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Commission Charbonneau - À l'aide

Bernard Descôteaux   22 février 2012  Québec
Étonnante, pour le moins, cette façon de communiquer de la Commission d'enquête sur l'industrie de la construction via une déclaration de sa présidente, la juge France Charbonneau, enregistrée sur cassette. Pas de questions et donc pas de réponses qui auraient pu faire dévier le message et créer des distorsions si cette intervention avait été réelle plutôt que virtuelle. Elle n'aurait certainement pas répondu elle-même, mais son procureur chef aurait pu se soumettre à l'exercice.
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  • Gérard Raymond - Abonné
    22 février 2012 06 h 43
    Il y a aussi les firmes de génie-conseil
    Dans votre éditorial, monsieur Descôteau, vous omettez de mentionner les firmes de génie-conseil, tout comme les politiciens qui traitent du sujet.

    Portant, ce sont ces firmes qui préparent les docoments d'appel-d'offres et qui surveillent la quantité et la qualité d'excution des travaux et qui approuvent les extras ; elles sont partie prenante de tout le proccesus de réslisation des contrats, surtout depuis que le gouvernement Charest a vidé le MTQ de ses experts.

    Ainsi, les plans peuvent être conçus pour favoriser un entrepreneur plutôt qu'un autre. Il en est de même pour ce qui est des quantités apparaissant au bordereau; tout comme pour ce qui en est du choix des inspecteurs affectés à la surveillance des travaux.

    Un exemple : lors de la construction de l'autoroute 15, fin des années 1950, un des entrepreneurs qui y exécutaient les travaux réduisait systématiquement l'épaisseur de la dalle de béton de 1/8 de pouce et l'épaisseur du coussin de pierre concassée de quelques pouces, remplacant ces matériaux par du sable, matériau beaucoup moins coûteux. L'inspecteur à l'emploi d'une firme de génie-conseil surveillant les travaux n'a jamais rien remarqué.

    On (journalistes et politiciens de tous horizons) semble vouloir éviter d'attribuer quelque responsabilité aux firmes de génie-conseil. On aurait pourtant intérêt à fouiller un peu plus de ce côté-là.
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 février 2012 06 h 46
    Qui répondait aux sondages
    Monsieur le directeur, vous écrivez:"Ce n'est pas monsieur ou madame tout le monde qui possède des informations qui permettra de briser ce cercle vicieux, mais il y a certes des gens détenteurs d'informations susceptibles d'aider la commission.

    Si ce n.est pas le citoyen ordinaire qui a exigé à répétition cette Commission d'enquête, ditesnous donc qui possédait assez d'information pour pousser , à des très haut n iveaux, des sondages demandant, exigeant d'urgence cette Commission. Une Commission dotée de tous les pouvoirs, sans soucis pour le budget et la durée des travaux.
    Si ce n'était pas les citoyens ordinaires, était-ce les journalistes qui alimentaient cette frénésie...?
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 février 2012 06 h 56
    Vous voyez déjà l'angle d'où viendra la critique.
    Ça commence bien. Le Devoir se positionne pour se situer du côté des sceptiques, de ceux qui ne font confiance ni au gouvernement, ni aux juges, surtout ceux qui sont en fonction maintenant, sauf s'ils ont été nommés par les gouvernements péquistes.

    C'est bien parti.
    -La Présidente de la Commission communique de façon étonnante.
    -Les citoyens qui ont exigé cette Commission n'ont rien à lui dire.
    -La Commission met trop de temps à s'organiser
    -Le procureur chef n'est pas assez disponoble.

    En somme le spectacle d'ouverture n'a pas offert un assez bon SHOW....
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  • Gérard Raymond - Abonné
    22 février 2012 07 h 46
    Pour éviter le tripotage
    Si l’attribution de contrat relevait de mon autorité, voici comment je procéderais pour ce faire.
    Le contrat serait accordé à l’entrepreneur ayant soumis le prix se rapprochant le plus du montant global du contrat, tel que calculé à partir du prix moyen soumis par l’ensemble des soumissionnaires, cela pour chacun des éléments apparaissant au bordereau de l’appel d’offres ; ce qui forcerait tous les soumissionnaires à présenter un juste prix pour chacun des éléments apparaissant au bordereau.
    Ainsi, le prix payé (à l’entrepreneur choisi selon ce processus) pour chacun des éléments apparaissant au bordereau serait donc le prix moyen soumis par l’ensemble des soumissionnaires (cela pour chacun des éléments apparaissant au bordereau de l’appel d’offres), peu importe que la quantité soit inférieure ou supérieure à ce qui est prévu au bordereau.
    Pour éviter le tripotage relatif aux quantités (apparaissant pour chacun des éléments au bordereau), tripotage de nature à favoriser les extras ou dépassements de coûts, on rendrait la firme de génie-conseil (ayant produit les plans et devis) responsable de cet état de chose en réduisant sa rétribution.
    Aussi, en cas d’exécution de travaux non conforme aux plans et devis, la firme de génie-conseil chargée de la surveillance des travaux verrait sa rétribution réduite.
    Finalement dans le cas où le coût final de divers projets serait régulièrement supérieur de 10 % à celui établis par une même firme de génie-conseil, cette dernière se verrait exclue de participation à tout projet gouvernemental, cela pour une période de cinq ans.
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  • michel lebel - Inscrit
    22 février 2012 07 h 54
    Pitoyable!
    Les médias l'ont finalement eu cette foutue commission! Maintenant ils n'aiment pas le SHOW, il ne fonctionne pas comme ils voudraient Et vlan! Les critiques recommencent. Pitoyable!
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  • François Dugal - Abonné
    22 février 2012 08 h 17
    La cassette
    La justice dans une cassette?
    Ben coudonc ...
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  • Gérard Raymond - Abonné
    22 février 2012 08 h 35
    Commençait-on à mettre les pions en place ?
    Commençait-on à mettre les pions en place ?
    En 1976, ayant sorti les plans et devis d’un appel d’offres pour l’exécutions de travaux de génie-civil publié par une municipalité située dans les Basses-Laurentides, l’entreprises dont j’étais alors copropriétaires reçu un appel téléphonique d’un concurrent, lequel nous invitait à soumettre un prix établi par lui, afin de permettre à tiers d’obtenir le contrat. En contrepartie, on nous promettait un éventuel retour d’ascenseur.

    L’entreprise nous ayant téléphoné n’existe plus maintenant. Cependant, une entreprise dont on entend parler, depuis quelque temps, opérait alors dans ladite région. Commençait-on à mettre les pions en place pour en arriver à ce que l’on déplore maintenant ?

    Comment expliquer, autrement que par des contributions versées aux
    partis politiques, que l’on semble s’être fermé les yeux aussi longtemps ?

    Finalement, la seule façon de mettre les politiciens à l’abri de la tentation ou du laxisme ne réside-t-elle pas dans un financement entièrement public des élections.
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  • Claude Gélinas - Abonné
    22 février 2012 10 h 41
    L'appel à la délation est-elle la démonstration de la minceur de la preuve recueillie ?
    Il est raisonnable de s'interroger si cet appel du pied de la commissaire pour la délation n'est pas la démonstration de la minceur de la preuve recueillie jusqu'à ce jour. ce qui signifierait que les gros poissons ne sont pas encore dans la mire de la commission. S'il en était autrement, qu'on cesse de tergiverser et qu'on enclenche les auditions publiques. Par la suite, dans une seconde étape, l'appel au public aura davantage de portée. Le faire maintenant est pour le moins approprié. Et comme dirait l'autre on ne veut pas savoir ce que fait la commission, ni écouter la commissaire sur un vidéo impersonnel, on veut voir les résultats qui se font attendre. La prochaine fois que l'on souhaite voir et entendre la commissaire c'est dans l'exercice sur le banc de son rôle de commissaire d'enquête.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    22 février 2012 15 h 20
    Oui, il le faut.
    Les gens qui savent des choses sur les magouilles ont le devoir de les dénoncer, n'en déplaise à l'angélisme de certains qui s'offusquent de la délation. C'est le bien commun qui est en cause ici, pas la protection de parents ou d'amis, mais la dénonciation d'actes criminels par des réseaux de voleurs à tous les niveaux.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    22 février 2012 19 h 28
    Jean Charest a eu le temps de lui mettre des bâtons dans les roues
    Jean Charest a pris tellement de temps à mettre sur pied la Commission, et les risques sont tellement énormes pour le PLQ et plus largement pour le Canada, que vous pouvez être sûrs que beaucoup de gens puissants se sont activés pour faire disparaître un maximum de preuves incriminantes.

    Seul le Parti québécois, s'il prend le pouvoir, aura intérêt à faire sortir la vérité, car il est clair que c'est principalement le Parti libéral qui sera éclaboussé, même si on peut compter sur les médias fédéralistes pour grossir les affaires mineures qui concerneront le PQ.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    23 février 2012 10 h 30
    Pourquoi ce terme de "délation"?
    Ce qui est étonnant c’est qu’on accole le terme «délation» (ex. les nouvelles à TVA) à cette requête, maladroite j’en conviens, du commissaire Charbonneau.

    Parle-t-on de «délation» quand il s’agit de dénoncer les cas d’agressions graves et d’intimidation dans les écoles? Parle-t-on encore de «délation» quand il s’agit de dénoncer à la DPJ les enfants battus (je ne parle pas de simples taloches), martyrisés ou négligés par leurs parents? Bien sûr que non, c’est au contraire faire acte de compassion, de civisme et d’entraide que d’aider à stopper toute forme de violence.

    Mais quand il s’agit de dénoncer des criminels de la finance et des gangsters du magouillage, pourquoi certains réseaux parlent-ils de «délation»? N’est-ce pas porter un jugement de valeur (péjoratif pour être plus précis) que de parler de «délation»?

    Ne devrait-on pas parler, comme dans les cas de violence à l’école ou de maltraitance parentale, de la nécessaire entraide entre citoyens pour enrayer la criminalité?
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  • Nunu - Inscrite
    24 février 2012 08 h 13
    Les libéraux,
    Comme mr Paquet et Lebel,n,aime pas du tout la commission. Ils voient bien que leur chef et leur parti politique préférer n'en sortiront pas aussi blanc qu'ils le souhaitent.
    Nous ce qu'on veux c'est la vérité et toute la vérité,c'est tout.
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  • Hermil LeBel - Inscrit
    25 février 2012 15 h 50
    Rien de nouveau sous le ciel libéral
    Dans la foulée du scandale des commandites, F. Charbonneau fut nommée sur le banc par le gouvernement corrompu dirigé par Paul Martin, un valet de Paul Desmarais qui lui a « vendu » les 75 km carrés du domaine de Sagard pour la coquette somme de 1$! De plus la juge Charbonneau s'est copieusement salie les mains dans un dossier hautement explosif mettant en cause l'ordre des Ingénieurs du Québec.
    http://t.co/o1d9VxP

    Fidèle à lui-même, JJ Charest va donc continuer à faire le seul métier qu'il connaisse, celui de détourner l'attention eu égard à ses actes de haute trahison et de prévarication sous le couvert de la politique. Son petit jeu ne s'arrêtera uniquement lorsqu'il prendra le chemin des cellules et ce n'est pas les petits juges libéraux sous influence qui vont l'y conduire...
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  • M. Julien - Abonné
    26 février 2012 06 h 12
    Un cri du cœur dans une mer d’égos
    L’appel à l’aide de la juge Charbonneau a toutes les apparences d’un cri du cœur lancé dans une mer d’égos, tous plus gros les uns que les autres, ceux des policiers notamment.

    Sans doute croit-elle qu’en lançant ce cri du cœur dans les médias certains égos finiront par ramollir et par céder au fil du temps et qu’ils se prêteront volontiers à l’exercice comme il se devrait.

    On verra bien pour la suite des choses, mais je crois d’emblée que pour l’instant il faille faire confiance à la juge Charbonneau.
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  • ysengrimus - Inscrit
    29 février 2012 06 h 02
    Patente à gosse
    Oh, oh… mais souvenons-nous de la commission patente à gosse

    http://ysengrimus.wordpress.com/2012/02/29/la-mise

    Car elle n’est jamais vraiment partie, ladite patente à gosse.
    Paul Laurendeau
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    1 mars 2012 08 h 42
    L'attribution de contrats
    Premièrement : appel d'offres.
    Deuxièmement: convocation des trois contracteurs ayant présenté les plus basses soumissions.
    Troisièmement: Entrevue tour à tour de chacune des entreprises concernées devant un comité de sélection composé d'au moins trois membres. complètement indépendants, ingénieurs, syndicalistes, comptables administrateurs ou autres, à la condition qu'ils soient retraités et qu'ils n'aient aucun intérêt dans quelqu'entreprise que ce soit.
    Quatrièmement: le comité fixe son choix sur l'entreprise qui d'après eux, offre les meilleures garanties et formule ses recommandations.
    Cinquièmement: Le Conseil du trésor accorde le contrat.
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