des relations d'affaires très proches», a convenu hier en entrevue Caroline Senay, responsable des communications et du marketing de cette multinationale du conseil et des nouvelles technologies. «Nous développons des projets conjointement avec les gens de Microsoft, avec qui nous sommes souvent assis autour des mêmes tables pour trouver ensemble des solutions à des problèmes du marché.»

Cette «alliance», présentée en ces termes sur le site Internet de Fujitsu Conseil Canada, lui permet d'ailleurs «d'avoir accès à des informations privilégiées provenant de Microsoft», avoue Mme Senay, pour l'accomplissement de ses mandats. Pis, Fujitsu «fait souvent la promotion» des produits de la multinationale américaine, «mais pas de manière exclusive», ajoute-t-elle. «Cela ne nous empêche pas d'aider un client à aller vers d'autres technologies, s'il le désire.»

Pour la Fédération québécoise des communautés et des industries du libre (FQCIL), l'embauche de ce cabinet de consultants par l'Assemblée nationale — et sa conséquence, la publication d'un appel d'offres privilégiant un logiciel privatif de Microsoft aux dépens de solutions sans licences d'utilisation que représentent les logiciels libres — est tout simplement «choquante». «Quand l'Assemblée évoque cette étude pour justifier qu'elle a agi dans les règles de l'art, elle fait preuve d'une incroyable mauvaise foi», a indiqué Cyrille Béraud, président de la Fédération.

Plus avantageux

Mercredi, l'Assemblée nationale s'est défendue par voie de communiqué d'avoir lancé un appel d'offres discriminatoire envers le logiciel libre, évoquant entre autres le rapport de Fujitsu, qui, après avoir évalué «les produits du libre», aurait conclu que les «produits Microsoft [sont] grandement avantageux, dans le cas du remplacement de la suite bureautique». L'institution publique refuse toutefois de dévoiler le contenu précis de cette évaluation.

Hier, l'Assemblée nationale a réitéré le bien-fondé de sa décision et de son appel d'offres, défendant même le travail du cabinet de consultants, «qui ne représente pas seulement Microsoft, mais également d'autres éditeurs de logiciels», a résumé Jean-Philippe Laprise, porte-parole de l'institution. «C'est une firme aussi qui possède une expertise reconnue dans le domaine des technologies.» Le contrat pour le renouvellement des suites bureautiques de l'Assemblée est évalué entre 900 000 et 1,2 million de dollars. L'appel d'offres se termine le 28 février prochain.

Au début de la semaine, la décision de l'Assemblée nationale de favoriser Microsoft pour le renouvellement de ses logiciels de bureautique a été vivement décriée par l'industrie du logiciel libre, qui n'a pas manqué de mettre en relief l'incohérence du geste dans une institution qui, quelques mois plus tôt, a voté la loi 133 sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement. Le texte législatif stipule que l'appareil gouvernemental doit à l'avenir «considérer les logiciels livres au même titre que les autres logiciels» lors des mises à jour dans son parc informatique, et ce, dans un souci «d'assurer la pérennité du patrimoine numérique gouvernemental», peut-on lire.

Notons que l'Assemblée nationale n'est pas officiellement assujettie à cette loi, mais comme toutes lois visant les organismes publics, l'institution dit toutefois y souscrire, a ajouté M. Laprise.

En 2010, la Cour supérieure du Québec avait par ailleurs qualifié d'illégaux les appels d'offres ciblant et nommant des produits associés à une seule entreprise, comme Microsoft. Rendu dans la cause opposant Savoir-faire Linux à la Régie des rentes du Québec (RRQ), ce jugement réclamait même à l'avenir que l'administration publique tienne compte du logiciel libre dans l'ensemble de sa stratégie de renouvellement de ses logiciels informatiques.

En phase ascendante dans les administrations publiques à travers le monde, les logiciels libres, plus flexibles, moins coûteux et souvent tout aussi efficaces que leurs équivalents privatifs sous licences, sont de plus en plus prisés. La France, les États-Unis, la Grande-Bretagne y ont succombé pour réduire, entre autres, les dépenses de leur gouvernement, mais également pour stimuler le partage de l'information produite par l'entremise de ces applications. Les formats de ces logiciels étant ouverts, il facilite les échanges de données civiques entre différents systèmes et logiciels libres, ce que les applications privatives ne permettent pas toujours.

Au Québec, des dizaines de politiciens, toutes couleurs politiques unies, se sont prononcés en faveur de ces outils informatiques dans les derniers mois. «Les discours politiques sur le libre sont finalement très hypocrites, dit M. Béraud. De toute évidence, il y a une incapacité de l'État à tenir une parole authentique sur cette question.» Un drame, selon lui, alors que Québec se prépare à dévoiler ses intentions en matière de gouvernance numérique, dans la foulée du rapport Gautrin, dont Le Devoir a dévoilé hier les grandes lignes. «On veut faire la promotion du gouvernement ouvert, ajoute-t-il. Mais il ne peut pas y avoir de gouvernement ouvert sans logiciel libre.»
 
 
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  • marc.collin - Inscrit
    24 février 2012 06 h 53
    Presque drole
    Marrant que Charest mentionne l'europe a tour de bras pour orienter le Québec et que là il oublie les noubreaux geste vers les logiciels que la France à fait...

    bizarrement ils ont fait des économie majeur sans anicroche....

    Est-ce que le milieu informatique serait aussi pourri que le milieu de la construction au Québec?
    Les petits zamis de Charest n'auraient pas leur ristourne?
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  • Luc Fortin - Abonné
    24 février 2012 07 h 01
    Et l'Allemagne?
    "La France, les États-Unis, la Grande-Bretagne y ont succombé pour réduire, entre autres, les dépenses de leur gouvernement, mais également pour stimuler le partage de l'information produite par l'entremise de ces applications[...]"

    Et pouquoi ne pas mentionner l'expérience de l'Allemagne?

    http://www.zdnet.fr/actualites/le-ministere-allema

    "Invoquant l’insatisfaction des utilisateurs, des problèmes d’interopérabilité et des coûts cachés, le ministère allemand a décidé de migrer ses postes de travail Linux et OpenOffice vers Windows XP. Une première étape avant un passage à Windows 7 et Office 2010."
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  • Luc Fortin - Abonné
    24 février 2012 07 h 06
    Aussi bon que la qualité du français!
    "Est-ce que le milieu informatique serait aussi pourri que le milieu de la construction au Québec?"

    Je serais porté à prétendre qu'il est aussi pourri que la qualité du français dans ce milieu. 8;-)
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  • Guillaume Voisine - Inscrit
    24 février 2012 07 h 55
    Oui, l'Allemagne ?
    Un retour à Windows XP ? En 2011 ? Vraiment ? Et on présente ça comme un exemple de bonne décision ?

    Allons...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    24 février 2012 08 h 10
    Microsoft et béton
    Ça doit être la même logique qui a amené le ministère des Transports du Québec à choisir le béton plutôt que l'acier pour le nouvel échangeur Turcot.
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    24 février 2012 08 h 31
    Je suis pour le logiciel libre mais...
    Sur cet ordinateur je peux exécuter : Linux 64 bit, Windows 7 64 bit et visa 32 bit. J'utilise peu Linux parce qu’il ne me permet pas d'utiliser ma carte télé. Mise à part cette fonctionnalité Linux fait un très bon travail.

    J'utilise même actuellement Open office et je m’ennuie de la suite Office...Oui un F7 ( correction ) sur Open office ne vaut pas celui d'un F7 sur la suite Office.

    Ceci peut expliquer en partie l'augmentation de mes fautes de français sur cette tribune.

    Si je serais plus compétant en français et que je n'aurait pas l'applications spécifique d'enregistrer la télévision et faire des montages (bref une utilisation dite de bureautique ) j’utiliserai Linux et je ne vois pas pourquoi les employées de l'état ne pourraient le faire.

    Christian
    Sherbrooke
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    24 février 2012 08 h 32
    La poule ou l'oeuf ?
    Microsoft dispose de milliards de dollars pour maintenir ses logiciels.

    Les logiciels de la suite «Open Office» font 95% de ce que font les logiciels de Microsoft, mais ils ont coûté moins de 0,1% à produire et à maintenir.

    Si les gouvernements se mettent à soutenir les logiciels libres, ils se développeront et ils pourront rejoindre et même dépasser la qualité des logiciels de Microsoft.

    C'est comme avec la Caisse de dépôt : elle investit dans les sables bitumineux au lieu de soutenir les entreprises québécoises.

    C'est peut-être plus facile à court terme d'envoyer notre argent ailleurs, mais à long terme, on ne s'aide pas.

    Serge Grenier
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  • M. Julien - Abonné
    24 février 2012 08 h 41
    Une éthique minimaliste à géométrie variable
    Rien de nouveau sous le soleil ici.

    Cette façon de procéder du gouvernement Charest respecte l’esprit de sa philosophie de l’éthique qui préconise une éthique minimaliste à géométrie variable.
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  • Robert Devault - Abonné
    24 février 2012 08 h 48
    Style Charest !
    Un appel d'offre tout à fait légal,dans les règles de l'art (les règles de l'art libérale,s'entends).
    Décidément,ce gouvernement est incapable de faire quoi que ce soit de façon tout à fait transparente et honnête.
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  • Gaggill - Abonné
    24 février 2012 09 h 02
    Le logiciel libre
    Je l'utilise pour mes besoins personnels mais pour avoir utiliser MS avant je peux dire que j'ai remarqué des différences entre les deux suites de logiciels, je m'accommode de ces détails(pour moi) mais est-ce possible en usage "commercial"? Il serait intéressant que nous connaissions la recommandation donnée par l'étude de la firme consultée par l'assemblée nationale.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    24 février 2012 09 h 51
    Tout le monde répète ...
    Enveloppes brunes ... des enveloppes brunes ... et encore des enveloppes brunes .
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  • Emmanuel - Inscrit
    24 février 2012 10 h 01
    Logiciels commerciaux
    Ce qui blesse avec la suite Office de MS, c'est que pour faire la même chose qu'avec Windows 98 Office 97, il faut maintenant un ordinateur 17 fois plus performant (win7 office2007) et la suite ne vous apporte pas grand chose de plus ormis quelque bug réglés. Ce qui implique qu'en plus d'acheter des nouveaux logiciels a prix exorbitant, il faille mettre à jour les parcs informatiques dans leur entièreté.

    C'est scandaleux.

    Les alternatives gratuite sont de loin meilleures.
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  • Philippe Chrétien - Abonné
    24 février 2012 10 h 14
    La pointe de l'iceberg ...
    Microsoft, Oracle et d'autres gros joueurs de l'industrie investissent des millions de dollars dans des réseaux d'affiliés. Tous les intervenants de l'industrie sont impliqués, allant du programmeur aux gestionnaires de projets en passant par les firmes de consultation et de placement.

    Ce système d'affiliés s'appuie sur des certifications vendues par Microsoft et d'autres grands fournisseurs aux programmeurs et aux entreprise. Une entreprise ou une firme de consultation peut se mériter des certifications donnant droit à des relations particulières avec les représentants du fournisseur et à des licenses gratuites en envoyant ses employés suivre des séances de formation sur leurs produits.

    Les firmes de placement utilisent ensuite ces certifications pour attirer de nouveaux programmeurs d'un côté et pour se négocier des avantages avec le fournisseur de l'autre. À l'exception de quelques rares firmes à Montréal, toutes sont noyautées par un ou plusieurs de ces fournisseurs.

    Est-ce une pratique acceptable ou non, je vous laisse juger. Il est clair qu'en ce qui concerne les projets de l'état ces pratiques peuvent sembler à tout le moins douteuses.

    Pour terminer, il faut comprendre que tout ce débat n'a absolument rien à voir avec les qualités et les défauts des logiciels en question. Que ce soit Microsoft Office ou Libre Office, ces produits sont compatibles les une avec les autres et de très haute qualité. C'est une question de réseautage, d'argent et de politique.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    24 février 2012 10 h 49
    !!!
    La question qui tue? Est-ce que les termes “incompétence” et “stupidité” ont encore un sens? Conflit d’ intérêts? Connais pas!
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    24 février 2012 10 h 58
    Microsoft : c'est normal
    Pour Microsoft, c'est la pratique habituelle. Lisez les nouvelles spécialisées, et vous allez voir que l'histoire de Microsoft est truffée de ces «études indépendantes». Ils ont même fait pétitionner des morts en faveur de leur cause : des députés étatsuniens ont reçu des lettres citoyennes de personnes décédées faisant la promotion des produits Microsoft, une sorte de lobby caché. Ils ont aussi soudoyés des organismes qui étaient à priori vraiment indépendants, parce que ceux-ci avaient un droit de vote dans un comité de standardisation réputé, dont une des tâches était d'évaluer le «standard» du nouveau format de fichier Word, conçu comme un fouillis servant à maintenir les barrières anticompétitives. Pour ces exemples, ça fait juste quelques années, alors vous pouvez tout trouver ça sur le web, mais la liste est incroyablement plus longue. Ils sont absolument légendaires.

    Donc, quand c'est le temps d'évaluer une offre venant de Microsoft, la prudence est particulièrement de mise.
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  • Pierre Boivin - Inscrit
    24 février 2012 11 h 06
    Forte odeur collusive...mettez-nous au parfum
    Je suis dans la même situation que Gaggill et peut-être encore plus, tout en étant un utilisateur des plus ordinaires. Par contre, mes années d'utilisation de MAC, MS et Linux m'ont bien fait comprendre les enjeux de cette situation.

    Je demeure des plus troublés devant la situation présente car les suites Linux sont simples, ergonomiques, et d'une flexibilité de configuration assez extraordinaire vs les autres options. De plus, à ce que je sache les serveurs Linux sont les no.1 dans ce vilain monde de l'interaction numérique.

    Je suis honnêtement confus devant la situation présente: lois, intentions, exemples et expériences crédibles mise à part l'Allemagne avec des actions qui dépassent l'incongruité de base en informatique.

    Soyons lucides dans cette affaire. Avec la menace que représente Linux pour MS présentement, il serait réaliste de voir apparaître des stratégies à l'étique des plus discutables de la part d'un joueur si énorme qu'il pourrait se croire au-dessus du bien public.

    Mais qui suis-je à passer pour un parano de la machination ripouilleuse car nous sommes probablement devant un cas d'incompétence crasse OU les deux!!

    Mais non, je suis probablement un pauvre berger ignorant devant les grands prélats de l'état sans imputabilité réelle.

    Soyons vigilant avant que la colère nous tzunamise.
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  • josephflavius - Inscrit
    24 février 2012 11 h 16
    Gare aux loups!
    Y-a-t-il un seul autre endroit au monde où ont charge les loups de garder les moutons?
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  • Francois Dorion - Abonné
    24 février 2012 11 h 30
    Un instant
    Une chose me chicote avec les logiciels libres: quelle est la source de revenu des auteurs s'ils sont gratuits? Je veux bien encourager le développement de l'informatique, mais est-il sain d'encourager des programmeurs qui n'ont pas trouvé de job chez microsoft ou apple et qui leur font de la concurrence gratuite pour leur enlever du marché? ou est-ce que, lorsque ces logiciels seront suffisamment implantés on ne leur trouvera pas un coût caché? Si ces produits sont si bons, pourquoi ne sont-ils pas mis en marché de façon normale, de façon à générer un revenu pour leurs auteurs?
    Quelqu'un se fait flouer avec les logiciels libres, et ce sont sans doute les programmeurs.
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  • Allo Mononcle - Inscrit
    24 février 2012 11 h 47
    Rien n'est juste dans vos commentaires...je m'excuse mais.
    Je vois bien que personne ici n'oeuvre dans le monde des TI, si je considère vos commentaires. Le Québec est gros village de frustré à mon avis et je pense que les médias sont principalement responsables de cette confusion générale.

    L'Open Source n'est absoluement pas adapté à la grande entreprise pour des raisons bien simple: aucun support, code source ouvert donc non-sécurisé (et disponible à n'importe qui...on donne ainsi la clef de la porte sécurisant vos données...), pour des fins de compatibilité et d'intégration et j'en passe. Je n'essais pas de défendre Microsoft dans cette situation. Si on parle de IBM ou tout simplement de Unix ou d'un logiciel MainFrame...Pensez-vous qu'une compagnie prendrait le risque de gérer un système bancaire par exemple avec du Open Source !!! J'imagine même pas, ce même journaliste écrivant cet article, se révolter qu'une banque X ait utilisé du code "public" pour gérer des données aussi critiques à chaque individu.

    Pensez-vous qu'avec la guerre technologique qui s'annonce, on veuille risquer utiliser du code public ou ouvert pour gérer nos vies, nos données...sans l'appui de multinationnale (IBM, VMware, Microsoft, Citrix) ayant de la rigueur dans leurs processus de développement applicatif. Oui ces compagnies font de l'argent tout est digital maintenant...C'est comme les compagnies pharmaceutique...oui ils font de l'argent...personne ne prend soin de sa santé...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    24 février 2012 12 h 15
    Rémunération
    Les auteurs des logiciels libres vivent de services associés, comme l'installation, la formation, la «customisation», etc. Personne ne les oblige à s'impliquer dans ces projets.
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  • Christian Aubry - Abonné
    24 février 2012 13 h 14
    Il n'y a rien de "gratuit" dans les logiciels libres
    @François Dorion - Je répète: il n'y a rien de "gratuit" dans le développement des logiciels libres. Les gens qui les développent sont payés, soit par un client, soit par un employeur, soit par le profit personnel qu'ils retirent du produit auquel ils contribuent.

    La différence, c'est que ce développement s'inscrit dans une logique de bien commun, qu'on ne réinvente pas la roue chacun dans son coin, qu'on bâtit sur un socle commun de normes et de standards ouverts, que le code des logiciels est connu, aisément vérifiable et, donc, plus sûr (à partir du moment où vous avez confiance dans l'entité qui vous fournit la version finale compilée, évidemment).

    Cette logique est très proche de celle qui préside au gouvernement démocratique. Là aussi, il s'agit de mettre en commun une partie de nos ressources propres afin de nous doter d'infrastructures et de services partagés.

    Et comme nous souhaitons le faire au moindre coût, le logiciel libre, qui s'inscrit littéralement dans une logique de "développement durable" fournit une base informatique extraordinaire sur laquelle nos gouvernements peuvent construire leurs applications en développant leurs ressources informationnelles propres, et non celles d'une entreprise privée dont l'objectif ultime reste malheureusement, dans le système économique actuel, l'abondant profit des actionnaires.
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  • Geoffroi - Abonné
    24 février 2012 13 h 34
    Une autre commission Charbonneau ?
    Pourquoi pas! Est-ce que le Bureau de l'Assemblée nationale, comprenant plusieurs députés réputés moins suiveux que des employés et leurs mandarins dits parfois «imputables», tous rétribués par les citoyens, a été au moins impliqué ?

    On est pas obligé donc...on fait ce qu'on veut! Vraiment surprenant!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    24 février 2012 13 h 34
    Réveille, Mononcle!
    Pensez-vous vraiment qu'on peut aller chez Future Shop et s'acheter une suite Microsoft adaptée à la grande entreprise? Bien sûr que non: il faut faire affaire avec des spécialistes, Fujitsu Conseil Canada, par exemple. Eh bien, c'est la même chose pour le logiciel libre, à la différence qu'on n'aura pas à payer 1200 fois les licences d'usage des logiciels, uniquement leur adaptation, leur installation et leur entretien, qu'on devrait de toute manière payer AUSSI pour une suite Microsoft.

    Linux est une simplification de Unix, qui est le principal système utilisé dans les grands réseaux.
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  • Tickon - Abonné
    24 février 2012 14 h 34
    Très bien dit: Sanzalure
    Très bien dit Sanzalure!

    Ceux qui croit que Linux est encore à l'age de pierre, vous devriez jeter un coup d'œil aux récentes versions d'Ubuntu! Mes amis se demandent souvent si j'ai installé le système d'exploitation d'un Mac sur mon PC...

    Que le fonctionnement du gouvernement entier dépende d'une seule compagnie... ça devient une question de sécurité également. Avez vous déjà entendu l'expression "Too big to fail"?
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  • marc.collin - Inscrit
    24 février 2012 15 h 47
    Antidote
    @Melkitsedeq, le correcteur de ms-office ne vaut pas grand chose, certe mieux que libreoffice ou openoffice. antidote druite, a été porté sous linux......
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    24 février 2012 17 h 53
    réponses en vrac
    Je suis prof d'informatique, spécialement auprès d’aînés, et je prends aussi des contrats de consultant linux-logiciel libre. Vous pouvez me contacter par courriel sur g-mail : guillaume.blou

    Je supporte le logiciel libre et, pour ceux qui sont habitués à WinXP, je vous recommande linux mint (descendant d'ubuntu). Linux a été adopté par les pirates informatiques dans les 1990, puis développé par la communauté d'experts (debian ; 1993) ; depuis ubuntu (2008), la philosophie a évolué pour clamer que la liberté en informatique est aussi faciliter l'apprentissage pour les débutants.
    J'apprécie ce système fait par et pour des gens soucieux et connaissants de la sécurité informatique ; j'apprécie le look pantoute déstabilisant de linux mint que mes aînés comprennent sans problèmes.

    Malheureusement, la même convention existe pour microsoft que pour la voiture à essence ; linux est l'équivalent de la voiture électrique en informatique.

    @Melkitsedeq : le support technique en logiciel libre fonctionne beaucoup par les forums et sûrement quelqu'un a déjà fait face à ce problème et trouvé une solution ; à ma connaissance, nvidia et ati ont donné accès aux données pour faire des drivers linux. Surprenament, il faut rarement s'occuper d'installer un driver pour l'utiliser avec linux mint 11. ; que de temps perdu à chercher des drivers sur le net avec winxp.

    @Emmanuel : obsolescence planifiée, le matériel informatique a une durée de vie de plus de 10 ans, nos ordis en 2002 pouvaient écrire des courriels et lire des e-mails, et le peuvent encore avec linux (même aussi vieux qu'un 486 de 1994) ; pas avec windows, qui implique d'énormes couts .
    @Sylvain Auclair : autant nous sommes moins d'accord sur les débats de structure démocratique, j'aime et partage tes commentaires sur le logiciel libre.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    24 février 2012 18 h 35
    réponses en vrac 2
    @Francois Dorion : combien de gens ont un windows, un office ou d'autres logiciels piratés? Les logiciels sont gratuits de fait, avec les risques de virus inhérents au piratage de logiciels payants ; et même quand windows vient pré-installé et non-piraté, le fait que ce soit fermé et que d'autres logiciels payants y soient n'assure pas notre sécurité et confidentialité.

    Quand on achète un hamburger dans un restaurent, on n'achète pas le droit d'utiliser la recette, on paie pour les ingrédients et la "customisation" de la recette. Si un logiciel, une série de commandes, est comme une recette, le logiciel libre est la certification bio sauf moins cher.

    @Allo Mononcle:
    "L'Open Source n'est absoluement pas adapté à la grande entreprise pour des raisons bien simple: aucun support, code source ouvert donc non-sécurisé (et disponible à n'importe qui...on donne ainsi la clef de la porte sécurisant vos données...)"

    Dans ton analogie, le open source serait plutot le modèle de cadre de porte plutôt que la serrure ou la clé : à moins que ton admin donne le mot de passe ou l’algorithme d'encription (la clé), le open source, par son partage d'information sur comment faire une meilleure porte, n'empêche pas à une banque ou autre de designer son propre type de serrure.

    "Pensez-vous qu'avec la guerre technologique qui s'annonce, on veuille risquer utiliser du code public ou ouvert pour gérer nos vies, nos données...sans l'appui de multinationnale (IBM, VMware, Microsoft, Citrix) ayant de la rigueur dans leurs processus de développement applicatif."

    Je vais questionner la rigueur de ces multinationales et répondre que je souhaite les outils les plus aptes pour me protéger que le open source m'assure.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Luc Fortin - Abonné
    24 février 2012 20 h 36
    Voir le problème sous un autre angle...
    @Guillaume

    Tout à fait d'accord pour Mint. Pour ma part Mint en version PenDrive est une petite merveille. Je dois tout de même admettre que pour faire ce que je fais sous Windows je dois personnaliser un peu et ça demande peut-être un peu plus d'habilité pour le faire quoi que pour la moyenne des utilisateurs ("Mme ou M. Tout Le Monde") ce n'est pas si simple avec Windows de toute façon.

    Ce que je trouve navrant quand j'écoute ou lis des personnes comme Cyrille Béraud c'est d'essayer de nous faire croire que tout est rose et parfait sous l'Open Source. Son discours est plein d'omissions et de demi-vérités.

    Il y a des produits que j'achète tout en connaissant leurs défauts, car au total j'ai tout de même confiance au produit et comme on ne m'a pas caché certains défauts ou lacunes je suis prêt à y faire face.

    Ce qui m'échappe dans la "clique" à M. Béraud est ceci :

    Pourquoi ne pas faire comme Microsoft a su si bien faire en envahissant le marché des écoles. Il faut avouer que les prix sont très concurrentiels de ce côté pour Microsoft. L'idée est que les enfants qui grandissent en utilisant leurs produits seront les mêmes personnes qui seront sur le marché du travail plus tard et qui n'auront pas besoin de beaucoup de formation pour utiliser leurs produits. Si la communauté Open-Source envahissait les services de garde et les écoles primaires, Microsoft se retrouverait avec un sérieux problème dans 10 ou 15 ans.
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    25 février 2012 07 h 32
    Merci
    @marc.collin

    Merci de l'information quelle version d'Antidote est compatible avec Open office? Est-ce que cette version est gratuite?
    J'ai la version Prisme V5 d'Antidote elle est compatible avec la suite Office.
    Je n'ai pas les moyens d’acquérir une autre version de ce logiciel québécois.
    À moins que les lecteurs se cotisent pour éviter les supplices que je leurs donnent avec mes nombreuses fautes de français.(joke).
    Faite le test pour voir : Écrivez sans faire attention à votre français dans Open office faite le F7 puis copier coller dans la suite Office puis F7 oups il restait des fautes de français!
    Pour une personne plus soigneuse que moi en français il y a peu de différence entre les deux logiciels. Au besoin je peu vous faire part de mes textes avant correction (si vous voulez rigoler).

    @Guillaume L'altermontréaliste
    Un ami fervent amateur de Linux as passé près d'une heure à chercher dans ces forums la solution au problème. Nous avons installé quatre lecteurs multimédia sans succès. J'ai trouvé ces forums pas très utiles , il y as trop de liens inutiles une vrai anarchie a mon goût.

    Je ne veut pas vous mettre au défi de trouver ce pilote mais voici les détails :
    Version de Linux : Ubuntu
    Carte Haupenage Wintv- HVR-1250
    Comme je l'exprimais il s'agit d'une application assez pointu que peu de gens utilise ce qui n’enlève rien à Linux. C'est pourquoi je le recommande. De plus il y as beaucoup de jeux gratuits dans l'univers Linux.

    Bonne fin de semaine
    Christian
    Sherbrooke
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  • arick - Inscrit
    25 février 2012 17 h 33
    L'informatique et la pharmaceutique...
    Pires que la mafia....
    L'informatique, à peine déballée, déjà dépassée...
    Un logiciel nouveau au six mois donc à réinstaller à grand frais...bien sûr!
    La nécessité du changement va avec les enveloppes brunes bien garnies pour convaincre le bien fondé de la mise au point. Vous saisissez...
    Les municipalités passées maître via la patente....
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    25 février 2012 19 h 03
    @Melkitsedeq
    J'ai fait une recherche vite fait et j'ai vu que ta carte est à priori supportée, tu peux rechercher le projet mythtv (qui existe aussi pour windows), qui est généralement le logiciel de télé pour ubuntu / mint ; tu peux m'écrire pour plus de détails et spécifier le problème / ce que tu veux faire, je n'embourberai pas le site du devoir de commandes de terminal.

    Effectivement, les forums, c'est parfois chaotique même pour l'initié ; l'information est là, mais il faut y consacrer du temps. C'est pourquoi il y a aussi d'autres solutions pour des taches plus spécialisées, soit le consultant (un "guru" linux) ou le modèle de prime (bounty), dans lequel on offre une prime au premier groupe d'informaticiens qui trouvera le problème.
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  • Dominique Beaulieu - Inscrit
    29 février 2012 00 h 27
    Loi 101?
    Je croyais que l'État ne faisait affaires qu'avec les entreprise respectant la Loi 101. Quand on va sur le site de Fujitsu Conseil Canada, dans Solution, on clique Gouvernement, on tombe sur une page anglaise.
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