Lettres - Option nationale est-elle victime d'une omerta?
Dans la tourmente des débats politiques au sujet de la «gouvernance souverainiste», honnie par plusieurs, et du maintien d'un assez fort appui de l'option souverainiste dans la population, je me questionne sur l'omerta médiatique entourant Option nationale, le nouveau parti souverainiste.
Ce parti est maintenant officiellement reconnu par le Directeur général des élections du Québec et il tiendra son congrès de fondation le 25 février prochain. Malgré de maigres moyens financiers, il compte déjà plus de 1000 membres grâce aux médias sociaux notamment. Invisible à sa création, il y a à peine deux mois, le voilà qui apparaît dans le radar des maisons de sondages. Le premier arrêt de sa tournée nationale, à Québec (que l'on présume déjà gagnée à la CAQ), s'est tenu cette semaine dans une salle comble, jeune et enthousiaste... dans le silence complet des médias. On en a fait beaucoup plus pour moins avec Mme Marois, lors de son passage à l'Université de Montréal, deux jours auparavant.
Option nationale et son chef, qui sillonne inlassablement le Québec depuis plusieurs semaines, sont pourtant tenus à l'écart de toutes les émissions d'information, d'affaires publiques et des journaux appartenant aux deux empires que sont Gesca et Quebecor, et ce, de manière systématique. Même les chroniqueurs politiques ne se donnent plus la peine de commenter certains «épiphénomènes» parfois révélateurs. Seule Marie-France Bazzo (Télé-Québec) a eu le courage d'inviter Jean-Martin Aussant à venir expliquer publiquement la pertinence du message et la plateforme d'Option nationale au sujet de la souveraineté.
Que cache donc cette omerta?
Ces empires craignent-ils l'engagement d'Option nationale de mettre sur pied une commission indépendante qui se penchera sur la concentration des médias au Québec? Si oui, non seulement ce silence ampute le débat politique sur la question nationale d'un élément essentiel, mais il porte aussi atteinte au droit du public à l'information.
***
Pierre Leclerc - Montréal, le 26 janvier 2012
Ce parti est maintenant officiellement reconnu par le Directeur général des élections du Québec et il tiendra son congrès de fondation le 25 février prochain. Malgré de maigres moyens financiers, il compte déjà plus de 1000 membres grâce aux médias sociaux notamment. Invisible à sa création, il y a à peine deux mois, le voilà qui apparaît dans le radar des maisons de sondages. Le premier arrêt de sa tournée nationale, à Québec (que l'on présume déjà gagnée à la CAQ), s'est tenu cette semaine dans une salle comble, jeune et enthousiaste... dans le silence complet des médias. On en a fait beaucoup plus pour moins avec Mme Marois, lors de son passage à l'Université de Montréal, deux jours auparavant.
Option nationale et son chef, qui sillonne inlassablement le Québec depuis plusieurs semaines, sont pourtant tenus à l'écart de toutes les émissions d'information, d'affaires publiques et des journaux appartenant aux deux empires que sont Gesca et Quebecor, et ce, de manière systématique. Même les chroniqueurs politiques ne se donnent plus la peine de commenter certains «épiphénomènes» parfois révélateurs. Seule Marie-France Bazzo (Télé-Québec) a eu le courage d'inviter Jean-Martin Aussant à venir expliquer publiquement la pertinence du message et la plateforme d'Option nationale au sujet de la souveraineté.
Que cache donc cette omerta?
Ces empires craignent-ils l'engagement d'Option nationale de mettre sur pied une commission indépendante qui se penchera sur la concentration des médias au Québec? Si oui, non seulement ce silence ampute le débat politique sur la question nationale d'un élément essentiel, mais il porte aussi atteinte au droit du public à l'information.
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Pierre Leclerc - Montréal, le 26 janvier 2012
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