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Un appel d'offres illégal à Québec

L'Assemblée nationale cible un produit Microsoft pour remplacer 1200 suites bureautiques, écartant les logiciels libres

Fabien Deglise   22 février 2012  Québec
En juin 2010, le juge Denis Jacques de la Cour supérieure avait qualifié d'illégal et contraire au droit ce type d'appels d'offres qui discriminent les logiciels libres au profit des logiciels de la multinationale américaine Microsoft, et ce, dans un jugement rendu dans la cause opposant Savoir Faire Linux et la Régie des rentes du Québec (RRQ).
Photo : Agence Reuters Carlos Jasso
En juin 2010, le juge Denis Jacques de la Cour supérieure avait qualifié d'illégal et contraire au droit ce type d'appels d'offres qui discriminent les logiciels libres au profit des logiciels de la multinationale américaine Microsoft, et ce, dans un jugement rendu dans la cause opposant Savoir Faire Linux et la Régie des rentes du Québec (RRQ).
De la parole, sans les actes. Tout en légiférant sur l'importance de promouvoir les logiciels libres dans l'administration publique, l'Assemblée nationale vient de lancer un appel d'offres pour le remplacement de 1200 suites bureautiques qui favorise uniquement les produits de la multinationale Microsoft, a appris Le Devoir. Une pratique pourtant jugée illégale en 2010 par la Cour supérieure du Québec et que dénoncent vivement les défenseurs des logiciels libres, non privatifs et surtout non associés à de coûteuses licences d'utilisation.

«Nous sommes consternés, lance à l'autre bout du fil Cyrille Béraud, président de la Fédération québécoise des communautés et industries du libre (FQCIL), un groupe de pression qui défend les intérêts économiques et sociaux du logiciel libre au Québec. C'est un cas flagrant de la main droite qui ne sait pas ce que fait la main gauche. Un tel appel d'offres, lancé par la plus haute institution du pays, garante de nos valeurs et de notre bien commun, va à l'encontre de la volonté du législateur. Elle nuit également à l'indépendance technologique du Québec, à l'innovation et ne favorise pas un développement économique durable.»

Un produit Microsoft

Publié lundi, l'appel d'offres de l'Assemblée nationale, émanant de la direction des ressources financières et de l'approvisionnement, vise le remplacement ferme de 600 suites bureautiques couplé à l'achat de 600 autres en option, pour un total de 1200 logiciels. Le document cible spécifiquement le produit Office Pro Plus 2010, de la compagnie Microsoft, faisant du coup fi des équivalents existants dans le domaine du logiciel libre.

L'appel, pour ce contrat évalué entre 900 000 $ et 1,2 million de dollars, est ouvert jusqu'au 28 février prochain. La FQCIL exige son annulation pure et simple et sa réécriture afin d'inclure des produits libres tels que OpenOffice.org ou LibreOffice, qui «ont amplement démontré à travers le monde qu'ils répondaient parfaitement aux besoins d'organismes tels que l'Assemblée nationale, tout en étant bien plus économiques», dit l'organisme.

Un appel illégal

En juin 2010, le juge Denis Jacques de la Cour supérieure avait qualifié d'illégal et contraire au droit ce type d'appels d'offres qui discriminent les logiciels libres au profit des logiciels de la multinationale américaine Microsoft, et ce, dans un jugement rendu dans la cause opposant Savoir Faire Linux et la Régie des rentes du Québec (RRQ). Résumé: l'entreprise versée dans le logiciel libre dénonçait alors l'attribution par cet organisme public d'un contrat informatique à la compagnie de Bill Gates sans avoir pris la peine d'évaluer un remplacement de ses logiciels par des solutions dites libres.

Pis, en juin dernier, l'Assemblée nationale a adopté la loi 133 sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement, dans laquelle le logiciel libre occupe une place importante comme moyen d'«assurer la pérennité du patrimoine numérique gouvernemental». En harmonie avec le jugement Jacques, le texte précise d'ailleurs que l'appareil de l'État doit à l'avenir considérer «les logiciels libres au même titre que les autres logiciels». Dans les derniers mois, le gouvernement Charest, tout comme l'opposition, s'est porté à la défense du logiciel libre et a reconnu son importance dans le contexte budgétaire, social et numérique actuel.

«En matière de logiciels libres, il y a les beaux discours et il y a la réalité», dit M. Béraud, qui rappelle que l'adoption de ce type de produits par l'administration publique peut être une source d'économie, mais également une façon de stimuler la création d'une industrie informatique québécoise du logiciel libre. Avec ces formats ouverts et libres, ce type d'applications dont le code source est accessible à tous les programmeurs a été imaginé en opposition aux applications fermées et privatives contrôlées par une poignée de multinationales et associées à de coûteuses licences d'utilisation.

Malgré nos appels, il n'a pas été possible de parler à un représentant de l'Assemblée nationale hier.

Dans plusieurs pays, comme les États-Unis, la France ou le Brésil, la prolifération des logiciels libres est encouragée dans les organismes publics en raison des économies qui peuvent s'ensuivre, mais aussi en raison d'autres avantages: le logiciel libre ouvre en effet la porte à un accès plus équitable à la technologie et aux données publiques, crée des environnements informatiques plus sécuritaires, moins sensibles aux virus, plus malléables, et les retombées économiques se font localement... Pour plusieurs acteurs numériques du Québec, ce logiciel libre est une des composantes d'une démocratie et d'une gouvernance qui s'inscrivent dans la nouvelle réalité numérique.
 
 
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  • GLabelle - Abonné
    22 février 2012 00 h 16
    ce que je retiens
    "Un tel appel d'offres, lancé par la plus haute institution du pays, garante de nos valeurs et de notre bien commun"

    comme il fait bon de lire que la "plus haute institution du pays" est l'AN du Québec! En ces mornes... merci!
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    22 février 2012 04 h 33
    ...
    Ça prend vraiment une bande de tordus... À quand des élections?

    Tout les gouvernements du monde passent au logiciel libre, pour des raisons d'économie, d'efficacité et surtout, de sécurité de l'information, mais notre bon gouvernement dépendantiste ne comprend pas ça. Dépandre, toujours dépandre, jamais marcher seul et la tête haute.
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  • Demosthene - Abonné
    22 février 2012 06 h 14
    À quand une commission sur l'informatique gouvernementale?
    Il y a beaucoup d'autres solutions moins coûteuses que la suite bureautique Microsoft, y compris non libre, Google Apps, par exemple.

    Demandons donc au gouvernement de publier ses analyses comparatives, y compris de coûts. On va rire...
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    22 février 2012 07 h 28
    La force de l'inertie...
    C'est dans la même logique que les clauses orphelins.

    Au lieu de se donner le trouble de suivre le mouvement et d'apprendre quelque chose de nouveau, les vieux s'accrochent à leur position et utilisent des magouilles pour bloquer tout changement.

    Serge Grenier
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  • Claude Kamps - Inscrit
    22 février 2012 08 h 02
    Si pour ce gouvernement
    Google n'est pas une compagnie sérieuse !
    Mais c'est certain que du «gratuit» ça pond pas d'enveloppes brunes....

    A la limite je comprendrais qu'il favorise l'OS de Windows 7 ou 8, mais tout ce qui vient après...
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  • François Dugal - Abonné
    22 février 2012 08 h 08
    Illégal?
    Vous be vous attendiez quand même pas à ce que cela fut légal?
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  • Richard Broenck - Inscrit
    22 février 2012 08 h 58
    Le soutien informatique aux logiciels libres est-il gratuit?
    Les promoteurs du logiciel libre dans les médias semblent omettre que des applications non-standardisées, non-sécurisées et non-couvertes par des garanties requièrent des dépenses additionnelles importantes en effectifs ou en sous-traitants, au coût horaire atteignant facilement 100$/l'heure, pour du dépannage de base que ne requièrent pas *au même degré* les logiciels propriétaires dotés de garanties.

    À ce titre, les promoteurs du logiciel libre devraient s'assurer de prendre en compte non seulement les coûts des applications, mais les coûts pour la formation des utilisateurs et les coûts de soutien pour les applications dépourvues de garanties, de façon à pouvoir déterminer s'il y a effectivement plus-value économique d'y recourir, au cas par cas.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    22 février 2012 09 h 11
    ???
    C’est désopilant! Est-ce que l’ ignorance serait une explication?
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  • Jean Richard - Abonné
    22 février 2012 09 h 20
    Enrichir les multimilliardaires
    Il n'y a rien d'étonnant à ce que Microsoft ait longtemps été parmi une des sociétés les plus riches et les plus puissantes d'Amérique (pour ne pas dire du monde). Comme contribuables, nous participons tous, malgré nous, à son enrichissement. Et si un jour les choses tournent mal pour le colosse de l'informatique, on peut parier que des milliards de fonds publics serviront à son sauvetage, comme ce fut le cas pour GM.

    Or, il n'y a pas que les fonctionnaires qui achètent aveuglément les lourdes suites bureautiques de Microsoft (suite dont plus de 90 % des fonctions sont ignorées par ceux qui s'en servent au quotidien). Il y a aussi des commissions scolaires. Je lisais récemment dans un rapport d'activité d'une école PRIMAIRE d'une école de la CSDM que l'école en question avait acheté des licences Microsoft pour l'utilisation de la suite Microsoft Office dans ses salles de classes. Oui, vous avez bien lu : Microsoft Office pour des élèves du primaire... Ça s'appelle ignorance, incompétence, ou les deux à la fois. Même si la majorité des enfants semblent très à l'aise avec un ordinateur, la suite Microsoft Office reste totalement inadaptée dans un environnement où les enfants en sont encore à apprendre les notions les plus fondamentales de la lecture, de l'écriture et du calcul. En plus d'être inadaptée, la technologie logicielle d'une application comme Word (le traitement de texte d'Office) est déjà dépassée et il n'est plus du tout pertinent d'en apprendre le fonctionnement aux enfants. Voilà une belle façon de jeter des milliers de dollars par les fenêtres et de pomper de l'argent public québécois pour alimenter des multinationales étrangères.
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  • Jean Richard - Abonné
    22 février 2012 09 h 37
    Standardisé, sécurisé, Microsoft : vraiment ?
    « Les promoteurs du logiciel libre dans les médias semblent omettre que des applications non-standardisées, non-sécurisées et non-couvertes par des garanties  »

    Standardisées, sécurisées et garanties les applications de Microsoft ? Là, on s'aventure sur un terrain très glissant.

    J'ai travaillé dans une boîte (publique et fédérale) où cohabitaient un parc Microsoft et un parc Linux. L'équipe informatique a dû se battre pour que le plus important réseau informatique de la boîte reste sous Linux, car il était au départ plus performant, il était beaucoup plus facile d'y développer et d'y faire tourner du logiciel spécialisé, il était plus économique et enfin, il était nettement plus sécuritaire. L'installation et l'entretien des systèmes de sécurité sur le réseau Microsoft coûtait à lui seul une fortune à administrer, ce qui n'a pas empêché une attaque qui a paralysé le système en pleine fin de semaine.

    Des filtres ont dû être installés sur les serveurs de courrier et les fichiers Microsoft Word et Microsoft Excel étaient mis en quarantaine car jugés peu sécuritaires (des virus y avaient été détectés).

    Quant à la garantie... Quelle garantie ?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    22 février 2012 09 h 40
    À M. Broenck
    Le coût des logiciels gratuits comprend bien sûr leur «customisation», leur installation, la formation des usagers et le soutien. Mais malgré tout, les défenseurs du logiciel libre affirme que ça revient moins cher. Si ce n'était pas le cas, d'ailleurs, pourquoi les exclurait-on d'entrée de jeu? Tout ce que ces gens demandent, c'est de pouvoir concourir. Là où on le leur a permis, ils ont toujours pu prouver que leur produit était le plus économique et le plus sécuritaire.
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  • Claude Gélinas - Abonné
    22 février 2012 10 h 18
    Et les produits Apple !
    Convivial, sécuritaire et facile d'utilisation. Une merveille !
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  •  
  • Robert Devault - Abonné
    22 février 2012 10 h 55
    Quel parti est au pouvoir présentement ?
    Vous attendiez-vous à autre chose de la part de ce gouvernement !
    Après toutes les récentes magouilles (garderies...et autres),la question à demander est tout simplement quelles étaient l'épaisseur des enveloppes (commission Bellemare...etc.)
    Gageons que ces politiciens sans aucune conscience vont avoir le front de se représenter devant le peuple !
    Pauvre batisse !
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    22 février 2012 11 h 27
    @ R.Broenck : comparons
    Je suis prof d'informatique et conférencier sur la sécurité internet auprès d’aînés. Je suis aussi partisan du logiciel libre.

    "À ce titre, les promoteurs du logiciel libre devraient s'assurer de prendre en compte non seulement les coûts des applications, mais les coûts pour la formation des utilisateurs et les coûts de soutien pour les applications dépourvues de garanties, de façon à pouvoir déterminer s'il y a effectivement plus-value économique d'y recourir, au cas par cas."

    coût des applications :
    libre office = 0$, linux mint 11 = 0$ ; MSOffice >0$, MSWindows >0$
    point logiciel libre.

    coût de formation :
    passer de MSO2003 à MSO2007 ou MSO2011 est à peu près égal que passer de MSO2003 à LibreOffice pour un fonctionnaire ; pour un aîné débutant, passer d'un logiciel avec les menus "standard" à un logiciel avec les menus "en ruban, à la MSO2007" est plus compliqué.
    passer de WinXP à Win7 ou de WinXP à Linux Mint 11 est à peu près égal, passer de WinXP à Win8 sera plus compliqué que de passer à Linux Mint 11 ; pour un ainé débutant, linux mint 11 est franchement plus facile que WinXp.
    Là où passer au libre est plus ardu est du coté des admins réseau, mais un fois l'apprentissage fait, on fait ce que l'on veut faire plus facilement.

    2-0 logiciel libre

    coûts de soutient:
    le débat sur le soutien en est moins un de coût que de façon de faire.
    Pour MS, théoriquement on offre un service de soutien avec garantie, et certaines disributions linux l'offrent aussi (Red Hat), encore faut-t-il pouvoir se prévaloir facilement de la garantie.
    Pour le libre, comme individu, il y a les forums (0$) ou l'embauche d'informaticiens pour non-seulement réparer les bugs mais "customiser" le logiciel aux besoins, ce qui est impossible avec les produits M$.

    j'attends vos chiffres M. Broenck

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Laurent Jobidon - Abonné
    22 février 2012 12 h 38
    Les capitalistes se cachent derriere les lobbeistes
    Avant c'etait IBM qui etait privilegie pour la location d'ordinateurs maintenant on emploie des detours pour donner des contrats a ses pourvoyeurs des caisses electorales L.Jobidon
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  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 février 2012 12 h 42
    Micro$oft $$$$$
    Une autre transaction perdante pour Québec avec Microsoft. Je le parierais sans trop d'hésitation.
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  •  
  • Alain Hebert - Inscrit
    22 février 2012 12 h 58
    pour une transition vers le logiciel libre
    Dans les années 1980, il y avait un proberbe: "Personne n'a jamais perdu son emploi pour avoir commandé des produits IBM". Aujourd'hui, le même proverbe pourrait s'exprimer en pemplaçant "IBM" par "Microsoft". La transition vers une alternative à Windows et Office est (1) souhaitable -- car les produits Microsoft sont lourds, peu agréables à utiliser et coûteux, (2) possible -- car il existe des alternatives en license libre, (3) mais risquée -- car les habitudes sont ancrées et le personnel technique et clérical peu flexible. Il est clair qu'une telle décision devrait être prise au niveau du ministre et prévoir plusieurs phases: exploration, projet pilote, planification, formation, mise en oeuvre. Cela prendra plusieurs années, mais d'autres pays l'ont fait. C'est souhaitable.
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  • marc.collin - Inscrit
    22 février 2012 13 h 33
    De nombreux cas dans le monde....
    En France à l'assemblé national les débutés et leurs assistant (plus de 1154 postes) sont équipé d'ordinateur sous Linux. Le débuté en charge de l'informatique a spécifié que ce choix a permis d'économiser plus de 500 000 euro en plus de gagner du temps et énergie étant donné ça facilité d'utilisation.

    Un autre exemple est celui des gendarme en France, depuis 2004 plus de 50 millions d'euro d'économies.
    Contrairement au idée reçu, "L'opération est quasiment transparente pour les utilisateurs". Xavier Guimard précise même qu'il n'a pas été nécessaire de réaliser d'opérations de conduites du changement et avec un peu d'humour d'ajouter "Les deux principales différences [entre Windows XP et Ubuntu] sont les icônes et les jeux. Les jeux ne sont pas notre priorité."

    Il semble avoir du gros lobbying...... et qui va encore payer pour rien?

    @Richard Broenck essayez de maitriser au miniumum le sujet...
    Des gens très compétent en linux sortent chaque année des céceps

    Vous croyez qu'un consultant Windows coûte 20$ /h?

    Si les produits microsofts et cie seraient si facile, il y aurait surement pas autant de livre et de formation...

    D'ailleurs a chaque changement de version de ms office, est-ce que le gouvernement forme tous ses employés ou bien c'est la mentalité changé pour changé?

    Quitte a utiliser du propriétaire, il devrait penser à corel word perfect office qui est Canadien.....
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  •  
  • marc.collin - Inscrit
    22 février 2012 13 h 36
    RE: Et les produits Apple !
    @Claude Gélinas, Apple a pas mal laissé tombé le marché pro et les écoles forment beaucoup moins de professionnel en produit Apple que Linux
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  • Marc-Andre Fortier - Abonné
    22 février 2012 13 h 42
    Est-ce vraiment illégal?
    Permettez-moi d'intervenir dans le débat. Je suis habituellement le premier a aimer lancer la pierre à ce gouvernement toutefois dans le cas présent j'ai un devoir de réserve.

    Lorsqu'une institution est à l'étape appel d'offre et qu'un produit est spécifié, ça peut vouloir dire qu'ils ont évalué divers scénarios et que celui retenu était le meilleur en fonction des besoins. Il est donc possible qu'en préparation de l'appel d'offre les analystes de l'Assemblée Nationale aient évalué une suite de logiciels libres et décidé par la suite de demeurer avec Microsoft pour toutes sortes de raisons.

    Même si j'aimerais bien pointer du doigt le gouvernement de monsieur Charest, pour avoir un débat honnête on doit nécessairement inclure cette hypothèse.

    Finalement en réponse à M. Broenck, l'installation d'une suite Microsoft coûte pratiquement aussi cher en support que le logiciel libre principalement pour deux raisons. Le support est rarement (lire jamais) assumé par Microsoft ensuite, dans le cas de l'Assemblée Nationale l'équipe de support technique est probablement composée en bonne partie d'employés permanents qui doivent être payé qu'ils supportent du MS Office ou du Open Office. Le réel enjeu de passer d'une solution à une autre tient dans l'adaptation des employés à l'utilisation d'une nouvelle plateforme.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    22 février 2012 14 h 19
    C'est scandaleux... c'est ce monde-là qui nous dit de se serrer la ceinture...
    En plus de ne pas créer de l'emploi, de hausser la TVQ, de garder la taxe sur le Stade Olympique, de dépenser de l'argent en frais d'avion, de se promener en hélicoptère, de se promener en Europe pour un Plan Nord à raison de 1,2M$, ces politiciens sont assis sur leur chaise sachant qu'ils vont recevoir une grosse pension, eux nous demandent de serrer notre ceinture. Pendant que nous nous avons de la difficulté à recevoir nos prestations de chômage à cause des erreurs que les agents de l'assurance emploi commettent, ça devient irritant d'attendre 2 mois.

    Et là, ces incompétents montent encore la facture. En achetant ces 1200 suites bureautiques ''Office Pro'' et Outlook, il faut qu'ils donnent la formation en plus des frais d'installations. Vu que le gouvernement jette l'argent par les fenêtres cela va dépasser le MILLION.

    Il pourrait facilement télécharger ''Open Office'' ou ''Libre Office'' qui ne coûteraient rien. Pour Outlook, un logiciel de messagerie, Linux offre plusieurs clients de messagerie évoluée qui sont libre et gratuits et qui offre la même sécurité et l'encryption des messages que Outlook.

    Utiliser Open Office est tellement facile à apprendre et est plus performant. Le monde est stupide et ignorant au gouvernement. Le Logiciel Libre est gratuit.

    Contrairement à tous les gouvernements des pays industrialisés en Europe, en Asie, en Amérique du sud, le gouvernement continue d'utiliser des solutions propriétaires coûteuses. C'est l'argent des contribuables qui est gaspillé inutilement.

    Même l'ONU utilise le logiciel libre et le Président Obama, aux États-Unis a nommé un conseiller spécial afin de promouvoir l'utilisation du logiciel libre dans l'appareil gouvernemental. Honte à l'ignorance des employés du gouvernement du Canada.
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  •  
  • Bubba Sceduba - Inscrit
    22 février 2012 16 h 00
    Et les produits Apple
    @Claude Gélinas

    Les produits Apple, parlons en:

    1) system d'exploitation 10-15 ans en arriere des OS sur le marché et 20 ans en arriere de celui de Microsoft

    2) sécurité??? c'est quoi ça??? - n'offre aucune sécurité (pas d'anti-virus, anti-spyware, pas de firewall etc...)

    3) coûtent une fortune à déployer

    et j'en passe.


    Pour ma part, je crois que nous serions mieux d'attendre les produits Orange, ou Banane, ou autre!

    a
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  •  
  • ulrich1961 - Inscrit
    22 février 2012 16 h 22
    je reste sasn nom

    Plein de gens achètent des produits sans nom au magasin. C’est pas vraiment bon mais fait l’affaire ! Pourquoi ne pas acheté des logiciels sans nom et libre pour sauver des bons et beaux dollars de notre sueur imposés et taxés. Peut-être qu’un jour nous aurons aussi un État sans nom ! Cela serait plus économique…
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  •  
  • Sebastian Sajaroff - Inscrit
    22 février 2012 17 h 46
    Apple
    Attention : Mac OS/X (le système d'exploitation d'Apple) et la
    plupart de ses logiciels de bureautique ne sont ni libres ni gratuits.

    Pire encore : Apple impose l'utilisation de «hardware» propriétaire
    à ses usagers (c'est un monopole encore plus sévère que celui
    de Microsoft).
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  •  
  • Poirier Sylvie - Inscrite
    22 février 2012 22 h 42
    @Marc-Andre Fortier
    Monsieur Fortier, je pense que vous ne connaissez pas les logiciels libres pour raisonner l'histoire de Microsoft. Sans vouloir vous insulter, j'utilise Linux depuis 11 ans. Mon conjoint a fait un mémoire que vous pouvez retrouver sur ProfWeb. Même Mme Marois lui a fait parvenir un courriel de remerciement pour son mémoire. Si vous saviez que des milliers de Ph.D. en informatique dans le monde font gratuitement des programmes avec le noyau Linux. Si vous saviez que la Nasa pour aller sur la lune n'a pas utilisé Microsoft mais bien les logiciels avec le noyau Linux car c'est plus performant. Si vous saviez que nos satellites sont équipés avec ce noyau.

    Et dire que le noyau cervical de John James Charest est nul. La famille Desmarais côtoient les Rocfeller... et les Rocfeller côtoient et font des projets avec Bill Gates. Vu que John James Charest se tient chez le Seigneur de Sagard, je me demande si il n'est pas fortement influencé dans ses décisions gouvernementales.

    En passant, Microsof est très très loin d'égaler les logiciels libres que j'utilise depuis plus de 10 ans. Où étiez-vous il y a dix ans ?
    Bonne nuit.
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  •  
  • lleblanc - Inscrit
    23 février 2012 09 h 15
    Et l'interopérabilité!
    Je souhaite souligner qu'un des aspects importants d'un passage d'un logiciel vers un celui offert par un compétiteur est la compatibilité avec l'environnement existant. Or, dans le cas d'applications spécialisées, dont certaines sont même développées par des entreprises québécoises réputées, la compatibilité avec les produits qui compétitionnent MS Office est rarement offerte.

    Dans une telle situation, si MS Office doit être maintenu, est-il judicieux d'introduire un produit de plus dans l'écosystème qui doit être supporté?

    Est-ce le cas de l'AN, je l'ignore, mais il est effectivement important de comprendre tous les enjeux avant de condamner ceux qui ont fait ce choix. Il faut se souvenir qu'en matière de contrat, les entreprises privées qui reçoivent des contrats gouvernementaux sont très créatives lorsque vient le temps de trouver des raisons pour exiger des "extras" dans l'exécution d'un contrat et, à ce jeu, les institutions publiques ont rarement la faveur populaire. Une chose demeure certaine, un devis permettant de garantir une interopérabilité parfaite d'une suite bureautique libre dans un environnement d'envergure n'est pas chose simple.

    Peut-être que l'industrie québécoise du logiciel libre pourrait proposer une ébauche de clauses qui engageraient les entreprises québécoises du logiciel libre à garantir une compatibilité complète sans autres frais ou exclusions par rapport au montant soumis?
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  •  
  • Gerald Tapp - Inscrit
    23 février 2012 12 h 13
    @ lleblanc (sur l'interopérabilité)
    "Pour garantir l'interopérabilité il faut veiller à utiliser des formats de fichiers ouverts, c'est à dire dont les spécifications sont connues et accessibles à tous."
    http://www.apitux.org/index.php?2008/07/25/84-form
    "Si un fournisseur a réussi à atteindre une position dominante, voire de quasi monopole sur un marché, il n'aura aucun intérêt à favoriser l'interopérabilité dans ce domaine puisqu'elle tendra à le mettre sur un pied d'égalité avec les autres fournisseurs [...].
    http://aful.org/blog/2009_09_28_questions-sur-l-in
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  • Gerald Tapp - Inscrit
    23 février 2012 12 h 15
    @ Sylvie Poirier (mémoire)
    Quel est le titre du mémoire sur ProfWeb svp?
    Merci!
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  • realmelancon - Inscrit
    24 février 2012 16 h 28
    Support de Microsoft, vraiment ?
    Combien de fois avez-vous appelé Microsoft dernièrement ?

    La plupart vont sur Google et se démerdent pour trouver la réponse. Quand le système d'exploitation est vraiment infecté, ils vont au magasin du coin et font reformatté leur PC.

    La vérité c'est que les logiciels libres sont une excellente alternative aux logiciels commerciaux, cependant personne ne veut faire d'efforts (y compris les gestionnaires) pour sortir du moule.

    Salutations.
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