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Thériault confronte la FTQ-Construction

Le syndicat refuse de participer au comité de transition sur le placement syndical - «Il y a d'autres joueurs. On va jouer avec les autres», répond la ministre

Kathleen Lévesque   3 février 2012  Québec
Une vingtaine de travailleurs affiliés à la FTQ-Construction ont assisté hier à la conférence de presse de leurs dirigeants syndicaux.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Une vingtaine de travailleurs affiliés à la FTQ-Construction ont assisté hier à la conférence de presse de leurs dirigeants syndicaux.
La ministre du Travail, Lise Thériault, n'entend pas se laisser distraire par la volonté de la FTQ-Construction d'enrayer la nouvelle mécanique de placement des travailleurs qu'elle doit mettre en place au cours des prochains mois. Elle croit d'ailleurs avoir l'appui des travailleurs qui refuseront, selon elle, de se faire «complices d'un système» qui a entraîné des «pratiques malsaines» et de demeurer «sous l'emprise de leur syndicat».

À l'approche de la période de maraudage syndicale prévue en mai et juin prochains, la ministre Thériault rappelle que la loi 33 éliminant le placement syndical qu'elle a fait adopter l'automne dernier facilitera le changement d'allégeance. «À partir du moment où tu donnes la chance égale à tous les syndicats, les syndiqués vont pouvoir changer d'accréditation syndicale s'ils le veulent», a affirmé hier au Devoir Mme Thériault.

Les paroles de la ministre ont fait bondir la FTQ-Construction alors que les relations avec Mme Thériault sont déjà très tendues depuis l'automne dernier. La FTQ-Construction crie à «l'ingérence», au «parti pris» et à «une tentative de manipulation». «Il est totalement inacceptable que la ministre du Travail tente de dicter aux travailleurs [...] à quel syndicat ils devraient appartenir», juge le directeur général du syndicat, Yves Ouellet. Du coup, le président Arnold Guérin a demandé au premier ministre de remettre sa ministre à l'ordre.

Lise Thériault a exposé son point de vue dans les différents médias en réaction aux déclarations des dirigeants de la FTQ-Construction, qui ont réitéré leur refus de participer au comité de transition sur le placement syndical. En effet, le comité a amorcé ses travaux hier sans la FTQ-Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International).

Pour Arnold Guérin, il s'agit d'un «comité bidon qui n'a aucun pouvoir». «On n'a pas de lien de confiance. Il n'y en a jamais eu», a lancé M. Guérin en conférence de presse, devant une vingtaine de travailleurs affiliés à la FTQ-Construction qui s'entassaient dans le fond de la salle. M. Guérin estime que la ministre Thériault n'a pas fait preuve d'ouverture à l'égard de la FTQ. «On n'a même pas été écoutés. Il n'y a pas une de nos recommandations qui a été retenue ou même analysée», déplore-t-il.

En plus de boycotter le comité de transition qui va définir comment dorénavant les employeurs pourront embaucher des électriciens, monteurs d'acier, charpentiers et aux opérateurs de machinerie lourde, la FTQ-Construction ne transmettra aucune donnée concernant ses membres. De plus, le syndicat s'est entendu avec ses 17 locaux affiliés pour ne pas demander de permis afin de faire du placement de travailleurs comme le prévoit la nouvelle loi.

Mais les menaces du plus gros syndicat de l'industrie de la construction n'ébranlent pas la ministre. «Il y a d'autres joueurs. On va jouer avec les autres», prévient-elle. La FTQ-Construction et l'International représentent ensemble 70 % des travailleurs de l'industrie. La CSN, la CSD et le Syndicat québécois de la construction collaborent au comité de transition où siègent également des représentants patronaux ainsi que la Commission de la construction du Québec (CCQ) à titre d'observatrice; la gestion du placement sera confiée à la CCQ.

Forte de l'indignation populaire qu'ont provoquée, en octobre dernier, les débrayages musclés dans les chantiers, la ministre Thériault croit nécessaire d'aller de l'avant. Et cela n'a rien à voir avec «un show de boucane», précise-t-elle. «Avec 63 000 nouveaux travailleurs dans l'industrie depuis les dix dernières années, ce n'est pas vrai qu'ils vont accepter de se faire complices d'un système et qu'ils vont rester assis chez eux sous l'emprise de leur syndicat», soutient Mme Thériault.

Quant à la rumeur selon laquelle les syndicats de la FTQ-Construction planifient de contourner le placement officiel pour fournir aux employeurs des listes de syndiqués afin d'assurer à ces derniers la priorité d'emploi, Lise Thériault se montre tranchante et promet de les attendre au détour. À cet égard, elle rappelle que les changements législatifs font suite au constat de «pratiques malsaines» dans l'industrie (collusion, corruption et intimidation). «Plutôt qu'il y ait des gens qui se parlent en cachette et qu'il y ait des deals qui s'arrangent, on veut que tout le monde puisse se parler et soit en mesure d'exercer le pluralisme syndical sur un chantier. C'est aussi simple que ça», a dit Mme Thériault. À la FTQ-Construction, on soutient que «ça reste une rumeur».

Chose certaine, c'est avec intérêt que la ministre du Travail va suivre de près le procès débutant lundi prochain, à Sept-Îles, du désormais célèbre représentant syndical pour l'Union des opérateurs de machinerie lourde (local 791) sur la Côte-Nord, Bernard Gauthier, surnommé «Rambo». Ce dernier est accusé d'avoir intimidé des travailleurs portant ainsi atteinte à leur liberté syndicale. S'il est reconnu coupable des faits remontant à février 2009, «Rambo» pourrait devoir payer une amende minimale de 700 $, mais surtout, il pourrait être déclaré inhabile à exercer ses fonctions pour une période de cinq ans.

«Je suis convaincue que ça va mettre en lumière certaines pratiques, croit Lise Thériault. Il n'est pas normal d'avoir le contrôle d'une région ou le contrôle d'un chantier et de ne pas permettre à certains travailleurs de travailler. Et il n'est pas normal non plus d'imposer un nombre supérieur de travailleurs sur un chantier. [...] On va suivre ça avec beaucoup d'attention.»

De son côté, la FTQ-Construction entend contester certaines dispositions de la loi notamment auprès du Bureau international du travail.

***

NDLR: Une correction a été apportée à cet article après la mise en ligne.

 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    3 février 2012 06 h 42
    Tant pis pour Thériault
    Je ne suis pas une syndiquée de la FTQ. je ne l'aime pas particulièrement. Mais Mde Thériault a fait son show en commission parlementaire. Elle les a bafoué devant tout le monde. Et aujourd'hui, tout bonnement, elle demande leur collaboration! Bin voyons donc. Il ne faut quand même pas charrier.

    Pourtant, la FTQ avait averti la ministre qu'au niveau du placement qu,elle aurait besoins des deux gros syndicats. Elle n,a rien voulu savoir en commission. Donc, on doit, qu'on les aime ou pas, leur donner le droit de ne pas participer à l'offre de la ministre.

    je sais bien que si j'avais été insulté devant tout le monde, que l'on ne vienne pas par après me demander gentiment ma collaboration. Je suis peux être nounoune pas jusqu'à ce point là.


    Donc, je n'aime pas toujours le FTQ mais leur donne quand même le droit de ne rien dire. Comme un accusé à son procès.
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  • Michel Richard - Inscrit
    3 février 2012 07 h 03
    sont comiques
    Juste la dernière phrase me fait rouler à terre en riant: Le Bureau International du Travail ? Quelqu'un pense-t-il vraiment que le Bureau International du Travail peut avoir une quelconque influence sur la validité d'une loi adoptée par l'Assemblée Nationale ?
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  • Simon Chamberland - Inscrit
    3 février 2012 07 h 44
    Feriez-vous confiance aux libéraux ?
    Je ne suis pas membre de la FTQ ou dans la construction. Mais si je travaillais dans la construction, je ne ferais pas confiance aux libéraux, ni à un organisme où ils peuvent nommer les membres. J'imagine très bien les difficultés que pourrait avoir un travailleur à être placé après avoir dénoncé des magouilles dans le secteur de la construction.
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  • rene lefebvre - Inscrit
    3 février 2012 07 h 45
    Bravo et chapeau Madame Thériault.
    Depuis que les médias ont montré au public les pratiques discriminatoires de certains dirigeants de la FTQ construction, de même que leur association étroite avec différents groupes mafieux, ainsi que leurs comptes de dépenses personnels indécents en plus des "cadeaux" de parrains, la FTQ construction et plusieurs de ses ténors ont perdu toute crédibilité aux yeux de plusieurs. Cependant, ils croient, que les travailleurs couleront par le fond avec eux dans un suicide collectif en signe de solidarité et Mme Thériault fait bien d'accorder une protection aux travailleurs qui voudront être représentés par un autre syndicat plus ouvert au dialogue et moins enclin aux pratiques de "gros bras" bien connues et qui étaient devenues la marque de commerce de la FTQ.

    Après avoir magouillé dans l'impunité depuis des années, la FTQ "rencontre son homme" en la personne de la ministre du Travail, Madame Thériault. Pour ces machos de la construction, la pilule est encore plus difficile à avaler,parce que c'est une femme qui va leur "mopper" le nez. Bravo Madame Thériault' j'ai beaucoup d'admiration pour vous. Chapeau!

    Joseph Louis
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  • Francois - Inscrit
    3 février 2012 07 h 59
    C'est plutôt démocratique
    Avoir la liberté de choisir son syndicat ça me semble plutôt démocratique. C'est les syndicats qui perd la mise sur les travailleurs. Fini l'abus de pouvoir des syndicats sur les employers. C'est normal que la FTQ rejette cette loi.
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  • Francois Robitaille - Inscrit
    3 février 2012 08 h 10
    Ha ces fantastiques chefs syndicaux
    Si on reprend quelques partis:
    La FTQ-Construction crie à «l'ingérence», au «parti pris» et à «une tentative de manipulation».

    "Ingérence", heu me semble que c'est des affaire du gouvernement de gérer ça!! "Parti pris"? envers la population et l'explosions des coût de construction? Ou ils parle des autres syncicats alors? Moi dans mon concept de donner des chances égales à chacun, j'appelle pas ca un parti pris!! "Manipulation"? Mon dieu, regardez-vous le nombil!!
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  • Jacques Thibault - Inscrit
    3 février 2012 08 h 23
    Bravo
    Mais il n'ai pas dit que les travailleurs vont changer de syndicat en mai... Les bras sont les bras... Et l'employeur la première chose qu'il veut c'est la productivité et ensuite la paix sur le chantier. Le conseil (plombier 144) tolère les électriciens de la FIPOE (FTQ) les plombiers(144) tolèrent mal les FTQ plombiers...

    Belle loi, beau projet... J'ai changé plus d'une fois de syndicat et à chacun des fois j'en ai payé le prix... aurant à la FTQ qu'au conseil provincial

    Jacques Thibault membre non initié du local 144
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  • Raymond CHALIFOUX - Abonné
    3 février 2012 08 h 25
    Il était PLUS que temps, on s'entend-tu...
    Dix ans, maintenant, que John James Charest et son aéropage frétille à la direction de la Province, à Québec!

    Hier midi, (Ou était-ce avant hier??) en mangeant ma soupe, j'entendais l'entrevue qu'un représentant de la FTQ accordait à "MÉLANGÉ EN DIRECT" (pardon, "Maisonneuve en direct") à Radio-Canada et je me disais, intérieurement que je haïssais cette équipe Libérale à m'en confesser pour tous les morpions administratifs et politiques subis, depuis 10 ans, comme la vente d'Orford qu'on a dû stopper, les gaz de schiste, les écoles juives ouvertes le dimanche, la loi 204, le refus de "caller" une enquête sur la construction et l'initial "avorton" d'enquête qu'ils ont tenté de nous passer entre les dents, le Plan Nord élaboré à la va-vite, le refus de modifier la loi sur les mines, etc. etc., mais que si la Thériault parvenait à faire le ménage dans ce dossier qui fait "lever le coeur" aux Québécois ordinaires depuis des années et des années (on a à peu près tous un beau-frère dans la construction qui s'est déjà fait écoeurer par qui l'on sait...) alors ce "grand ménage" dans la construction serait probablement ce qui FINALEMENT ferait passer Charest à l'histoire autrement que comme le PM le plus détesté de toute l'histoire du Québec, ou presque. Rien que ça!

    Et que vous sachiez, accessoirement, que je vais probablement terminer aujourd'hui la lecture de cette brique intitulée "MAFIA INC. Grandeur et Misère du clan sicilien au Québec" par André Cédilot et André Noël , aux Éditions de L'Homme: vraiment, mais vraiment instructif! Les deux auteurs méritent une médaille, c'est sûr!

    Alors, que les Gauthier et autres Ouellet de ce monde de la construction ne s'étonnent pas s'ils ont l'impression que "la Thériault", en leur faisant la sourde oreille, demeure convaincue, intérieurement, d'être en train de faire TRÈS exactement, ce que les Québécois, dans leur chaumière attendent d'elle!
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  •  
  • Mariette Payeur - Inscrite
    3 février 2012 08 h 53
    Liberté syndicale interdite?
    «À partir du moment où tu donnes la chance égale à tous les syndicats, les syndiqués vont pouvoir changer d'accréditation syndicale s'ils le veulent», a affirmé hier au Devoir Mme Thériault.
    Et ça fait sursauter la FTQ... Bizarre.

    Pourquoi ce valeureux syndicat bondit-il d'indignation devant un principe aussi évident? Lorsquon adhère à la FTQ (et au CPIC) devient-on membre d'une dangereuse secte ou d'un groupe criminalisé qu'il est interdit de quitter?
    Et si tout n'est que "rumeur" comme ces messieurs nous disent, pourquoi est-on si réticent à tout changement?

    Reste à savoir si Mme Thériault a explicitement nommé la FTQ ou le CPIC quand elle s'adressait aux autres médias à propos de cette campagne de maraudage. Les identifiait-elle comme les syndicats qui perdraient des membres? À vérifier.
    ------------------
    Lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 33, quand la FTQ et le CPIC ont présenté leurs mémoires, ils rejetaient déjà toute idée de collaboration avant même que la ministre du travail ait émis la moindre parole. Et sur un ton de menace dès ce moment-là. Étaient-ils incapables de démontrer que leur système était juste et équitable. Et rentable pour tous. On pourrait le croire.
    Ce qui donne encore plus de poids à l'action de la ministre.
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  • Lise Moga - Inscrite
    3 février 2012 09 h 02
    Le pouvoir des bras démantelé
    La FTQ vit sur du temps emprunté. Le placement syndical lui donnait un grand pouvoir d'attirer des gens qui n'auraient pas pu travailler avec tout autre syndicat.
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  • Kris13104 - Inscrit
    3 février 2012 09 h 38
    Déshérence et gouvernance
    Apparemment la gouvernance québécoise a laisser s'instaurer une zone grise dans la rôle des syndicats. Par quelle distorsions démagogiques ces derniers en sont arrivés à s'arroger le choix d'embauche des employés d'entreprise? L'entreprise sait quels sont ses besoins en personnel et une embauche comporte une entente entre patronat et employés et on comprend mal comment un syndicat peut s'immiscer dans ce processus. Ne parlons pas des intimidations dont, encore récemment, ils n'ont pas manqué de faire preuve et qui relève des tribunaux, en espérant que ces derniers sauront faire preuve d'efficience dans leurs condamnations.
    Le rôle d'un syndicat est la défense du travailleur dans tous les problèmes qu'il peut rencontrer dans son cadre professionnel, mais en quoi le syndicat peut s'immiscer dans le choix d'un collaborateur par l'entreprise qui sait mieux que personne ses besoins.
    La situation qui s'était instaurée donne au syndicat un rôle du service des ressources humaines d'une entreprise, ce qui présente deux inconvénients majeurs: cette position donne un pouvoir aussi considérable qu'illicite au syndicat par rapport aux demandeurs d'emplois et, en même temps implique ans responsabilité le syndicat en cas d'inadéquation de l'employé à sa tâche.
    De même, l'unicité d'un syndicat dans une entreprise est une aberration quisupprime la possibilité de choix du travailleurs en fonction des ses convictions et ses sentiments personnels: c'est une disposition anti-démocratique.
    Espérons que Mme Thériault aboutira dans la restructuration indispensable de son secteur et si FTQ-construction refuse de participer au comité cité, quelle importance? D'autres partenaires y participeront. Si des manoeuvres illicites sont entreprises, il y a des lois, des policiers, des juges et des prisons.
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  • Jean-Claude B - Inscrit
    3 février 2012 09 h 39
    Enfin quelqu'un qui se tient debout
    Bravo Madame Thériault, ii était grand tant que le Gouvernement mette ses culottes et remette les syndicats mafieux de construction à leur place.
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  • André Michaud - Inscrit
    3 février 2012 09 h 50
    Se tenir debout
    Bravo Mme la ministre d vous tenir debout devant les gros bras de la FTQ

    J'espère que les membres de la FTQ en profiteront pour changer de syndicat...on applaudirait tous la fin du8 type de syndicalisme gros bras de la FTQ...
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  • Francois Robitaille - Inscrit
    3 février 2012 09 h 51
    @Jacques Thibault
    Si je ne me trompe pas, la provenance syndical ne pourra plus être sur les cartes de compétences ni sur le casque! De cette façon personne ne pourra se regarder de travers à cause que quelqu'un viens d'un autre syndicat!! Pis c'est quoi c't'affaire là de ne pas aimer les gens qui n'ont pas la même alégence syndicale??!! C'est du gros n'importe quoi ça!
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  • Aline Binette - Inscrite
    3 février 2012 10 h 25
    Dehors les bandits
    Il faudrait faire confiance à un syndicat qui a failli asphyxier et noyer des gens pour imposer sa loi? Qui casse des jambes?

    Allez de l'avant, Mme Thériault. Si les ministres masculins ont été trop chicken pour le faire, vous, vous le ferez.

    Je suis tannée de payer 40% plus cher pour des infrastructures qui tombent à terre!
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    3 février 2012 10 h 31
    « Les femmes que j’aime »

    Les gens d'esprit comprennent qu'il était plus que temps que la FTQ-Construction arrête d'intimider les travailleurs ou pire encore, afin d'assurer la mainmise sur eux. Ceux qui ne saisissent toujours pas la pertinence de la ministre du Travail Lise Thériault de s'attaquer à réformer ce secteur ne font pas preuve de jugement, mais de partisanerie. Ces derniers demeurent chanceux dans leur malheur, car s’ils avaient eu affaire à Hitler, c’est à la moulinette de la bétonnière qu’ils seraient passés.
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  • Aline Binette - Inscrite
    3 février 2012 10 h 33
    On sait où sont...
    ...les Hells quand ils ne se promènent pas en moto : trop souvent, ils «travaillent» dans la construction. Ils y ont importé leurs méthodes. Il est temps que ça cesse et que les travailleurs honnêtes ne vivent plus dans la peur.
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  •  
  • arick - Inscrit
    3 février 2012 11 h 08
    Bravo la madame...
    À partir du moment où tu donnes la chance égale à tous les syndicats, les syndiqués vont pouvoir changer d'accréditation syndicale s'ils le veulent».
    La FTQ l'Interna. 70%, ¨ayoye¨ pour les autres.
    Primo: Le problème en vue, c'est que suite au travail de la ministre de mettre de l'ordre en regard de l'équité, la justice et l'intégrité syndicale entre les centrales intéressées il y aura forcément une augmentation de membres et une variation d'appartenance entre elles. Très bien...!
    Secundo: Donc le 30% devrait augmenter soit entre, disons, la CSN, CSD, SQC lesquelles auront à un moment ou l'autre plus de pouvoir. Ah! Ah.
    Est-ce qu'il y aura de la cachette et des deals? Il y aura qu'un pas à franchir pour le faire.
    La solution (pas la seule): L'abolition de la formule Rand, ¨cé¨quoi cette formule….
    1-Formule qui a rendu les centrales effrontées et menaçantes pour les entreprises.
    2- Formule qui a causé le fossoyage (faillite) des entreprises.
    3- Formule qui a causée la fermeture d'entreprises et en causera d'autres incessamment.
    4- Formule qui a crée des dirigeants syndicaux incompétents en dictateurs partiaux, intraitables et corruptibles.
    5- Etc. J'arrête....vous pouvez compléter...
    Laissez les syndicats collectés leurs cotisations eux même et le choix de se syndiqué ou pas.
    Qui a dit?...
    «Le syndicat est au travail, ce que le cancer est à la santé»
    «Les syndicats sont les travailleurs, formule Rand, 90% en sortiraient»
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  •  
  • MARCEL Ferland - Inscrit
    3 février 2012 11 h 18
    Thériault confronte la FTQ construction
    Il est rare que j'apprécie le travail d'un Ministre libéral mais je crois que madame Thériault a démontré à ce jour qu'elle sait se tenir debout devant les prétentions de la FTQ (en qui personne n'a confiance). Félicitations madame la Ministre et surtout ne vous laissez pas intimidée par la FTQ ou influencée par votre Chef (en qui aussi peu ont confiance). Ma seule crainte dans tout celà c'est sa présence et son absence de crédibilité mais pour votre part vous ne pouvez que commander le respect en continuant votre démarche à ce jour irréprochable.
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  • pellletier s . - Inscrit
    3 février 2012 11 h 26
    a surveiller
    quant une opinion commence par

    je ne suis pas membre ou pas pour le ou les syndicats ect ... ect ... du même sense .
    faut ce méfier de la suite de l'opinion , je ne dit dans tout les cas mais ???????????

    la ftq , en minuscules voulu , a beaucoup de squelettes dans son garde robe. a sa place , je me tiendrais trenquille , car elle ce dirige tout droit vers une désobéissance publique , qui peut être très dangereuse pour le syndicaliste présent.

    si elle ne met pas d'eau dans sont vin , elle va glisser tout droit vers
    un précipisse très profont .

    les gros bras , sa passe plus . il faut que la ftq , commence a utiliser sa tête pensante , s'il y en a une ?????????

    a écouter , le discour de ses dirigants , on voit qu'ils pensent , avec leurs gros bras . des épaules en descendant . a l'ancienne 1930 / 40

    pas vers le haut .

    c'est a espérer , qu'il trouveront un membre , pour les remettre au gout du jour .

    ou sont les résultats des enquêtes , sur le fond de la ftq .
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  • richard lepage - Inscrit
    3 février 2012 11 h 35
    A quand un maraudage réel?
    Ayant travaillé de nombreuses années sur la construction, et ayant vécu plusieurs maraudages, je doute encore,même dans la conjoncture spéciale dans laquelle nous sommes, que le maraudage de ce printemps change quelque chose. J'en ai trop vu des bureaux de vote de la CCQ où, à la porte, il y avait un comité d’accueil de gros bras qui t'identifiait.Le seul moyen d'avoir vraiment une chance de donner aux travailleurs la chance de choisir librement leur syndicat ce serait que le processus se fasse par la poste comme ce fut le cas dans la santé avec la loi 30. Les travailleurs de la construction ont besoin d'un bon syndicat pour défendre leurs droits et leurs assurer des conditions à la hauteur du dur travail qu'ils exécutent.
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  • Roland Berger - Abonné
    3 février 2012 11 h 37
    Le résultat final ?
    Je n'ose me joindre à ceux et celles qui voient dans la Ministre une femme forte qui ose mettre les syndicats à l'ordre « social ». Mais si la FTQ a raison quant à l'absence de pouvoir de l'organisme gouvernemental chargé du placement des ouvriers de la construction, le résultat final sera de laisser les entrepreneurs faire à leur tête. Et comme Madame la Ministre fait partie du gouvernement de Jean Charest, un tel résultat n'aurait rien de surprenant. Il semble même dès plus probable.
    Roland Berger
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  • richard lepage - Inscrit
    3 février 2012 11 h 44
    Maraudage
    Un petit oubli important au sujet du maraudage: avec la formule que l'on a toujours connu, il n'y a jamais eu plus de un pour cent (1%) des travailleurs qui ont changé d'allégeance syndicale. Si l'on veut des changements il faut changer le modèle pour permettre aux travailleurs de faire eux même le ménage.
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  • Robert Dufresne - Abonné
    3 février 2012 11 h 47
    @arick
    Menteur !

    La finance est la grande responsable de toutes les fermetures d'entreprise des dernières années et ce malgré les tentatives de concessions salariales amenées par les syndicats. Prenons en exemple Aléris à Trois-Rivières ou le syndicat a répondu dans l'affirmative à TOUTES les demandes de coupures de l'employeur et la compagnie a décidé de partir quand même. Cette entreprise était très rentable sois-dit en passant.

    Je trouve que vos propos méprisant sont faux, méprisables et arriérés. Je vus met au défi d'afficher votre vrai nom !
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  • ClimateCrisis - Inscrit
    3 février 2012 11 h 54
    Mme theriault se tient debout lol...
    - elle a meme pas ete capable de se tenir debout devant PKP pour les journalistes du jiurnal de Mtl pendant 2 ans !!!

    - quebec s est baisser devant tout les entrepreneur de construction qui ont fait une fortune sur le dos des contribuables.

    - puis le monde la trouve courageuse maintenant parce qu elle frappe sur des syndiques ???

    facile de frapper sur du monde qui, s ils tombe en desaccord on passe un eloi special !

    wow, ben oui, c est les travailleurs de constructions qui ruinent le Quebec !
    c est surtout pas les entrepreneurs avec leur 30% de couts sur les projets de construction.

    franchement....

    en plus Quebec vient de perdre gros pour les negociations de 2005 contre le secteur public, montrant leur pietre maniere de fonctionner !!

    il y a tellement d exemples et le monde sont satisfaient que Mme la ministre plante des syndicats....

    je comprends maintenant pourquoi le quebec va rester pauvre encore longtemps...
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  • pierbiss - Inscrit
    3 février 2012 12 h 31
    Mme Thériault
    Bravo au gouvernement Charest et à sa ministre Mme Thériault. On a beau avoir la critique facile et blâmer le premier ministre de tous les maux. Il faut constater que sa gouverne est bombardée de toute part depuis 8 ans,à tort ou à raison, avec des remarques teintées d'hypocrisie crasse et d'opportunisme politique. Dans la tourmente médiatique qui accompagne toutes les dires comportant des accusations gratuites, M. Charest continue en toute honnêteté à gouverner, c'est frustrant pour ses opposants mais il en est ainsi en démocratie.
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  • Gilles Arpin - Inscrit
    3 février 2012 13 h 42
    Lächez pas, Mme Thériault
    Je me souviens, lorsque le gouvernement du Canada a octroyé les contrats de navires de guerre à Halifax et à Vancouver, les syndicats québécois, appuyés par les médias, n'ont pas tardé à hurler à la discrimination et au martyre !

    Cependant, il serait peut-être bon de rappeler certaines choses:

    1- Les critères de soumission étaient les mêmes pour tout le monde et leur analyse a été confiée à des experts; par la suite, comme tout bon gestionnaire doit toujours le faire, ces contrats ont été accordés aux meilleurs, bien identifiés par un concours attribuant des pointages précis sur des éléments précis aux soumissionnaires. Or, sans grande surprise, la Davie a fini LOIN derrière ses concurrents !

    2- Les leaders syndicaux qui pleuraient sont les mêmes qui durant des décennies, ont saboté cette industrie par des grèves successives, des ralentissements de travail constants et autres moyens de pressions à chaque fois que l'employeur devait livrer un contrat en cours !

    3- La Davie n'existerait plus depuis belle lurette si les Gouvernements ne l'avaient pas gavée de subventions répétées, scandaleuses et largement documentées et ce, à même NOTRE argent !

    Il est grand temps de faire un grand ménage au Québec et se débarrasser de cette manie de protéger honteusement et continuellement l'incompétence et l'improductivité.

    M. Dufresne : prenez note.
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  • ROGERBONTEMPS - Inscrit
    3 février 2012 13 h 49
    Bravo Madame Thériault
    Bravo madame Thériault, vous faites un travail colossal et nécessaire, continuer votre bon travail......ne vous laissez pas piler sur les pieds....si un jour, le Québec à une femme comme premier ministre, je souhaite que ce soit vous....la femme de fer......Salut
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  • armand guindon - Inscrit
    3 février 2012 14 h 21
    FTQ
    La FTQ c'est plus de 600,000 syndiqués
    44% de tous les syndiqués au Québec sont affiliés à la FTQ
    Lise Thériault s'attaque à un gros morceau d'acquis sociaux obtenus depuis des années,par les Laberges,Chartrand et compagnie.
    Est ce vraiment ce que l'on veut?
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  • Lise Moga - Inscrite
    3 février 2012 17 h 24
    @armand guindon
    "La FTQ c'est plus de 600,000 syndiqués 44% de tous les syndiqués au Québec sont affiliés à la FTQ. Lise Thériault s'attaque à un gros morceau d'acquis sociaux obtenus depuis des années,par les Laberges, Chartrand et compagnie".

    Parmi les 600 000 syndiqués, combien se soustrairont de ce syndicat, parce qu'ils ne sont plus menottés par l'obligation d'appartenance versus travail. Le placement syndical, c'est un vieux problème de 1975 (Cliche) et qui a été résolu en 2011. Il m'est difficile de comprendre qu'un groupe de travailleurs libéré ne soit pas plus productif... Bravo Mme Thériault!
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    3 février 2012 23 h 31
    Et si Thériault était la seule politique de John James avec du courage!
    Les Libéraux sont malheureux car il y a un empêcheur de tourner en rond dans la famille. Thériault a du courage pour tous et défie les fiers-à-bras des syndicats. Violence sur les chantiers, chantage auprès des travailleurs, abus de pouvoir, soudoyeurs professionnels et champions du travail au noir, ceux -ci se sentent menacés par le courage de la ministre. Bravo et continuez votre bon travail madame Thériault.
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