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Marois se dit prête à faire campagne

La Presse canadienne   13 février 2012  Québec
Sainte-Julienne — Pauline Marois se prépare à la rentrée parlementaire de l'Assemblée nationale, mais elle place surtout ses pions en vue d'une campagne électorale.

La chef de l'opposition a profité de la journée de samedi pour faire un bain de foule dans Lanaudière, où elle participait à une assemblée générale du Parti québécois (PQ) de Rousseau, ancienne circonscription de François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ).

En compagnie de son député Nicolas Marceau, qui briguera les couleurs du PQ dans cette circonscription, Pauline Marois a pris part à une activité de plein air et un dîner avec des gens du comté. Sans l'ombre d'un doute, Pauline Marois tâte le terrain.

Et elle n'a pas vraiment le choix, a-t-elle concédé, puisque c'est le premier ministre, Jean Charest, qui contrôle l'ordre du jour, et elle n'y peut rien. Le PQ milite pour des élections à date fixe, histoire de retirer le privilège de choisir le bon moment pour dissoudre l'Assemblée, mais pour l'instant, cette idée n'est qu'un souhait.

N'empêche, le Parti québécois se dit prêt à aller à la guerre et à livrer bataille sur tous les fronts. À la veille de la reprise des activités à l'Assemblée nationale, elle a dressé à son tour ses priorités, ne sachant s'il faudra mettre les autobus à la rue ou d'abord débattre à Québec.

En tête de liste, comme son vis-à-vis libéral, Pauline Marois inscrit l'économie, en misant toutefois, nuance-t-elle, sur «les besoins des Québecois», réitérant au passage son intention d'abolir la taxe santé si elle accède au pouvoir.

À court terme, et en lien avec le menu législatif, Pauline Marois croit aussi que le désir de remettre l'économie sur ses rails passe par une révision de la Loi sur les mines afin d'augmenter les redevances des compagnies qui exploitent les minerais.

La chef de l'opposition suggère aussi une imposition des profits des minières et l'exigence de développer, au Québec, les deuxième et troisième transformations.

Pauline Marois parle aussi de Plan Nord, qui, selon elle, doit être développé en partenariat avec les collectivités nordiques. Et tant qu'à parler du projet cher à Jean Charest, elle tente de l'envoyer dans les câbles, disant qu'actuellement, le Plan Nord est déficient. «M. Charest a plutôt un plan de marketing pour le Nord plutôt qu'un plan de développement du Nord», a-t-elle affirmé.

Ensuite, la chef de l'opposition est revenue dans ses terres, en indiquant comme autre priorité la défense de la langue, particulièrement à Montréal, où, selon elle, le français est en recul depuis l'élection du gouvernement libéral.

Mme Marois reproche aussi à Jean Charest sa position vis-à-vis du fédéral. «M. Charest est dans un très mauvais rapport de forces par rapport à Stephen Harper», avance-t-elle, citant la Loi sur les jeunes contrevenants, la Loi sur les armes à feu et, plus récemment, l'intérêt du premier ministre canadien de revoir unilatéralement l'âge de la retraite.

Enfin, terminant sa journée dans le fief de celui qui semble vouloir plomber son parti, Pauline Marois pose ses pièces à l'égard de François Legault, qui se présentera dans la circonscription de L'Assomption dont la carte sera modifiée. Elle promet de l'attendre de pied ferme. «Il y aura une candidature dans ce comté qui va obliger M. Legault à travailler plus fort», a assuré Pauline Marois.
 
 
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  • Louka Paradis - Inscrit
    13 février 2012 12 h 30
    La Pasionaria du Québec
    Une vraie battante ! Plus je la regarde aller, plus je la trouve digne d'admiration. Elle fera une chef d'État formidable. Le temps des matamores est révolu. Ça, ce serait un vrai changement !
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  • emeri - Abonné
    13 février 2012 15 h 38
    Vous avez tout compris M. Paradis
    Votre court texte résume tout ce que l'on peut dire sur "La magnifique"

    En toute vérité, lorsque les "imbus" ont débutés la chicane et que cela,
    avec l'aide de certains journalistes et chroniqueurs, s'est transformé
    en foire d'empoigne, j'ai eu un moment de faiblesse et j'ai douté de la
    force de Madame Marois à résister à tous ces assauts qui venaient de toutes parts.

    J'avais tort, évidemment.

    Et aujourd'hui, M. Paradis, une foule de québécois et moi-même nous savons qui a les qualitées requises pour prendre en main l'avenir
    du Québec.

    Plus la peine de chercher de midi à quatorze heure, c'est pour le Parti
    Québécois qu'il nous faut voter et rejeter tous les autres.

    Voilà.

    Réjean Grenier
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