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Commission Charbonneau - La juge se tourne vers le public

Kathleen Lévesque , Brian Myles   22 février 2012  Québec
En choisissant de parler directement à la population, Mme Charbonneau évite les écueils d'une conférence de presse avec ses inévitables questions embarrassantes.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
En choisissant de parler directement à la population, Mme Charbonneau évite les écueils d'une conférence de presse avec ses inévitables questions embarrassantes.
C'est en s'adressant directement à la population dans une vidéo sur Internet que la juge France Charbonneau a précisé hier le déroulement et le mode de fonctionnement de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. La juge Charbonneau met ainsi les Québécois au défi de contribuer à faire de la commission qu'ils ont tant réclamée un succès.

«Si vous êtes informés de pratiques douteuses relatives à l'octroi ou à la gestion de contrats de construction [...] mettant en cause des contrats publics de construction, il est essentiel que vous nous en informiez le plus rapidement possible», a indiqué Mme Charbonneau dans une allocution de 10 minutes.

La commission a mis en ligne son site Internet (www.ceic.gouv.qc.ca) et ouvert une ligne téléphonique sans frais (1 855 333-CEIC) afin de permettre aux citoyens de communiquer des informations liées au mandat de la commission. «En nous informant, vous vous aidez, vous nous aidez», a affirmé la juge Charbonneau.

En choisissant de parler directement à la population, Mme Charbonneau évite les écueils d'une conférence de presse avec ses inévitables questions embarrassantes. «Les commissaires ont un devoir de réserve. Ils ne peuvent faire aucun commentaire ni avant ni pendant ni après la commission. [...] Mme Charbonneau n'accordera pas d'entrevue. Elle a appris de toutes les autres commissions», a souligné le directeur des communications, Richard Bourdon.

Pour le lancement de la Commission d'enquête sur le programme des commandites, en mai 2004, John H. Gomery avait choisi de lire publiquement une déclaration, sans plus. Le juge Gomery s'était cependant mis les pieds dans les plats à mi-parcours de ses travaux, en dénonçant lors d'une entrevue le provincialisme de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, qui avait utilisé des fonds publics pour produire des balles de golf à son nom. La Cour fédérale a jugé en 2008 que M. Gomery avait fait preuve de partialité, et elle a invalidé tous les blâmes contenus dans son rapport à l'encontre de M. Chrétien et de son chef de cabinet, feu Jean Pelletier. Ottawa a même été condamné à rembourser 400 000 $ en frais juridiques aux deux hommes politiques.

Défrichage ardu

Depuis la création de la commission Charbonneau, l'automne dernier, l'équipe d'enquêteurs et d'avocats s'est mise au travail: la recherche d'éléments de preuve concernant des stratagèmes de collusion et de corruption, le financement des partis politiques ainsi que l'infiltration du crime organisé. «À cet égard, il est essentiel que tous contribuent ouvertement, pleinement et sans restriction à nos travaux», a souligné la juge, qui se dit «très satisfaite» de l'avancement des travaux.

Or, le travail d'enquête est peut-être plus ardu que prévu. On a rencontré de la résistance notamment du côté des Affaires municipales. Le ministre Laurent Lessard a d'ailleurs réagi en assurant que son ministère apporterait son entière collaboration.

À la commission, on reconnaît que certaines personnes rencontrées, sans préciser leur provenance, rechignaient à parler à des enquêteurs. «À certains endroits, il y a eu une certaine réticence, mais rien d'insurmontable», a expliqué Richard Bourdon.

Quant au fait que des témoins-clés n'ont pas encore été sollicités par la commission, comme le soulignait Radio-Canada, M. Bourdon a donné l'assurance que c'était dans l'ordre des choses. «Dans une enquête, il y a une stratégie établie pour savoir à quel moment tu rencontres un témoin. Il y a un plan de match», a-t-il indiqué

Le Devoir a toutefois reçu d'autres échos. D'aucuns s'interrogent sur l'approche qui vise des faits très pointus, plutôt que de privilégier une analyse plus large du phénomène à l'origine de la création de la commission Charbonneau.

Quoi qu'il en soit, la commission amorcera ses audiences publiques en mai après une déclaration d'ouverture de la juge. La date exacte reste à déterminer. Dans les semaines suivantes, les premiers témoins seront entendus, indique-t-on.

Selon les règles de procédures proposées, la commission siégera principalement à Montréal, trois semaines par mois, à raison de quatre jours par semaine.

Réactions multiples

En brisant le silence persistant depuis sa nomination en octobre dernier, la juge Charbonnneau a suscité beaucoup de réactions. Sur la colline parlementaire, à Québec, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a critiqué la lenteur d'action de la commission, s'étonnant même de l'appel lancé par la juge aux experts. «Ça démarre très très lentement», a-t-il laissé tomber.

«Enfin!», s'est exclamé de son côté le député péquiste Bertrand St-Arnaud, qui a rappelé que la tenue d'une enquête est réclamée depuis trois ans.

Du côté gouvernemental, on parle de collaboration. «J'ai demandé à l'administration du ministère de collaborer avec la commission Charbonneau», a affirmé le ministre Pierre Moreau, dont le ministère des Transports est le plus gros donneur d'ouvrage du gouvernement.

En marge d'un événement tenu hier par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la p.-d. g. de la Commission de la construction du Québec, Diane Lemieux, a rappelé que la juge Charbonneau peut compter sur la collaboration de la CCQ. Présente au même événement, Johanne Desrochers qui dirige l'Association des ingénieurs-conseils du Québec dont les membres ont maintes fois été montrés du doigt dans des dossiers controversés, a souligné avoir déjà demandé à la commission Charbonneau de déposer un mémoire. «On veut mieux faire connaître notre secteur d'activités et faire un peu de pédagogie», a précisé Mme Desrochers.

Sécurité informatique


Par ailleurs, des critiques ont été soulevées lors de la mise en service du site Internet de la commission Charbonneau. Le fondateur de QuébecLeaks, Luc Lefebvre, a dénoncé hier «l'amateurisme» des concepteurs du site Internet de la commission. «Nous ne recommandons vraiment pas d'utiliser le site Web de la commission Charbonneau pour soumettre une quelconque information. À vos risques», a écrit QuébecLeaks sur Twitter.

M. Lefebvre a souligné que le site ne dispose pas de certificat numérique (SSL) pour crypter l'information reçue et qu'il utilise Google Analytics, un logiciel permettant de connaître le nombre et la provenance des visiteurs. «Ce ne sera pas sécuritaire pour transmettre des informations confidentielles, affirme M. Lefebvre. On ne pourra pas garantir l'anonymat sur le site. On va pouvoir "tracker" et retrouver les utilisateurs.» Qui plus est, le site est vulnérable à une cyberattaque, a déploré Luc Lefebvre.

Mais tous ces éléments n'émeuvent pas Richard Bourdon. «Notre site est totalement sécuritaire. On s'en est assuré», a-t-il soutenu.

Le formulaire mis à la disposition du public pour communiquer des informations avait toutefois disparu en fin d'après-midi.

***

Avec la collaboration de Robert Dutrisac

***

La loi 33 aura plus d'impact que la commission Charbonneau

L'impact de la loi 33 éliminant le placement de la main-d'oeuvre par les syndicats sera plus important pour faire avancer l'industrie de la construction que la tenue de la commission Charbonneau, estime le patron de Pomerleau, l'une des plus importantes entreprises de construction au Québec.

«C'est une loi qui a un impact considérable sur les coûts et la productivité dans la construction, au Québec. C'est un pas dans la bonne direction. L'impact de la loi 33 va être, à mon point de vue, beaucoup plus grand que de trouver trois quatre entreprises...», a déclaré le président de Pomerleau, Pierre Pomerleau, après avoir prononcé un discours à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Selon M. Pomerleau, la commission Charbonneau ne va pas écorcher davantage une industrie qui est décrite jour après jour, depuis trois ans, comme une «industrie monstrueuse» où «tout est magouille». «Au contraire. On va arrêter d'en parler et on va se rendre compte qu'une grande majorité des entreprises sont éthiques et que quelques-unes le sont moins. [...] Ce n'est pas généralisé», a soutenu Pierre Pomerleau.
En choisissant de parler directement à la population, Mme Charbonneau évite les écueils d'une conférence de presse avec ses inévitables questions embarrassantes. Pierre Pomerleau<br />
 
 
 
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  • Henry Fleury - Inscrit
    22 février 2012 05 h 53
    Mouchard Academy
    Assez inusité de voir la juge Charbonneau s'adresser au public, sous la forme d'un quizz de Julie Snyder, en l'invitant à voter pour le plus mécréant. Là, on a hâte de voir les parrains de l'émission qui viendront coacher les candicats !
    Dans un premier temps, on a parlé de Jean Corriveau, pour couvrir la section Détournement de fonds, mais on a changé d'idée pour rendre ça plus cowboy avec Chuck Guité. Les finalistes auront droit à une croisière dans les Caraïbes.
    Franchement madame la juge, puis-je être votre ami sur face de bouc ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 février 2012 06 h 35
    Et que le spectacle soit bon...
    Madame Charbonneau devra trouver d'autrss "gros poissons" que ceux que les Québécois soupçonnent déjà de corruption, sinon elle aura du mal à maintenir sa réputation. Les Québécois, surtout ceux qui ont signé la pétition et qui voudraient que l'on commence par accuser Jean Charest, ne se satisferont pas d'un travail même très rigoureux qui ne les amuserait pas assez et qui n'aurait de révélations fracassantes à dévoiler et de gros "poissons" accusés, embarassés et dégoulinant de sueur à présenter devant les caméra... Il faut que ce soit un bon SHOW...
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  • ClarkeCity - Inscrit
    22 février 2012 06 h 54
    La commission Charbonneau déterminera la pêche.
    Les gens pourront dire ce qu'ils veulent par contre il y aura un filtre qui déterminera ce qui sera entendu pas la commission.

    Je crois que la commission devrait engager quelqu'un qui n'aurait pas peur de dénoncer le gouvernement pour dévoiler certaines révélations qui ne seront pas dévoiler lors de cette commission.
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 février 2012 07 h 03
    Des questions embarassantes
    Madame la journaliste, puisque vous en parlez, vous auriez pu nous donner des exemples de questions embarassantes, surtout à ce moment initial du démarrage de la Commission. Pourtant, vous le dites vous-même, à trop parler, le Juge Gomery s'est mis les pieds dans les plats, et a coûté très cher aux contribuables pour des résulktats plutôt minces.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    22 février 2012 07 h 06
    Une petite paires de bottines en ciment avec ça..?
    .

    Pourquoi demande-t-on aux citoyens de faire le travail de la police ?

    Pour pouvoir reporter le blâme sur le citoyen si l'enquête ne débouche pas ?

    Une petite paires de bottines en ciment avec ça ?

    - Faites votre travail !

    Et donnez-nous donc des «résultats» si vos éminents collaborateurs sont si exceptionnels que ça.

    Les citoyens ordinaires ne sont pas des policiers.

    Au prix qu'on vous paye, nous sommes en droits d'exiger que cette commission cesse de se trainer les pieds pour protéger Charest avant les prochaines élection générales et nous servent autre chose qu'un site Internet qui nous demande de faire l'enquête à votre place.


    Christian Montmarquette
    Montréal

    http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_88064/com

    .
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  • f.georges - Inscrit
    22 février 2012 07 h 12
    Formule connue
    (Dans une enquête,il y a une stratégie établie,pour savoir à quel moment tu rencontreras un témoin,il y a un plan de match)Celui de Charest,rencontrer en premier,mais après les élections?..La juge Charbonneau,demande notre collaboration,est-ce que nos supers-enquêteurs,sont, à ce point,dépassés par cette tâche titanesque?.Ont-ils les coudés franches,pour étaler au grand jour cette corruption à l'échelle nationale?
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  • François Dugal - Abonné
    22 février 2012 07 h 39
    MacDugal Traductions
    Spécialiste de la langue de bois, MacDugal Traductions offre aux lecteurs du Devoir un résumé des propos de la juge Charbonneau.
    «Nous invitons le menu fretin à venir au micro. Quant aux gros bonnets et autres requins, cela ferait notre affaire s'ils restaient à la maison.»
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 février 2012 07 h 45
    Défaitisme
    Le défaitisme spontané de plusieurs Québécois est un de nos traits culturels les plus désolants.

    Le pire, c'est qu'il est bien possible que l'on crée soi-même ce que l'on redoute en l'anticipant de la sorte.

    C'est à se demander si on ne le souhaite pas..
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  •  
  • jean brunet - Inscrit
    22 février 2012 07 h 56
    Opinion
    J'espère que ceci n'est pas...... on verra.
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  •  
  • Yvon Bureau - Abonné
    22 février 2012 08 h 00
    J'aime
    votre réserve et votre saine distance des médias. En ce moment.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    22 février 2012 08 h 08
    «Une petite paire de bottines en ciment avec ça ?
    .

    Pourquoi demande-t-on aux citoyens de faire le travail de la police ?

    Pour pouvoir reporter le blâme sur le citoyen si l'enquête ne débouche pas ?

    Une petite paire de bottines en ciment avec ça ?

    - Faites votre travail !

    Et donnez-nous donc des «résultats» si vos éminents collaborateurs sont si exceptionnels que ça!

    Les citoyens ordinaires ne sont pas des policiers.

    Au prix qu'on vous paye, nous sommes en droits d'exiger que cette commission cesse de se trainer les pieds pour protéger Charest avant les prochaines élection générales et nous servent autre chose qu'un site Internet qui nous demande de faire l'enquête à votre place.


    Christian Montmarquette
    Montréal

    .
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  •  
  • Pierre Laurin - Inscrit
    22 février 2012 08 h 10
    Deux poids deux mesures
    Si l'administration de la justice paie d'anciens criminels en échange de renseignements cela ne provoque aucune critique. Mais qu'un commissaire demande des renseignements à la population afin de contribuer à régler un véritable cancer de notre société, et voila des zèlés pour critiquer et crier au meurtre!
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  •  
  • michel lebel - Inscrit
    22 février 2012 08 h 14
    Étrange!
    Bizarre façon de procéder! La commissaire Charbonneau me faisait penser à des animatrices du courrier du coeur, genre Janette Bertrand. "Janette" veut savoir, veut comprendre; venez vous confier à elle, mes petits enfants! Enfin, qui vivra verra pour la suite!
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  •  
  • Annabella Durocher - Inscrit
    22 février 2012 08 h 42
    Site internet gouv.qc.ca
    Maudite belle affaire comme cela Charest va être au courant de tout.
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  •  
  • Jacques-Antoine N - Inscrit
    22 février 2012 09 h 07
    LA CONFIDENTIALITÉ EX PARTE ET LA CLAUSE PRIVATIVE DE L'ART. 95 DU C.p.c.,
    COMMISSION D’ENQUÊTE DANS L’INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC.
    Information publique, un procès a eu lieu au Palais de Justice de Sherbrooke le 14 février dernier dans l’affaire Procureur général du Québec représenté par maître Marcel Després pour la Commission de la Construction du Québec contre CONSTRUCTION RÉJEAN DUBOIS
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  •  
  • Archange Gabriel - Inscrit
    22 février 2012 09 h 08
    la première personne
    la première personne à être convoquée devrait être jean Charest.

    Qui l'a payé ( 4,000,000$) pour virer de conservateur fédéral à libéral provincial. Et d'ou vient son double salaire ( 75,000$)

    Jean Charest en tant que PM a donné un très mauvais exemple. Il a institué au Québec une éthique douteuse où on peut faire ce que l'on veut pourvu qu'on se fait pas prendre. Et voilà que quantité de maires se sont laissés tentés par cette approche. La corruption en institution.

    Je ne dis pas que cela n'a pas du existé avant mais le parti libéral a toujours eu des prédispositions pour la magouille autant au fédéral
    qu'au provincial.

    Vous trouvé pas que le maire Vaillancourt a l'air de celui qui vient de manger toute une boîte de chocolat en cachette. Il en a jusqu'aux oreilles.
    S'il avait été un citoyen ordinaire, il y a longtemps qu'il aurait été mis au cachot.

    Non je ne crois pas à cette justice qui a toujours l'air de marcher sur des oeufs.

    Je vais quand même donner une chance à Mme Charbonneau

    AR
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  •  
  • meme40 - Inscrit
    22 février 2012 09 h 21
    SOLUTION! pas couteuse ..
    Pourquoi ne pas faire appel aux voyants.. et voyantes... qui chôment et offrent leur clairvoyance dans tous les petits journaux du Québec.... A moins de sortir un deuxième Gommery... y en a pas des tas... mais pas facile à manipuler...C'est comme dirait ma grand-mère ""un pensez-y-bien"".
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  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    22 février 2012 09 h 24
    L'HEURE A SONNÉ
    À ceux qui ne pensait que CORRUPTION, voilà enfin la tribune légale pour dénoncer les faits observés.

    La juge France Charbonneau ne devrait pas avoir de difficulté à trouver des faits. Parmi les entités qui n'avaient pas assez de mots, de temps ou de situations pour dénoncer la corruption, il y avait:

    -les partis d'opposition de l'Assemblée Nationale,
    -les médias télédiffusés ou écrits,
    -les tribunes téléphoniques,
    -les individus sur les blogues, Facebook, Twitter...

    Chacun avait la conviction que le mal avait envahi la planète Québec et il le répétait au-delà de la satiété. Le moment pour se libérer de tant de pourriture est arrivé.
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  •  
  • Daniel Berube - Abonné
    22 février 2012 09 h 35
    Que la condamnation soit prononcé avant que l'enquête ne soit commencer...
    Ne serait-il pas logique de laisser la chose commencer,
    Avant de la critiquer et de la discréditer ?
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  •  
  • Claude Chicoine - Inscrit
    22 février 2012 09 h 53
    Degré de difficulté : Énorme
    Il faut avoir beaucoup de courage pour accepter de présider une telle Commission. D'une part, les politiciens, tant provinciaux que municipaux se feront les ténors de la "collaboration" tout en se défilant à la première occasion. D'autre part, par appréhension des représailles inhérentes au milieu, ceux qui peuvent en révéler le plus, garderont le silence.

    La Juge Charbonneau a accepté un immense défi, montrons lui notre solidarité en l'appuyant dans l'exécution de son mandat dont le degré de difficulté est exponentiel.
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  • JJDLL - Inscrit
    22 février 2012 10 h 00
    Haïssables : Les dénonciations ...
    Les dénonciations sont haïssables.

    Ce n'est pas aux citoyens que revient la charge de débusquer et de dénoncer d'autres citoyens. Cette attitude rappelle les méthodes de l'Inquisition et autres entreprises.

    Au lieu d'apostropher les citoyens, la juge devrait lancer le défi au PM, monsieur Charest pour obtenir les ressources nécessaires à sa tâche. L’État doit assurer l'ordre et protéger contre le banditisme. C'est son ouvrage, pas celui de la population.
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  • pierbiss - Inscrit
    22 février 2012 10 h 09
    Commission Charbonneau
    Il est claire que la seule intention des personnes qui commentent sur votre journal en est une de vengeance contre une personne qu'il condamne peut importe qu'il soit coupable ou non et sans preuve. De toute façon peut importe le résultat M. Charest est condamne d'avance.
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  • Claude Gélinas - Abonné
    22 février 2012 10 h 11
    Modus operandi discutable ! La preuve recueillie à ce jour est-elle trop mince ?
    À ma connaissance, c'est la première fois qu'un juge s'adresse par vidéo à la population pour solliciter des dénonciations. Cette façon de faire qui relève davantage de la justice spectacle est fort discutable en raison du fait que le commissaire doit en raison de son obligation de réserve être au-dessus de la mêlée. Par contre, le procureur chef aurait été la personne appropriée pour exercer ce rôle. Mais dans une première étape, avant de demander l'aide du public pour identifier les coquins de tout acabit, la Commission devrait faire son travail avec les preuves à à sa disposition. Est-ce à dire qu'à ce jour la preuve est mince ou plutôt qu'on préfère retarder l'audition de témoins politiques, ce qui risquerait de leur nuire.
    Si ma lecture est bonne, en mai on procédera à l'ouverture de la Commission pour possiblement suspendre les auditions pour l'été et reprendre à l'automne de façon à ne pas nuire au processus électoral.

    S'il s'avérait que mon opinion soit fondée il faudrait alors présumer que la Commission d'enquête n'est pas impartial puisqu'elle ne veut pas interférer avec le processus électoral, ce dont elle ne doit pas tenir compte.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    22 février 2012 10 h 18
    Et le rapport Duchesneau?
    Duchesneau avait un très gros dossier! Ils avaient interviewé plu de 500 personnes. La juge a le pouvoir de les contraindre! Il me semble que la police avait fait un excellent travail!

    On doit se demander pourquoi elle ne commence pas par ce volumineux dossier. N’a-t-on pas perdu assez de temps?

    On n’aurait pas pu trouver mieux pour faire gagner du temps à Charest. Et plus le temps passe, plus le délai de prescription s’applique si je ne m’abuse.

    Il me semble qu’on nous fait tourner en rond. D'abord, les polices ont fait un excellent travail, mais pour aller plus loin ils demandaient qu’on ouvre une enquête publique, Charest demandait à la population de lui faire confiance et de laisser les policiers faire leur travail, les policiers demandaient un plus grand support juridique et en fin de compte la juge retourne le tout à la population. C’est, c’est ce qu’on appelle une belle boucle!

    Et pendant ce temps, les grosses pointures peuvent dormir bien tranquilles. Ce n’est pas vraiment ce qu’on pourrait s’attendre d’une juge dans les conditions présentes.

    C’est que ça doit être une affaire trop compromettante et corrompue, que même la juge risquerait trop si elle allait trop loin. Ça fait penser à une situation similaire en Italie, où si je ne m’abuse on a assassiné des juges!

    Vraiment! La démocratie est sévèrement atteinte ici au Québec!
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  • pierbiss - Inscrit
    22 février 2012 10 h 33
    Commission Charbonneau
    Commission Charbonneau
    On peut dire que Mme la juge Charbonneau est au goût du jour. Sa sortie médiatique d’hier est d’une grande valeur et ne prête à aucune confusion sur son mandat. De plus cette force de communication, est des plus modernes et des plus directes. La technologie est à la portée de cette commission et n’appartient pas seulement aux médias et ses journalistes. La presse écrite et télévisée ne semble pas avoir appréciée cette façon de faire, mais pour le publique c’est une information lipide et non manipulée par toutes sortes d’interprétations, plus ou moins biaisées. Comme contribuable, je considère qu’avec le choix d’aller chercher l’information, directement sur le site de la commission me réconforte. Comme adulte, je suis parfaitement capable de me faire une idée du travail de la commission et d’y apporter mon propre jugement. Mme Charbonneau a de par sa présentation vidéo, démontré qu’elle est une femme de caractère et de décision, elle a mon entière confiance et je crois que l’ensemble des Québécois n’ont aucune raison, de douter de sa compétence, de son honnêteté et de son impartialité.
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  • lise bélanger - Abonnée
    22 février 2012 10 h 36
    @ M. Bellefeuille
    Je partage votre opinion!
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  • meme40 - Inscrit
    22 février 2012 10 h 46
    Une idée...
    Des témoignages ? C'est simple... commencer par la tête ... (ceux qui ont des mandats de l.État, les élus et les nommés, tant au Gouvernement qu'aux sociétés d'État, les transfuges les( ex de la politique qui brillent dans le secret de leur discrétion..) rendre publique leurs témoignages... en direct à tout le monde en parle... Engager des B.S. pour répondre au téléphone, ça s'appelle créateur d'emplois. Une jôke de mauvais goût ??? pas si sur! Ou créer des filiales (comme en toutes choses) dans certaines municipalités du Québec... toujours en direct à la télé...ou abolir cette commission étrange.. et donner cet argent aux universités qui en ont grand besoin.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    22 février 2012 10 h 47
    considérer l'intimidation d'élus comme du terrorisme
    Malgré les critiques, avec lesquelles je suis d'accord, sur la lenteur de la commission, sur la perception qu'on demande aux citoyens de faire le travail de super-policiers (travail que nous attendons impatiemment), je trouve cet appel à la participation et à l'implication citoyenne positif.

    Pour ce que ça vaut, un maire d'arrondissement m'a déjà confié avoir été avisé par la police de "faire attention" à la suite d'écoutes électroniques dans le cadre de l'opération Colisée, ayant fait l'objet de discutions par "les mêmes 3 [promoteurs immobiliers montréalais] : Accurso, Catania et Chiara". Juge Charbonneau, il semble y avoir des éléments de preuve dans les documents de l'opération Colisée.

    Je suis outré, si ces insinuations sont vraies, de l'incapacité (ou pire de l'inaction) du système judiciaire à déposer des accusations de complot terroriste. Car c'est ce dont il s'agit si un politicien refuse l'argent et que la mafia choisit l'intimidation, un complot terroriste. Un terrorisme plus insidieux et plus réel, plus préoccupant que celui des quelques lointains barbus.

    D'ailleurs, que s'est-t-il passé à propos des bombes trouvées au chalet de G.Tremblay, à St-Hyppolite en octobre 2005?

    Malgré que l'on tente de diluer et baliser la commission depuis le début, cette commission est une occasion pour nous de faire le ménage : profitons-en.
    Ce maire d'arrondissement me semblait sincère et troublé lors de ces allégations ; tant le maire d'arrondissement que la commission Charbonneau ont reçu un courriel pour les inviter (sinon contraindre) à témoigner pour que lumière soit faite.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Geoffroi - Abonné
    22 février 2012 10 h 57
    Pourquoi cet appel à tous? Les preuves écrites ont-elles été déchiquetées?
    Je suggère à Mme la juge Charbonneau d'instaurer tout de suite une enquête sur l'achat de déchiqueteuses (qui, que, quoi, comment, pourquoi) depuis 2003 au Conseil exécutif du gouvernement du Québec, au Parti libéral ainsi que chez les ingénieurs, entrepreneurs en construction et avocats proches du pouvoir.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    22 février 2012 11 h 55
    Décret 1029-2011
    Dans le décret 1029-2011, il est stipulé que la Commission "Veille à ne pas compromettre les enquêtes actuellement menées" par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

    L'UPAC a été mise en place par Charest avec son Ministre de la sécurité publique.
    Donc, si la Commission de la juge Charbonneau ne peut pas compromettre les enquêtes de l'UPAC qui est vraiment le boss ?
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  • Richard Guillemette - Inscrit
    22 février 2012 12 h 08
    Prenons un recul … et considérons les événements chronologiquement
    Celui qui a volontairement ralenti au maximum tout le processus de cette enquête, c’est Jean Charest, pas besoin d’établir des preuves, toute la population (87%) du Québec en est témoin. Une grande partie de la population croit qu’il a volontairement tenté d’empêcher cette enquête et ralenti le processus pour que cela soit moins efficace parce que
    1- plus une enquête est retardée, plus les preuves ont une possibilité de diaparaître
    2- Le temps « arrange bien les choses », la populace oublie
    3- Si l’enquête publique débute, il faut donner la « chance » d’avoir des élections auparavant

    Juste avant que l’enquête débute, on a tenté de casser les reins de certains journalistes à partir d’un fait divers (une taupe dans la police), les journalistes étant plus efficaces que la police pour mettre à jour la corruption. Les journalistes font cette profession parce qu’ils aiment le journalisme et ne sont pas seulement 8 heures par jour en devoir. Beaucoup d’individus dans la police y sont pour le $alaire; pour le temp$ $supplémentaire di$ponible. Qui, selon vous, est le plus efficace pour déloger la crasse?

    Alors, voilà que cette dame assise sur le trône nous démontre qui est celui qui donne les ordres, en mettant sur le dos de la population le fardeau de la preuve. Je ne cite que deux questions posées par Christian Montmarquette :

    Pourquoi demande-t-on aux citoyens de faire le travail de la police ?
    Pour pouvoir reporter le blâme sur le citoyen si l'enquête ne débouche pas ?

    Selon ma perception, les opinions qui figurent sur cette page sont parmi les plus pertinents et les plus percutants dont j’ai pris connaissance.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    22 février 2012 12 h 36
    Une Obligation
    Une obligation civique que de rapporter les malversations.

    Devant la corruption généralisée dans l’octroi de contrats gouvernementaux de construction, dans l’octroi de places de garderies, et dans le financement illégal des partis politiques, la délation devient un devoir civique. L’argent de tous les contribuables est dilapidé.

    Si on laisse circuler les rats sans les débusquer, ils se multiplient sans fin. La même chose pour les magouilleurs, mafieux et autres bandits qui sucent l’argent des contribuables.

    La situation actuelle est tellement pourrie que la délation est devenue la seule voie accesssible à M et Mme Tout-le-monde.

    La délation devient une obligation civique.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    22 février 2012 12 h 52
    D'accord avec Pierre Bellefeuille - Si le «Rapport Duchaineau» était déjà probant..
    .

    «D'accord avec Pierre Bellefeuille - Si le «Rapport Duchaineau» était déjà probant..»

    Je suis d'accord avec Pierre Bellefeuille, car si le «Rapport Duchaineau» était déjà probant, qu'est-ce qu'ils ont à tant zigonner avec la Commission Charbonneau ?

    La véritable magouille, est celle qui pourrait s’être passée entre Jean Charest et la juge Charbonneau elle-même, dont le but véritable serait d'enterrer le rapport Duchesneau et de s'embourber elle-même jusqu'à ce que mort s'en suive.

    Que dire de tout cette procédurite délibérée mal dissimulée et de ce trainage en longueur ? - Ça fait cher le bateau quand on se rend compte qu'on se fait doublement arnaquer au prix qu'on les paye pour noyer un poisson..

    Le citoyen ordinaire perd des deux côtés de la médaille et se fait tondre la laine sur le dos autant par les criminels que par un système de justice qui se mandate lui-même de belles raisons de perdre son temps.

    La première enquête à faire, serait de savoir ce qu'il s'est verbalement discuté entre la juge Charbonneau et Jean Charest et qui a mené à sa nomination comme juge de cette Commission.


    Christian Montmarquette
    Montréal

    http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_88064/com

    "
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    22 février 2012 13 h 27
    Un choix à faire...
    Ou bien on continue dans le système présent, ou on casse ce système.
    Madame Charbonneau doit nous démontrer que le judiciaire est séparé de l'exécutif gouvernemental et aller de l'avant : en l'espèce, cela s'appelle vivre dans un État de droit.
    Jusqu'à maintenant, les édiles municipaux et les politiciens ont eu la partie facile : nous nous retrouvions avec une immunité généralisée pour toutes les magouilles répertoriées.
    Pour parachever la Révolution tranquille et l'assainissement des moeurs politiques amorcé sous le gouvernement Lévesque, cette commission se doit de faire valoir les principes du droit et cela implique de dénoncer les meneurs de ce détournement de démocratie (principalement Charest) et cet épisode de capitalisme sauvage en démontrant comment la caisse électorale du Parti libéral a été copieusement garnie par les magnats de l'industrie de la construction en retour de l'attribution de contrats : voilà le premier point de l'agenda!
    À partir de là, tout coule de source.
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  • Marco61 - Abonné
    22 février 2012 14 h 13
    Questions d'humeur
    Je viens de voir la vidéo de la Juge sur le site en question.
    Je trouves plutôt pessimiste les propos tenus par plusieurs des commettants à l'endroit de cette commission tant réclamée.
    D'abords :
    -Celui de F.Legault :«Ça démarre très très lentement», a-t-il laissé tomber.
    Après le départ de son parti sur les chapeaux de roues et la dégringolade qu'il s'ensuivît, il n'a pas de leçons à donner à personne.
    -Pour les aficionados des émissions dites de "réalité" il y a des chaînes et d'autres sites pour ce genre de shows.
    -En ce qui concerne la sécurité informatique (élément central pour la sécurité des témoins, informateurs ainsi que la pertinences des informations) le fait de pouvoir retracer le PC ou l'utilisateur peu s'avérer un avantage. Ceux qui croient que les fraudeurs et les bandits vont rester les deux bras croisés font preuve d'une naïveté étonnante. Le fait de pouvoir retracer la "source" pourrait justement retracer ceux qui voudraient mener l'enquête sur de mauvaises pistes (Personnes n'est dupes).
    -Pour ceux qui trouvent que nous payons suffisamment chère pour cette commission et qui refuse la participation citoyenne, n'oubliez pas que le croisé de certaines informations vont permettre de trier le bon grain de l'ivraie. Par conséquent gagner du temps et surement arrivé à porter des accusations plus rapidement. Si par cette participation la durée de la commission s'en trouve raccourcit, il y aura forcément économie.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 février 2012 15 h 15
    Madame la Juge Charbonneau fait bien d'être transparente auprès de la population.
    C'est vraiment la bonne chose que Madame la Juge Charbonneau fait. Il est temps que la population assume elle aussi une part de son sens des responsabilités. D'autant plus, ce sont des pressions de la population, en plus du Rapport Duchesneau, qui fait que cette commission se fait.
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  • Roland Berger - Abonné
    22 février 2012 15 h 26
    La droite gagne encore
    Le gouvernement libéral-conservateur laisse les « p'tisamis » corrompre le monde de la construction puis met sur pied une commission qui fait appel à la délation. Tant pis pour la morale!
    Roland Berger
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  • Roland Berger - Abonné
    22 février 2012 15 h 30
    De la pédagogie
    L'Association des ingénieurs-conseils du Québec, dont les membres ont maintes fois été montrés du doigt dans des dossiers controversés, veut faire un peu de pédagogie. Sur comment fourrer le gouvernement pour empocher encore plus d'argent ?
    Roland Berger
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  • Curley - Inscrite
    22 février 2012 15 h 45
    Excellent!
    Suis-je la seule à ne voir que du positif dans cette démarche. Ayant en main les rapports d'enquêtes de tout acabit, madame la juge très de son temps et surtout moderne, exhorte la population à communiquer avec la commission de toutes les manières possibles. Plusieurs sont sortis pour dénoncer ceci ou cela, untel ou unetelle, une organisation, une compagnie, un entrepreneur etc.... maintenant c'est le temps de le démontrer et voir si c'est du sérieux. J'ai trouvé qu'elle a de l'aplomb et sait où elle s'en va. Pas du genre à tataouiner, on sera peut-être surpris en mai prochain. Lise St-Laurent
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  • MJ - Inscrite
    22 février 2012 16 h 15
    Plus ça avance, plus ça recule...
    Je m’interroge aussi, comme bien d’autres lecteurs, à savoir si cet appel au public ne constitue pas plutôt une mesure DILATOIRE afin de gagner du temps et ménager l’Establishement, vu l’approche d’un déclenchement d’élections.

    Le fait que la juge ait été nommée par le gouvernement libéral, ce même gouvernement qui devrait être mis sur la sellette par cette Commission d’enquête, réclamée depuis longtemps par la population, me laisse croire, avec cet appel au public, que la juge est sous la gouverne du PM Jean Charest. Et de surcroît, il y a déjà beaucoup de matériel sur les firmes de génie-conseil qui est ressorti du travail d’enquête des journalistes et qui n’attend que d’être mis sous examen et questions de la juge et du procureur de la Commission, laquelle juge a le pouvoir de contraindre les personnes visées par les enquêtes policières et journalistiques, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Loi sur les Commissions d’enquête. Cet appel au public me semble une astuce de plus pour noyer le poisson.
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  • MJ - Inscrite
    22 février 2012 16 h 28
    Commission d'enquête sur la corruption généralisée au Québec
    Le procureur chef de la Commission d’enquête, Sylvain Lussier, n’est-il pas au service de la Ville de Montréal? Et n’est-il pas en conflit d’intérêts, compte tenu des scandales qui agitent la Ville de Montréal puisqu’il représente et défend les intérêts de l'administration municipale et de ses élus (maire Tremblay et ses conseillers)? Il me semble qu’il aurait mieux valu nommer un procureur de la Couronne à ce poste-clé afin d’éliminer tout conflit d’intérêts.

    De qui donc est formée l’équipe de Madame la juge Charbonneau? Est-ce que tous ces gens ont été nommés par le gouvernement et sont d’allégeance libérale ou des alliés du gouvernement? N’aurait-il pas mieux valu que le choix de la juge et de son procureur, ainsi que son équipe de travail, aient été du ressort du parti qui constitue l’opposition officielle à l’Assemblée Nationale, soit le PQ qui a, avec l’ex-ADQ, réclamé une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction?

    D’ailleurs, le mandat aurait dû être élargi à d’autres industries que la construction, tels les lobbies importants auprès du gouvernement, lesquels jouent un rôle-clé dans les décisions politiques, tels: le Plan Nord (Bar ouvert pour les minières), l’industrie minière, pétrolière et gazière qui ont obtenu en catimini du gouvernement Charest des Claims pour l’exploration et l’exploitation de ces ressources dans le sous-sol québécois et qui sont ceux qui ont fait pression pour que la Loi sur les Mines ne subisse que des changements mineurs, permettant aux industriels de conserver une position très avantageuse sur les citoyens qui n'ont pratiquement pas de droits.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    22 février 2012 17 h 08
    Pourquoi un appel au public
    C'est bizare ?
    Depuis tout les scandales, Charest à mis sur pis une unité avec M. Duchesneau qui c'est transformée par la suite l'UPAC sens Duchesneau.
    C'est l'UPAC qui enquête sur les dossiers de corruption déjà rendu publique.

    Le scandale des garderies à bien été rendu publique ? Pourquoi la Commission Charbonneau n'épluche pas tous ses dossiers ?
    Car selon le décret, elle doit veiller à ne pas compromettre les enquêtes déjà en cour (UPAC et police).
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  • Alain Rioux - Inscrit
    22 février 2012 17 h 28
    Résultats bureaucratique
    Nous avons hâte de connaître quels résultats bureaucratiques cette enquête amènera: concrètement, au sujet de l'inamovibilité des mandarins de l'État, sous-ministres etc..

    Lorsqu'on songe aux 8 milliards dépensés inutilement pour maintenir le ratio 100 000 cadres/ 108 000 personnes soignantes, au ministère de la Santé, alors que c'est un périple de pouvoir se faire soigner, tandis que l'on continue de payer, tout ce charivari laisse songeur...
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  • Lise Moga - Inscrite
    22 février 2012 17 h 30
    @Roland Berger
    "Tant pis pour la morale!" Chacun a sa définition de la morale. Dénoncer une situation malhonnête est une question d'intégrité et la commission d'enquête est le bon endroit pour s'acquitter de cette responsabilité. C'est une façon beaucoup plus SAINE pour contrer la corruption, que de colporter des suppositions à hue et à dia dans le but unique de briser la réputation de quelqu'un ou de se faire du capital politique. À moins d'aimer plus le problème que la solution, la coopération ne met en cause, ni la moralité, ni la gauche, ni la droite, mais la volonté de s'en sortir le plus efficacement possible.
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  • Lise Moga - Inscrite
    22 février 2012 17 h 43
    @JJDLL
    "Ce n'est pas aux citoyens que revient la charge de débusquer et de dénoncer d'autres citoyens".

    C'est toute une nouvelle ça! Ça fait un bon bout de temps que je lis des opinions ou le dénigrement gratuit a libre cours, sans que des individus aient manifesté le moindre inconfort, sans qu'ils aient été blessés dans leur moralité. Est-on en train de mettre des bois dans les roues pour empêcher que la commission d'enquête fonctionne? Est-ce qu'il y a des retombées positives à entretenir l'idée de la corruption au point où on veuille la maintenir en place. La corruption mille fois dénoncée était-elle du capital politique?
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    22 février 2012 18 h 07
    Bizarre!
    Certains l’ont déjà relevé.

    C’est tout de même bizarre, la juge Charbonneau qui n’ose pas faire une conférence de presse et se limite à une présentation vidéo bien léchée et contrôlée. Ça fait penser un peu aux méthodes des conservateurs, Harper et Charest, souvent à l’étranger soit pour éviter d’avoir à répondre de leurs actes où annoncer à distance des mesures impopulaires.

    Vraiment bizarre de ne pas rencontrer la presse, une presse ayant joué un rôle déterminant démocratiquement parlant ces dernières années, plus particulièrement voir.ca, Le Devoir et Radio-Canada. Et ici, on ne parle pas du rôle très important que Québec Solidaire a joué, on aurait tors de l’oublier. Si la juge Charbonneau a obtenu ce mandat, c’est bien parce que la presse a poussé les dossiers à fond, le minimum aurait été des les rencontrer en direct.
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  •  
  • Nunu - Inscrite
    22 février 2012 18 h 44
    Il parait que ,
    Elle va commencer par questionner les experts.Moi j'aimerais qu'elle commence par les témoins et les experts après.Ca presse moins, les avis des experts,ça peut attendre.Ca pourrait même infirmer ou confirmer certains témoignages,mais seulement après coup,pour ne pas les inciter à dire ci ou ne pas dire ça.C'est seulement mon opinion.
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  •  
  • Nunu - Inscrite
    22 février 2012 18 h 49
    On dit que
    Le passé est garant de l'avenir.
    Si on se fient aux enquêtes passées il est normal qu'ont soient méfiants.
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  •  
  • Marcel Lavoie - Inscrit
    22 février 2012 20 h 00
    C'EST CHARMANT!!!
    Venant de la juge qui a accepté la mandat de gérer la commission d'enquête sur la supposée corruption dans le monde de la construction; je trouve son approche " CHAMANTE "

    Et très sérieusement, je crois que Mme a dans les mains un mandat à réaliser d'une complexité extrême ( peut-être voir impossible à réaliser )

    De vouloir inviter le public a l'aider pour moi; veut dire deux possibilités: soit tenter de noyer l'affaire ou elle est vraiment condammée à une mission impossible.

    Et quoi faire pous l'aider, je manque d'information sur les données qu'elle possède actuellement pour pouvoir y contribuer intelligemment.

    De plus je crois qu'elle aimerait très sincèrement ne pas noyer le poisson.

    Bonne chance Mme Charbonneau, vous avez un méchant mandat sur vos épaules.
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  •  
  • Marco61 - Abonné
    22 février 2012 23 h 35
    Tout et n'importe quoi!
    Il est invraisemblable de lire des commentaires, sous cette rubrique, aussi faux que creux.
    1- La juge à été nommé pour présider cette commission par le juge en chef de la cour supérieur François Rolland et non par Jean Charest.
    2- Le fait de ne pas rencontrer les journalistes en conférence de presse est la meilleure décision que la juge est prise. Elle évite ainsi les questions détournées selon l'allégeance du "média" en question, qui obligatoirement parlant oriente le point de vue selon une prise de position préétablis. "L'objectivité étant la subjectivité du plus fort". Elle coupe cour aux prétentions égocentriques d'incertains prétendus "Journalistes" même "Le Devoir" tout le monde sur le même pied d'égalité.
    3- Elle appelle à l'intelligence et au discernement de la population ouvrant ainsi toutes grandes les portes.
    4- Ceux qui croient que tirer sur le messager en investissant toutes les tribunes possibles pour miner les travaux de la commission (peut-êtres ont-ils des intérêts à protéger????) ne s'avantagent pas.
    5- Le passé étant garant de l'avenir, la juge reste temporellement dans le présent. innove avec une façon de faire inédite et je l'encourage même si elle à heurté les sensibilités de "la presse" qui semble réagir de façon "Oh! Comment ose-t-elle aller de l'avant sans nous en avoir fait part d'abord ?"
    6- Non mais!!!!!!
    Bon courage mme la juge vous allez y arrivez... Yé OU Dominique Champagne là???
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  •  
  • Christian Ouellet - Inscrit
    23 février 2012 04 h 12
    @ Marco61
    ERREUR
    La juge a été suggérée par m. François Rolland et par la suite nommé par jean charest.

    pour le reste ,je suis d'accord avec vous.

    c'est certain que les médias n.aiment pas cette façon de faire.

    elle a agit avec sagesse.
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  •  
  • Marco61 - Abonné
    23 février 2012 10 h 57
    @ lepetitquébec
    Vous avez raison, merci de me corriger. Ceci étant dit si le juge en chef de la cour supérieur avait suggéré un autre juge, M. Charest aurait suivit la recommendation non? A toute fin pratique le résultat aurait donc été dans le sens de la recommendation Right?
    De plus c'est sous la pression du Barreau du Québec que le gouvernement a reculé, pour en faire une vraie enquête publique. Right?
    Donc pour le copinage, selon d'incertains, on repassera.
    Qu'en pensez-vous ???
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  •  
  • Christian Ouellet - Inscrit
    23 février 2012 13 h 49
    @ Marco61
    Toujours d'accord avec vous mais je me réserve quand même un tout petit doute.

    Cela dépend jusqu’où les libéraux on manigancer la magistrature, on se rappellera la nomination des juges

    Avec cette commission va-t-on savoir le degré de corruption au Québec ?

    L’avenir nous le dira.
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  •  
  • maxou3563 - Inscrit
    25 février 2012 06 h 17
    Stratégie de manipulation
    On demande à tout le public de faire une entière collaboration, et le jugement est déjà annoncé; soit que tout va bien maintenant...
    Votre travail est fini, tout le monde, tout va bien.
    Mais c'en est fait!
    L'éthique de nos prédécesseurs ne s'en portera que mieux sans lui apporter d'autre véritables correctifs. Mascarade. On nous demandent de dire ce que l'on veut, et on choisira ce qui se confirmera sur le tas du courrier. Très correct mais politiquement, c'est une forme de dénigrement sytématisée.
    Tout est planifié, il ne reste qu'à le coordonner, comme le disait bien la ministre Courchesne dernièrement. Sans plus!
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  •  
  • arick - Inscrit
    25 février 2012 17 h 23
    C'est un départ...
    Y a plus de monde dans le public qui savent plusieurs choses dans tous les domaines et prêt à déballer en direct, c'est mieux que de bavarder avec la police...
    Très crédible la patente, j'ai confiance...
    Avouez qu'elle va mettre de la différence, cette fois-ci.
    À ne pas oublier c'est une autre lionne....
    À SNC-Lavalin de construire ses bonnes prisons, on fera payer les clients cette fois.
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