Placement syndical - Le mandat de la CCQ affaibli par les retraites
Le syndicat craint que le départ de 63 employés nuise aux tâches à l'organisme
Avec la multiplication récente des retraites anticipées à la Commission de la construction du Québec (CCQ), le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-FTQ) estime que l'organisme aura du mal à absorber le nouveau mandat de placement des travailleurs de la construction et s'interroge même sur sa capacité à remplir ses mandats actuels.
La CCQ confirme que 63 employés sont partis depuis le mois de décembre, des employés qui n'ont pas été remplacés, et le syndicat souligne que ce nombre pourrait bien atteindre 150, puisque 90 autres pourraient aussi se prévaloir d'une retraite anticipée.
Ces départs ont été motivés par la crainte de voir disparaître la rente de transition, qui permet aux employés qui prennent leur retraite entre 55 et 65 ans de faire le pont jusqu'à leur pleine rente à l'âge de 65 ans.
«La Commission laisse entendre qu'il pourrait y avoir des modifications majeures au régime de retraite et que les gens pourraient perdre leur rente de transition, explique le directeur exécutif du SEPB, Serge Cadieux. La rente de transition, c'est 120 000 $ sur 10 ans entre 55 et 65 ans. Les gens ont peur de la perdre, alors ils se disent qu'ils vont partir à la retraite avant que la convention soit renouvelée. C'est la panique à cause de cela.»
La présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, affirme toutefois que l'état précaire du régime, qui affiche un déficit de 136 millions, ne lui laisse justement d'autre choix que d'en modifier les paramètres afin d'en préserver la pérennité, quitte a perdre quel-ques employés.
«C'est évident qu'en abordant franchement le problème du déficit du régime de retraite, qu'il y a des gens qui ont dû s'inquiéter quant à l'effet que cela aurait sur eux, a reconnu Mme Lemieux. Mais je ne peux pas évacuer cette question. Je ne peux pas mettre à risque un régime de retraite pour le futur parce qu'il y en a qui risqueraient de prendre leur retraite un peu plus rapidement. Moi, je veux sauver le régime de retraite.»
Les 63 démissionnaires étaient tous admissibles à leur retraite d'ici trois ans, mais ils ont préféré partir, malgré une pénalité, afin de ne pas perdre la rente de transition et l'indemnité de retraite.
Selon Serge Cadieux, les départs commencent cependant déjà à se faire sentir sur le terrain. «La Commission de la construction du Québec n'est déjà pas en surplus de personnel au moment où l'on se parle, a-t-il expliqué. Depuis décembre, les 63 personnes qui ont quitté n'ont pas été remplacées. Il y a des bureaux régionaux où il n'y a pas une tonne de personnel, où ils sont 18 ou 20 personnes, et il y en a trois ou quatre qui sont partis. Ça veut dire que les chantiers sont moins inspectés. Il y a plus de travail au noir. Ça engendre des retards dans les différents mandats qui sont accomplis.»
Dans ce contexte, M. Cadieux estime qu'il sera extrêmement difficile pour la Commission d'assumer le nouveau mandat de placement des travailleurs qui lui a été confié par le gouvernement Charest afin de contrer le placement syndical.
Bien qu'elle reconnaisse que l'ampleur du mouvement oblige l'organisme à agir avec célérité, Mme Lemieux soutient que la Commission sera tout de même en mesure de s'acquitter de ses tâches. «Nous avons déjà ouvert des "concours", notamment pour des inspecteurs, a-t-elle indiqué. Nous avons ouvert une vingtaine de postes et [les remplacements] vont se faire de façon progressive au cours des prochains mois [...] C'est sûr que le "timing" est difficile.»
Quant aux autres postes laissés vacants, ils sont présentement soumis à une analyse afin d'ajuster l'organisation du personnel aux besoins de la Commission.
La CCQ confirme que 63 employés sont partis depuis le mois de décembre, des employés qui n'ont pas été remplacés, et le syndicat souligne que ce nombre pourrait bien atteindre 150, puisque 90 autres pourraient aussi se prévaloir d'une retraite anticipée.
Ces départs ont été motivés par la crainte de voir disparaître la rente de transition, qui permet aux employés qui prennent leur retraite entre 55 et 65 ans de faire le pont jusqu'à leur pleine rente à l'âge de 65 ans.
«La Commission laisse entendre qu'il pourrait y avoir des modifications majeures au régime de retraite et que les gens pourraient perdre leur rente de transition, explique le directeur exécutif du SEPB, Serge Cadieux. La rente de transition, c'est 120 000 $ sur 10 ans entre 55 et 65 ans. Les gens ont peur de la perdre, alors ils se disent qu'ils vont partir à la retraite avant que la convention soit renouvelée. C'est la panique à cause de cela.»
La présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, affirme toutefois que l'état précaire du régime, qui affiche un déficit de 136 millions, ne lui laisse justement d'autre choix que d'en modifier les paramètres afin d'en préserver la pérennité, quitte a perdre quel-ques employés.
«C'est évident qu'en abordant franchement le problème du déficit du régime de retraite, qu'il y a des gens qui ont dû s'inquiéter quant à l'effet que cela aurait sur eux, a reconnu Mme Lemieux. Mais je ne peux pas évacuer cette question. Je ne peux pas mettre à risque un régime de retraite pour le futur parce qu'il y en a qui risqueraient de prendre leur retraite un peu plus rapidement. Moi, je veux sauver le régime de retraite.»
Les 63 démissionnaires étaient tous admissibles à leur retraite d'ici trois ans, mais ils ont préféré partir, malgré une pénalité, afin de ne pas perdre la rente de transition et l'indemnité de retraite.
Selon Serge Cadieux, les départs commencent cependant déjà à se faire sentir sur le terrain. «La Commission de la construction du Québec n'est déjà pas en surplus de personnel au moment où l'on se parle, a-t-il expliqué. Depuis décembre, les 63 personnes qui ont quitté n'ont pas été remplacées. Il y a des bureaux régionaux où il n'y a pas une tonne de personnel, où ils sont 18 ou 20 personnes, et il y en a trois ou quatre qui sont partis. Ça veut dire que les chantiers sont moins inspectés. Il y a plus de travail au noir. Ça engendre des retards dans les différents mandats qui sont accomplis.»
Dans ce contexte, M. Cadieux estime qu'il sera extrêmement difficile pour la Commission d'assumer le nouveau mandat de placement des travailleurs qui lui a été confié par le gouvernement Charest afin de contrer le placement syndical.
Bien qu'elle reconnaisse que l'ampleur du mouvement oblige l'organisme à agir avec célérité, Mme Lemieux soutient que la Commission sera tout de même en mesure de s'acquitter de ses tâches. «Nous avons déjà ouvert des "concours", notamment pour des inspecteurs, a-t-elle indiqué. Nous avons ouvert une vingtaine de postes et [les remplacements] vont se faire de façon progressive au cours des prochains mois [...] C'est sûr que le "timing" est difficile.»
Quant aux autres postes laissés vacants, ils sont présentement soumis à une analyse afin d'ajuster l'organisation du personnel aux besoins de la Commission.
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