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GES: Charest relativise les craintes des entreprises

La Presse canadienne   30 janvier 2012  Québec
Les entreprises qui auront réduit suffisamment leurs émissions polluantes pourront vendre des crédits de GES à celles qui ne l’auront pas fait par l’entremise de la bourse du carbone.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les entreprises qui auront réduit suffisamment leurs émissions polluantes pourront vendre des crédits de GES à celles qui ne l’auront pas fait par l’entremise de la bourse du carbone.
Davos — Jean Charest reconnaît que la réglementation plus stricte sur les émissions de gaz à effet de serre entraînera des coûts supplémentaires pour les entreprises, mais cela ne l'empêche pas de relativiser les craintes des milieux d'affaires sur le sujet.

«Le secteur privé sait très bien que sur la question des changements climatiques, il faudra poser des gestes», a déclaré le premier ministre dans une entrevue accordée la semaine dernière à la Presse canadienne à Davos, en Suisse, où il prenait part au Forum économique mondial.

À partir du 1er janvier 2013, Québec imposera un plafond de pollution à environ 75 grandes entreprises qui émettent plus de 25 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année. Ce sont surtout des alumineries, des cimenteries et des minières. Les entreprises qui auront réduit suffisamment leurs émissions pourront vendre des crédits de GES à celles qui ne l'auront pas fait.

La Fédération des chambres de commerce du Québec s'est dite «inquiète» de la création de cette forme de bourse du carbone, la jugeant «prématurée». Le regroupement y voit une menace à la compétitivité des entreprises québécoises, puisque la province sera la seule juridiction nord-américaine, avec la Californie, à aller de l'avant avec une telle mesure. D'autres provinces canadiennes, dont l'Ontario, devaient participer à l'initiative, mais elles ne seront pas prêtes pour 2013.

M. Charest soutient que son gouvernement a suffisamment tenu compte des critiques des diverses industries touchées et que le moment est maintenant venu de passer à l'action. «Les entreprises doivent inclure dans leur planification un élément qui tient compte de ce que les changements climatiques amènent des coûts additionnels que nous devons assumer pour aller vers une économie plus verte, mais qui va être plus rentable aussi, a-t-il insisté. Parce qu'ultimement, en modernisant nos méthodes de production, on va également économiser et devenir plus productifs.»

Pluies acides

Jean Charest donne en exemple les efforts qu'Ottawa et Washington ont menés dans les années 1990 pour réduire les émissions de dioxyde de soufre (SO2), grandes responsables des pluies acides. «Une fois les mesures mises en place pour réduire les SO2, il y a des secteurs industriels qui ont fait des économies très substantielles dans leurs méthodes de production, a-t-il rappelé. On va voir la même chose pour le CO2. Je veux que le Québec soit un leader en termes de développement de l'économie verte et c'est pour ça qu'on met en place le système d'échange [de crédits de carbone]. Ça va marcher et ça va bien marcher.»

Jean Charest a profité de son séjour à Davos pour rencontrer la secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, et pour participer à une table ronde de l'organisme international The Climate Group. Il a également pris part à une rencontre de haut niveau visant à préparer le prochain Sommet de la Terre (Rio+20), qui aura lieu en juin à Rio de Janeiro, au Brésil.

Dans le cadre de cet événement, M. Charest présidera une réunion de dirigeants d'États fédérés particulièrement actifs dans le domaine des changements climatiques. «On va travailler pour que notre présence se fasse sentir à Rio», a-t-il indiqué.
 
 
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  • Fernand Trudel - Abonné
    30 janvier 2012 08 h 50
    L'illusion tranquille
    Pendant que la bourse du carbone de Chicago affilié à celle de montréal a été fermée, Charest se fait le chantre de cette arnaque climatique.

    Les bourses du carbone inclusent dans le protocole de Kyoto suite au lobby d'ENRON et de ses alliés ont été conçues sur la même base et par le même cincepteur c-que celle gérée par ENRON sur le SO2 et qui a créeé la pire fraude économique aux États-Unis.

    En plus de créer des coûts supplémentaires aux entreprises, on fausse indûment les données du bilan énergétique car ces papiers de crédits carbone efface du bilan les GES de l'entreprise qu'elle continue à émettre. Comme menterie on ne peut faire mieux pour créer une illusion tranquille et se dire vert...
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  • Daniel Berube - Abonné
    30 janvier 2012 10 h 52
    Au moins ça bouge...
    Si en bout de ligne ça apporte une diminution dans son ensemble (et au Québec), c'est le principal...

    L'Europe a opter, à ma connaissance, pour ce programme... mais vous aller sans doute dire : " Y sont fou ces français !"

    Concernant les pluies acides, nous avions une érablière dans le bas du fleuve à ce moment, et il est vrais que les érables étaient réellement affecter par la chose, (les petites érables mourraient, leur écorce se décollait de la tige centrale...) et les efforts faient firent en sorte que le problème s'est résolue, alors ne pas prendre cet exemple comme étant un échec : oui, ça sûrement coûté des sous... mais si le tout a permis au Québec de continuer à faire des produits d'érable et sauver nombre d'autres espèces... mais certains n'y verront que les pertes éventuelles des pauvres multinationnales et pauvres pétrolières... pauvres eux-autres...
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  • Daniel Berube - Abonné
    30 janvier 2012 11 h 00
    Un petit oublie...
    J'ai beaucoup... chialer... contre Charest, mais aujourd'hui, je reconnais qu'il a fait ici un geste positif à mes yeux, et je lui en suis reconnaissant pour les générations à venir.

    Oui, Mr. Charest, je me surprend moi-même, en vous disant: Félicitation ! Je suis fier que le Québec se lance dans quelque chose que nombre de nations ont peur de s'engager pour ne pas déplaire à leur "monde industriel"...(un seul état dans tout les USA)...

    Je suis fier de ressembler plus en ce sens à l'Europe qu'à l'Amérique dans son ensemble...
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  • Patrick Asselin - Inscrit
    30 janvier 2012 11 h 26
    La relativité selon Charest
    Allez demander ce que pensent les Ontariens du grand virage vert de Dalton Mcguinty ...

    À chaque semaine, il se perd des centaines d'emplois au Québec. Entre les syndicats et le ministère de l'environnement, le Québec de demain ne sera qu'une armée de fonctionnaires non polluants.

    Charest est complètement déconnecté de la réalité.
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  • BernardP - Inscrit
    30 janvier 2012 11 h 38
    M. Charest continuer de souffler la ballounne verte
    Le domaine de l'environnement est le seul où M. Charest jouit encore d'une bonne perception. Il continue à taper inlassablement sur ce clou.

    Le Québec et la Californie sont les seules juridictions nord-américaines qui s'énervent encore avec la prétendue lutte aux prétendus changements climatiques.

    À terme, l'instauration de nouvelles mesures de lutte aux GES conduit à verser de nouvelles subventions aux entreprises afin de les dédommager des coûts additionnels liés à leurs activités au Québec.
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  • armand guindon - Inscrit
    30 janvier 2012 13 h 06
    Relatif
    Il est judicieux pour m Charest de rassurer les entreprises quant aux inquiétudes qu'elles peuvent avoir,de devoirs payer des amendes.
    Elles n'auront qu'à contribuer à l'enveloppe électorale.
    À bonne entendeur.
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  • Maurice Monette - Abonné
    30 janvier 2012 13 h 10
    Oh ! Ça semble bien intentionné tout ça mais,...
    ...tant qu'on n'aura pas réalisés(es) que c'est seulement notre Immaturité à ne pas pouvoir nous satisfaire du stricte minimum pour bien vivre et qu'on continuera à chercher à tout sur-exploiter pour en faire le plus de profits inutiles possibles, nous nous enfoncerons dans la Géhenne des changements climatiques.

    La même chose s'est produite avec les ressources marines qui ont été sur-exploitées à la fin des années 1980 début 1990. Ce, à un point tel qu'on a dû adopter un moratoire sur la pêche industrielle qui est devenu permanent pour la plupart des types de pêches.

    Et ce n'est pas tout ! Les exploitants(es) des ressources forestières ont coupées-à-blanc des forêts entières pour en "tirer" le plus de profit possible dans la même période et durant la première décennie du millénaire actuel, avec pour résultat que le feuillage de celles-ci ne produit plus l'ozone pour nous protéger des rayons u.v. du soleil. Avec pour conséquences des maladies cutanées causées par l'exposition de la peau à ces rayons qui ont connue une hausse radicale de cancer , connus sous le terme de "mélanome".

    Alors, l'immaturité des Dirigeants(es) l'espèce humaine quant à l'attrait de cette richesse superflue totalement inutile quant à la survie des gens, c'est ce qui a entraînés tous ces déboires. Et on croit qu'en imposant des amendes financières sévères, c'est ça qui va remettre desd arbres dans la forêt pour que leurs feuillages produisent l'ozone qui refermera le trou qui s'agrandit continuellement dans la stratosphère...?

    Ou encore, rebâtir les populations aquicoles des océans...?

    Et surtout, empêcher les changements climatiques que "nous" avons provoqués par notre trop grande immaturité à courir après la richesse. Ou plutôt, la trop grande immaturité de nos Dirigeants(es) qui n'ont pas eue la Compétence de prévenir ces disettes causées par notre Cupidité Maladive des deux dernières décennies.

    Quelle poisse
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  • Sophie Robitaille - Inscrite
    30 janvier 2012 17 h 38
    Bravo M. Monette!
    Vous avez exactement décris le portrait de la situation! Bien que la Bourse du Carbone soit un remarquable pas en avant, il reste que nous continuerons de consommer de plus en plus et d'exploiter toutes les ressources naturelles possibles. Ce n'est effectivement pas vers des amendes sur les GES que doivent se tourner les gouvernements mais bien vers une grande sensibilisation nationale, mondiale. Quand on y pense bien, ils sont capables de faire de bien grandes choses dans ce domaine les gouvernements! Par exemple dans les années 70, on pensait que fumer était presque bon pour la santé, même les élèves et les professeurs fumaient dans les classes! Maintenant, même ceux qui fument sont conscients des dangers de la cigarette et les endroits pour fumer sont assez restreints! Ceci est bel et bien le travail du gouvernement qui a fait de la grande sensibilisation sur le sujet! Nous devons maintenant nous tourner vers une diminution de la population mondiale et de la consommation, il faut arrêter de ne faire que des actions vertes superficielles. Une bourse du carbone, même si elle est jugée prématurée (!!), ce n'est pas assez!
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