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La juge a plongé

Lise Payette   24 février 2012  Québec
Elle n'a même pas pris le temps de vérifier si l'eau était trop froide. Elle a plongé tête première sans trop se soucier de l'effet de surprise qu'elle allait créer. La juge France Charbonneau a fait une entrée en scène sobre, rassurante et courageuse. Le message était attendu.

La messagère était calme et humble. J'utilise ce mot parce que j'avais craint qu'elle ne succombe à la tentation de jouer la star de la justice, celle qui a mis Mom Boucher en prison et qui a fait plier Jean Charest. C'est plutôt le contraire qu'elle a choisi et elle a fait profil bas. Elle devait faire comprendre en peu de mots qu'elle connaît son métier, qu'elle s'y est préparée depuis longtemps, mais qu'elle ne cherche aucunement à se transformer en danseuse du ventre pour attirer le public.

Le message aussi était clair. Elle nous a assurés qu'elle allait travailler pour nous, le peuple. Elle est allée jusqu'à nous demander de l'aider si nous croyions posséder des informations qui lui seraient utiles pour mener sa commission à terme. Le rapport entre elle et nous sera direct. J'en veux pour preuve le fait qu'elle n'a pas cru utile d'utiliser les journalistes comme courroie de transmission. Ç'a vexé ces derniers, ils ne parlaient que de ça cette semaine. Mais pourtant, au fond, elle a sans doute eu raison. Au lieu de répondre à une multitude de questions allant dans tous les sens, elle a choisi de s'adresser à nous directement pour être bien sûre qu'on se comprenne. Elle va tenir son bout. Elle nous demande de tenir le nôtre.

Elle a réussi en quelques minutes à me convaincre qu'elle ne cherche rien d'autre que la vérité, quelle qu'elle soit, et que rien ne pourra entraver son désir de voir clair dans ce monde mystérieux qui grouille et grenouille autour de nous et de nos institutions, sans que nous arrivions jamais à faire le grand ménage qui s'impose.

La juge Charbonneau a la réputation d'être d'une efficacité redoutable. C'est le commentaire que font à son sujet ceux et celles qui la connaissent bien. Les attentes de la population sont immenses, mais son appui à la juge est assuré. Elle dispose d'un capital de confiance qui est sans mesure, et si elle sait le conserver, elle mènera sa tâche jusqu'au bout sans trop de difficultés.

Ce n'est pas une mince tâche. Nous le savons depuis le début. Cette fois-ci, il ne faut pas qu'une seule pierre reste non tournée, pas plus qu'il ne faudra avoir le sentiment que tout n'a pas été fait et que tout n'a pas été dit pour permettre à notre société de rebâtir la confiance nécessaire à l'avancement de nos projets. Il faudra vider le baril, même si les odeurs nauséabondes vont probablement nous lever le coeur.

C'est pour ça qu'il faut soutenir la juge Charbonneau. Il faut lui faire confiance, elle qui mettra ses troupes en marche quand elle sera certaine que la machine va tenir le coup tant que durera le long voyage, sans tomber en panne et finir sa vie abandonnée sur le bord de la route.

Je voudrais tant qu'on comprenne bien que c'est NOTRE commission, celle que nous avons réclamée, celle que nous avons arrachée de force à Jean Charest, celle qui va nous permettre de comprendre par qui on se fait arnaquer depuis des années, où va l'argent que nous sortons de nos poches et qui finit dans les poches de quelqu'un d'autre qui nous rit au nez.

Elle nous permettra probablement aussi de comprendre à quel moment nous avons perdu le contrôle de notre démocratie. À quel moment des partis politiques ont pu échanger des faveurs contre de l'argent, à quel moment on a tripoté l'honneur de la famille québécoise pour enrichir quelques «favoris», à quel moment nous avons cessé de croire que nous contrôlions notre avenir. Qui? Quoi? Quand? Comment? Et peut-être combien?

Je suis prête à reconnaître à la juge le droit de prendre le temps dont elle a besoin pour harnacher les éléments. Mais j'espère voir les résultats de la commission pour bien comprendre à quel moment nous avons abandonné le combat et comment nous devrons nous y prendre pour que ça n'arrive jamais plus. Si vous savez quelque chose que la juge a besoin de connaître, dites-le. Pour nos enfants et nos petits-enfants. Pour qu'ils n'aient pas à tout recommencer parce que nous n'aurons pas eu le courage d'aller jusqu'au bout.
 
 
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  • Anfre Beaulieu - Inscrit
    24 février 2012 06 h 45
    Une grosse publicité
    Faudrait peut etre attendre quelques résultats avant de se lancer dans ces éloges qui me paraissent tellement prématuré Mme Payette.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 février 2012 06 h 54
    Attention
    J'espère que Mme Payette et ses admirateurs tiendront le même language quand la juge Charbonneau nous dira que le Rapport Duchesneau n'était que du vent, des ouÏ-dire. Qu'il ne contenait aucune preuve. En somme qu'il ressemblait à la personnalité de son auteur...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    24 février 2012 06 h 54
    Romantisme... et maintenant crédulité...
    De plus en plus en plus Mme Payette me semble vivre sur une autre planète: après avoir cru que Charest pourrait faire l'indépendance pour des rasions écologiques, à un printemps québécois où des foules vont se retrouver dans la rue, ce qui va déboucher sur l'indépendance, la voilà maintenant qui se retrouve seule à croire que la sortie de la juge est rassurante... Même Claude Poirier, qui n'est pas un politique, mais un "judiciaire", en tomberait en bas de sa chaise.

    On dirait qu'elle veut tellement être rassurée qu'elle tente rassurer tout le monde. Faut croire qu'elle ne lit ni écoute les journalistes du Devoir ou d'ailleurs, et pas davantage les commentaires qui suivent ses articles. Déconnectée, quoi. C'est dommage. Mais bon, si ça lui fait du bien...
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 février 2012 07 h 00
    Frustrations des journalistes...
    Mais oui, les journalistes voudraient bien faire partie du show. Ils en ont tellement rapporté des soupçons et des accusations, qu'ils se demandent bien pourquoi ce ne seraient pas eux qui se mettent à la recherche de preuves dont ils ne se souciaient guère, il y a peu de temps encore.
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  • Jacques Lison - Abonné
    24 février 2012 07 h 39
    D'accord
    En écoutant la juge Charbonneau, j'ai eu les mêmes sentiments que ceux qu'exprime Mme Payette... À suivre....
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  • Denis Paquette - Abonné
    24 février 2012 07 h 41
    Qu'elle mystere que la mere a l'origine de toutes institutions
    Le Québec après avoir lutté pour l’égalité, peut-être, doit-il apprendre à différencier. Le Québec avec madame Marois ou Charbonneau est peut-être en train de trouver la façon de mettre le Québec au monde. De toutes les façons que serait le Québec sans les mères qui ont œuvrées, en silence, a sa défense. N’est-ce pas le rôle que joue et ont jouées les mères, à toutes les époques et chez toutes les espèces, Les amérindiens eux le savent bien, qui ont un énorme respect pour les mères, n’est-ce pas une réalité importante, dans tous les pays du monde, indépendamment des régimes politiques. Quelle mystere que la mere, a l'origine de toutes institutions
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  • sco100 - Abonné
    24 février 2012 08 h 01
    Le mythe d'un âge d'or perdu
    Il n'y a jamais eu d'Eden politique et il est inutile de se demander quand précisément nous avons perdu notre belle innocence.

    Que vous n'ayez jamais été personnellement partie prenante aux magouilles, je veux bien le croire, mais il n'y a jamais eu d'âge d'or béni où la politique québécoise était exempte de pressions indues. Même le PQ a marchandé en coulisses, à nos frais, avec les syndicats non élus leur appui à la machine souverainiste. Que ces magouilles-là aient été dictées par un idéal ne change au rien au fait qu'elles servaient une clique idéologique et non pas le bien commun.

    C'est la nature même de la politique d'être perméable aux pressions puisqu'elle n'évolue pas en vase clos. Il faut donner un coup de balai et ouvrir les fenêtres de temps en temps, bien sûr, mais il serait illusoire et utopique, voire inhumain, d'aspirer à un monde bleu et rose où la politique serait pour toujours pure, sans tache et incorruptible.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    24 février 2012 08 h 17
    Pour une fois
    Je partage l'avis de madame Payette sur la juge Charbonneau. Là où j'ai une réserve, c'est que je ne crois pas qu'il y aura foule pour l'aider car si elle demande de l'aide, c'est qu'elle croit elle aussi qu'il n'y aura pas grand monde pour aller chercher le trouble dans cette affaire là. Et je trouve également beaucoup de naïveté chez ceux qui croit que cette Commission enrayera à jamais la magouille dans la construction ou ailleurs. La nature, on le sait, a horreur du vide. Il s'en trouvera bien d'autres magouilleurs pour remplir ce vide. Désolé, mais si vous ne croyez pas à ce que je viens d'écrire, il vous suffira de me dire dans quel pays démocrate un tel système totalement épuré existe. Pour l'heure, je n'en voie aucun. Bonne journée.
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  • François Dugal - Abonné
    24 février 2012 08 h 35
    Mme la juge
    La juge a plongé, mais a-t-elle vérifié si le lac est pollué?
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    24 février 2012 08 h 36
    À Denis Paquette: et les femmes pédophiles... ça vous dit quelque chose?
    Celles qui abusent de leur enfants, filles ou garçons, celles qui tuent leur propres enfants, parfois pour des motifs pécuniers? Il y a même des tueuses en série, infirmière entre autres, aux USA, en Europe, principalement.

    Des recherches ont été faites sur les femmes qui abusent ou agressent leurs enfants, surtout aux USA ou des groupe de soutien pour les victimes existent aussi, mais une telle recherche a été tenu au Québec, récemment. Sans oublier un livre intitulé LA Haine de l'amour, La perversion du lien (Éditions L'Harmattan), traitant de certaines dynamiques familiales. Les femmes peuvent-être aussi complices.

    Mais c'est sûr... votre texte est un très beau poème.

    Céline A. Massicotte
    Ex membre du Regroupement des intervenants en matière d'agressions sexuelles
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    24 février 2012 08 h 57
    Nous avons perdu le contrôle de notre État car les rôles ont été inversés.
    Le présent Gouvernement à pris le pouvoir, c'est donné du pouvoir et ce donne du pouvoir.

    Il aime tellement le pouvoir que maintenant notre État nous appartient plus, c'est nous qui appartenons à notre État.

    Maintenant ce n'est plus le Gouvernement qui travaille pour nous, c'est les contribuables qui travaillent pour le Gouvernement.

    Pour notre Premier Ministre nous ne sommes rien d'autre que l'argent de l'État qui lui sert à créer sa petite empire.
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  • Lise Moga - Inscrite
    24 février 2012 08 h 59
    Des preuves...
    "Elle est allée jusqu'à nous demander de l'aider si nous croyions posséder des informations qui lui seraient utiles pour mener sa commission à terme."

    Me Charbonneau n'aura pas de difficulté à trouver des collaborateurs car des individus qui voyaient de la collusion et de la corruption partout, il en pleuvait sur le Québec si bien que nous passions pour être les plus corrompus de tous.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    24 février 2012 09 h 03
    Quelle crédibilité ?
    .

    Il y a un foutu problème de crédibilité quand on sait que c'est les bandits eux-mêmes qui nomment les juges de leurs propres procès.

    Christian Montmarquette
    Montréal
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    24 février 2012 09 h 17
    @Celine A. Massicotte
    J'ai éprouvé les mêmes sentiments que vous en lisant Mme Payette, laquelle me donne l'impression de vouloir nous servir de l'eau de roses ! Naïve, à l'écoute que d'elle-même, et non de ce qui se dit autour, et particulièrement dans le Devoir de ce matin! ?

    Navrant !
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  • rene lefebvre - Inscrit
    24 février 2012 09 h 25
    Propos rassurants de Madame Payette
    Les propos de Madame Payette me rassurent que cette commission n'hésitera pas à fouiller sous chaque pierre afin de trouver qui sont ceux qui ont systématiquement arnaquer les Québécois depuis des années, alors que les gouvernements successifs ont coupé dans la santé, l'éducation et les soins aux ainés et créé des budgets déficitaires. Quand je vois comment nos aînés ont de la difficulté à obtenir les soins de qualité auxquels ils ont droit, la colère s'empare de moi. J'ai honte de voir que les acteurs du crime organisé ont littéralement pillé l'argent qui devait servir à ceux et celles qui ont trimé dur pour bâtir ce pays. J'en ai plus que marre de voir nos étudiants en grève parce que l'argent pour eux est allé dans les poches de quelques goinfres mafieux qui engraissent sans honte.

    Les propos de Madame Payette me rassurent parce qu'ils viennent d'elle. Comme plusieurs de mes concitoyens, je ne suis pas rassuré que cette commission aura les moyens et la persévérance nécessaires pour rétablir la confiance que nous avons perdue envers ceux et celle qui nous gouvernent et qui disent le faire en bon père de famille. Madame Payette, par ses propos rassurants, apporte un vent de crédibilité nécessaire à cette commission qui, comme nous pouvons le voir à la lecture des commentaires ci-haut, est déjà attaquée sur plusieurs fronts pour une multitude de raisons, car plusieurs ont intérêt à ce que Madame la Juge Charbonneau échoue dans sa mission. J'espère et je veux croire que tous les cyniques seront confondus et que les Québécois qui peuvent faire avancer les travaux de cette commission le feront dans l'intérêt national. Je veux croire que cette commission sera un point tournant dans l'histoire du Québec tout comme la Commission d'enquête sur le crime organisé le fut dans un passé pas si lointain.

    Joseph Louis
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  • JimGray - Inscrit
    24 février 2012 10 h 01
    Madame Paillette.
    Étant donné que vous semblez avoir eu raison quant aux capacité et la crédibilité de votre ancienne protégée Pauline, je veux bien me fier sur votre flaire politique encore cette fois-ci. L'intuition de la femme!
    On s'en reparlera quand tout sera terminé.
    N'oublions jamais que la Commission Gommery a accouché de la souris Micket, mais qu'il y a plein de collatéraux qui s'en sont mis plein les poches avec ce show réalité.
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  • Lise Moga - Inscrite
    24 février 2012 10 h 15
    @Christian Montmarquette
    "Il y a un foutu problème de crédibilité quand on sait que c'est les bandits eux-mêmes qui nomment les juges de leurs propres procès."

    Alors, vous avez débusqué des bandits! Communiquez vite le fruit de votre observation à Me Charbonneau... vous aurez posé un geste citoyen responsable.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    24 février 2012 10 h 39
    À Lse Monga
    Y a un autre foutu problème c'est que le site où les citoyens pouvaient dénoncé à été retiré parce que pas sécuritaire.

    Mais bon tou va bien dans cette commission, mis à part tout ce qui ne va pas...

    Bandis, non mais complice: son nom M. Chrarest. Complice après le faits, c'est moins grave.
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  • Pierre Vincent - Inscrit
    24 février 2012 10 h 47
    France Charbonneau, Chef du PQ; Pauline Marois, Commission Marois...
    Mme Payette,

    Votre optimisme m'enchante tellement que je vous propose d'inverser les rôles : Pauline Marois devrait céder sa place aux commandes du PQ et, avec son ascendant actuel, faire de France Charbonneau sa remplaçante. Et une fois élue première ministre, cette dernière pourrait nommer Pauline Marois responsable de sa commission d'enquête sur le Gouvernement Charest (c'est bien de cela qu'il s'agit).

    Ainsi, nous aurions droit au grand ménage tant réclamé et fruit du travail acharné de ces deux grandes ménagères de l'État québécois.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    24 février 2012 11 h 06
    Cette grande dame
    est tellement bien entourée et à tout le budget nécessaire à faire une commission approfondie que cela en devient une farce monumentale !!!

    Le site de la commission à été scruté par des spécialistes dés son ouverture, qui ont découvert «seulement» 77 failles dans ce site qui devrait, avant son ouverture être aussi sécuritaire que la porte du coffre fort de la banque du Canada.
    Je me demande si cela n'est pas voulu par l'entourage politique de la juge qui veut cacher bien des choses ...

    Quand à la juge, faire cette déclaration et ouvrir un site de délation non sécuritaire, démontre sa dépendance envers des gens peu enclin à l’interne à l'aider, une méconnaissance profonde de l'informatique et me démontre pourquoi Charest l'a choisie... Comme ses femmes ministres elle dépend de lui...
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  • M. Julien - Abonné
    24 février 2012 11 h 06
    Un cri du cœur dans une mer d’égos
    L’appel à l’aide de la juge Charbonneau a toutes les apparences d’un cri du cœur lancé dans une mer d’égos, tous plus gros les uns que les autres.

    Sans doute croit-elle qu’en lançant ce cri du cœur dans les médias certains égos finiront par ramollir et par céder au fil du temps et qu’ils se prêteront volontiers à l’exercice comme il se devrait.

    Par contre, j’avoue mon inquiétude et mon scepticisme en regard du fait que le procureur de la Commission, Me Lussier, ne travaille pas exclusivement pour celle-ci durant ses travaux.

    On verra bien pour la suite des choses, mais je crois d’emblée que pour l’instant il faille faire confiance à la juge Charbonneau.
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 février 2012 11 h 07
    On n'était pas si mal...
    Des commentaires m'ont amenée, allez savoir pourquoi, à allez consulter la définition des mots "syndrome de Stockholm":
    désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

    Madame Payette annonce la fin plus que probable d'une sorte de supplice et on en voit s'accrocher à leurs chaînes.

    C'est la preuve qu'il était grand temps qu'il se passe quelque chose.
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  •  
  • meme40 - Inscrit
    24 février 2012 11 h 08
    Pour avoir raison , vous avez surement raison.!
    Mais... Votre envolée même touchante, on voudrait y croire, sauf, que, cette nomination vient de ceux qui ont tout à perdre si on se fie à la petite histoire effacée de l'ardoise, au fur et à mesure qu'elle s'écrit ,par des faiseurs de brumes..... Il va couler de l'eau sous les ponts effondrés ou pas... avant que ce magma tricoté serré.. se défasse maille à maille. Je ne donnes pas cher de la tête de ceux qui iraient témoigner ... simplement... avec pour tout écran protecteur, leur naïveté de croire que ce gouvernement va changer quelque chose, quand c'est si payant de ne rien faire. Les entourloupettes, lui y connait ça!
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  •  
  • Jacques Brindamour - Inscrit
    24 février 2012 11 h 49
    Jacques Brindamour -inscrit
    Je suis d'accord avec un autre commentaire, que presque tous les journalistes auraient aimé mieux une conférence de presse, qui leur aurait permis d'écrire un bel article dans leurs journaux, sans faire travailler trop leurs méninges. Bravo au juge Charbonneau et à Mme Payette.
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  • homocalculus - Inscrit
    24 février 2012 12 h 10
    Commission Charbonneau...
    M.Charest a tellement (volontairement) ATTENDU POUR CRÉER UNE "VRAIE COMMISSION", que si j'étais à la place des personnes qui ont senti "la soupe chaude" depuis des années..., que ferais-je des dossiers et autres preuves qui pourraient "jouer contre moi" ? Les gens véreux sont, hélas, au moins aussi intelligents que ceux qui voudraient les épingler éventuellement!
    Qu'arrive-t-il, historiquement aux commissaires des diverses commissions après la déposition de leur rapport? Que dit-on des Gomery, de la Ceco et d'autres? Accepter un tel projet dans les circonstances est courageux mais aussi risqué pour Me CHarbonneau, même si ses compétences et son expérience et son intégrité ne sont pas questionnables.
    Amen
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  •  
  • d robidoux - Abonné
    24 février 2012 12 h 17
    A quel moment?
    Trois mots plusieurs fois inscrits dans le texte .
    Mais ,Mme Payette , depuis la nuit des temps la corruption existe.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    24 février 2012 14 h 11
    À Lise Moga : «Une petite paire de bottines en ciment avec ça ?»

    Pourquoi demande-t-on aux citoyens de faire le travail de la police ?

    Pour pouvoir reporter le blâme sur le citoyen si l'enquête ne débouche pas ?

    Une petite paire de bottines en ciment avec ça ?

    - ue la Commission fasse donc son travail !

    Et qu'elle nous donne des «résultats» si ses «éminents collaborateurs» sont si exceptionnels que ça.

    Les citoyens ordinaires ne sont pas des policiers.

    Au prix qu'on les paye, nous sommes en droits d'exiger que cette commission cesse de se trainer les pieds pour protéger Charest avant les prochaines élection générales et nous servent autre chose qu'un site Internet qui nous demande de faire l'enquête à leur place.

    D'ailleurs, si le «Rapport Duchaineau» était déjà probant, qu'est-ce qu'ils ont à tant zigoner avec cette procédurite ?

    La véritable magouille est celle qui pourrait s’être trafiquer entre Jean Charest et la juge Charbonneau elle-même, dont le but véritable serait d'enterrer le rapport Duchesneau et de s'embourber elle-même jusqu'à ce que mort s'en suive.

    Que dire de tout cette procédurite délibérée mal dissimulée et de ce trainage en longueur ? - Ça fait cher du bateau quand on se rend compte qu'on se fait doublement arnaquer au prix qu'ils nous coute pour noyer le poisson..

    Le citoyen ordinaire perd des deux côtés de la médaille, et se fait tondre la laine sur le dos autant par les criminels que par un système de justice qui se mandate lui-même de belles raisons de perdre son temps.

    La première enquête à faire, serait de savoir ce qu'il s'est «verbalement échangé» entre la juge Charbonneau et Jean Charest et qui a mené à sa nomination comme juge de cette Commission-Tortue.


    Christian Montmarquette
    Montréal

    http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_88064/com

    "
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    24 février 2012 14 h 12
    @ d robidoux
    Depuis toujours le mal existe.
    C’est une raison pour laisser faire ?

    Quel raisonnement !!!!!
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  •  
  • ph9a - Inscrite
    24 février 2012 14 h 20
    je suis sceptique
    Pensezvous vraiment que nous parviendrons à enrayer la corruption?
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    24 février 2012 14 h 53
    Enrayer la corruption ?!
    Allons-donc ! Nous n'en demandons pas tant. Simplement d'en laisser suffisamment pour laisser les gouvernements faire leur travail, à savoir assurer un revenu minimal décent pour tous, un revenu maximal pas trop indécent également, santé et éducation, culture, aide internationale, logement abordable, etc.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    24 février 2012 17 h 24
    Trop corrompue!
    Je pense que la situation au Québec est à ce point corrompue, que ça prendra finalement plus que la commission Charbonneau, ça prendra un audit sur les finances publiques du Québec et la politique dans son ensemble.

    Le rapport Duchesneau semble déjà minimisé. Voyons! Monsieur Lafrenière de l’Unité permanente anticollusion tire ses ordres directement du bureau du ministre de la Sécurité publique et ce ministre tire ses ordres directement de Charest, rien de surprenant qu’on tente de mettre sur les tablettes ce rapport trop compromettant.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/343504/te

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Audit

    La juge est trop mal entourée pour que son mandat puisse véritablement aboutir, car malgré toute sa bonne volonté, elle ne pourra rien faire contre la force du groupe qui l’entoure et l’empêchera de manière détournée de faire son travail, soit aller au fond des choses. Je ne serais pas surpris qu’en cours de mandat qu’elle doive démissionner. J’espère que j’ai tors ici!
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  • Nelson - Inscrit
    24 février 2012 19 h 20
    Si le PQ prend le pouvoir, il faut que change des Lois pour permettre à la Police et la Justice aller au fond des choses.

    Si nous voulons :

    '' faire le grand ménage qui s'impose''.

    ''vider le baril, même si les odeurs nauséabondes vont probablement nous lever le coeur''.

    ''comprendre par qui on se fait arnaquer depuis des années,

    '' permettre à notre société de rebâtir la confiance nécessaire à l'avancement de nos projets''.

    Il me semble que les Lois actuels permettent tout ça, ou mieux dit, les Lois ne peuvent pas corriger, terminer avec tout ça.

    Dans un autre domaine, c'est comme l'erreur terrible dans le cas Turcotte,

    Certains Lois existantes ne peuvent pas aller au fond des choses, et il y a toujours qui profitent des Lois actuels et ne jamais être punis....et nous avons tous la sensation de nous faire avoir, et d'être impuissants....ce que nous rend cyniques et déprimés.

    Le Cadre légale de la Société québécoise est la responsabilité de la Assemblé Nationale, et si certains Lois ne sont pas adéquates...revient à la Assemblée Nationale de les changer.

    En faite, ça devrait être un des chevaux de bataille du Parti Québécois pour la prochaine élection, doter le Québec des Lois anti- collusions et anti- corruptions adéquates.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    24 février 2012 21 h 58
    @ Nelson
    Vous avez raison!

    On doit aussi revoir le financement des partis politiques. Lorsque Charest a demandé à ses députés de rapporter chacun 100 000 $ à la caisse du parti libéral du Québec, tout le reste a suivi. Ça ne veut pas dire que ça n’existait pas avant, mais je crois que ça a amplifié la corruption et la collusion à tous les niveaux.
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  • Lise Moga - Inscrite
    25 février 2012 08 h 55
    @Christian Montmarquette
    Je persiste à croire que vous manquez une belle occasion de vous libérer du lourd fardeau de la corruption qui semble vous écraser.
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  • ysengrimus - Inscrit
    28 février 2012 23 h 18
    Patente à gosse
    Oh, oh… mais souvenons-nous de la commission patente à gosse

    http://ysengrimus.wordpress.com/2012/02/29/la-mise

    Car elle n’est jamais vraiment partie, ladite patente à gosse.
    Paul Laurendeau
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