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Des milliers d’étudiants manifestent contre la hausse des droits de scolarité

Une partie d'entre eux ont paralysé l'accès au pont Jacques-Cartier

La Presse canadienne   23 février 2012 17h27  Québec
Des milliers d’étudiants manifestent cet après-midi à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des milliers d’étudiants manifestent cet après-midi à Montréal.
Environ 6000 étudiants ont de nouveau pris la rue à Montréal, cet après-midi, pour dénoncer l’augmentation des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest. Pendant ce temps, le mouvement de grève se répand comme une traînée de poudre.

La manifestation s’est déroulée dans l’ordre mais, après que les organisateurs eurent mené les manifestants à destination, au parc Émilie-Gamelin, un groupe d’entre eux a convergé vers le pont Jacques-Cartier, paralysant l’accès à la structure en pleine heure de pointe. La section anti-émeute est intervenue vers 16 h 30 pour libérer les accès au pont.

Au départ de la manifestation, les leaders étudiants disaient espérer être entendus du gouvernement Charest. «Le gouvernement doit prendre nos revendications au sérieux dès maintenant», a déclaré Jeanne Reynolds, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

«On peut maintenant parler d’une grève générale étudiante au Québec, a renchéri son camarade Gabriel Nadeau-Dubois. Le gouvernement doit reculer. Il n’aura bientôt plus le choix que de nous écouter, sinon, c’est le système d’éducation au Québec qui va être sérieusement paralysé.»

En fin de journée, plus de 62 000 étudiants s’étaient prononcés en faveur de la grève, dont plusieurs qui l’ont déjà déclenchée alors que d’autres le feront dans les jours à venir.

Les grévistes se retrouvent tant au niveau collégial qu’universitaire, et leur nombre devrait se gonfler considérablement alors que les votes se multiplient.

Par exemple, ces chiffres ne comprennent pas la grande majorité des cégeps ni les universités Concordia, McGill et de Sherbrooke.

Selon la Fédération étudiante universitaire, les étudiants accordent des mandats de grève dans des proportions de 70 à 80 %. L’appui a même atteint 90 % à certains endroits.

Par ailleurs, les leaders étudiants disent avoir constaté des taux de participation de 75 % pour certains votes, notamment au cégep Maisonneuve, où l’appui en faveur de la grève a atteint près de 70 %.

Une autre manifestation d’importance est prévue le 1er mars à Québec, et le tout doit culminer le 22 mars par une manifestation nationale dans la métropole.

«Ça fait deux ans qu’on dit au gouvernement que cette hausse est nuisible pour la population — en particulier les plus démunis, la classe moyenne, les femmes, les familles, a déclaré Mme Reynolds. Ce qu’on revendique, c’est que le gouvernement recule sur cette hausse.»

Québec ne donne toutefois aucun signe de fléchissement pour l’instant.

Beauchamp contre l’intimidation des opposants

En point de presse à Québec, la ministre de l’Éducation Line Beauchamp a plutôt exhorté aujourd’hui les leaders étudiants à dénoncer publiquement et à mettre fin à l’intimidation contre les opposants au mouvement de grève.

Des étudiants favorables à la hausse des droits de scolarité ont soutenu ces dernières heures avoir été victimes d’intimidation de la part des grévistes.

Des dissidents seraient raillés, ridiculisés et même bousculés dans les corridors d’université, ont témoigné certains d’entre eux.

Les gestes d’intimidation seraient posés notamment à l’endroit des membres du «Mouvement des étudiants socialement responsables», une organisation comptant environ 2000 adhérents sur les réseaux sociaux et qui appuie l’augmentation des frais scolaires.

Une porte-parole du Mouvement, Arielle Grenier, allègue que sa boîte de courriels a été inondée de messages haineux et menaçants.

En point de presse à Québec, la ministre Beauchamp a interpellé les représentants étudiants pour qu’ils interviennent publiquement afin que cesse le climat de confrontation.

Les débats doivent être menés «entre adultes» et sans intimidation, a fait valoir la ministre.
Des milliers d’étudiants manifestent cet après-midi à Montréal. La manifestation étudiante s’est déroulée dans l’ordre mais, après que les organisateurs eurent mené les manifestants à destination, au parc Émilie-Gamelin, un groupe d’entre eux a convergé vers le pont Jacques-Cartier. Déjà, 55 000 étudiants ont voté pour un «débrayage», et les votes se poursuivent dans les établissements collégiaux et universitaires sans qu’il n’y ait signe de recul du gouvernement Charest.
 
 
 
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  • Sebastien Brissette - Inscrit
    23 février 2012 18 h 13
    Un choix social
    Les libéraux tentent de brouiller les cartes en insérant le concept d’intimidation dans le débat sur un enjeu de société qui n’a rien à voir.

    De quoi parlent ces étudiants qui se disent socialement responsables? Est-ce de payer sa juste part? Il semble que depuis 1968, année de référence qui inspire le calcul de la facture proposée par le gouvernement libéral, personne au Québec n’ait eu à le faire. Payer sa juste part ne concerne-t- il que les étudiants actuels et à venir ou ceux qui ont bénéficié du soi-disant rabais seront également invités à passer à la caisse?

    Je crois notre gouvernement usé ne parle pas de rétroaction dans son plan, effrayé par cette ordre d’électeurs qui seraient scandalisés de devoir rembourser. Pourquoi alors serait-il juste de réclamer aux générations actuelles et futures de le faire, celles-là même qui devront se serrer la ceinture jusqu’à étouffer pour faire face au défi démographique hérité?

    Enfin, est-ce socialement responsable de démanteler l’État pour laisser une société d’individus en lieu et place?

    Est-ce socialement responsable de laisser les familles et les groupes se diviser ainsi pour une question d’idéologie?
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  • webfil - Abonné
    23 février 2012 18 h 19
    L'intimidation des opposants?
    Les étudiants qui s'opposent à la hausse n'ont pas le monopole de l'intimidation, madame Beauchamp.

    Par ailleurs, sortez un peu de vos réunions de chambres de commerce et constatez l'indignation des étudiants.
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  • Jonathan Bizier - Inscrit
    23 février 2012 18 h 28
    mon histoire
    Vers midi j'ai vu sortir du métro ce troupeau d'étudiant se dirigeant vers la rue Ste-Catherine pour manifester. Je n'ai jamais aimé les grèves alors quand le gouvernement augmentait les frais de scolarité de 50$. Mais là, ça n'a pas de bon sens. Je suis nouvellement gradué de l'uqam ( 2010) et d'ici 5 ans les frais vont passé de 2200 à 3800 en moyenne par année.

    Pour une famille de 3 enfants à l'université par exemple c'est une augmentation de 4800 $ par année pour les parents. De plus, 1600 $ de plus d'ici 5 ans ça représente environ 3 semaine de salaire à 40 h semaine ( taux horaire de 15$). Il faudra qu'un étudiant travaille près d'un mois de plus par année pour payer cet écart plutôt drastique. Quand j'étais à l'université j'évaluais à environ 15 000 $ par année ( tout inclus ) 1 année universitaire. Or, c'est très difficile de gagner ce montant en travaillant l'été ( 3 mois à 15 $ de l'heure à temps plein) ca fait 7200$. Il a fallu que je m'endette d'environ 30 000$ pour combler ce manque ( 4 année de baccalauréat à 8000$ de manque à gagner). Mes parents ne m'ont jamais aidé dans le financement de mes études et maintenant je trouve ça lourd de rembourser ce montant. Me semble que ça suffit. Déjà je remet en question mon cheminement universitaire. C'est plutôt décourageant d'apprendre que les étudiants s'endetterons plus.

    Maintenant nouvellement gradué je gagne 40 500$ par année. Il m'en reste environ 28 000 dans mes poches. Mais mes dépenses ont augmenté; Je me suis acheté une petite voiture pour me déplacer à mon travail et j'évalue maintenant mes dépenses à 22 000 $ ( sans trop de folies ) par année incluant le prêt sur mon auto et tout. Il me reste donc 6 000 $ par année pour remboursé le prêt. Avec l'intérêt sur ma marge, cela prendra environ 6 ans à rembourser. Ce n'est pas rien; après 5 ou 6 ans j'aurais 34 ans et je n'aurais pas réussi à épargner une cenne.
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  • Julie Boubou - Inscrite
    23 février 2012 18 h 35
    Désinformation
    Désinformation. S.v.p. pouvons-nous arrêter de nuire au mouvement consciemment par l'entremise des médias. Il y avait environ 20 000 personnes à la manifestation. 1 ou 2 milliers ont continués les perturbations par la suite.
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  • sm69 - Inscrit
    23 février 2012 19 h 50
    ils ont 100% raison
    Ces manifestants ont raison de s'opposer au hausse de frais de scolarite. Je travaille et j'ai des enfants. Ces jeunes se battent pour nous tous, etudiants, gens d'affaires et travailleurs. Les hautes etudes devrait etre accessible a tous qui y sont capable. Cet un concept que certain on du mal a avaler, mais penser y: l'economie et la collectivite s'amiliore avec des gens qualifier et eduquer. Il n'y aucun benefice a mettre la haute education inaccessible a plusieurs. Il npus manque des docteurs, infirmieres, ingenieure et j'en passe, . Alors que se passe t'il? Est ce que le Quebec doit suivre l'Ontario?
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  • Messire Mathieu - Inscrit
    23 février 2012 20 h 49
    Merci Julie
    Je n'ai pu y être et je me demandais combien vous étiez. On peut rarement se fier sur nos médiocres pour le savoir.
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  • Alex Perreault - Inscrit
    23 février 2012 21 h 50
    @Jonathan Bizier
    Je trouve que votre portrait nous sort enfin des cas trop extrêmes de chaque côté.

    Tandis que vous êtes exclu de la partie de l'économie la plus intéressante (l'épargne, mais surtout la spéculation boursière dont seulement 50% des dividendes sont imposables, car vous n'avez pas de capital à risquer), une minorité d'étudiants sortent et sortiront de l'université sans aucunes dettes avec des voitures de l'année, condos dans le Mile-End ou à Westmount, iPhone, iPad etc.

    Alors que ces étudiants (le cas extrême) sont souvent en faveur de la hausse, ils deviennent la caricature de TOUS les étudiants qui se font insulter comme bébés gâtés.

    La réaction des gens est intéressante: beaucoup font de l'intimidation envers les étudiants et ils seront outrés d'apprendre que certains étudiants font de l'intimidation.
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  • Horace Blunt - Inscrit
    23 février 2012 22 h 07
    Désinformation ?
    Il y avait entre 15 000 et 20 000 personnes à cette manifestation ! D'où les médias tiennent-ils leurs informations ? Ont-il peur de montrer la gravité de la situation ?

    Sinon, BRAVO AUX ÉTUDIANTS ! Malgré tout ce que la droite peut avoir de sophisme pour justifier la hausse, vous continuez de vous battre malgré tout pour une éducation JUSTE et une société avec l'égalité des chances ! Encore BRAVO !
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  • Raynald Blais - Abonné
    23 février 2012 22 h 30
    So, So
    Je souhaite que vous puissiez rassembler grâce à votre lutte contre l'augmentation des frais de scolarité, tous les travailleurs et tout le peuple qui refusent de payer la "facture de crise" que Desmarais, Charest et Cie leur refilent par les coupures de services, de nouveaux tarifs ou des augmentations de taxe.
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  • aubestamand - Inscrite
    23 février 2012 22 h 35
    intimidation... oui mais pas seulement de façon unilatérale..
    Étant moi-même active dans le mouvement contre la hausse des frais de scolarité, j'ai pu constater ''l'intimidation'' envers les gens appuyant cette même hausse.

    CEPENDANT, le contraire est tout aussi vrai, sinon plus. On parle de quasi sabotage d'une assemblée générale étudiante, de message haineux envers l'association étudiante et même ses sympathisants ainsi que de campagne de désinformation agressive (ce qui est selon moi encore pire que lancer des insultes). avoir une opinion et la scander haut et fort, c'est s'exposer à des critiques et de l'intimidation. C'est vrai chez les étudiants, mais dans tous les autres domaines également.... on a qu'à regarder au parlement et dans les médias, où les politiciens et autres figures publiques s'en permettent pas mal en terme d'agressions verbales et autre... Pourtant on en fait pas de cas... Mais quand il s'agit d'étudiants par contre c'est toujours une autre histoire.

    Mme Beauchamp est déconnectée de la réalité si elle croit qu'un débat de ce genre peut se faire dans le calme et la sérénité, parce que dès qu'il y a débat idéologique et jugement de valeur, personne ne reste indifférent. Évidement, il ne faut pas encourager ce genre de comportement ! mais il ne faut pas non plus l'exagérer.
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  • y S - Inscrit
    23 février 2012 22 h 47
    Continuer mon bac ?
    Lorsque je suis allée au bureau des prêts étudiants à l’UQAM pour demander de l’aide supplémentaire puisque le montant de prêt accordé était insuffisant, la directrice m’a répondu que ce service était en dernier recours et je devais demander à mes parents avant de venir les voir. J’ai trente ans et mon emploi est moins rémunéré qu’en Ontario de 50 %. J’ai de la misère à payer mon loyer, je vie en colocation, je n’ai pas de cellulaire, pas d’auto. Mes parents n’ont pas d’argent et j’ai trois sœurs et deux frères.
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  • Joelle Ouellette - Inscrite
    23 février 2012 23 h 42
    Intimidation des deux côtés, pertinence zéro
    La Ministre essaie de faire diversion et de faire une pierre deux coups en insérant la notion d'intimidation dans le débat de la hausse des frais de scolarité. Oui, il se peut que ceux qui sont contre la grève se voient parfois intimidés ou se sentent intimidés, mais c'est aussi le cas pour ceux qui sont pour la grève, contre la hausse. Combien de fois nous faisons-nous lancer des insultes dans l'Université (Laval) lorsque nous (Anthroplogie sociale et culturelle dans mon cas) sortons nos pancartes et allons piqueter nos cours afin de maintenir la grève ? Il est quotidien de rencontrer des regards haineux, de soulever des commentaires du même genre, lorsque l'on s'affiche. Je ne suis pas du tout pour l'intimidation, d'un sens comme de l'autre. Je ne crois pas qu'intimider soit la solution au problème. À force de se battre l'un contre l'autre, les « deux clans » s'épuiseront. Malheureusement, les tentatives pour réellement entâmer une discussion sans heurts ne courent pas les rues, ces jours-ci. Heureusement, il y a aussi des milliers et des milliers de gens qui sont derrière nous, qui approuvent nos actions, qui signent les pétitions, qui vont manifester, et c'est grâce à eux que nous réussissons à puiser l'énergie nécessaire pour continuer. Un jour, nous serons peut-être remerciés.

    Et pour en revenir à la Ministre, eh bien je désapprouve totalement son commentaire. Je ne crois pas qu'il ait sa place dans le débat présentement. Au lieu de répondre directement aux étudiants, elle contourne toujours le problème, essayant de faire diversion et de, qui sait, faire « oublier » le réel problème ... Vraiment triste.

    P.S.: Oui, nous étions environ 15 000 et il n'y avait seulement que quelques centaines de personnes qui ont lancé l'idée de bloquer le pont (ce sont plutôt les policiers qui ont bloqué le pont, avant même que qui que ce soit y ait mis les pieds, je tiens à le souligner)
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  • Fabienne Desbiens - Abonnée
    23 février 2012 23 h 48
    Moi je fais partie ...
    ...de ces boomers si souvent honnis. Je suis aussi de toutes de ces manifs pour une société plus juste ; je suis du côté des poqués de ce monde ; je suis pour l'égalité des chances pour tous. Et je suis CONTRE cette hausse dans un pays comme le nôtre- je parle évidemment du Québec- et je suis contente que le Québec brasse un peu grâce à vous étudiants. Merci de prendre la rue!
    C'est un exemple à suivre, puisque c'est notre seule voix ( et voie )
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    24 février 2012 00 h 09
    Bravo pour vos témoingnages pour décrire cette réalité.
    Je suis à la retraite et je vais aller vous appuyez pour manifester car cela concerne toute la société.

    J'ai deux enfants qui sont encore aux études et qui subissent votre réalité.

    L’augmentation des coûts pour l’université est contre les femmes. Mais la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a réaffirmé qu’il n’était pas question de reculer. «On a pris une décision responsable», a-t-elle dit. Tout cela est navrant pour les femmes madame la Ministre La Responsable. De plus Madame Beauchamp ne parle pas des frais afférents que les étudiants doivent payer de $ 500 à $ 600 par année à l’université et en plus les frais d’études universitaires. Depuis quelques années les frais afférents ont augmenté de 100% dans plusieurs cas. De plus les étudiants doivent débourser la taxe santé $ 200 et faire face aux augmentations des autres tarifs. Il y a beaucoup démagogie que les étudiants sont des bébés gâtés.

    Il faut prendre conscience que 83 % des étudiants non pas droit aux prêts et bourses.

    Le présent gouvernement du Québec est en train d’entraver gravement son potentiel économique et éducatif en augmentant le coût des études universitaires comme cela se produit présentement en Ontario

    http://www.travail.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/D

    http://www.socialwatch.org/fr/node/13610

    Ajoutez à cela les déboires administratifs de nos recteurs, des millions en prime de départ, 555 millions fiasco Îlot Voyageur et ajouter le remboursement de la dette etc … et vous comprendrez le cynisme des étudiants.

    Le plus bizarre de toute l'affaire, nous avons les moyens de donner l'éducation gratuite ici au Québec.

    Mais présentement aucun parti ne fera ce virage obligé. Le PLQ ne bougera pas de ce coté pour ne pas froisser son vote anglophone et allophones.

    Présentement le gouvernement est en mode élection, se servir des femmes pour dorer l’image de notre PM cela r
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    24 février 2012 05 h 07
    Mme Beauchamp tout pour bien paraître
    Oui, elle et son Gouvernement son tdéconnectés même des belles phrases sur l'intimidation.

    Hier il y a un jeune qui a parlé à la télévision, il était pour la hausse des frais de scolarité.

    Bien, voyez vous ce jeune a admis en entrevue qu'il était aussi dans un groupe de jeune actif auprès du parti Libéral du Québec.

    Un gros bravo à ces jeunes manifestants !
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  • Q1234 - Inscrite
    24 février 2012 07 h 54
    Bravo dizaines de milliers d'étudiants et d'étudiantes!
    Les étudiants ont tout à fait raison de se mobiliser contre la hausse des frais de scolarité! Une société instruite, voilà ce dont on a besoin! Et l'accessibiilité à l'éducation pour tous et toutes! C'est le Québec que nous voulons et nous allons nous le donner! Ça suffit de nous transformer en consommateurs , nous sommes des humains, citoyens qui voulons un lieu où l'humain se développe et non des machines à faire fructifier le capital!
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    24 février 2012 09 h 24
    Pauvres étudiants
    si maltraités par le gouvernement.
    J'appuie à 100% le gouvernement.
    La classe "moyenne" en a assez de payer pour ces pauvres petits...
    Ils n'auront qu'à se priver un peu...

    $325. représente 10 caisses de bière pour une année.
    Alors qu'ils arrêtent de chiâler...
    à l'Université Laval le parking est rempli d'autos appartenant
    à ces pauvres étudiants.

    Les fins de semaine les PUBS de QUÉBEC sont remplis
    de ces pauvres étudiants si maltraités par le gouvernement.

    Certains utilisent les bourses pour se payer un voyage en Europe ou en Amérique latine...les pauvres....ça fait pitié...
    vous allez me faire pleurer...si ça continue...
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  • Discret - Inscrit
    24 février 2012 09 h 36
    Mme Beauchamp devrait se regarder dans le miroir
    «Les débats doivent être menés «entre adultes» et sans intimidation, a fait valoir la ministre.»

    Il n'y a pas de »débat» possible avec le gouvernement Charest. Ces gens-là se foutent de la gueule des citoyens, et nous font les poches sans gêne aucune (connaissez-vous beaucoup de pays où on aurait l'indignité d'augment de 2% une taxe de vente en deux ans?) Ils vendent le pays à des intérêts étrangers. Ils laissent pourrir la Santé et l'Éducation. Ils laissent pourrir les infrastructures et tomber des ponts et des tunnels sur la tête des gens. Ils ne savent que nous voler, et voler les étudiants.

    Chareste prépare le terrain à un système d'écducation supérieure réservée aux riches. À l'américaine. Au Québec, qui doit être un des pays où les citoyens sont les plus taxés au monde!

    La violence est du côté du guvernement Charest, et elle est quotidienne. Alors, que voulez-vous faire devant une telle bande de canailles, quand vous n'avez d'autre pouvoir que celui de gueuler, sinon gueuler? Il y a peut-êre de petits dérapages, mais c'est bien anodin face à la violence gouvernementale «légale.»

    Bravo aux étudiants. Courage. Ne lâchez pas.
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  •  
  • J. Hardy - Inscrit
    24 février 2012 10 h 10
    Anguille sous roche
    "On apprenait hier que Marc-Antoine Morin et Jean-François Trudelle, tous deux porte-parole du MESRQ, détiennent leur carte de membre du PLQ, en plus de diriger l’aile montréalaise de la Commission-Jeunesse du PLQ." - Journal de Québec

    De plus, c'est 325$ d'augmentation par année pendant 5 ans, ce qui représente 1625$ par année à terme. Au bas mot, un étudiant universitaire paiera 4875$ de plus en frais d'inscription pour un bac de trois ans, ce qui exclut l'explosion des frais adhérents qu'ils ont déjà subit.
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  •  
  • Rock Dumais - Abonné
    25 février 2012 11 h 46
    Réflexion d'un contribuable-3ième essai
    Que les gouvernements gouvernent; ils ont été lus pour ça
    Que les enseignants enseignent; ils sont payés pour ça
    Que les étudiants étudient : on paye assez pour ça
    Pour le reste, faites le sur votre temps. Pas celui que je paye, par mes taxes, pour vous tous!
    2012-02-24-12:17
    2012-02-25-11:44
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  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    26 février 2012 07 h 17
    @Annabella Durocher
    "Hier il y a un jeune qui a parlé à la télévision, il était pour la hausse des frais de scolarité. Bien, voyez vous ce jeune a admis en entrevue qu'il était aussi dans un groupe de jeune actif auprès du parti Libéral du Québec."

    Est-ce une tare que d'être pour une hausse des frais de scolarité et de sympatiser avec le PLQ? Avez-vous vérifié l'allégeance des étudiants qui manifestent contre les hausses des frais de scolarité? Les discours socialistes ont certainement des accointrances avec des formations politiques autres.

    Moi Cuba, ça ne m'intéresse pas, et je fais parti du groupe des gens qui paie pour le modèle québécois, sans en tirer aucun avantage. Je suis du groupe des gens réquisitionnés pour payer les rêves des autres. Je paie déjà 85% pour les études de gens dont l'état de mendicité leur permet plus de loisirs, plus de voyages, plus de gadgets que jamais je ne pourrai me permettre. Pour moi, l'injustice est là!
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  • Valerie Nadon - Inscrite
    26 février 2012 11 h 04
    Rectification.
    De 10 000 à 15 000 personnes, voila un nombre plus exact.
    Et nous n'etions pas que des etudiants. Il y avait des boomers, des familles entieres, des citoyens ordinaires et de riches étudiants venuent défendre un interêt de société.
    Et à tous ceux et celles qui disent encore que les étudiants se plaignent la bouche et les poches pleines, lisez bien ceci:
    Je suis originaire d'un tout petit village en Outaouais. Depuis l'age de 14 ans j'ai du travailler tous mes étés pour être capable de payer mon déménagement à Montreal, où j'allais étudier. Une fois rendue là, j'ai du travailler 30h par semaine, tout en allant à l'école 35h par semaine. Du temps pour les études? Les devoirs? J'ai du couper dans mes habitudes de sommeil pour réussir ma première session de CEGEP. J'ai eu accès aux prets et bourses. Oui, ca aide.. Mais saviez-vous que si un étudiant travaille "trop" et qu'il fait un certain montant d'argent, les prets et bourses diminuent la session d'ensuite?
    En 2008, j'ai changer de CEGEP et de programme, esperant ainsi mieux reussir et avoir plus de temps pour étudier.
    J'ai du abandonner mes études parce que je n'avais plus les moyens financiers (meme en travaillant de 25 a 35h par semaine) et la fatigue m'a conduite au burn-out.
    Donc, la prochaine fois que vous penserez au mouvement étudiant demandez-vous ceci:"Combien de jeune, de 15 ans et plus, sont encore dans leur région, à se demander comment ils vont faire pour payer et réussir des études supérieures? Quoi faire pour ces MILLIERS de jeunes qui renoncent DEJA, comme moi, aux études supérieures par manque de fonds? Combien de plus seront limités par la prochaine hausse?"

    Et nous ne manifestons pas seulement pour que le prix reste comme il est, mais aussi pour que les universités et le système d'éducation au Québec soient mieux gérés. Parce que tant qu'a donner 1625$ de plus, j'aimerais bien voir la différence dans ma future salle de classe et non pas dans le luxueux co
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  • Lise Moga - Inscrite
    26 février 2012 14 h 15
    @Valérie Nadon
    "Parce que tant qu'a donner 1625$ de plus, j'aimerais bien voir la différence dans ma future salle de classe..."
    J'espère que l'on ne vous désinforme pas lorsque l'on vous incite à manifester. $325 de plus jusqu'à une concurrance de $1625 au bout de 5 ans. Ces augmentations seront compensées par des prêts et bourses majorées... Pour ceux qui comme vous, obtiennent des bourses, l'augmentation sera nulle. Un bac se fait sur 3 ans normalement, donc, pour ceux qui ne bénéficient que des prêts, la première année ne devrait pas être si désastreuse $325... au bout de 3 ans= 325 X 3= $975,00.Mes enfants aussi ont dû s'expatrier pour étudier, Elles étaient 4 colocataires dans un appartement plus qu'ordinaire, une d'eux travaillait sur le shift de nuit pour la sécurité, pour participer à sa formation: donc, ses nuits n'était plus celles d'un poupon. Elle n'a jamais obtenu de bourses. Elle n'a jamais échoué aucun examen car elle n'avait pas les moyens de le faire. Elle s'en est sortie bien vivante, elle a appris la valeur de l'argent, lequel ne pousse pas dans les arbres et elle a obtenu son bac dans les délais normaux.
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