Congédier Charest serait une erreur, selon Parisella
Pierre Pettigrew ne parvient pas à faire taire les rumeurs qui l'envoient à Québec
Le Parti libéral du Québec ferait fausse route en remettant en question le leadership de son chef Jean Charest, estime John Parisella, ancien chef de cabinet de Robert Bourassa et aujourd'hui président de la firme BCP.
N'hésitant pas à critiquer la politique qu'il a pratiquée, M. Parisella croit que le PLQ doit résister, au lendemain d'une débâcle électorale, à la tentation facile de faire du marketing politique, ce qui ne servirait qu'à accentuer l'étiquette de vieux parti. «Ce serait une erreur de remettre en question le leadership de M. Charest parce que le message de l'électorat est de changer la façon de faire de la politique. Blâmer le chef dans les situations difficiles relève de la politique traditionnelle et les gens en ont marre de ça», a commenté hier John Parisella.
Dès que la défaite libérale dans la circonscription de Vimont a été assurée lundi soir avec une majorité écrasante de 5000 voix pour l'adéquiste François Gaudreau, le leadership de M. Charest a soulevé des interrogations. Mais déjà son entourage affirmait qu'il faut surtout corriger le tir plutôt que de créer une crise.
John Parisella va plus loin et prône un changement de fond en comble de la manière libérale, assurant que «le PLQ peut se renouveler». «Concrètement, cela prend de l'audace. On peut critiquer les idées de l'ADQ, mais la résonance que le programme risque d'avoir, ce n'est pas basé sur une étiquette gauche ou droite mais sur l'implication de la population dans le processus politique», dit-il.
Selon ce dernier, tant le PLQ que le Parti québécois doivent cesser de miser sur le marketing politique pour conquérir les électeurs. «La politique ne peut plus être contrôlée par les faiseurs d'image. Les partis doivent revenir à des endroits où il y a des débats, pas un rassemblement de fin de semaine pour gérer la manchette du lundi. Il faut que ça bouillonne, qu'il y ait de la contestation et de la division à l'occasion. [...] La population cherche une certaine authenticité», décode-t-il des résultats des partielles.
Somme toute, M. Parisella dit se réjouir que l'électorat québécois ait obtenu «un véritable choix qui va se faire bien au delà de la question nationale».
Pierre Pettigrew
Pour sa part, le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, est demeuré évasif au sujet de son intérêt pour remplacer Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), refusant de confirmer ou d'infirmer ce qu'affirmait le quotidien Le Soleil dans son édition d'hier.
«Il n'y a pas de campagne de leadership, je n'organise pas de campagne à Québec ni de campagne à Ottawa, pour ceux qui se demandent aussi si je suis intéressé au leadership fédéral», a affirmé le ministre Pettigrew à sa sortie de la Chambre des communes hier après-midi.
M. Pettigrew a cependant refusé de dire aux journalistes s'il serait intéressé à devenir chef du PLQ advenant le départ de Jean Charest à la suite des mauvais résultats de son parti aux quatre élections partielles de lundi.
«Jean Charest est là, il a très bien performé dans l'autre série d'élections partielles et il va très bien faire ça», a souligné le ministre.
Selon le quotidien Le Soleil, qui citait plusieurs sources libérales, le règne de Jean Charest à la direction du PLQ tirerait à sa fin après les résultats désastreux de lundi. Pierre Pettigrew, qui a déjà été chef de cabinet de Claude Ryan alors que ce dernier était chef du PLQ, dans les années 80, réfléchirait à son avenir politique et serait sur les rangs pour le remplacer.
M. Pettigrew n'a pas nié ces informations. Mais il a souligné qu'il était actuellement très occupé par ses dossiers au sein du gouvernement fédéral.
Si le ministre Pettigrew a refusé de confirmer son intérêt pour la politique provinciale, Stéphane Dion, ministre des Affaires intergouvernementales, évoquait le départ de son collègue comme étant une possibilité.
«Je serais un peu déçu parce que c'est un collègue très très efficace ici, un des meilleurs ministres du Commerce extérieur qu'on ait eus depuis très longtemps», a dit M. Dion.
N'hésitant pas à critiquer la politique qu'il a pratiquée, M. Parisella croit que le PLQ doit résister, au lendemain d'une débâcle électorale, à la tentation facile de faire du marketing politique, ce qui ne servirait qu'à accentuer l'étiquette de vieux parti. «Ce serait une erreur de remettre en question le leadership de M. Charest parce que le message de l'électorat est de changer la façon de faire de la politique. Blâmer le chef dans les situations difficiles relève de la politique traditionnelle et les gens en ont marre de ça», a commenté hier John Parisella.
Dès que la défaite libérale dans la circonscription de Vimont a été assurée lundi soir avec une majorité écrasante de 5000 voix pour l'adéquiste François Gaudreau, le leadership de M. Charest a soulevé des interrogations. Mais déjà son entourage affirmait qu'il faut surtout corriger le tir plutôt que de créer une crise.
John Parisella va plus loin et prône un changement de fond en comble de la manière libérale, assurant que «le PLQ peut se renouveler». «Concrètement, cela prend de l'audace. On peut critiquer les idées de l'ADQ, mais la résonance que le programme risque d'avoir, ce n'est pas basé sur une étiquette gauche ou droite mais sur l'implication de la population dans le processus politique», dit-il.
Selon ce dernier, tant le PLQ que le Parti québécois doivent cesser de miser sur le marketing politique pour conquérir les électeurs. «La politique ne peut plus être contrôlée par les faiseurs d'image. Les partis doivent revenir à des endroits où il y a des débats, pas un rassemblement de fin de semaine pour gérer la manchette du lundi. Il faut que ça bouillonne, qu'il y ait de la contestation et de la division à l'occasion. [...] La population cherche une certaine authenticité», décode-t-il des résultats des partielles.
Somme toute, M. Parisella dit se réjouir que l'électorat québécois ait obtenu «un véritable choix qui va se faire bien au delà de la question nationale».
Pierre Pettigrew
Pour sa part, le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, est demeuré évasif au sujet de son intérêt pour remplacer Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), refusant de confirmer ou d'infirmer ce qu'affirmait le quotidien Le Soleil dans son édition d'hier.
«Il n'y a pas de campagne de leadership, je n'organise pas de campagne à Québec ni de campagne à Ottawa, pour ceux qui se demandent aussi si je suis intéressé au leadership fédéral», a affirmé le ministre Pettigrew à sa sortie de la Chambre des communes hier après-midi.
M. Pettigrew a cependant refusé de dire aux journalistes s'il serait intéressé à devenir chef du PLQ advenant le départ de Jean Charest à la suite des mauvais résultats de son parti aux quatre élections partielles de lundi.
«Jean Charest est là, il a très bien performé dans l'autre série d'élections partielles et il va très bien faire ça», a souligné le ministre.
Selon le quotidien Le Soleil, qui citait plusieurs sources libérales, le règne de Jean Charest à la direction du PLQ tirerait à sa fin après les résultats désastreux de lundi. Pierre Pettigrew, qui a déjà été chef de cabinet de Claude Ryan alors que ce dernier était chef du PLQ, dans les années 80, réfléchirait à son avenir politique et serait sur les rangs pour le remplacer.
M. Pettigrew n'a pas nié ces informations. Mais il a souligné qu'il était actuellement très occupé par ses dossiers au sein du gouvernement fédéral.
Si le ministre Pettigrew a refusé de confirmer son intérêt pour la politique provinciale, Stéphane Dion, ministre des Affaires intergouvernementales, évoquait le départ de son collègue comme étant une possibilité.
«Je serais un peu déçu parce que c'est un collègue très très efficace ici, un des meilleurs ministres du Commerce extérieur qu'on ait eus depuis très longtemps», a dit M. Dion.
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