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Bruyante opposition aux hausses de tarifs du gouvernement Charest

Quelques centaines de manifestants issus de groupes sociaux et de syndicats ont bloqué hier la tour de la Bourse, à Montréal

La Presse canadienne   17 février 2012  Québec
Quelques centaines de manifestants provenant de divers groupes sociaux et syndicaux ont crié leur opposition aux tarifs imposés par le gouvernement Charest, hier matin, en plus de bloquer les accès à la tour de la Bourse pendant plusieurs heures, à Montréal. La manifestation a aussi donné lieu à quelques incidents entre manifestants et policiers, mais aussi entre manifestants, journalistes et caméramans. Le Service de police de la Ville de Montréal a rapporté quatre arrestations. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Quelques centaines de manifestants provenant de divers groupes sociaux et syndicaux ont crié leur opposition aux tarifs imposés par le gouvernement Charest, hier matin, en plus de bloquer les accès à la tour de la Bourse pendant plusieurs heures, à Montréal. La manifestation a aussi donné lieu à quelques incidents entre manifestants et policiers, mais aussi entre manifestants, journalistes et caméramans. Le Service de police de la Ville de Montréal a rapporté quatre arrestations.
Quelques centaines de manifestants provenant de divers groupes sociaux et syndicaux ont crié leur opposition aux tarifs imposés par le gouvernement Charest, hier matin, en plus de bloquer les accès à la tour de la Bourse pendant plusieurs heures, à Montréal.

La manifestation a aussi donné lieu à quelques incidents entre manifestants et policiers, mais aussi entre manifestants, journalistes et caméramans. Le Service de police de la Ville de Montréal a rapporté quatre arrestations. Certains «pourraient être accusés d'entrave ou de refus d'obtempérer» aux ordres, a fait valoir le SPVM en après-midi.

Les accès au Centre de commerce mondial, où la coalition devait manifester à l'origine, avaient été verrouillés à l'intérieur et à l'extérieur, et étaient surveillés par les policiers avant même l'arrivée des manifestants à 7h30 hier matin.

Les protestataires se sont donc tournés vers la tour de la Bourse, située en face. Les personnes qui y travaillent ont pu y entrer jusqu'à 7h45 environ, mais chaque porte a ensuite été bloquée par des dizaines de manifestants et une longue banderole.

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dénonce plus particulièrement la hausse des tarifs d'électricité, la hausse des droits de scolarité universitaires de 325 $ par année pendant cinq ans et la contribution santé que chaque citoyen doit payer dans sa déclaration de revenus — soit 50 $ en 2010, 100 $ en 2011 et 200 $ en 2012.

Groupes divers

Parmi les manifestants, on reconnaissait des gens du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), de comités de logement, de la Fédération étudiante collégiale du Québec, de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA-FTQ), de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et de la Fédération des femmes du Québec.

«On est ici, notamment, pour protester contre l'augmentation des droits de scolarité, a commenté en entrevue Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale. On est inquiets des impacts que ça va avoir, non seulement sur les étudiants, mais également sur les familles de la classe moyenne qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts.»

«On a fait plusieurs manifestations de petite envergure; aujourd'hui, on hausse le ton — non seulement les étudiants, mais aussi les groupes communautaires, les groupes de femmes, les syndicats. On a décidé de s'unir en équité intergénérationnelle», a ajouté M. Bureau-Blouin.

Même si certaines de ces «taxes» ont déjà été implantées, comme la contribution santé, ces groupes estiment qu'il n'est pas trop tard pour protester. «Pour moi, il n'y a encore rien de joué. On a encore le temps. Et le prochain budget de M. Bachand peut réparer tout ça, s'il le veut, en se tournant vers les contribuables qui ont plus d'argent et vers les entreprises, aussi, qui doivent faire leur part», a commenté en entrevue François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.

Les syndicats d'infirmières disent voir quotidiennement les effets de la pauvreté sur la santé des gens. «On ne pensait jamais, quand on préparait ça, qu'on arriverait à bloquer la Bourse. Et on est arrivé quand même à bloquer les entrées de la Bourse. Chaque fois, on se dit: c'est l'énergie des vainqueurs, l'énergie des gens qui se disent: "Je n'ai rien à perdre, mais tout à gagner." Alors, on va continuer de le faire, parce que ce n'est pas possible qu'on élise un gouvernement et qu'ensuite il ne nous écoute pas», a plaidé la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

À Québec, le ministre Raymond Bachand semblait trouver que les manifestants dépassaient les bornes. «Les gens ont le droit de manifester et d'exprimer leurs droits, mais ils n'ont pas le droit d'empêcher les autres de travailler. Tout le monde a des droits dans la société et ça doit se faire avec respect. Ils ont le droit de manifester, mais de bloquer le centre-ville, ça, c'est interdit et c'est inacceptable dans une société», a-t-il objecté.

Bousculades

Les manifestants n'ont pas bloqué le centre-ville, mais ont certes ralenti la circulation sur leur passage. Ils se sont mis à marcher dans des rues achalandées du centre-ville, spontanément, sans itinéraire précis, causant des maux de tête aux automobilistes entre lesquels ils circulaient.

Pendant que les manifestants de la coalition continuaient de scander des slogans devant l'entrée principale de la tour de la Bourse, quelques dizaines d'autres, plus jeunes, vraisemblablement des étudiants, se sont rendus devant l'hôtel Delta, qui communique avec la tour de la Bourse et le Centre de commerce mondial par des tunnels.

Des dizaines de policiers, casqués et matraques en main, ont encerclé l'hôtel. Ils ont utilisé du gaz poivre à quelques reprises. Parfois, les protestataires empêchaient même les clients de l'hôtel d'entrer. Les policiers ont dû aider certains clients à franchir des cordons de manifestants qui se tenaient par les coudes. Les policiers ont demandé aux manifestants de s'éloigner de l'entrée de l'hôtel et, comme ils restaient sur place, un policier a vaporisé du gaz poivre.

Une empoignade a aussi eu lieu entre des manifestants et un caméraman qui les filmait.

À un autre moment, les policiers ont procédé à l'arrestation de deux jeunes manifestants. Après qu'ils les ont fait monter à bord du fourgon, les policiers ont tenté de mettre le véhicule à l'abri, plus loin, dans un stationnement privé. Quelques dizaines de manifestants se sont alors déplacés pour encercler le fourgon, et les policiers ont dû utiliser du gaz poivre pour éloigner les manifestants et laisser le fourgon circuler.
Quelques centaines de manifestants provenant de divers groupes sociaux et syndicaux ont crié leur opposition aux tarifs imposés par le gouvernement Charest, hier matin, en plus de bloquer les accès à la tour de la Bourse pendant plusieurs heures, à Montréal. La manifestation a aussi donné lieu à quelques incidents entre manifestants et policiers, mais aussi entre manifestants, journalistes et caméramans. Le Service de police de la Ville de Montréal a rapporté quatre arrestations. <br />
La manifestation d’hier a donné lieu à des bousculades entre manifestants et policiers. Le SPVM rapporte quatre arrestations.<br />
 
 
 
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  • pierre savard - Inscrit
    17 février 2012 06 h 35
    Bravo !
    Je suis de droite mais j'approuve ces manifestant d'hier. Charest nous gouverne à coup de taxes et de hausse de tarifs depuis 10 ans. Si seulement la droite pouvaient organiser de telles manifestations de cassage !!!! Mais nous n'avons pas le temps. Les gens de droite travaillent et ne recoivent pas le soutien financier des syndicats. Non aux taxes de Charest qui frappent les pauvres !
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  • Carole Dionne - Inscrite
    17 février 2012 07 h 10
    Oui à l'augmentation mais...
    Pas dépensé n'importe comment. Les recteurs se paient des salaires, élevés sous différents prétextes, se font voter des primes de départ effarants, et le pire agissent comme si l'université était une business. On ouvre des succursales partout sous prétexte d'une certaine demande... Et après, on augmente le salaire ru recteur parce qu'il diversifie l'université


    Donc: oui à l'augmentation mais le gouvernement devrait baliser les conseils d'administration des université. Le plus que l'on demande aux étudiants doit revenir aux étudiants. Pas à la classe politique près du pourvoir à Québec
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  • Airdutemps - Inscrite
    17 février 2012 08 h 01
    Qui sont ces manifestants ?
    Qui sont ces manifestants qui peuvent se permettre de s'absenter de leur travail pour manifester ? Seraient-ils des manfestants professionnels ?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 février 2012 08 h 29
    Frais des services publics qui augmentent versus salaires qui stagnent ou baissent parfois dans la population = Pauvreté qui augmente.
    Augmenté les frais des services à la population du gouvernement versus les salaires qui stagnent et même parfois baissent. Le résultat nous fait constater le fait net, indubitable, que c'est la pauvreté dans la population qui augmente. Si au moins, ça servait à quelque chose, peut-être nous pourrions être plus solidaires avec ce genre de décision du gouvernement.

    Le problème est que souvent les politiciens gèrent de façon irresponsable le bien commun. Par exemple, pour chaque dollar reçu des citoyens, le pourcentage de l'argent réservé au service à la dette publique augmente de plus en plus, puisque la dette publique ne cesse d'augmenter, du fait qu'elle est mal gérée par le politique.

    Je soupçonne que le gouvernement s'endette moins pour payer le manque à gagner des services publics, que pour subventionner sans compter les entreprises. Vu les priorités du politique, les citoyens sont en train de faire vivre aveuglément l'esprit capitaliste. Ainsi, à force d'assumer les augmentations des frais des services et de l'impôt du politique d'un côté et, en contrepartie, d'avoir à endurer l'inaptitude du politique à affronter la tempête, il y a appauvrissement.


    En bref, pourquoi le politique gère mal le bien commun? C'est que le politique utilise le budget pour favoriser la croissance économique, comme le ferait un athlète qui prend des stéroïdes dans le seul but d'augmenter artificiellement ses propres performances. Avec comme résultat que la santé de l'athlète finit par en prendre un bon coup à la longue. Et que c'est tous les citoyens qui en paient les pots cassés de plus en plus difficile à réparer.
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  • Maryse Veilleux - Abonnée
    17 février 2012 08 h 51
    Le sentier des indignés
    Il est intéressant de voir que le site occupé par les indignés, symbole du 1% soit demeuré inscrit dans la mémoire collective. Bravo à ces manifestants pour leur courage... il est un peu comique d'entendre monsieur Bachand parler de respect dans les comportements et de trouver ce qui s'est passé inacceptable alors qu'à tous les jours nous entendons nos libertés civiles se faire bafouer, soit au fédéral ou au provincial. Pour lui il semble que tant que la violence envers la population s'exerce dans un cadre "civilisés"... gaz de schistes, entente secrète en Péladeau et Labaume, autorisation de la torture, surveillance des courriels,traiter les écologistes de terroristes... il n'y a pas de problèmes... Lui, qu'est-ce qui l'indigne?...
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  • Duplessis Bernard - Abonné
    17 février 2012 09 h 04
    Qui sont ses manifestants !
    @airdutemps

    Professionnels ou pas, ces manifestants sont des humains comme vous et moi. La différence c'est qu'ils ont pour cause la justice social et en ont assez de se faire marcher dessus par les politiques d'appauvrissements du gouvernement Charest. Tous n'ont pas nécessairement un travail. Certains n'ont pas de travail au noir! Dans cette manif, il n'y a pas de PDG de compagnie de construction qui floue le Ministère du Revenu. Il n'y a pas non plus de Premier Ministre qui abolie le registre des armes à feu. Sont absents les boursicoteurs sournois. Il n'y a aucun dirigeant de banque.

    Que des gens ordinaires pour qui le salaire ne parvient pas à suivre les augmentations successives du coût de la vie.
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  • celljack - Inscrit
    17 février 2012 09 h 04
    Démocratie par Représentation Directe
    "[...]ce n'est pas possible qu'on élise un gouvernement et qu'ensuite il ne nous écoute pas"

    1- Rédiger un formulaire de candidat pour les prochaines élections. Laisser la case du nom et des coordonnées vide.
    http://www.electionsquebec.qc.ca/

    2- Trouver 100 candidats volontaires pour signer le formulaire. Prendre ces 100 mêmes personnes et remplir 1 liste de 100 noms qu'on photocopie 100 fois pour accompagner les 100 candidatures.

    3- Chaque candidat promet au Peuple (s'il est élu) une représentation en direct. C'est à dire en diffusant en direct, sans coupure ni montage, gratuitement toutes ses activités de représentation, tous les jours de semaine, de 8h le matin à 20h le soir, incluant tout ce qui se passe dans le lobby, dans les réunions, derrière les portes closes. Il faudra mettre au défi tous les autres politiciens d'offrir une telle transparence, particulièrement au niveau du pouvoir Exécutif.
    Voir cet article qui décrit la représentation directe des élus (ou dans un concept appliqué éventuellement aux fonctionnaires, le "gouvernement ouvert") http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technol

    4- Quelqu'un doit développer un site web de démocratie directe qui permette à tous les citoyens de leur ville (province, pays, planète...) de participer à la démocratie directe par vote ouvert. (voici un exemple de système proposition-vote-commentaire: http://www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca/). Un exercice de démocratie directe dans chaque région pourra définir les détails et les règles par ville ou par région (proportionnelle, majorité double, etc...).

    5- Les candidats promettent d'agir uniquement en fonction des volontés exprimées par le Peuple par démocratie à vote ouvert sur le site web.

    6- Déposer les 100 demandes.

    7- Le jour de l'élection, les 100 candidats se réunissent et font un tirage au sort. Le candidat tiré reste et tous les autres se retirent de l'élection.
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  • celljack - Inscrit
    17 février 2012 09 h 07
    Démocratie par représentation directe (suite)
    8- Pour la suite, si le candidat volontaire est élu, ce sera aux internautes de donner les instructions. À partir de ces instructions, l'élu agit du mieux qu'il peut et cherche activement à améliorer la transparence du gouvernement.

    9- À un certain point, les élus "normaux" subiront une forte pression à offrir une transparence égale, à agir avec plus de vertu et au besoins à se contraindre à l'opinion public.

    On s'entend, lorsque qu'un Ministère révise la Loi sur les quotas de pêche aux huitres, y'a pas grand monde qui vont aller faire des proposition et voter. Le seuil de vote pour forcer les actions de l'élu ne sera pas toujours atteint. Le site internet sera alors un outil de sondage, un bureau virtuel d'audience publique permanent où les minorités pourront s'exprimer sans nécessairement avoir le pouvoir de chambouler notre société. Mais à partir d'un certain seuil de vote, l'opinion public doit avoir force de loi.
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  • Francois - Inscrit
    17 février 2012 09 h 15
    Révolte de l'injustice
    Il y aura de plus en plus de manifestation si les injustices continues de grandir. La classe moyenne est de en plus pauvre. M.Charest semble plus habile à couper dans les services que de chercher à titrer le maximum de profit de nos ressources naturel. On ne peut pas dire que le Québec est géré aussi bien que la Norvège. Le gouvernement devrait s'en inspirer un petit peu mais on peut rien apprendre à ses libéraux.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    17 février 2012 09 h 18
    Indignation tardive
    Ces manifestants s'iinsurgent contre le budget d'avril 2010. Où avaient-ils la tête?
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  • Micho - Inscrit
    17 février 2012 09 h 28
    Je suis un "jeune de 60 ans" écroué au sol et arrêté hier...
    L'ÉDUCATION N'EST PAS UNE DÉPENSE MAIS UN INVESTISSEMENT!
    Je ne suis pas un manifestant professionnel pour répondre à l"air du temps". J'ai 4 enfants: 2 au cegep et 2 à l'université.

    Je continue à croire dans les manifestations pacifiques. Je continuerai à exercer mon droit constitutionnel d'expression. Je crois dans le droit de se rassembler et de former des groupes pour promouvoir certaines idées. Je veux pouvoir manifester mon désaccord sans me faire pousser sur des étudiants par des policiers qui prennent un évident plaisir à exercer une force excessive alors que visiblement mes appels à la patience n'ont fait qu'exacerber leur frustration.

    Malgré mes demandes répétées pour qu'on relâche la pression sur mes bras et mes épaules et malgré mes déclarations d'intention signifiant mon désir de collaborer, les policiers ont ignoré mes demandes et poursuivi leur inutile brutalité. Je m'en sors avec des douleurs aux épaules et au dos, avec une manche de manteau déchirée et une contravention.
    Alors qu'un ultimatum venait tout juste d'être signifié aux manifestants, aussitôt des policiers m'ont saisi pour me tirer de leur côté afin de m'écrouer au sol comme la procédure l'exige, je l'imagine...

    Je suis étonné de constater comment le Québec se désolidarise et comment la population bien désinformée adopte les points de vue propagés par certains médias. Pourquoi se comparer aux États-Unis et à l'Ontario? Pourquoi ne pas envisager un modèle de société où l'accessibilité aux études est prioritaire. . Les plus importantes richesses naturelles du Québec, ce sont les cerveaux des enfants.
    Investir pour aider les femmes enceintes grâce à des maisons de naissance, reconnaître l'importance des personnes qui travaillent et prennent grand soin des petits enfants, investir pour assurer la gratuité scolaire, ce sont des décisions qui pourraient à plus long terme permettre de réaliser des économies considér
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  • Mary FramBee - Inscrit
    17 février 2012 09 h 38
    Nous sommes personne et tout le monde.
    Qui sommes-nous? Nous sommes hommes, femmes, citoyens, citoyennes, de tous les âges, de toutes les provenances, de toutes conditions socioéconomiques. Nous sommes les voix des sans-voix et nous en avons ras-le-bol. Nous haussons le ton puisque les services publics ne sont pas un bien de marchandise, puisque le gouvernement fait la sourde oreille et puisque l'ensemble de ses mesures appauvrissent la population de la classe moyenne et plus pauvre. C'est une question de justice sociale ; nous nous battons pour nos droits!

    Je me suis faite repoussée à coup de matraque alors que j'étais sur le trottoir avec mon nez de clown entrain de prendre des photos. Je me suis faite insulter par des gens dont les souliers valent plus que ce que je gagne en un mois pour vivre. Et on appelle ça de la démocratie? On appelle ça de l'égalité?

    Et que dire de la couverture médiatique! Plusieurs personnes en était à leur première manifestation et s'entendent toutes pour dire que les choix éditoriaux ne reflètent en rien ce qui s'est réellement passé. Il y avait plusieurs centaines de personnes provenant des quatre coins du Québec, beaucoup de solidarité, de respect et de détermination. La voyons-nous en quelque part?
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  • André Michaud - Inscrit
    17 février 2012 09 h 56
    Expert chialeurs?
    Et le FRAPPRU où était il pour défendre le beau projet de l'ilot Irving avec sa mixité avec le logement social ?

    Où était il pour appuyer le maire Labeaume qui selon le Comité de citoyens St-Jean Baptiste est celui qui a le plus fait pour le logement social à Québec???

    Toujours à chialer , jamais à appuyer l'action concrète.. Ces gens ont-ils encore une crédibilité, et auprès de qui?

    Et toujours leur solution magique communiste "faisons payer les riches" comme un mantra religieux qui accompagne leur liturgie de gauche..
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    17 février 2012 10 h 04
    Oui au droit de manifester
    Mais manifester pacifiquement, sans bloquer d'accès et en circulant. Si j'avais eu à aller à un des endroit visé, personne ne m'en aurait empêché, c'est leur droit de manifester, c'est mon droit de passer.

    Ces ce genre d'action qui fait que je ne peu pas les supporter, même si crois en leur droit de manifester. Sans toutefois partager leurs opinions.
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  • sparte - Inscrit
    17 février 2012 10 h 15
    Les casseurs font le jeu des reactionnaires.
    La cause est juste mais il y a toujours une minorite pour discrediter l'action. Regardez et ecoutez les tenants de la droite baver de rage contre les jeunes.
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  •  
  • Kris13104 - Inscrit
    17 février 2012 10 h 30
    Ça change...
    C'estr dur pour les gouvernements: les «gueux» refusent de se taire et commencent à ne plus accepter les manipulations qui falsifient la démocratie, les pressions exercées comparativement plus lourdement sur les plus humbles, le recours à la charité publique pour pallier les insuffisances sociales. Le «plan Nord» n'est-il pas censé apporter richesses et emplois nouveaux aux québécois, à moins qu'il ne soit pas prévu que tous les ces derniers ne soient pas concernés!
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  • Denis Provencher - Inscrit
    17 février 2012 11 h 28
    frustrés
    Au cours des dernières années, il y a eu dix fois plus de manifestations de jeunes socialistes et syndicalistes frustrés au Québec que dans toutes les autre provinces canadiennes réunies. Ca dit tout sur le sang délinquant et contestataire qui coule dans les veines d'un certain nombre de québécois francophones.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    17 février 2012 11 h 29
    Bravo et merci
    Merci à tous les manifestants,

    J'aurais aimé être avec vous mais je ne suis pas payé si je ne suis pas au travail. J'aime mon travail et aussi besoin de mon petit salaire pour me faire vivre et aider ma fille à l'Université.

    Encore merci de vous avoir tenus debout contre ce présent Gouverment qui prend dans les poches des pauvres et de la classe moyenne pour enrichir les riches.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 février 2012 11 h 37
    Manifestation sociale ou économique.
    On tolère plus facilement des manifestations sociales que quand elles sont des revendications économiques. À la limite, ces dernières ont une odeur qui sent la dictature.
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  • Ben Gagnon - Inscrit
    17 février 2012 12 h 18
    Qui sont ces manifestants?
    Qui sont ces manifestants qui peuvent se permettre de s'absenter de leur travail pour manifester ? Seraient-ils des gens qui pensent que la société dans laquelle ils vivent est plus importante à protéger que leur simple petit derrière d'employé-lèche-patron? Seraient-ils des gens qui voient plus loin que le bout de leur nez? Ça se peut, ça?
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  • Vae Victis - Inscrit
    17 février 2012 13 h 00
    Critiques...
    Beaucoup plus facile de critiquer les jeunes bruyants et les autres manifestants que de faire ses devoirs et réaliser que ceux qui méritent vraiment votre dédain ce sont les décideurs, corporatistes ou politiques.

    Manifester est un sacrifice. Qui aime se faire asperger de poivre de cayenne? se faire bousculer par des policiers? chambarder tout son horaire parce que nos gouvernements nous forcent à nous indigner? On le fait parce qu'il le faut, parce que si tout le monde se tait, qu'est-ce qui changera? On est là parce que trop d'entre vous adhèrent à l'individualisme hégémonique de notre temps, qu'on devrait qualifier honnêtement d'égoïsme.

    Quant à ce que certains appellent un "mantra communiste" - faire payer les riches, peut-être ont-ils oublié que pendant la guerre froide, justement lorsque tous étaient d'accord pour s'opposer au communisme, nous avions 16 paliers d'imposition alors qu'il n'en reste que trois. Certaines entreprises devaient payer jusqu'à 90% d'impôts sur leur profit alors qu'aucune n'en paie maintenant plus de 32%... Un redressement s'impose.

    La différence entre vous et nous c'est l'empathie, le fait d'avoir autre chose à coeur que son propre petit bonheur. On se bat même pour vous et vos enfants et ça vous choque!

    En ce qui concerne les excès, la "casse", elle est presque toujours déplorable, mais parfois nécessaire. Certains voudraient qu'on se tiennent sur le trottoir en chuchotant nos demandes. Considérez que manifester, on veut le faire le moins souvent possible et qu'il faut donc motiver les décideurs à changer d'idée, ou au moins à engager des dicussions qu'ils refusent d'avoir et ça, on n'y arrive pas à moins de devenir un problème pour eux.

    Au fond, tout ce qu'on veut c'est un peu de solidarité et de justice sociale, pourquoi est-ce que ça dérange autant?
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    17 février 2012 15 h 18
    Juste pour rectifier certains faits ou la réalité (@pierre savard)
    @pierre savard

    Simplement pour contredire certains préjugés ou faussetés :

    * Les gens progressistes ou dits de gauche, au sens large, travaillent tout autant que les gens de droite. Rien, par exemple, indique que les personnes recevant l'aide sociale sont plus à gauche. Par contre, les gens plus à gauche sont plus rarement propriétaires d'entreprise.

    * Les syndicats ne financent pas vraiment les mouvements sociaux : ce n'est pas parce que les radios populistes le prétendent que c'est vrai. Je connais très bien les mouvements sociaux à Québec, par exemple, et les syndicats ont peu d'argent à donner. Ils font quelques dons et contributions, mais environ 96% des fonds des groupes sociaux proviennent des subventions du Québec. Quand le FRAPRU offre des transports en autobus pour une action à Ottawa, par exemple, ce n'est pas payé un syndicat.

    Votre argument ne tient pas la route : les gens plus à droite ont certainement les moyens financiers pour organiser une manifestation. J'ai déjà participé à la location d'un autobus Québec-Toronto (aller-retour) par la simple cotisation des 40 passagers, dont la majorité étaient plutôt pauvres.


    - un citoyen à Québec, travailleur bénévole,
    et de gauche au sens démocratique et coopératif.
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  •  
  • MJ - Inscrite
    17 février 2012 17 h 46
    Des étudiants, des femmes, des enseignants, des syndicalistes, des groupes sociaux, des chômeurs, etc.
    La classe moyenne et les plus démunis (familles monoparentales, personnes seules) sont ceux qui sont et seront les plus affectés par les hausses de tarifs en éducation, en santé, en électricité et autres services publics menacés par l’emprise du secteur privé et la tarification. Il est plus que normal qu’une population excédée par des hausses de tarifs à tout venant, incluant la TVQ universelle, et autres politiques fiscales inéquitables à son égard, manifeste sa désapprobation au gouvernement qui dépense sans compter les fonds publics et enrichit par favoritisme les amis du parti en contrats publics qui outrepassent continuellement et largement l’estimation initiale (déjà gonflée par la collusion et la corruption) des coûts des travaux publics.
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  • MJ - Inscrite
    17 février 2012 17 h 49
    Des étudiants, des femmes, des enseignants, des syndicalistes, des groupes sociaux, des chômeurs, etc. (suite et fin)
    Que les policiers anti-émeutes, casqués et munis de leur matraque aient reçu des instructions spéciales ne les privent pas pour autant de leur jugement et de leur libre arbitre pour évaluer une situation et la bonne marche pacifique d’une foule qui scande des slogans de justice sociale. Si les policiers ont déjà un préjugé défavorable contre les manifestants et les bousculent de manière exagérée et sans justification n’est pas à leur honneur et fait preuve d’une intolérance, voire d’une provocation à l’égard des manifestants qui, somme toute, composent un visage très diversifié de la population (étudiants, femmes, enseignants, personnes plus âgées, groupes de travailleurs, chômeurs, syndicalistes, etc. qui ne sont pas violents).

    Le droit de manifester comprend aussi inévitablement une part d’obstruction et d’inconvénients pour la circulation d’un secteur donné de la Ville, occupé temporairement par les manifestants. Il faut donc un peu de patience et de tolérance de la part des policiers et des gens qui circulent dans les alentours. C’est comme si on donnait le droit de grève mais en neutralisant ses effets par le recours à des briseurs-de grève pour continuer le travail des grévistes. Où est alors l’efficacité du moyen de pression d’une manifestation si elle ne comporte pas intrinsèquement le droit à une certaine obstruction et occupation des lieux afin de mieux se faire entendre et remarquer par la population et le gouvernement et forcer ainsi ce dernier à répondre aux revendications et à réévaluer ses politiques.
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