Legault accuse Charest de négligence et d'immobilisme
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Le chef de la CQ, François Legault, a livré un discours à saveur nettement électorale.
Québec — Dans un discours à saveur nettement électorale, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a pris pour cible principale Jean Charest, qu'il accuse de négligence et d'immobilisme.
«Jean Charest, c'est un beau parleur, ce n'est pas un homme de résultats», a lancé François Legault devant quelque 300 personnes réunies lors de cette assemblée partisane où figuraient plusieurs anciens députés et militants adéquistes. «Depuis neuf ans, le Parti libéral, c'est le parti de la gestion à la petite semaine. Le parti des solutions de dernière minute, le parti de la négligence, le parti de la collusion», a déclaré le chef caquiste qui, à l'aide d'un télésouffleur, a prononcé un discours de 25 minutes.
François Legault a attaqué le bilan économique des libéraux, à commencer par le Plan Nord. «Les libéraux tentent de nous vendre l'idée que le Plan Nord est la solution à tous nos problèmes, la clé de voûte de notre avenir. Le Plan Nord est un plan de diversion», a-t-il affirmé, «un simple slogan et un concept de marketing».
Augmenter les redevances, ce n'est pas assez, croit François Legault. «Honnêtement, les Québécois ressentent un malaise devant l'éventualité de voir encore plus de nos matières premières non renouvelables prendre le bateau pour aller alimenter des usines ailleurs dans le monde», a-t-il déploré.
Le chef caquiste a souligné que le Québec avait connu «son pire trimestre depuis 30 ans», avec la perte de 45 000 emplois, et dénoncé le fait que, sous le règne de Jean Charest, la dette du Québec avait augmenté de 50 milliards, «un record de tous les temps».
De son côté, le Parti québécois propose «l'immobilisme sur fond de division», a accusé l'ancien ministre péquiste. François Legault estime que Pauline Marois a fait «un compromis totalement irresponsable avec son aile radicale» en acceptant la tenue d'un référendum d'initiative populaire. «Avec un gouvernement du PQ, nous serions en campagne référendaire permanente. À tout moment, les militants du PQ, Marc Laviolette et les autres, pourraient lancer un référendum sur la souveraineté du Québec. C'est une mesure qui affaiblit le Québec. On ne joue pas avec le statut constitutionnel d'un État sans graves conséquences politiques», a-t-il prévenu.
Le débat sur la question nationale, François Legault l'a présenté comme «une guerre d'usure» qui a duré 40 ans, une guerre de «tranchées». Pour lui, il n'y aura pas de gagnant de cette guerre. «Pour le moment, c'est le Québec qui est perdant. Il est temps de tendre la main à nos anciens adversaires.»
François Legault a présenté la CAQ comme «le parti de la responsabilité», «le parti de l'efficacité», «le parti d'une économie de propriétaires». Il a repris l'essentiel du plan d'action caquiste, dont la réouverture des conventions collectives des enseignants afin que leur performance soit évaluée, la dénonciation des ententes avec les médecins pour changer leur mode de rémunération ainsi que la mise au pas de la Caisse de dépôt et placement du Québec afin de la forcer à investir davantage au Québec.
D'ici quelques semaines, François Legault promet de présenter une dizaine de candidats caquistes, dont on dit qu'ils seront à l'image de la présidente du parti, Dominique Anglade, des professionnels entre 35 et 45 ans, pas nécessairement connus du grand public, mais reconnus dans leur milieu.
«Jean Charest, c'est un beau parleur, ce n'est pas un homme de résultats», a lancé François Legault devant quelque 300 personnes réunies lors de cette assemblée partisane où figuraient plusieurs anciens députés et militants adéquistes. «Depuis neuf ans, le Parti libéral, c'est le parti de la gestion à la petite semaine. Le parti des solutions de dernière minute, le parti de la négligence, le parti de la collusion», a déclaré le chef caquiste qui, à l'aide d'un télésouffleur, a prononcé un discours de 25 minutes.
François Legault a attaqué le bilan économique des libéraux, à commencer par le Plan Nord. «Les libéraux tentent de nous vendre l'idée que le Plan Nord est la solution à tous nos problèmes, la clé de voûte de notre avenir. Le Plan Nord est un plan de diversion», a-t-il affirmé, «un simple slogan et un concept de marketing».
Augmenter les redevances, ce n'est pas assez, croit François Legault. «Honnêtement, les Québécois ressentent un malaise devant l'éventualité de voir encore plus de nos matières premières non renouvelables prendre le bateau pour aller alimenter des usines ailleurs dans le monde», a-t-il déploré.
Le chef caquiste a souligné que le Québec avait connu «son pire trimestre depuis 30 ans», avec la perte de 45 000 emplois, et dénoncé le fait que, sous le règne de Jean Charest, la dette du Québec avait augmenté de 50 milliards, «un record de tous les temps».
De son côté, le Parti québécois propose «l'immobilisme sur fond de division», a accusé l'ancien ministre péquiste. François Legault estime que Pauline Marois a fait «un compromis totalement irresponsable avec son aile radicale» en acceptant la tenue d'un référendum d'initiative populaire. «Avec un gouvernement du PQ, nous serions en campagne référendaire permanente. À tout moment, les militants du PQ, Marc Laviolette et les autres, pourraient lancer un référendum sur la souveraineté du Québec. C'est une mesure qui affaiblit le Québec. On ne joue pas avec le statut constitutionnel d'un État sans graves conséquences politiques», a-t-il prévenu.
Le débat sur la question nationale, François Legault l'a présenté comme «une guerre d'usure» qui a duré 40 ans, une guerre de «tranchées». Pour lui, il n'y aura pas de gagnant de cette guerre. «Pour le moment, c'est le Québec qui est perdant. Il est temps de tendre la main à nos anciens adversaires.»
François Legault a présenté la CAQ comme «le parti de la responsabilité», «le parti de l'efficacité», «le parti d'une économie de propriétaires». Il a repris l'essentiel du plan d'action caquiste, dont la réouverture des conventions collectives des enseignants afin que leur performance soit évaluée, la dénonciation des ententes avec les médecins pour changer leur mode de rémunération ainsi que la mise au pas de la Caisse de dépôt et placement du Québec afin de la forcer à investir davantage au Québec.
D'ici quelques semaines, François Legault promet de présenter une dizaine de candidats caquistes, dont on dit qu'ils seront à l'image de la présidente du parti, Dominique Anglade, des professionnels entre 35 et 45 ans, pas nécessairement connus du grand public, mais reconnus dans leur milieu.
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