Coupes budgétaires - La CAQ met la ministre Beauchamp au défi
Québec — Le député caquiste de La Peltrie a cherché, hier, à embarrasser la vice-première ministre et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, en la mettant au défi de procéder à des coupes de 300 millions dans le budget de fonctionnement des commissions scolaires.
En octobre dernier, à quelques jours du congrès du Parti libéral du Québec, Line Beauchamp avait annoncé son intention d'exiger des commissions scolaires qu'elles réduisent leurs coûts de 100 millions par an pendant trois ans et qu'elles accordent plus d'autonomie aux écoles. Mais, à son grand dam, les militants libéraux avaient refusé d'adopter la proposition qui allait dans ce sens, pour la repousser à la commission politique du parti.
C'est une idée qui plaît à la CAQ parce que l'abolition des commissions scolaires, une mesure que promet le parti de François Legault, entraînerait des économies du même ordre, selon les calculs du parti, a signalé Éric Caire. Ce sont «300 millions qui sont monopolisés par de la bureaucratie intermédiaire, les commissions scolaires, et qui ne vont pas au service aux élèves», a-t-il souligné, en rappelant le manque d'orthophonistes, d'orthopédagogues et de psychopédagogues dont souffre le réseau de l'éducation.
Éric Caire a présenté une motion pour exiger du gouvernement qu'il mandate la ministre afin qu'elle procède à ces compressions. Les libéraux ont refusé leur consentement pour que la motion soit débattue.
La CAQ s'est engagée à soutenir la ministre dans cette réforme. «La ministre est ouverte aussi à des coopératives de services. Nous, on parlait de centres de services, mais on n'est pas dans la sémantique. Donc, il y aurait certainement lieu de s'entendre sur la façon de réorganiser tout ça», croit le député.
Pour Line Beauchamp, cette proposition est «une autre contradiction» émanant de la CAQ. «C'est un autre exemple de besoin de recadrage. Ils se disent pour l'abolition des commissions scolaires et maintenant ils veulent faire une révision de leurs mandats», a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Éric Caire a indiqué que la CAQ étudiait la question constitutionnelle que soulève l'abolition des commissions scolaires anglophones. La Constitution canadienne garantit aux minorités d'une langue officielle le contrôle de leurs institutions scolaires. «Nous sommes en réflexion là-dessus, oui, nous avançons sur des pistes de solution», a-t-il dit.
En octobre dernier, à quelques jours du congrès du Parti libéral du Québec, Line Beauchamp avait annoncé son intention d'exiger des commissions scolaires qu'elles réduisent leurs coûts de 100 millions par an pendant trois ans et qu'elles accordent plus d'autonomie aux écoles. Mais, à son grand dam, les militants libéraux avaient refusé d'adopter la proposition qui allait dans ce sens, pour la repousser à la commission politique du parti.
C'est une idée qui plaît à la CAQ parce que l'abolition des commissions scolaires, une mesure que promet le parti de François Legault, entraînerait des économies du même ordre, selon les calculs du parti, a signalé Éric Caire. Ce sont «300 millions qui sont monopolisés par de la bureaucratie intermédiaire, les commissions scolaires, et qui ne vont pas au service aux élèves», a-t-il souligné, en rappelant le manque d'orthophonistes, d'orthopédagogues et de psychopédagogues dont souffre le réseau de l'éducation.
Éric Caire a présenté une motion pour exiger du gouvernement qu'il mandate la ministre afin qu'elle procède à ces compressions. Les libéraux ont refusé leur consentement pour que la motion soit débattue.
La CAQ s'est engagée à soutenir la ministre dans cette réforme. «La ministre est ouverte aussi à des coopératives de services. Nous, on parlait de centres de services, mais on n'est pas dans la sémantique. Donc, il y aurait certainement lieu de s'entendre sur la façon de réorganiser tout ça», croit le député.
Pour Line Beauchamp, cette proposition est «une autre contradiction» émanant de la CAQ. «C'est un autre exemple de besoin de recadrage. Ils se disent pour l'abolition des commissions scolaires et maintenant ils veulent faire une révision de leurs mandats», a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Éric Caire a indiqué que la CAQ étudiait la question constitutionnelle que soulève l'abolition des commissions scolaires anglophones. La Constitution canadienne garantit aux minorités d'une langue officielle le contrôle de leurs institutions scolaires. «Nous sommes en réflexion là-dessus, oui, nous avançons sur des pistes de solution», a-t-il dit.
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