Amphithéâtre de Québec - Labeaume va chercher de l'aide
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le maire de Québec, Régis Labeaume, avoue être nerveux au sujet du projet de l’amphithéâtre.
Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, a annoncé hier la nomination d'un «conseiller spécial», l'homme d'affaires Claude Rousseau, pour l'aider à prendre des décisions difficiles dans le dossier de l'amphithéâtre.
«Je pense que j'en ai besoin parce que je suis nerveux», a dit le maire, qui n'a pas caché se donner beaucoup de pression dans ce dossier. «C'est mon docteur qui me l'a conseillé.»
M. Rousseau est très bien connu à Québec, et M. Labeaume n'est pas le premier à en faire son homme de confiance. Cet ancien dirigeant de Bell est de tous les grands projets sportifs dans la capitale. Il dirige l'équipe de hockey junior Les Remparts, a présidé le comité préolympique (Équipe Québec) et a été à la tête du Championnat mondial de hockey de 2008.
Cette nomination survient dans un contexte où le projet d'amphithéâtre se fragilise. La semaine dernière, l'administration Labeaume a dû admettre qu'elle devait rejeter le site où elle souhaitait le construire parce qu'il était si contaminé qu'il faudrait ajouter de 30 à 40 millions de dollars à la facture.
Des informations ont également circulé selon lesquelles les premières estimations des dépenses du projet s'élevaient à 550 millions au lieu des 400 millions promis et qu'il faudrait donc réaliser des compressions imposantes. Enfin, la Ville n'a plus que quelques semaines (jusqu'au 31 mars) pour boucler le Programme fonctionnel et technique (PFT), qui décrit dans le détail ce que contiendra l'infrastructure.
Pour l'opposition, l'annonce d'hier est un signe de panique. «C'est un dossier qui est mal géré, c'est précipité», a dit la conseillère indépendante Anne Guérette.
«C'est une course à relais. On est au dernier tour, le maire est nerveux, il est essoufflé et il passe le témoin», a déclaré le conseiller indépendant Yvon Bussières. «Il a besoin de quelqu'un pour lui tenir la main pour couper avec les ciseaux.»
Le maire s'est bien défendu par ailleurs de désavouer des membres de son équipe en sollicitant M. Rousseau. Ce n'est «en rien un blâme envers qui que ce soit», a-t-il dit.
Interrogé sur le passage en comité plénier du directeur général du projet, Jacques A. Bédard, le maire a dit qu'il n'aurait pas lieu avant le début du mois d'avril. Réclamé depuis des mois par l'opposition, ce comité a été reporté à plusieurs reprises par son administration. M. Bédard est en outre tenu à distance des médias depuis le début.
Contrairement à M. Bédard, M. Rousseau, lui, a vite sauté dans la mêlée hier, malgré sa faible connaissance du dossier à cette étape-ci, et a répondu à toutes les questions des journalistes.
C'est lundi 13 février que le maire l'a contacté pour savoir si ce poste l'intéressait, soit trois jours avant que les médias ne dévoilent le problème des sols contaminés.
M. Rousseau travaillera à titre de bénévole. Il sera le mandataire personnel du maire dans le Comité directeur du projet aux côtés de M. Bédard, des représentants du gouvernement du Québec (Infrastructure Québec, ministère des Affaires municipales) et du directeur général de la Ville, Alain Marcoux.
La première tâche de M. Rousseau va consister à aider le maire à prendre une décision quant au site définitif de l'amphithéâtre. «Il faut choisir le site assez vite», a dit hier le maire, qui n'a pas caché sa préférence pour l'Hippodrome, à Expo-Cité. «Les premiers éclaircissements que je veux de Claude Rousseau, c'est qu'il me donne son opinion sur le site.»
Invité à distinguer les responsabilités de M. Rousseau de celles de M. Bédard, M. Labeaume a répondu que M. Rousseau l'aiderait à faire des choix politiques: «M. Bédard [est] un ingénieur. Il prépare le PFT. Il met des prix, etc., etc. Mais les arbitrages finaux, ce sont des arbitrages politiques et financiers.»
M. Rousseau a parlé pour sa part d'aider le maire à prendre des «décisions d'affaires». «Par exemple, est-ce que ça crée un impact d'avoir un amphithéâtre plus gros, plus petit?»
Le maire a répété hier que c'était un choix «politique» pour lui de maintenir le projet sous la barre des 400 millions. Or M. Rousseau hier, semblait disposé à se donner davantage de marge de manoeuvre. «Moi, je ne me commets pas à dire que ce sera 400 ou 399 millions, mais c'est plutôt de dire: "Moi, je vais amener mon grain de sel, je vais amener des choix qui s'imposent et on verra c'est quoi la facture à la fin".»
Malgré leurs critiques, les élus de l'opposition n'ont rien trouvé à redire au choix de M. Rousseau comme conseiller. «Bien sûr, c'est une personne qui est compétente», a dit le conseiller Bussières.
«Je pense que j'en ai besoin parce que je suis nerveux», a dit le maire, qui n'a pas caché se donner beaucoup de pression dans ce dossier. «C'est mon docteur qui me l'a conseillé.»
M. Rousseau est très bien connu à Québec, et M. Labeaume n'est pas le premier à en faire son homme de confiance. Cet ancien dirigeant de Bell est de tous les grands projets sportifs dans la capitale. Il dirige l'équipe de hockey junior Les Remparts, a présidé le comité préolympique (Équipe Québec) et a été à la tête du Championnat mondial de hockey de 2008.
Cette nomination survient dans un contexte où le projet d'amphithéâtre se fragilise. La semaine dernière, l'administration Labeaume a dû admettre qu'elle devait rejeter le site où elle souhaitait le construire parce qu'il était si contaminé qu'il faudrait ajouter de 30 à 40 millions de dollars à la facture.
Des informations ont également circulé selon lesquelles les premières estimations des dépenses du projet s'élevaient à 550 millions au lieu des 400 millions promis et qu'il faudrait donc réaliser des compressions imposantes. Enfin, la Ville n'a plus que quelques semaines (jusqu'au 31 mars) pour boucler le Programme fonctionnel et technique (PFT), qui décrit dans le détail ce que contiendra l'infrastructure.
Pour l'opposition, l'annonce d'hier est un signe de panique. «C'est un dossier qui est mal géré, c'est précipité», a dit la conseillère indépendante Anne Guérette.
«C'est une course à relais. On est au dernier tour, le maire est nerveux, il est essoufflé et il passe le témoin», a déclaré le conseiller indépendant Yvon Bussières. «Il a besoin de quelqu'un pour lui tenir la main pour couper avec les ciseaux.»
Le maire s'est bien défendu par ailleurs de désavouer des membres de son équipe en sollicitant M. Rousseau. Ce n'est «en rien un blâme envers qui que ce soit», a-t-il dit.
Interrogé sur le passage en comité plénier du directeur général du projet, Jacques A. Bédard, le maire a dit qu'il n'aurait pas lieu avant le début du mois d'avril. Réclamé depuis des mois par l'opposition, ce comité a été reporté à plusieurs reprises par son administration. M. Bédard est en outre tenu à distance des médias depuis le début.
Contrairement à M. Bédard, M. Rousseau, lui, a vite sauté dans la mêlée hier, malgré sa faible connaissance du dossier à cette étape-ci, et a répondu à toutes les questions des journalistes.
C'est lundi 13 février que le maire l'a contacté pour savoir si ce poste l'intéressait, soit trois jours avant que les médias ne dévoilent le problème des sols contaminés.
M. Rousseau travaillera à titre de bénévole. Il sera le mandataire personnel du maire dans le Comité directeur du projet aux côtés de M. Bédard, des représentants du gouvernement du Québec (Infrastructure Québec, ministère des Affaires municipales) et du directeur général de la Ville, Alain Marcoux.
La première tâche de M. Rousseau va consister à aider le maire à prendre une décision quant au site définitif de l'amphithéâtre. «Il faut choisir le site assez vite», a dit hier le maire, qui n'a pas caché sa préférence pour l'Hippodrome, à Expo-Cité. «Les premiers éclaircissements que je veux de Claude Rousseau, c'est qu'il me donne son opinion sur le site.»
Invité à distinguer les responsabilités de M. Rousseau de celles de M. Bédard, M. Labeaume a répondu que M. Rousseau l'aiderait à faire des choix politiques: «M. Bédard [est] un ingénieur. Il prépare le PFT. Il met des prix, etc., etc. Mais les arbitrages finaux, ce sont des arbitrages politiques et financiers.»
M. Rousseau a parlé pour sa part d'aider le maire à prendre des «décisions d'affaires». «Par exemple, est-ce que ça crée un impact d'avoir un amphithéâtre plus gros, plus petit?»
Le maire a répété hier que c'était un choix «politique» pour lui de maintenir le projet sous la barre des 400 millions. Or M. Rousseau hier, semblait disposé à se donner davantage de marge de manoeuvre. «Moi, je ne me commets pas à dire que ce sera 400 ou 399 millions, mais c'est plutôt de dire: "Moi, je vais amener mon grain de sel, je vais amener des choix qui s'imposent et on verra c'est quoi la facture à la fin".»
Malgré leurs critiques, les élus de l'opposition n'ont rien trouvé à redire au choix de M. Rousseau comme conseiller. «Bien sûr, c'est une personne qui est compétente», a dit le conseiller Bussières.
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