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PQ: Le référendum d’initiative populaire même pour la souveraineté

Une victoire pour Bernard Drainville qui a défendu cette mesure

Antoine Robitaille   29 janvier 2012 12h41  Québec
Ler député Bernard Drainville a relancé au mois d’août l'idée d’un processus référendaire déclenché par une pétition.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Ler député Bernard Drainville a relancé au mois d’août l'idée d’un processus référendaire déclenché par une pétition.
S’il est élu, le Parti québécois modifiera la loi sur la consultation populaire pour permettre des référendums d’initiative populaire (RIP). Le vote s’est tenu en l’absence de la chef Pauline Marois. C’est une victoire pour Bernard Drainville, qui a relancé au mois d’août cette idée d’un processus référendaire déclenché par une pétition. 

Le député de Marie-Victorin a fait un autre plaidoyer sur la question en plénière ce matin. Selon lui, il s’agit de donner un nouveau droit aux Québécois qui pourront se faire entendre, a-t-il insisté «pas seulement tous les quatre ans», mais entre les élections. Au sens du député, le RIP aurait permis aux citoyens de se mobiliser et auraient pu obtenir une commission d’enquête sur la corruption «beaucoup plus rapidement». 

 

Le RIP pourrait être utilisé «notamment sur la question de la souveraineté du Québec», a-t-il souligné. Si ce mécanisme avait existé au début des années 1990, au lendemain de l’échec de l’accord du Lac Meech, a fait valoir M. Drainville, «lorsque la souveraineté était à 65 % dans les sondages», les citoyens auraient pu se mobiliser pour forcer le gouvernement Bourassa de tenir un référendum. «On l’aurait eu notre majorité, notre pays pour lequel on est ici aujourd’hui», a insisté le député de Marie-Victorin.

 

Toutefois, a-t-il précisé, il faut éviter les abus observés en Californie, notamment l’instrumentalisation du RIP par des lobbys et des règles peu contraignantes de financement. 

 

Pauline Marois, vendredi, avait d’ailleurs signalé que le RIP devait être sérieusement «balisé». D’où une autre résolution adoptée tout de suite après par lequel un gouvernement du PQ s’assurerait «que l’Assemblée nationale, en collaboration avec le DGE, consultera la population sur les modalités de la mise en place des référendums d’initiative populaire». 

 

Contre


Si plusieurs députés ont voté pour le RIP (dont Denise Beaudoin, Denis Trottier, Sylvain Gaudreault et Claude Cousineau), certaines voix se sont élevées contre l’adoption de cette résolution. Patrick Neko Likongo, ancien candidat dans Jean Talon, a incité en vain ses collègues délégués à voter contre le RIP, en soutenant qu’il fallait être «cohérents avec le programme». Dans celui-ci, a-t-il fait valoir, il a été précisé que c’est le gouvernement qui détermine le «moment opportun» pour déclencher un référendum sur la souveraineté. À ses yeux, en matière de souveraineté, il faut «laisser les mains libres au gouvernement». Maurice Goyer, de Bourget, a aussi souligné le jour où la souveraineté allait «tomber en bas de 30 %» dans les sondages,  les adversaires de la souveraineté pourraient «s’en servir contre» le projet d’indépendance.

 

À ce stade de la discussion, les délégués ont refusé de déterminer un seuil précis par lequel un processus serait déclenché, refusant un amendement visant à fixer celui-ci à «10 % des électeurs inscrits». Au moins d’août, Bernard Drainville se prononçait pour un seuil plus élevé : «Avec une exigence de 15 % des électeurs inscrits pour les déclencher, soit près de 850 000 Québécois, je crois sérieusement qu’on évitera les abus et les référendums à répétition.»

 

Sur Twitter, l’ancien député de Vachon Camil Bouchard, proche du député maintenant indépendant Pierre Curzi, a souligné son appui au référendum d’initiative populaire pour faire la souveraineté en citant un texte qu’il avait publié dans Le Devoir en mai 2007. Il y écrivait que le Parti québécois devait renoncer à «décider de la date et de l’heure où ce peuple en manifestera les signes. Le Parti québécois doit plus que jamais garder le cap sur cet objectif de la souveraineté, mais doit renoncer à donner un rendez-vous à date fixe avec elle».

 

Vote à 16 ans et mesure anti-transfuge


L’abaissement de l’âge du vote à 16 ans a été adopté après un vif débat. Pauline Marois l’a appuyé. Paradoxe, un des plus jeunes députés péquistes Mathieu Traversy, s’est prononcé contre alors qu’un des plus âgés, Émilien Pelletier (Saint-Hyacinthe), s’est prononcé en faveur. «La bêtise n’a pas d’âge tout comme la vertu», a déclaré un des militants favorables, Louis-Philippe Sauvé, de Laporte.

 

Bouleversés par les nombreux changements d’allégeance récents dans la députation péquiste, les délégués ont adopté une mesure pour limiter le phénomène. Samedi en atelier, certains aspects de ces propositions ont été retirés comme la démission obligatoire en cas de défection ou l’obligation pour le parti qui reçoit un transfuge de défrayer les coûts de l’élection complémentaire.

 

En plénière aujourd’hui les délégués se sont prononcés en faveur de l’adoption d’une loi qui «interdit le passage d’une affiliation à un parti politique vers un autre pour tous les élus de l’Assemblée nationale au cours d’une législature». Cette loi n’interdirait toutefois pas un député de quitter un parti et de siéger à titre d’indépendant «pour des raisons de conscience ou à un parti de suspendre l’affiliation d’un de ses députés». Un militant de Deux Montagnes, François Paquet, a rappelé avec douleur qu’il avait travaillé, même s’il ne le connaissait pas, au financement de la campagne de Benoît Charrette, maintenant à la Coalition avenir Québec. Ce dernier lui a «volé» son vote, a déclaré M. Paquet. Yves-François Blanchet (Drummond) a rappelé que le fondateur du PQ, René Lévesque, a siégé comme indépendant jusqu’aux élections de 1970. «Et le parti de René Lévesque, il est ici», a ajouté M. Blanchet.

 

Contrôle des médias?


Les délégués péquistes ont adopté deux résolutions sur les médias. Une première qui conduirait un gouvernement péquiste à adopter «des mesures afin de limiter la concentration des médias au Québec» en élargissant le mandat de Télé-Québec, afin que la société d’État soit présente «dans tous les champs d’activités dominés par un oligopole des médias privés, tels que la radio, le Web et  le secteur de la presse écrite». 

 

Un gouvernement péquiste mettrait sur pied une «commission parlementaire qui examinerait l’impact de la concentration des médias au Québec, sur la pluralité de l’information et l’impact sur la qualité de la vie démocratique au Québec». Le secrétaire du SPQ-libre, Pierre Dubuc, a soutenu qu’ainsi, le gouvernement passerait «à l’offensive» pour mettre les grands conglomérats «sur la défensive». Au micro «contre», Jacques Thériault de Gouin a soutenu que cette mesure relevait d’une «dérive paranoïaque» qui laissait transparaître une «espèce de désir de contrôle du paysage médiatique». M. Thériault a illustré son propos en soulignant qu’il détestait les éditoriaux d’André Pratte de La Presse qui lui «font avaler [son] café de travers tous les matins». Mais ce dernier «a droit d’exister», a-t-il ajouté.

 

Plusieurs résolutions adoptées

 

La quasi-totalité des propositions présentées au cahier, et filtrées dans les ateliers de samedi, ont été adoptées. Ainsi, si le Parti québécois prenait le pouvoir:

 

  • L’Assemblée nationale entendrait toute personne désignée par le Conseil des ministres. Elle se doterait aussi d’un directeur parlementaire du budget qui présenterait une analyse indépendante sur l’état des finances publiques;
  • les députés seraient contraints de tenir régulièrement des assemblées publiques dans leur circonscription ;
  • le commissaire à l’éthique établirait un bilan annuel des engagements électoraux du parti au pouvoir et de prévoir un débat statutaire ;
  • ferait adopter une constitution par l’Assemblée nationale du Québec et la ferait approuver par référendum;
  • interdirait la publication des sondages sur l’issue d’un vote «48 heures avant le jour du scrutin ou d’un référendum déclenché par le gouvernement du Québec» ;
  • établirait une procédure baptisée «Tomassi» par la présidente des jeunes péquistes Christine Normandin qui permettrait de démettre de leurs fonctions les élus coupables de tout acte criminel lié à leur statut ou laissant volontairement leur siège vacant à l’Assemblée nationale par leur absence»;
  • réviserait la loi électorale afin d’inclure le principe de la «représentativité effective» des régions dans la liste des critères pour la préparation de carte électorale.

 

Une des seules propositions qui rejetée ce matin par les quelque 500 délégués présents est celle qui visait à renforcer «la "gestion axée sur les résultats" au sein du gouvernement ainsi qu’au sein des secteurs parapublics et péripublics». La députée Monique Richard (Marguerite-D’Youville) a soutenu que le vocabulaire de cette proposition s’apparentait trop à celui de François Legault, chef de la CAQ. Mme Richard a souligné qu’elle avait eu, comme présidente de la CSQ, M. Legault comme vis-à-vis, à l’époque où il était ministre de l’Éducation et que sa vision «axée» sur les résultats avait été dommageable. Les délégués ont toutefois adopté une portion de la proposition visant à favoriser «l’évaluation de programmes et en rendant publics les résultats des évaluations». Une résolution prônant l’adoption des principes d’un «gouvernement ouvert» a aussi été adoptée.

 

Autre refus des délégués péquistes, l’adoption d’un mode de scrutin préférentiel. Le président de l’association de Gouin, Jacques Thériault, a lancé «Dans Gouin, après Nicolas Girard, ai-je vraiment un deuxième choix?» M. Thériault faisait référence à la bataille entre M. Girard et la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui compte s’y présenter. Un autre militant a fait remarquer que par une résolution adoptée plus tôt aujourd’hui, le PQ s’était engagé, s’il forme le gouvernement, à créer «une commission sur les institutions parlementaires et électorales qui aurait, notamment en collaboration avec le DGE, le mandat de proposer un nouveau mode de scrutin».

 
 
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    29 janvier 2012 11 h 34
    Et le chat recommence à courir après sa queue
    Pourquoi pas des référendums par comté pour initier un référendum populaire sur la pertinence d'un référendum sur la souveraineté qui débouchera peut-être sur un référendum sur l'indépendance?

    Et on recommence!

    Le P.Q. est-il un Parti Indépendantiste? Si oui, des élections référendaires jusqu'à la victoire, si non tasse-toi mon oncle.
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  •  
  • Nunu - Inscrite
    29 janvier 2012 12 h 13
    Mr Jeannot,
    C'est exactement le but,wow.J'ai hâte.
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  •  
  • R. N. Proulx - Abonné
    29 janvier 2012 12 h 23
    Une expression bien de chez-nous
    RIP = «patente à gosses»
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  • Michel Savard - Inscrit
    29 janvier 2012 12 h 49
    Le RIP, la trouvaille du siècle !!
    Oui, ce RIP est si important que la "Dame de béton" n'était même pas là pour voter sur cette "trouvaille" signée Drainville ! Est-ce que ça cache quelque chose ?

    En tout cas, une chose est sûre, : RIP le PQ
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  • Roland Berger - Abonné
    29 janvier 2012 13 h 01
    Référendum d'initiative popularisée
    Il suffirait de quelques dizaines de millions de dollars à la haute finance pour acheter des citoyens et les regrouper en faveur d'un référendum sur l'acceptation par le Québec de la Constitution de 1982. Je jurerais que les financiers connus salivent déjà à l'idée.
    Roland Berger
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  • François Ricard - Abonné
    29 janvier 2012 13 h 02
    Voter à tous les quatre ans
    Pour nombre de personnes, la démocratie consiste à voter tous les quatre ans. Possiblement que si on leur offrait de voter à tous les vingt ans plutôt, elles accepteraient.

    Un référendum est un vote direct de l'ensemble des électeurs d'un État qui se prononcent sur une proposition de nature législative ou constitutionnelle à l'initiative du pouvoir exécutif ou des citoyens, selon les modalités définies par la loi. Les choix possibles étant oui ou non, le projet soumis au vote est soit accepté, soit rejeté. Le référendum permet d'obtenir l'aval du peuple sur les grandes questions de société ou institutionnelles.

    Il peut servir à proposer une loi ou une constitution; à abroger une loi; a destituer quelqu’un de son poste.

    Peu importe la raison ou le pourquoi, il n’y a pas de plus grand acte démocratique que le référendum. Cessons d’avoir inutilement peur de ce mot et de cet outil car il est sain, démocratique et, même, saint. C’est la démocratie directe sans l’intermédiaire d’un député ou d’un représentant.

    Il est utilisé dans 18 États des USA; en Allemagne; en Autriche; au Danemark; en Espagne; en France; en Irlande; en Grande-Bretagne; en Norvège; au Pays-Bas; en Australie; en Suisse. Des endroits qui privilégient la démocratie plutôt que d’attendre un messie.
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  • Roland Berger - Abonné
    29 janvier 2012 13 h 05
    Entourloupette
    Une étape de plus à l'accession à l'indépendance politique alors qu'il suffirait qu'un parti indépendantiste prenne le pouvoir et déclare UNILATÉRALEMENT l'indépendance. D'autres peuples l'ont fait et font maintenant partie de l'ONU. Bien sûr, les épouvantails à liberté doublerait d'efforts pour distiller la peur dans le coeur des Québécois. Et pis après ?
    Roland Berger
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    29 janvier 2012 13 h 16
    «Premier référendum d'initiative populaire»
    .

    On vote pour la dissolution obligatoire du Parti libéral et et son procès en cours du Québec pour abus des citoyens et une procédure de destitution de tout député, ministre ou gouvernement jugé non éthique, irresponsable, abusif ou antidémocratique.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .
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  • tohi1938 - Inscrit
    29 janvier 2012 13 h 38
    Évidemment, le problème, c'est combien ça coûterait, et surtout qui paierait!
    Et donc entendons-nous bien que les coûts de ce ou ces référendums seront payés par ceux et celles qui les auront demandés, et que le reste de la population aura droit à une indemnité sous forme de réduction d'impôt proportionnelle au coût du referendum en question.
    C'est ça la démocratie: tout le monde est ou n'est pas d'accord!
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    29 janvier 2012 13 h 48
    Contrôle des médias et le vote a 16 ans
    c'est une bonne chose que de règlementé et de limité la concentration de la presse mais je suis contre le vote a 16 ans.

    je suis quand même péquiste et souverainiste.
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  •  
  • M. Miclot - Inscrit
    29 janvier 2012 13 h 51
    Rien que du normal
    La démocratie en action : pourquoi laisser les décisions à des gens même élus mais qui comme les gens du PLQ ont vendu leur âme à des intérêts financiers voire même certains députés du PQ ? Bien plus , le peuple devrait pouvoir défaire un gouvernement qui ne respecte pas ses engagements. Nous la bande de caves, nous sommes écoeurés de crever la bouche en cul poule sans rien pouvoir faire. Le pouvoir au peuple, les hommes politiques sont à notre service pas le contraire. Vivement que le PQ redevienne un parti de gauche et non plus un parti de petits bourgeois frustrés.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    29 janvier 2012 14 h 24
    Tous auront donc un emploi, surtout bien rémunéré!!
    Si l'on se fie aux propositions adoptées lors du Conseil national du Parti québécois en fin de semaine, les membres pourront être rassurés sur l'issue de ce beau rassemblement: Pour réaliser ces beaux projets, de censure en particulier (concentration de la presse,) , ils sont assurés en cas de victoire du PQ d'obtenir un emploi bien rémunéré. Comme des postillons, ils salivent déjà leur victoire après avoir fait semblant qu'ils étaient bien soudés ensemble comme des frères siamois pour le meilleur ou le moins pire! Il y aura donc du travail pour tout ce beau monde, récompense bien méritée après avoir travaillé pour leur Parti en vue d'obtenir le pouvoir, mais pas vraiment pour le bien commun de la population.

    Cependant, après avoir tenté de nous faire accroire que l'unité est présente au PQ, il leur faudra encore attendre ...et l'eau en-dessous du pont a le temps de stagner, vu leur faux-semblant si bien orchestré...

    Solange Bolduc
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  •  
  • Gaetan Parent - Inscrit
    29 janvier 2012 15 h 11
    Régime péquiste...
    Nous avons connu quatre mandats péquiste et ce fut tres dure pour la ville de Montréal.

    En effet ce fut l'exode massive de la classe moyenne anglophone vers les autres provinces,puis le projet corvée habitation a fait fuir les jeunes familles francophones vers le 450,pour remplacer tous ce beaux mondes,ils ont vidés les asiles.

    Quel désastre pour l'ancienne métropole canadienne.
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  •  
  • Michelle Bergeron - Abonné
    29 janvier 2012 15 h 26
    Étire l'inévitable d'un nouveau chef
    Discuter avec du béton pas fort. Besoin d'une excavatrice solide.
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  •  
  • parade21 - Abonné
    29 janvier 2012 21 h 20
    Gestion par résultats et nouvelle gestion publqiue
    Il est heureux que la proposition de renforcer la gestion par résultats ait été rejetée. Ce concept de gestion est un produit de la nouvelle gestion publique (NGP). Ce mode de gestion est directement emprunté à la gestion privée et se concilie très mal avec la gestion publique. Les valeurs du secteur public ne sont pas celles du secteur privé. Plusieurs gouvernements successifs se sont inspirés de la NGP pour gérer les services publics. Même le ministre de la Santé tente d'appliquer la méthode dite Toyota dans le secteur de la santé. Cette méthode a été expérimentée par le constructeur automobile Toyota. Le résultat a été catastrophique. Le taux d'absentéisme a augmenté de façon vertigineuse. La gestion par résultats a pour objectif de déterminer un résultat à atteindre dans un délai moyen donné. Rien à voir avec un service public offert à des citoyens qui veulent connaître leurs droits et leurs devoirs. Des citoyens qui veulent être éduqués et soignés dans le respect de leur personne. Les services publics ne sont pas une chaîne de montage de Toyota où la recherche de l'élimination des temps dits morts est un absolu. Cela s'appelle la robotisation du travail.

    Je félicite donc le PQ d'avoir adopté le rejet de la gestion par résultats. Un service public peut être efficace. Mais les critères pour mesurer cette efficacité ne doivent pas être ceux du secteur privé. La gestion publique a sa propre logique qui n’est pas celle du secteur privé. Elle doit en conséquence développer ses propres indicateurs de performance.
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  •  
  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    29 janvier 2012 22 h 59
    pourquoi pas
    un référendum pour interdire les référendums sur la séparation, ou pour interdire un parti au pouvoir de préparer la séparation ou en faire la promotion?

    Ou mieux encore, un référendum demandé par les fédéralistes, avec comme question voulez vous oui ou non vous séparer à 100% du canada, et si non, voulez vous mettre un terme à tout ces référendum? et cela quand la souveraineté est à son plus bas.

    arme a deux tranchant ce stupide item.
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  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    3 février 2012 09 h 25
    Du connu à l'inconnu
    Ça donnerait aux fédéralistes le choix d'une question absente de turpitude: "voulez-vous vous séparer du Canada afin qu'inconditionnellement, le Québec devienne un pays".
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    8 février 2012 09 h 46
    Et qu'arriverait-il
    si la Gaspésie décidait de se séparer
    et que la région Chaudière-Appalaches
    décidait de rester dans le Canada?

    Tous ceux et celles qui désirent se séparer du Canada
    qu'ils aillent tout simplement, vivre en Corée-du-Nord,
    ils seront ainsi séparés du Canada!!!

    Pourquoi vouloir créer 10 ans d'instabilité au Québec? (Louis Bernard)
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