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Coalition avenir Québec - Quel avenir pour le Québec?

Bernard Descôteaux   28 janvier 2012  Québec
La Coalition avenir Québec fera son entrée officielle à l'Assemblée nationale dans quelques jours. Ce sera le moment de vérité pour cette nouvelle formation. La lumière crue des projecteurs nous révélera sa vraie nature. Ressortiront ses forces, mais encore plus ses faiblesses, comme cet oubli à son programme de la question des relations fédérales-provinciales.

La confrontation à laquelle donnera lieu l'arrivée de la CAQ au Salon bleu sera rude. Libéraux et péquistes l'attendent de pied ferme. L'exercice est d'autant plus nécessaire que ce nouveau parti est le candidat le plus susceptible d'assumer le pouvoir au lendemain de la prochaine élection. Les résultats du sondage Léger Marketing publiés aujourd'hui montrent que la CAQ formerait le gouvernement, dont on ne sait toutefois s'il serait majoritaire ou minoritaire. Il faut savoir où il loge.

La jeunesse de ce nouveau parti, si elle est une source de dynamisme, est par ailleurs porteuse de difficultés. C'est ainsi que son chef, François Legault, devait avouer cette semaine avoir constaté des oublis dans son programme que l'on est à corriger. Il n'y avait rien sur le développement des régions, l'environnement et les relations fédérales-provinciales.

On s'étonnera à bon droit de ces oublis, surtout qu'il s'agit de trois enjeux qui sont présents presque quotidiennement dans le débat politique. Ils témoignent de l'intérêt qu'on leur accorde à la CAQ. Dans le cas des relations fédérales-provinciales, on peut aussi y voir l'illustration du malaise qu'entretient François Legault avec la question nationale.

Fédéraliste, souverainiste, nationaliste, autonomiste, le chef caquiste ne veut être identifié à aucune de ces épithètes. Il ne veut défendre aucune option quant au débat constitutionnel, sous prétexte que la priorité est ailleurs. Surtout, François Legault, qui a été un ardent souverainiste, sait que c'est là son talon d'Achille, tant face à ses adversaires péquistes et libéraux, qui voudront le mettre en contradiction avec lui-même, qu'au sein de son parti, où il lui faut faire cohabiter des militants de toutes tendances. Or, il ne sait que trop bien que parler des relations fédérales-provinciales le conduira à aborder la question nationale et à se définir d'une façon ou d'une autre.

Faire l'impasse sur la question nationale ne sera pas politiquement tenable. Même si l'enjeu de la prochaine élection ne portera pas sur l'avenir politique du Québec, il va de soi qu'on attend d'un prétendant au poste de premier ministre qu'il présente sa vision de l'avenir de la société québécoise et du rôle que doit jouer l'État québécois comme défenseur de la culture et de la langue française en Amérique du Nord. Qu'il dise comment il entend défendre les intérêts du Québec face au gouvernement fédéral et aux autres provinces. Qu'il s'engage à reprendre la continuité des positions des gouvernements précédents quant à l'exclusion du Québec de la Constitution canadienne.

Le silence de François Legault est lourd. Le maintenir ne pourra que conduire les Québécois à conclure que la CAQ favorise le statu quo constitutionnel. Ce n'est certainement pas ce que les partisans de ce parti souhaitent puisque 31 % d'entre eux se disent souverainistes tandis que 54 % veulent que le Québec ait plus de pouvoir. Le chef caquiste ne devrait pas avoir honte de soutenir ce désir de changement.
 
 
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  • Louka Paradis - Inscrit
    28 janvier 2012 06 h 50
    Tartuffe
    Plus on s'attarde à le décrire, plus je trouve que François Legault, c'est Tartuffe dans toute sa gloire. Espérons qu'il se fera démasquer à temps par les citoyens, à l'aide de la poignée de journalistes objectifs qu'il reste...; à temps, c'est-à-dire avant qu'on ne lui accorde la main de la Belle Province et la dot qui vient avec... La dilapidation de nos richesses et le ravalement de notre culture, on connaît déjà : suffit !
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  • Normand Carrier - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 28
    Appellons la CAQ , l'ADQ numéro 2 .......
    Je me souviens que lorsque l'ADQ était devenue l'opposition officielle sous Mario Dumont , Francois Legault avait été traumatisé par les moins de deux milles votes qu'il avait devancé son adversaire de l'ADQ et qu'il avait du se battre pour garder son comté ......Son rêve se réalise et il reproduit l'ADQ 2 car son programme y ressemble a quelques virgules près ......
    Dumont clamait pas de référendum avant dix ans et Legault . non seulement pas de référendum mais on parlera pas se souveraiteté pour dix ans ... La dessus monsieur Descôteaux démontre très bien que ses électeurs potentiels vont décrocher lorsque qu'ils réaliseront l'ineptie de son programme et que le statu-quo convient beaucoup mieux aux libéraux et que les souverainistes égarés qui le suivent reviendront au PQ maintenant que ses problêmes internes sont choses du passé ..... Legault n'est pas en phase avec une bonne partie de ses électeurs potentiels et cette correction est commencée si on en juge par le déclin du vote de la CAQ .....
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    28 janvier 2012 09 h 22
    En béton
    Pauline en béton, Legault en paralume.

    Desrosiers
    Val David
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  • Bernard Gervais - Abonné
    28 janvier 2012 09 h 35
    La CAQ : difficultés à l'horizon
    Depuis son retour en politique avec sa CAQ, François Legault, ne cesse de répéter qu'il rejette toute étiquette pour lui et son parti : pas question, comme il l'a dit maintes fois, d'être identifié comme souverainiste ou fédéraliste ; pas question, non plus, de s'affirmer comme une formation surtout de droite et non de gauche.

    Tant que les intentions de vote lui étaient très bonnes, M. Legault pouvait se permettre de maintenir ce discours ambigu et préserver une certaine unité entre ses députés venus du PQ et ceux issus de l'ancienne ADQ, lesquels, comme on le sait, se sont tous collés à lui uniquement en raison de sa popularité.

    Cependant, maintenant que les sondages lui semblent moins favorables et que la CAQ fera son entrée à l'Assemblée nationale, la partie sera beaucoup moins facile pour M. Legault.

    Même s'il cherche à éviter la question constitutionnelle, le PLQ et PQ se feront un plaisir de l'obliger à préciser à quelle enseigne il loge désormais sur cette question. De plus, ses adversaires ne manqueront pas de lui rappeler qu'il a été longtemps, comme vous l'écrivez, un ardent souverainiste et tenteront, bien sûr, de dresser ses députés les uns contre les autres sur les différends idéologiques qui existent entre eux !
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  • Socrate - Inscrit
    28 janvier 2012 12 h 48
    Parlons-en
    La souverainbeté du Québec dans un Bloc indépendant ne sera sans doute pas l'avenir de la CAQ à n'en point douter. Bien analyser les dernières statistiques de mai dernier s.v.p....
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  • Geoffroi - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 53
    Le progamme de la CAQ : les oublis, les malaises et la honte
    « Car les gens qui travaillent à des productions de l'esprit disent très souvent qu'ils n'y attachent aucune importance et y attachent au contraire beaucoup d'importance, sauf qu'ils n'en conviennent pas parce qu'une telle prétention comme ils l'appellent, leur ferait honte, ils dévalorisent leur travail pour éviter du moins d'avoir à se faire honte publiquement [...]»

    De Thomas Bernhard
    Le naufragé, trad. Bernard Kreiss, p.169, Folio n°2445
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 25
    La CAQ, nationaliste québécois francophone
    M. Legault a toujours que la CAQ est nationaliste québécois francophone ce qui la différencie du PLQ, nationaliste canadien bilingue.
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  • Roland Berger - Abonné
    28 janvier 2012 19 h 04
    Un vote pour l'ambiguïté
    Voter pour la CAQ, c'est voter pour le refus de prendre parti. Pas étonnant que beaucoup de Québécois s'apprêtent à le faire. L'essentiel, c'est le ciel. En attendant, n'importe quoi suffit.
    Roland Berger
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  • Socrate - Inscrit
    29 janvier 2012 09 h 51
    das capital
    Tant que les citoyens n'auront pas réalisé que les subventions sont des cartes de crédit déguisées destinées à permettre aux politiciens de se faire du capital en venant puiser dans nos poches l'air de rien, la Main invisible d'Adam Smith restera toujours populaire tant parmi certaines classes politiques que journalistiques. Et cela étant, il restera toujours impossible de faire de la politique autrement comme de raison. Alors que faire?
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    29 janvier 2012 16 h 55
    On verra
    Monsieur Berny, vous faites erreur lorsque vous mentionnez que François a oublié d'inscrire dans son programme: les affaires fédérales alors je vous dit que malheureusement vous n'avez pas eu accès au chapitre: On verra. qui se trouve dans deuxième tome.
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