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Plan Nord - Les employés de l'État dénoncent le laxisme de Québec

Alexandre Shields   28 janvier 2012  Québec
Le gouvernement présente constamment son Plan Nord comme un exemple de «développement durable». Mais cette lecture de la réalité est pour le moins jovialiste, selon le Syndicat de la fonction publique du Québec.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le gouvernement présente constamment son Plan Nord comme un exemple de «développement durable». Mais cette lecture de la réalité est pour le moins jovialiste, selon le Syndicat de la fonction publique du Québec.

À retenir

    Pour consulter notre dossier sur le Plan Nord
Bien que le secteur minier constitue le cœur du Plan Nord des libéraux de Jean Charest, le gouvernement n'a pas les moyens de s'assurer que l'industrie s'implante sans poser de risques pour l'environnement, pas plus qu'il ne peut déterminer avec certitude les quantités de minerais qui sont extraites du sol québécois. C'est ce que soutient le Syndicat de la fonction publique du Québec dans un document interne. Les ministères concernés affirment quant à eux que le Québec a tous les outils nécessaires pour assurer un suivi rigoureux des projets.

Le gouvernement présente constamment son Plan Nord comme un exemple de «développement durable». Mais cette lecture de la réalité est pour le moins jovialiste, selon le regroupement qui représente 45 000 travailleurs des secteurs public et parapublic. «Le système actuel d'exploitation minière ne permet aucunement présentement de s'assurer que c'est la voie du développement durable qui est mise de l'avant», écrivent les auteurs d'une recherche qui fait le point sur les effectifs liés au secteur minier au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) et au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

«En plein territoire minier, il n'y a pas de représentants du gouvernement sur le terrain. L'expertise est rarissime», résume-t-on dans le document. Selon les données compilées par le syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le MDDEP compterait, pour le volet minier, un seul inspecteur en hygiène publique et une vingtaine de personnes responsables des enquêtes sur les entreprises qui pourraient avoir commis des infractions. Dans une région comme l'Abitibi-Témiscamingue, où l'activité minière est intense, il y aurait entre quatre et sept techniciens en eau et en assainissement. Au total, le ministère compte près de 300 inspecteurs, mais leurs responsabilités regroupent beaucoup de secteurs. Quant au MRNF, 17 personnes gèrent les questions des permis et des redevances. Le même nombre étudie les possibles cas de fraudes, mais pour les secteurs minier, forestier, énergétique et du territoire.

Des effectifs nettement insuffisants selon la présidente du SFPQ, Lucie Martineau. Mais qu'est-ce qui explique cette situation, alors que le Québec vit un véritable boom minier? «Ce qu'on me dit dans tous les ministères, c'est que la politique de non-renouvellement des effectifs les oblige à ne pas augmenter leur personnel», a-t-elle affirmé au cours d'un entretien avec Le Devoir. Et cette pénurie risque de se faire sentir davantage avec le déploiement du «chantier d'une génération» si cher à Jean Charest. «Avec le développement du Plan Nord, on va clairement manquer de ressources, à moins de ne pas vouloir faire d'inspections. Le gouvernement a modifié son processus d'inspection dans plusieurs ministères pour se tourner vers des inspections "basées sur le risque". Ça veut dire que les inspecteurs vont se déplacer s'il y a des plaintes ou des catastrophes. Le reste du temps, les entreprises font en quelque sorte de l'autorégulation.»

En matière d'environnement, a expliqué Mme Martineau, les minières peuvent confier des tests sur la qualité de l'eau à des laboratoires privés pour ensuite envoyer les résultats au ministère, qui vérifie la conformité avec les normes en vigueur. Selon elle, il faudrait plutôt que la surveillance des minières soit entièrement assurée par des «représentants du peuple, c'est-à-dire des fonctionnaires». «Pour le développement du Plan Nord, il faudrait des effectifs suffisants qui puissent mener des inspections périodiques et sans prévenir les entreprises de la venue d'inspecteurs. Mais il n'y a aucune volonté de changer les choses.» La situation l'inquiète d'autant plus que le Québec doit déjà financer, à même des fonds publics, la restauration de plusieurs sites miniers abandonnés au fil des ans. Un héritage toxique qui coûtera près de 900 millions.

Dans l'état actuel des choses, il serait en outre impossible d'assurer un suivi rigoureux du tonnage prélevé, des méthodes d'exploitation employées, de la conformité sur le terrain des projets soumis ou de la gestion des résidus. Au MRNF, on a indiqué hier qu'un inspecteur peut estimer les quantités de minerai extraites en se rendant sur le site d'un projet minier. Il peut alors comparer ses observations sur le terrain, par exemple «la grosseur de la fosse», avec les données fournies par la minière.

Suivi rigoureux


Québec a mis en place les mécanismes de surveillance nécessaires pour faire face à ses responsabilités, a-t-on assuré hier au bureau du ministre Pierre Arcand. «Le MDDEP s'est adapté au Plan Nord en augmentant les ressources consacrées au secteur minier, en formant le personnel et en adaptant les programmes de suivi pour assurer une surveillance optimale sur le terrain», a expliqué son attachée de presse, Sarah Shirley.

Le MDDEP dit aussi avoir réaffecté des inspecteurs vers le secteur minier, de façon à accroître la présence «sur le terrain». «Par exemple, pour ce qui est du secteur de la Côte-Nord, le MDDEP a quintuplé ses interventions uniquement à Fermont et au moins doublé celles de Schefferville», a précisé le ministère par courriel. Pour tout le Québec, il y aurait eu 282 inspections en 2010-2011, dont les sites d'exploration.

Avec le projet de loi 89 — qui modifie la Loi sur la qualité de l'environnement et qui doit entrer en vigueur le 1er février —, les minières s'exposeront par ailleurs à des amendes plus salées en cas d'infraction. Jusqu'à présent, les amendes étaient peu dissuasives, selon le SFPQ. Par exemple, en 2009, la multinationale Xstrata a été condamnée à une amende de 40 000 $ après avoir été reconnue coupable de 32 infractions différentes. Et elles ne sont pas automatiques. Elles peuvent être imposées si une entreprise n'effectue pas les «correctifs» exigés par Québec lorsqu'une infraction est constatée. Une entreprise pourrait en outre se voir refuser un certificat d'autorisation ou même être soumise à une révocation de ces autorisations en vertu des dispositions du projet de loi 89, a indiqué le ministère.
 
 
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  • Claude Kamps - Inscrit
    28 janvier 2012 06 h 04
    Tout est devenu politique...
    le bien commun n'existe que si les grosses industries privées peuvent en faire à leur guise, sans être dérangée et surtout pas d'inspecteurs sur nos chantier.
    En rendant «politique» le laissez faire, si l'enveloppe est assez grosse est la marque du PLQ on fait bien plus de tord à l'environnement de nos enfants que les fumées de quelques moyennes entreprises qu'on inspecte bien des fois, elles sont plus au sud...
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  • ClarkeCity - Inscrit
    28 janvier 2012 06 h 13
    Le MDDEP est capabable de s'adapter pour faire face à ses responsabilités. B.S.
    Le MDDEP n'est même pas capable de faire face à ces responsabilités pour les barrages hydroélectriques présents.

    Voir le témoignage d'une vérité gênante d'une communauté située à l'embouchure d'une rivière harnachée par des centrales hydroélectriques: "Une communauté d’accueil abandonnée" par la province de Québec.

    http://bit.ly/ClarkeCity

    Serge Marchand
    www.SergeMarchand.com
    (Permettre une meilleure intégration des projets hydroélectriques avec les communautés d’accueil.)
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  • clauther - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 00
    Autorégulation bidon
    L'autorégulation ou auto-contrôle est une aberration. Dans une histoire d'eau usée dépassant les normes, une cie de mon village produisait des rapports sur la qualité de ses eaux usées et à la lecture de ceux-ci, on pouvait pratiquement s'y abreuver alors que la réalité était qu'ils en bouchaient les égouts tellement la charge était élevée. Au ministère, tout était OK. 300 emplois dans cette cie.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 32
    Si ça mérite d'être fait, ça mérite d'être bien fait !
    On est pas contre tout, on est contre ce qui est mal fait. Actuellement, le secteur minier est mal géré, mal dirigé, en un mot, mal barré !

    Tant qu'à le faire, pourquoi ne pas le faire comme il faut ?

    Serge Grenier
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  • Hugues Tremblay Manigouche - Inscrit
    28 janvier 2012 07 h 34
    Need we say more?
    Et pourtant, comme un train fou, ce rabibochage et cette vente de feu continue, pour le plus grand plaisir des minières et de leurs actionnaires.
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  • Normand Carrier - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 37
    Laxisme et manque d'éthique et ca continue ......
    Ce gouvernement aura fait sa marque par le laxisme . le manque d'éthique , les magouilles , la collusion et la corruption et cela continu de plus belle ... On peut s'imaginer les grands travaux de routes qui seront donnés dans les mois a venir ......
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  • Airdutemps - Inscrite
    28 janvier 2012 07 h 55
    Sceptique
    Si le gouvernement met autant de temps pour engager des inspecteurs ou réorganiser les inspections comme dans le cas des résidences privées pour aînés, nous sommes assurés que les saccageurs auront beau jeu.

    Le passé n'est-il pas garant de l'avenir ?...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 58
    Les Libéraux de Jean Charest vendent-ils le territoire du Québec comme des vendeurs de voitures d'occasion?
    Si le syndicat est objectif dans son analyse de la question, j'en conclus que le Premier ministre Jean Charest et ses acolytes ont un sens des responsabilités pour le moins très jovialiste.
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  • jocelync - Inscrit
    28 janvier 2012 08 h 44
    Trop peu, trop tard !
    Le gouvernement de Jean Charest a déjà pris des engagements financiers de plusieurs dizaines de milliards ($) pour ce projet dont une partie est déjà dépensée.
    Si ce syndicat est trop incompétent et irresponsable pour s'être impliqué dans l'élaboration du plan d'affaires et du montage financier et technique du Plan-Nord, il me semble qu'il est aujourd'hui un peu tard pour venir jouer les rabat-joie.
    Sachant que le budget de $80 milliards est à la lumière de notre capacité de payer, déjà scandaleusement élevé et que d'autre part, on a déjà dépassé le point de non retour pour stopper ce chef d'oeuvre d'irresponsabilité, que reste-t-il d'autre à ces syndicalistes que de sécher leurs grosses larmes et de se retrousser les manches pour minimiser les pots cassés et de participer à un éventuel miracle pour que la société puisse éventuellement tirer quelques bénéfices de cette entreprise fondamentalement basée sur des considérations politiques avant toutes autres considérations.
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  • Francois - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 30
    La loi de protection de langue française fonctionne de même
    Une loi qui s'applique seulement si le citoyen fait une plainte. C'est aberrant surtout qu'il soit impossible de mettre les pieds sur le terrain privé au bout du nord. Ce gouvernement ne cesse pas de nous berner pour favoriser les minières avant la prochaine élection. Où il ira travailler par la suite comme Nathalie Normandeau et compagnie. Il favorise le terrain aux industries pour ensuite y occuper un poste. Le parti Libéral c'est de la supercherie et manque de respect profond à la société québécoise.
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  • André Michaud - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 36
    conflit d'intérêt?
    Le syndicats salive à la pensée d'avoir des membres cotisants aller gagner une petite fortune dans le nord..il veut sa part de la manne!
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    28 janvier 2012 09 h 39
    Encore plus.
    Si je comprend bien le syndicat des fonctionnaires exige plus de gouvernement c'est à dire plus de fonctionnaires pour ce mettre le nez dans tout ce qui bouge dans le nord. Pourtant la majorité des québécois demandent depuis des lunes de réduire la taille de nos gouvernements. Il faudra bien qu'un jour nos fonctionnaires apprennent à faire plus avec moins. Nous pouvons comprendre le syndicat de vouloir plus de membres donc plus de revenus toute en exigeant moins de travail pour alléger ses membres et les rendre plus heureux. Mais n'allons pas croire que plus il y aura de fonctionnaires plus efficaces sera le travail. Il serait peut-être temps de revoir les façon de faire pour faire mieux avec moins. Ainsi tout les citoyens québécois seront heureux parce qu'il y aura réductions des dépenses gouvernementales donc moins d'impôts.
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  • parade21 - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 12
    Le rôle de l'État?
    Mme Martineau met le doigt sur le bobo, mais sans le nommer. Les exemples donnés par la présidente du SFPQ ne sont que des effets d’un enjeu plus fondamental, c’est-à-dire le rôle de l’État. Depuis les années Thatcher-Reagan et même avant avec le Chili de Pinochet, Il faut laisser le marché agir librement avec le moins de contraintes possible de l’État. Et on en voit les résultats ici et ailleurs. La crise financière de 2008 n’est pas autre chose que le résultat du néolibéralisme. Une économie laissée à elle-même et régulée par les seules règles d’un marché libre de toutes contraintes. Et les résultats sont concluants.

    Le PLQ est le bras politique de cette idéologie néolibérale. Les gouvernements occidentaux sont dirigés pas des membres de chambres de commerce. Toute une vision politique! La réingénierie de l’État, initiée par le PLQ, a laissé la gouvernance de l’État aux firmes de comptables et d’ingénieurs privés. Les syndicats et les hauts fonctionnaires de l’État n’ont pas été consultés. C’est le secteur privé qui a fait main basse sur l’État en s’appuyant sur une idéologie, le néolibéralisme. Et cela explique la décomposition de l’État que nous observons sous la forme d’une réduction du nombre de fonctionnaires au MRNF, MDDEP et ailleurs dans l’administration publique et dans le secteur public au grand complet. Plus de privé moins de public! Telle est la devise.

    Il faut donc, collectivement et politiquement, se redonner une vision claire d’un État qui fait d’abord passer le bien-être de la collectivité avant l’intérêt privé. Le développement économique, oui. Mais il faut aussi s’assurer que cela se fasse dans le respect de l’environnement, des collectivités et des personnes.

    Il ne faut pas moins d’État, mais plus d’État et sur le terrain. Il faut régler le problème à sa source. Ça a assez duré. Libérons-nous des libéraux et de la CAQ.
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  • Martin-QC-Lefebvre - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 33
    Comme le disais Hervé Kempf dans ces derniers ouvrages...
    Nous ne vivons plus dans une démocratie lorsque 30-40% de la population vote pour le partie au pouvoir et que l'argent mène les campagnes électorales!!!
    Nous sommes en présence d'une oligarchie prolétaire qui n'a que pour seul objectif présentement le "DÉVELOPPEMENT DURABLE @ ÉCONOMIQUE".

    Comme quoi n'importe qu'elle terme peut être retourné à l'avantage des gens au pouvoir... vive les libéraux et leur développement DURABLE!!! Non mais quelle abération...

    Révoltons-nous... ça n'a plus de bon sens!!!
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  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 07
    Et le Labrador ?
    Il y a quelques jours, un article du Devoir portait sur la requête du Québec concernant le territoire du Labrador. Sur le blog qui s'y rattachait, je faisais valoir l'incohérence du tracé, principalement dans la partie correspondant au 52ième parallèle (la partie rectiligne correspondant au "Tracé du conseil privé de 1927 (non définitif)"). Il me semblait incompréhensible que cette partie de la frontière ne soit pas dictée par la limite des bassins versant comme c'est le cas plus au nord. Plusieurs personnes ont déjà dénoncé cet étât de fait pour différentes raisons, je ne suis pas le premier.

    Le lien avec l'article ? Voici:

    Il y a le texte de l'article et aussi l'image.

    Vous avez sûrement remarqué que la carte derrière M. Jean Charest comporte deux frontières. Peu de cartes présentent cette dichotomie alors pourquoi avoir choisi celle-çi ? Un hasard ? Aucun expert en communication (et M. Charest en est entouré) n'aurait fait ce geste sans intention de passer un message aussi subliminal soit-il. Réouverture du débat sur ce point ? Je n'en sais rien mais il y a comme une audeur de débat futur dans l'air (?).

    Les raisons que je faisais valoir concernant l'incohérence du tracé sont pour ma part reliées aux pertes de production hydroélectriques pour certains complexes (La Romaine et, éventuellement, Petit Mécatina). Bien sûr, le DRAINAGE des bassins versants n'est pas dicté par les limites territoriales mais cette même frontière limite le NIVEAU des réservoirs de tête (RO 4 et PM 4). Par conséquent, la fonction de régularisation de ces réservoirs ainsi réduite se traduit par des pertes non négligeables et surtout récurrentes. J'ai personnellement participé de très près à la conception de ces complexe en tant q'ingénieur hydraulicien et ai toujours déploré cet état de fait de nature...politique.

    Salutations
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  • jacques bisson - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 32
    Y a pas plus aveugle que celui qui veut pas voir
    Certains prônent tout azimuth la réduction de la taille de l'étât. Q'on réduise la taille de l'autobus, pour s'adapter aux besoins et à la nouvelle technologie, ça va, mais enlever le chauffeur ?

    On viens tout juste de traverser une période ou le mot "corruption" était sur toutes les lèvres et de toutes les manchettes. Au ministère des Transports, par exemple, on reconnaît d'emblé qu'enlever le pilote dans l'avion, ça été une erreur capitale et l'Ordre des Ingénieurs du Québec était du même avis. Au moment ou le réseau prenait de l'ampleur, des YES MEN (petits cadres de bas niveau) passaient les unités techniques au broyeur pour faire plaisir au boss.

    Des postes d'ingénieur, techniciens et autres n'ont pas été renouvelés avec les conséquences qu'on connaît. Et çe n'est certainement en remontant la hiérarchi que ça s'améliore (le principe de Peter...). Le ministre a reconnu les erreurs du passé et souligne la nécessité de réhabiliter les unités techniques. Le même parallèle peut être fait pour d'autres ministères et sociétés d'étât.

    L'étât est un donneur d'ouvrage important et les dépenses en contrats de toutes sortes se chiffrent en milliards. Il doit être un CLIENT AVERTI et avoir un minimum de contrôle. Comparer l'appareil gouvernemental Québécois à celui de Pinochet relève de l'hérésie et dénote une ignorance hors du commun.

    Y a pas plus aveugle que celui qui veut pas voir

    À bon entendeur salut

    Jacques Bisson, Laval
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 37
    Et le laxisme de la population!
    Le gouvernement Charest a été tellement faible dans trop de dossiers importants. Comment les Québécois ont-ils peu avoir le laxisme de n’avoir pas voté massivement contre le gouvernement Charest?

    L’extraction minière autorégulée quant à la pollution collatérale, un terme bien à la mode, est une blague monumentale? Il semblerait que ce soit plus facile d’extraire au rabais nos ressources naturelles, que de pouvoir extraire les libéraux du Québec sous Jean Charest.

    Si on ne veut pas perdre le Nord dans tous les sens du mot, nous aurions grandement intérêt à extraire Jean Charest et son équipe du pouvoir pour longtemps.

    Vivement un gouvernement plus responsable!
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  • jacques bisson - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 52
    Les "fonctionnaires"
    Affirmer que les syndicats de professionnels techniques (ingénieurs, techniciens, chercheurs, spécialistes et autres) n'ont que des intérêts bassement mercantiles, c'est carrément se méprendre. C'est vrai que les notions de "PASSION du métier", le "SOUCI du travail bien fait", la "FIERTÉ de la qualité du service rendu à la collectivité", ça échappe à certains. Un peu de respect et de reconnaissance pour ces gens s'il-vous-plait merci...

    ...Et je ne suis PAS employé de l'étât...
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  • jacques bisson - Inscrit
    28 janvier 2012 15 h 04
    @jocelync: le droit de s'exprimer
    Vous dites:

    "Si ce syndicat est trop incompétent et irresponsable pour s'être impliqué dans l'élaboration du plan d'affaires et du montage financier et technique du Plan-Nord, il me semble qu'il est aujourd'hui un peu tard pour venir jouer les rabat-joie."

    Le droit de gérance (dans ce cas çi, du gouvernement), ça vous dit quelque chose ?

    J'aimerais bien vous voir dans un échange (virtuel) avec feu Michel'tabarnak'Chartrand....ou Yvon Deschamps (les unions cossa donne).

    Les syndicats doivent avant tout représenter les travailleurs et deffendre leurs droits dans les dossiers reliés au travail. Ils n'ont pas la liberté de s'ingérer dans les décisions du gouvernement et y sont encore moins invités. Toutes tentatives en ce sens a rapidement été évacué par l'employeur dans le passé (droit de gérance).

    J'ajouterai qu'avant de dénoncer quoi que ce soit, il faut un certain canevas, une quelconque définition du programme. Intervenir trop tôt ? ça serait être alarmiste et rapidement dénoncé. Alors trop tôt ou trop tard...le Timing est ingérable dans ce genre de débat.

    Les syndicats n'ont pas à jouer les 'Robins Des Bois". Lorsqu'ils le font, c'est parcequ'ils estiment que, compte tenu de leur rôle, leur perspective permet d'apporter un certain éclairage. On est pas obligé d'être d"accord avec leur position mais ils ont, comme nous tous...

    ...le droit de s'exprimer.

    Salutations et bonne journée

    Jacques Bisson (NON fonctionnaire et NON syndiqué)
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 15 h 47
    La réalité, toujours la réalité!
    Ah si ce n'était pas de cette satanée réalité du terrain!

    Tout allait bien là. On faisait des projections grandioses, de belles présentations Power Point avec pointes de tarte et tout, on se pétait les bretelles en regardant des cartes à grande échelle mais y faut toujours des rabat-joie pour poser des questions terre-à-terre du genre: combien d'inspecteurs s'il vous plaît monsieur?

    Et quoi encore? La qualité de l'eau, la quantité de minerai extrait "pou le vra", dans quel état on "claire" la place?

    Et l'unité de mesure à la mine, c'est pourtant pas compliqué! C'est pas le pied-cube de la reine ou que sais-je, c'est "la grosseur de la fosse", observée par l'inspecteur en personne une fois par année.
    Quelqu'un a des objections je suppose?
    Rabat-joie va!
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  • pjconnect - Inscrit
    28 janvier 2012 17 h 46
    De l'autorégulation et du conflit d'intérêt?
    Il ne peut y avoir de développement durable lorsqu'il est question d'extraction de ressources minières. On extrait et c'est tout; rien à voir avec le cycle de vie de quoi que ce soit!

    On note qu'il soit fort possible que le gouvernement soit incapable déterminer avec certitude les quantités de minerais qui sont extraits du sol québécois. D'abord, parce qu'il n'y a pas assez d'effectifs (fonctionnaires
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2012 18 h 51
    Le Plan Nord - Un bar ouvert pour les entreprises minières au mépris de l’environnement
    Un plan qui contribuera à mettre le Québec en faillite. Le Plan Nord équivaut à du vol pur et simple des ressources collectives non renouvelables avec l’accord inconditionnel du gouvernement qui a déroulé le tapis rouge devant les entreprises minières en leur pavant la future route qui mènera à l’Eldorado (dont le site d’extraction du diamant), sites d’extractions minières convoités et acquis à vil prix par des entreprises étrangères et canadiennes, en retour de retombées locales minimes et temporaires et avec impacts environnementaux sévères: toxicité du sol laissé en héritage aux futures générations si jamais elles décident d’y rester (?). Or, il arrive que ces villes-minières poussent comme des champignons pour les besoins de l’extraction minière et ensuite, à la fermeture de la mine, toute l’économie locale en est affectée ainsi que ses habitants qui déménagent ailleurs, là où se retrouve un nouveau développement minier jusqu’à la prochaine désolation du paysage et de son écosystème.

    Le nombre d’inspecteurs du gouvernement est insuffisant et démontre la faible préoccupation de celui-ci pour l’aspect environnemental. Si ce Plan Nord est si lucratif, pourquoi n'embauche-t-il pas plus d'inspecteurs? De plus, laisser aux minières le soin de prendre des échantillons d’eau ou d’autres matières pour en vérifier la toxicité est inadéquat. Tout ce travail d’échantillonnage et de surveillance devrait être fait par plusieurs inspecteurs indépendants de l’entreprise minière et qui se rendent "ensemble" (pour éviter la corruption) sur les différents sites d’extraction minière.
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2012 18 h 53
    La Loi sur les Mines et ses dérives
    La Loi sur les Mines, une loi qui favorise indûment les minières qui peuvent, sans préavis, venir forer à côté de chez vous, en ayant préséance sur vos droits de propriété.


    Voir les documentaires suivants:

    -“Trou Story” (2011) de Richard Desjardins sur l’historique du développement minier au Canada et au Québec:

    http://blogue.onf.ca/2011/09/19/trou-story-bande-a

    -“L’or des autres” (2012) de Simon Plouffe sur l’exploitation, par la compagnie Osisko, d’une mine d’or à ciel ouvert à Malartic en Abitibi:

    http://www.youtube.com/watch?v=I1TtQp10Zrc
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2012 18 h 57
    Que pense Jacques Parizeau du Plan Nord?
    La face cachée du Plan Nord, selon Jacques Parizeau:

    http://www.youtube.com/watch?v=cRkKMVv2MyY

    -Les notes d’une conférence intitulée “Les stratégies du Plan Nord”, donnée par Jacques Parizeau, ex-premier ministre du Québec, au colloque sur le “Développement minier: un nouveau modèle pour le Québec” aux H.E.C. à Montréal:

    http://www.hec.ca/developpement_durable/projets/Ja
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  • jacques bisson - Inscrit
    28 janvier 2012 19 h 58
    @France Marcotte
    Bonjour Mme. Marcotte,

    Heureux de vous relire à nouveau, ça fait toujours plaisir. J'aime bien vos contributions même si, comme les dit Perceval dans Kaamelott: "j'ai rien compris". (Lire en mode sarcasmo-humoristique).

    vous dites:

    "Quelqu'un a des objections je suppose? Rabat-joie va!".

    Les blogs sont la tribune du petit peuple (dont je fais partie). Les objections font partie du jeu et être rabat-joie n'est pas un défaut, au contraire, ç'est ce qu'on s'accorde comme droit à la différence. "Libre de penser" n'est-il pas le leitmotiv de ce journal ?

    Pour les reste de votre intervention, je vous rejoins.

    Bon baiser aux beaucerons

    Jacques Bisson, Laval.



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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    28 janvier 2012 20 h 21
    Au syndicat de la fonction publique, une seule règle
    "Il faut plus de fonctionnaires!" Facile.
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 20 h 42
    M.Bisson
    Bonjour monsieur,

    Vous aviez compris "je suppose" que je me suis amusée à me mettre dans la peau du premier ministre ou d'un entrepreneur minier qui préféreraient tous deux qu'on ne pose pas de questions trop précises, trop terre-à-terre sur les réalités de ce Plan Nord.
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  • jacques bisson - Inscrit
    29 janvier 2012 10 h 13
    @France Marcotte
    Bien sûr madame

    bonne journée
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  • grannith - Inscrit
    29 janvier 2012 15 h 55
    mines
    Ils se passent la meme chose ici que les sables bitumineux dans l,ouest,Argent argent argent le reste on s,en fou.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    30 janvier 2012 09 h 30
    Plan Nord - Future job à Charest
    Si notre Premier Ministre tiens tellement à son Plan Nord c'est qu'actuellement, il s'assure une nouvelle job d'homme d'affaire mais avec l'argent de l'État.
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  • popole dupre - Inscrit
    30 janvier 2012 12 h 05
    il nous vend au plus offrant
    Le plan nord ce ne sont pas les grandes villes comme Montreal québec mais nous les gens de l'Abitibi la Côte-nord la Baie james schefferville etc...
    M.Charest nous vend aux chinois, Japonais etc à rabais Rabais sur l'électricité
    sur les impots â part les subventions déguiser ils recoivent quoi ça donne aux municipalité elles vont rester pauvres car les compagnies étrangères arrivent ici s'emplir les poches et repartent avec notre argent nos fonds pensions et le gouvernement y font rien. Pourtant on a des richesses au Québec pourquoi ne pas les exploiter nous mêmes pourquoi ne pas leur faire payer des taxes plus onereuses là c'est nous québecois qui paient pour ces compagnies les syndicats faient un bon travail en les dénonçant ils sont à la veille d'apporter leur main d'oeuvre hors canada
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  • jacques bisson - Inscrit
    31 janvier 2012 09 h 25
    @popole dupre
    Bonjour,

    Vous dites:
    "...ils sont à la veille d'apporter leur main d'oeuvre hors canada."

    Je crois que vous avez raison et que c'est même un incontournable. Cette question me tracace depuis quelques mois. Rappelez vous de la Baie-James et des 10 000 emplois de Robert Bourassa. Les mégaprojets, selon leur importance, créent une demande de pointe considérable. Le personnel en demande peut être trouvé à même la "banque" de chômeurs mais en partie seulement. Il s'agit généralement de personnel spécialisé dont nous manquons pour nos besoins actuels.

    Remarquez que ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. C'est juste que si on est mal préparé (carence de formation par exemple), les retombées pour nos gens ne seront pas à la mesure de ce qu'elles paraissent

    Salutations

    Jacques Bisson, Laval
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  • jacques bisson - Inscrit
    31 janvier 2012 10 h 22
    100 000 pas 10 000
    Scusez l'erreur
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  • d.lauzon - Inscrit
    4 février 2012 09 h 15
    Le Plan Nord: un projet mis sur pied par J. Charest pour tenter de redorer son image
    Étant donné que le bilan politique de Jean Charest est assez pitoyable, il mise tout sur le Plan Nord pour tenter de se refaire une belle image. On l'a vu aller depuis 2003 et tous les projets qu'il a mis sur pied ont foiré et je suis certaine que les Québécois vont encore se faire avoir avec ce fameux Plan Nord.

    Quand il y a tant d'argent d'investi et tant de compagnies qui cherchent bien sûr à en retirer le maximum comme dans le cas du Plan Nord, le gouvernement ne devrait pas lésiner sur la qualité des ingénieurs et des inspecteurs autant que du nombre d'effectifs nécessaires pour un contrôle adéquat des opérations. Quand il est question de sécurité, de protection de l'environnement, de contrôle des chantiers il est important d'offrir aux experts de très bons salaires sinon, les plus compétents se retrouveront dans le privé. On a l'impression que le gouvernement a perdu, ces dernières années, beaucoup d'expertise en faveur du secteur privé et qu'il se retrouve en manque de personnel qualifié pour faire de la vérification sur les différents chantiers.
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  • Louise Lefebvre - Inscrite
    6 février 2012 01 h 01
    Dénoncez!
    Les employers de l'état dénoncent ...J'adore!
    Si tous les employers dénoncaient publiquement toutes les aberrations qui se passent dans leur ministère on n'en dormirait plus...ce serait peut-être enfin la révolution!

    @ Serge Marchand J'ai lu votre document...bonne chance! C'est une job à temps plein que de se battre pour défendre ses droits et ne lâchez surtout pas!
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