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Lettres - Option nationale est-elle victime d'une omerta?

Pierre Leclerc - Montréal, le 26 janvier 2012  28 janvier 2012  Québec
Dans la tourmente des débats politiques au sujet de la «gouvernance souverainiste», honnie par plusieurs, et du maintien d'un assez fort appui de l'option souverainiste dans la population, je me questionne sur l'omerta médiatique entourant Option nationale, le nouveau parti souverainiste.

Ce parti est maintenant officiellement reconnu par le Directeur général des élections du Québec et il tiendra son congrès de fondation le 25 février prochain. Malgré de maigres moyens financiers, il compte déjà plus de 1000 membres grâce aux médias sociaux notamment. Invisible à sa création, il y a à peine deux mois, le voilà qui apparaît dans le radar des maisons de sondages. Le premier arrêt de sa tournée nationale, à Québec (que l'on présume déjà gagnée à la CAQ), s'est tenu cette semaine dans une salle comble, jeune et enthousiaste... dans le silence complet des médias. On en a fait beaucoup plus pour moins avec Mme Marois, lors de son passage à l'Université de Montréal, deux jours auparavant.

Option nationale et son chef, qui sillonne inlassablement le Québec depuis plusieurs semaines, sont pourtant tenus à l'écart de toutes les émissions d'information, d'affaires publiques et des journaux appartenant aux deux empires que sont Gesca et Quebecor, et ce, de manière systématique. Même les chroniqueurs politiques ne se donnent plus la peine de commenter certains «épiphénomènes» parfois révélateurs. Seule Marie-France Bazzo (Télé-Québec) a eu le courage d'inviter Jean-Martin Aussant à venir expliquer publiquement la pertinence du message et la plateforme d'Option nationale au sujet de la souveraineté.

Que cache donc cette omerta?

Ces empires craignent-ils l'engagement d'Option nationale de mettre sur pied une commission indépendante qui se penchera sur la concentration des médias au Québec? Si oui, non seulement ce silence ampute le débat politique sur la question nationale d'un élément essentiel, mais il porte aussi atteinte au droit du public à l'information.

***

Pierre Leclerc - Montréal, le 26 janvier 2012
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 03 h 15
    M. Leclerc
    Quand l'épouse de M. Parizeau a pris sa carte de membre de l'ON, tous les journaux y ont fait une bonne place avec photos et tout.

    S'agirait que Messieurs Parizeau et Landry et Duceppe annoncent leurs intentions d'adhérer à l'ON et ça recommencerait avec des premières pages pour l'ON de M. Aussant.

    Parler se séparer le Québec du Canada à la journée ne fera jamais les manchettes ni parler de fédéralisme. Faut placer plus de viande sur l'os M. Leclerc.
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 07
    L'histoire se répète
    Ce fut la même chose à la fin de 1968 et en 1969 pour le PQ.
    La Presse de Desmarais, même si René Lévesque en était le porte-étendard, ne mentionnait jamais ni le PQ ni l'option ni le chef. Motus et bouche cousue. Heureusement, à partir du printemps de 1969, le Journal de Montréal de Pierre Péladeau a commencé à donner des nouvelles sur le PQ et ses dirigeants. Ce n'est qu'alors, et de façon très timide, que la Presse a emboîté le pas.
    Dans le cas de l'ON, à date, seul le Devoir, surtout dans ses lettres aux lecteurs, daigne ouvrir quelque peu ses pages. Pourtant, en démocratie, l'information est un droit primordial. Mais la supposée liberté de presse, ce n'est qu'une expression. Dans les faits, elle n'existe pas vraiment. Et c'est vrai dans tous les pays dits démocratiques.
    Un exemple tout chaud. Le sondage de ce matin. Aucune mention de l'ON. Ce parti n'existe pas. Qui est à blâmer pour cette omission? Le sondeur? Ceux qui ont payé pour le sondage?
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 09 h 32
    À regret
    Je suis allée écouter avec beaucoup d'intérêt M.Aussant à l'UdeM. cette semaine.

    M.Aussant étant principalement féru d'économie, ce qui me chicote un peu c'est, comment il se fait que, les arguments économiques pour la souveraineté étant à la fois le point faible de l'argumentation du Parti québécois et un des points les plus déterminants pour en justifier la pertinence, comment il se fait que c'est justement celui qui est le plus apte à défendre ce point qui se détache du PQ alors qu'il est un de ceux dont il aurait le plus besoin actuellement.

    La coïncidence n'est-elle pas regrettable?
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 23
    @ France Turcotte
    M. Aussant ne cadrait absolument pas dans la gouvernance souverainiste. C'est la raison pour laquelle on l'a poussé vers la porte.
    Le PQ, depuis M. Bouchard, est beaucoup plus près des oligarques que du peuple. Ce mouvement s'est accéléré sous la gouverne de Mme Marois.
    L'émergence de l'ON forcera le PQ à se renouveler en profondeur quanr à son orientation et quant à sa direction.
    M. Aussant et l'ON sont prêts à des alliances. D'ailleurs M. Aussant ré-
    intégrerait possiblement un PQ profondément renouvelé.
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2012 10 h 53
    "On l'a poussé vers la porte"...
    Ah bon...
    Est-il donc aussi facile à décourager que M.Duceppe?
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    28 janvier 2012 11 h 10
    L'attentisme du P. Q. explique, entre autre, le départ d'Assant...
    Mme Marcotte, y a vraiment pas de quoi couper les cheveux en quatre: le P. Q. depuis longtemps ne vise que le pouvoir, et n'a jamais eu l'intelligence, le courage ou le temps d'expliquer que l'idée d'indépendance a aussi un important fondement économique. Et là on nous promet 5 ans de gossage et de chicanes. Dans ce contexte il était impossible à cet indépendantiste convaincu et convainquant de rester "scotcher" à un parti de plus en plus en plus électoraliste, ce qu'on a vu clairement avec l'affaire de l'entente Labeaume/Péladeau.

    Je tiens aussi à souligner que L'Infoman s'est rendu à un événement d'Option nationale, et que Aussant a invité Pierre Curzy à cet autre événement tenu à Montréal, le 9 décembre dernier, et Curzi s'y est rendu, nous offrant un discours vibrant. Il aurait inventé une raison d'y aller a-t-il affirmé, si on ne l'avait pas invité. Il faut laisser le temps au temps: avec le P. Q. ça fait juste. 45 ans, qu'on attend... du beau risque à une gouvernance souverainiste.

    Mme Marois s'accroche, le P. Q. fait semblant que tout à coup tout va bien, mais un parti vraiment indépendantiste avec un chef qui n'est pas un professionnel de la politique, et qui rejoint les jeunes, est en train de naître: il y a de quoi se réjouir. Combien de membres du P. Q. ont quitté et quitteront le navire??? Secret.
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 11 h 54
    @ France Marcotte
    Quand René Lévesque a voulu, en 1967 comme Daniel Johnson le faisait,
    parler d'égalité ou indépendance au parti libéral, on lui a dit :"Toé, tais-toi" ou prends la porte.Ce n'est pas le discours du PLQ. René Lévesque a pris la porte pour notre plus grand bonheur. Il n'a pas renié ses convictions pour une carrière. Il a foncé.
    M. Aussant était un rouage important de l'ABCD de la souveraineté. Leur initiative n'était pas bien vue par la direction du parti. Pourtant elle devenait de plus en plus populaire dans la population. Justement l'ABCD abordait de front l'économie de l'indépendance. Brusquement l'ABCD a disparu.
    Il est facile de s'imaginer que M. Aussant s'est retrouvé dans une situation similaire à René Lévesque. Intègre, il a été fidèle à ses convictions plutôt que de s'assurer d'une carrière avec limousine. Comme René Lévesque, il fonce.
    Si nous avions plus de gens de cette trempe en politique, je suis certain que notre cynisme serait énormément moindre.
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  • Notsag - Abonné
    28 janvier 2012 12 h 34
    Le mystère Duceppe?
    Est-ce que M. Duceppe est plus ON, plus PQ, ou plus retraité?

    Je n'arrive pas à le décoder..
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    28 janvier 2012 13 h 02
    Électoralisme quand tu nous tiens...
    Et maintenant on vient d'apprendre que le P. Q. a fait une grosse prise: Mme Paillé. Qui est Mme Paillé?- me direz-vous. C'est la madame (je m'excuse je ne peux tout de même pas dire le monsieur) qui avait séduit les chefs de tous les partis lors du dernier débat des chefs à Ottawa. ils ne cessaient de répéter son nom comme un mantra, sauf Duceppe peut-être, je ne sais trop, elle qui leur semblait si bien représenter les citoyens québécois dans leur ensemble...

    Tantôt, on a pu voir, aux nouvelles, Mme Marois aller la saluer, elle qui pense qu'elle pourrait peut-être se présenter aux élections (c'est quand même mieux que le gros cave, non?): tu m'appuies je t'appuierai? Inspirant... La politique réalité maintenant, ou faire de la politique autrement?

    Des fois ce serait une chance que les médias ne soient pas là... pour les quelques-uns qui ont encore des convictions et le sens des valeurs au P. Q.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 janvier 2012 13 h 27
    @ Mme Massicotte et M. Ricard
    Alors, vous aimeriez mieux que le PQW promette, comme l'ON, un référendum rapide et prendre le risque, la probabilité, de le perdre pour une troisième fois en ligne ?

    Les Québécois sont plus rapides à voter pour le PLQ que de voter OUI à la séparation du Québec du Canada.
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 14 h 00
    @ Gilles Bousquet
    L'ON ne parle nullement de référendum pour l'indépendance.
    Une lecture de leur programme vous renseignera beaucoup mieux que moi la -dessus.
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  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 14 h 02
    @ Mme Massicotte
    Juste pour rire.

    On pourrait alors dire que Mme Paillé est la sage-femme qui va aider madame béton à accoucher d'un bloc de ciment.
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  • Raphaelle Element - Inscrite
    28 janvier 2012 17 h 35
    Un toast à la rédaction du Devoir!
    pour être allé dans le contre-sens de cette omerta médiatique.
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  • François Ricard - Abonné
    29 janvier 2012 10 h 47
    @Raphaelle Element
    Je lève aussi mon verre!
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  • Denis LeBrun - Abonné
    29 janvier 2012 16 h 06
    ON fera boule de neige
    M. Aussant soulève un réel enthousiasme, tant par ses idées que par son comportement. J'étais à l'assemblée de Québec la semaine dernière. J'y ai retrouvé la même énergie la même ferveur, que lors des premières assemblées de René Lévesque à la fondation du PQ.
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  • Pierre Lincourt - Abonné
    29 janvier 2012 22 h 18
    Omerta médiatique ON PI
    M. Pierre Leclerc souligne avec raison l'absence d'Option nationale (ON) dans les grands médias. Il en a été un peu question lorsque Lisette Lapointe en est devenue membre et Pierre Curzi mentionne ce parti à la fin de sa lettre publiée en page B5 de la même édition du Devoir.

    J'aimerais ajouter qu'il existe un autre petit remorqueur qui tente, depuis 2008 dans son cas, de sortir le paquebot péquiste du havre paisible de l'alternance provinciale pour l'emmener au large : c'est le Parti indépendantiste (PI), tenant de l'élection référendaire à majorité simple. Son chef intérimaire est Michel Lepage, l'ex-sondeur du Parti québécois, qui n'est quand même pas un illustre inconnu.

    Les médias, lorsqu'ils en parlent, n'en ont que pour le souverainisme officiel. Pour ON et le PI, c'est silence radio, et pas seulement sur Radio Gesca.

    Pierre Lincourt
    Montréal
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