dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Politique québécoise - La fatigue politique du Canada français

Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic  28 janvier 2012  Québec
Pauline Marois<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois

À retenir

    «Le Canada français, culture agonisante et fatiguée, se trouve au degré zéro de la politique. Ceux qui ont réussi en politique au Canada français, ce sont les a-nationaux, c'est-à-dire ceux qui "représentaient" le mieux ce peuple déréalisé, parcellisé et dépossédé par surcroît.»
    — Hubert Aquin, La fatigue culturelle du Canada français
Depuis quelque temps, trop longtemps, je constate l'affaissement marqué, la stérilité débilitante d'un débat qui dure et qui revient sans cesse par sursauts dans les médias. Rien de nouveau. Non que ce soit uniquement la faute des médias: le débat tourne manifestement à vide. Entre une thèse que je termine sur Hubert Aquin et les nouvelles à Radio-Canada, j'étouffe. J'étouffe de voir à quel point nous nous sommes embourbés depuis l'époque de la Révolution tranquille, la création du Parti québécois, le premier référendum de 1980, et surtout depuis celui de 1995 (eh oui, voilà encore ces lieux communs!).

J'étouffe plus particulièrement de voir le seul parti qui, sur la scène historique, a porté le discours indépendantiste au pouvoir se morceler encore. Après les dernières élections fédérales, il y avait pourtant un momentum, l'occasion de remettre sur pied la discussion (terme que je préfère finalement à celui de «débat»). La coloration symbolique (bleu et orange) sur la carte confédérationnelle a délié les langues, à tout le moins dans la rue et dans les salons, autour d'un bon verre de vin: «Voilà la preuve que nous sommes différents du reste du Canada.»

La défaite du Bloc québécois incarnait même la destruction définitive de notre soi-disant représentation au Parlement, représentation qui a fini par servir d'argument aux fédéralistes. Momentum comme nous n'en avons plus eu depuis des lustres. Soit. Et puis quoi? Rien. Les politiciens — ceux du parti d'opposition censés vraisemblablement remettre la discussion sur la table — en ont profité pour se quereller encore une fois, pour affirmer leur ego sur la place publique au lieu de comprendre que le temps était favorable à la discussion plutôt qu'à la dissension.

L'union des forces

Une seule proposition récemment m'a semblé pertinente et sérieuse au terme de plusieurs mois de cette débandade déprimante: unir les forces souverainistes. Un des problèmes de cette proposition est le fait qu'elle vienne encore et toujours de la classe politique, dans cette langue de bois qui n'en finit plus de se figer dans des caisses bien fermées à clé. C'est l'impasse. Et la proposition apparaît impossible à concrétiser: l'union est un beau fantasme que certains réussissent néanmoins à orchestrer sur la scène politique, pour offrir de plus en plus ce qui ressemble à une tragédie burlesque. En même temps, personne n'est dupe... Il faut juste sauver les apparences, dirait-on. Rien de nouveau là non plus.

Il y a cinquante ans maintenant, Aquin écrivait La fatigue culturelle du Canada français, déjà fatigué de la même situation nationale. Tout est écrit dans cet article paru en 1962 dans Liberté, en réponse à celui de Pierre Elliott Trudeau, La nouvelle trahison des clercs, publié dans Cité libre. Aquin, en écrivant ce texte, ne cherchait pas à faire de la partisanerie ou même à prôner la révolution, mais voulait discuter du problème du Canada français, de son rapport à lui-même et des conditions de son enfermement. Tout est là. Tout est écrit et cela fait cinquante ans déjà. La discussion amorcée, que n'a sauf erreur pas relancée Trudeau à l'époque, est pourtant toujours aussi nécessaire aujourd'hui, toujours aussi actuelle, toujours aussi surprenante de lucidité; c'est celle d'un intellectuel et d'un écrivain aussi tourmenté et fatigué que sa culture, que son pays. Rien de nouveau donc.

Bris de dialogue

Oui, je peux me dire indépendantiste et probablement souverainiste, une indépendantiste mi-trentenaire qui a échappé — pas complètement apparemment — à un certain cynisme, mais je suis à mon tour fatiguée. Il m'apparaît clair que le fait que je sois «indépendantiste», tout comme d'autres encore sont fédéralistes, autonomistes, capitalistes, environnementalistes, automobilistes ou socialistes, semble servir souvent d'argument pour briser le dialogue.

Faute de véritable discussion entre nous, une discussion, j'entends, au-delà de la pure démagogie et de l'enfermement idéologique ou encore émotif, je m'interroge comme d'autres l'ont fait. Bien entendu, l'émotion est intriquée à la discussion, on n'y peut presque rien bien souvent. Être ceci ou cela, croire, par exemple, en l'indépendance politique du Québec ou en la Confédération canadienne, est partie prenante de notre subjectivité.

Elle l'est tout autant de notre histoire personnelle, de nos affects les plus profonds qui remontent à notre héritage familial et à nos sacro-saintes origines. C'est compliqué. Toujours est-il que de se définir comme ceci ou cela ne sera jamais une raison pour ne pas discuter en toute bonne foi de l'avenir du Québec, tout comme du sens qu'a pour nous le Canada. C'est une question de bon sens, mais qui ne trouve pas de réponse réelle dans le discours politique et intellectuel des dernières années. Rien de nouveau, mais c'est fatiguant.

Nostalgique?


Plusieurs, tout comme moi, sont lassés du débat stérile, mais la réalité est que la question n'est pas réglée, qu'on le veuille ou non. Je ne vous apprendrai rien sur le fait que régler une question commence par cesser de se déguiser en aveugles et croire en son propre déguisement, ou encore faire de la négation volontaire la seule planche de salut en se disant que la question est dépassée.

Il me semble — et cela demande un réel effort — qu'il faille accepter de réfléchir de manière honnête intellectuellement. La quasi-absence des intellectuels sur la scène publique et politique me gêne, me dérange même profondément. Nostalgique, on dira que je suis, alors que je n'ai pas vécu l'époque de la Révolution tranquille. Alors oui, je suis nostalgique d'une époque où bien des écrivains étaient des intellectuels et osaient se mouiller sur la place publique, croyaient sans doute encore au pouvoir de l'acte de la parole, plus que les politiciens eux-mêmes. La pauvreté que je perçois sur ce plan me sidère à tout dire et participe de ma fatigue. Ce fait non plus n'est pas nouveau, mais peut-être mérite-t-il que quelqu'un le rappelle de temps à autre.

Fatigués, donc, nous le sommes depuis longtemps et surtout en ce moment. Le nouveau parti émergent, la CAQ, est la preuve de notre grande fatigue qui continue de faire sentir ses effets, ses symptômes. Néanmoins, la fatigue que l'on ressent n'est pas une raison pour cesser de réfléchir à l'impasse et pour déserter l'univers de la pensée. À moins que la question elle-même ne soit stérile et n'ait pas d'issue, que nous soyons éternellement divisés et que cette division finalement soit nôtre et nous définisse. Dans ce cas, si c'est le cas, il faudra bien finir par l'assumer. En attendant, relire un Hubert Aquin entre deux bulletins télévisés est un appel d'air.

***

Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    28 janvier 2012 04 h 49
    Falardeau
    Ce qui est mort, ce n'est pas le Bloc, mais Falardeau, et on s'en ennuie bien ces temps-ci! Comme il disait "Dans ce genre de lutte, ceux qui gagnent sont ceux qui se tannent en dernier!"
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    28 janvier 2012 07 h 39
    La fatigue, ça se guérit
    Cette aspiration à l’indépendance politique demeure et demeurera selon toute vraisemblance, portée par une minorité de citoyens de ce pays qui n’en est pas devenu un, malgré toutes les parades qu'il se donne.
    L’ambivalence politique dans laquelle nous nous mouvons depuis deux générations, nuit considérablement à la santé de notre corps politique.
    Le PQ est en grande partie responsable de cet état de chose. Au pouvoir pendant vingt ans, il n'a pratiquement rien fait pour l'indépendance. Il a toujours voulu se comporter comme un "bon" gouvernement trahissant ainsi l'engagement pris par devers ceux qui l'avait élu.
    Vous avez raison.Hubert Aquin constate et proclame, mieux que tout autre, la nécessité pour ainsi dire morale et l’incertitude quasi historique de l’indépendance politique.Cette ambivalence politique pourrait contribuer à nourrir en nous la mauvaise foi, le mépris de soi et le déni du réel.
    Vous avez le grand mérite de nous faire prendre conscience de notre état pathologique pour enfin aboutir à une plus saine et complète réalisation de nous-mêmes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 01
    En attendant Gaudot
    Faudrait relire Beckett. Tout est là, et plus!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    28 janvier 2012 10 h 33
    Quelle bouffée d'air frais!
    Comment vous exprimer mon émotion tout au long de la lecture de votre texte...texte bienvenu dans ce monde de politicaillerie où chacun tire la couverte de son côté, pour une seule et unique raison: entretenir l'illusion du pouvoir...Des radoteurs et radoteuses, nous en avons à pelletée, et surtout des gens qui n'aspirent pas au pouvoir pour la partrie, mais bien pour leur petit égo bien frileux...

    Moi aussi je suis fatiguée de tout cela, et les gens que je rencontre aussi, pour la plupart...Le problème que je constate réside dans le fait que les gens ont l'impression qu'on se poignarde dans le dos pour obtenir quelques faveurs liées au pouvoir.....Il n'y a pas de véritable réflexion sur l'avenir du Québec, on se fout de ce que peut penser ou ressentir la population qu'on méprise: c'est nous les futurs représentants du peuple! Et c'est pour cela que les politiciens sont méprisables. Ils ne sont là que pour satisfaire leur goût du pouvoir: avoir une job!

    En ce sens, il n'est pas aisé de croire qu'on réglera un jour l'affirmation définitive du peuple québécois. Trop de mesquineries et de coups bas hantent le Parti québec, et je ne suis pas certaine que Mme Marois soit aussi blanche que tente de nous le laisser croire...Elle serait tellement bonne, généreuse, sans esprit de vengeance. Bien sûr que non! Beaucoup de Québécois que je rencontre ne crois pas en cette soi-disant "femme de béton"...Et ce ne sont donc pas que les sondages qui le disent...

    Grand merci Madame pour votre excellent texte, éveilleur de consciences. Le genre de réflexion que vous proposez est pertinent, et c'est cet esprit féminin que j'aimerais voir s'incarner en une femme politique... Et là on pourrait pas me dire que je suis contre Mme Marois parce qu'elle est femme, mais simplement parce que c'est cette forme d'intelligence que j'aimerais continuer à aimer.à admirer....

    Solange Bolduc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Réal Rodrigue - Abonné
    28 janvier 2012 21 h 09
    Coûte que coûte, maintenir le dialogue
    La classe politique s'asservit facilement aux puissants de ce monde, et ignore les besoins et les attentes de leurs citoyens et citoyennes. C'est pourquoi il est beaucoup question de déficit démocratique. Qu'on soit d'un sexe ou l'autre, la difficulté consiste à se mettre réellement au service des personnes que les élus sont censés représenter dans l'exercice du pouvoir, ce qui suppose qu'ils gardent contact et qu'ils se rendent responsables. La démocratie comporte en effet pareilles exigences. D'autre part, les citoyens et les citoyennes ont également des devoirs, l'obligation de s'informer adéquatement, d'exprimer leurs attentes, de participer d'une manière un peu active à la vie politique.

    Notre fatigue ne serait-elle pas surmontée si nous vivions réellement en démocratie, si nous avions le sentiment que les élus représentent le peuple en ce qu'il a de meilleur ? On assiste plutôt à une cassure entre le peuple et les dirigeants, une déconnexion, une aliénation. Au lieu de maintenir le dialogue et de se rendre disponible, ceux qui détiennent le pouvoir concoctent des stratégies qui visent à se gagner l'opinion, à faire en sorte que le peuple se tienne tranquille pendant qu'ils brassent des affaires. Nous en éprouvons comme Hubert Aquin et vous de la fatigue.

    Merci pour votre lettre bien sentie, et j'ose espérer que vous allez trouver autour de vous quelques signes d'encouragement.

    Réal Rodrigue
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    28 janvier 2012 21 h 35
    Le Québec tranquille dans sa fatigue 1
    Si 60% de francophones ont appuyés le oui en 1995 au Québec dans ce référendum, la proportion de francophones pour le oui n'a pas atteint 67 ou 70% en faveur d'un pays comme il aurait dû. C'est à partir de ces chiffres en partie que l'on peut avoir une idée du comment le PQ s'est braqué sur la question nationale en 1996 comme par le phénomène d'une pratique du pouvoir pour le pouvoir dans l'habitude entre 1996 et 2003.

    Les dirigeants péquistes d'alors dont L.Bouchard n'ont pas crus comment relancer la souveraineté. La politique de notables l'a l'emporté au PQ en rapport direct avec Lucien Bouchard qui en est un comme elle l'a l'emporté dans la province de Québec de 1867 la confédération jusqu'à aujourd'hui. De révolution au Québec jamais il n'en fut question depuis 1838, une tranquille oui, peut être une révolution par la souveraineté-association à la limite mais autrement non. De révolution pour les libéraux non, une révolution nationale pour les unionistes d'hier, pour maintenant les caquistes-conservateurs non.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    28 janvier 2012 21 h 45
    Le Québec tranquille dans sa fatigue 2
    Le peuple lui même par l'effet d'un catholicisme endurci et revanchard marqué par la révolution française anti cléricale s'est fait laver le cerveau par ses curés sur le danger des révolutions. Les notables Canadiens français eux mêmes majoritairement croyants ont entretenu la candeur, l'acceptation de l'ordre établi dans le peuple québécois de 1867 à 1960. Jusqu'à aujourd'hui, cette tradition s'est maintenue dans la fondation directe du PQ qui s'est démarqué contre un RIN jugé trop radical par R.Lévesque et de fait par la majorité des élites de 1964-1968.
    Si le Québec d'aujourd'hui par sa pratique et ses mentalités n'était que l'expression d'une continuité dominante depuis 1867 quant à son acceptation passive pour un statut de réserve provinciale pour les francophones octroyé par un gouvernement fédéral sous influence britannique au moment de la confédération? La mythologie des deux peuples fondateurs a rassuré le catholicisme et les notables afin d'asseoir leur pouvoir sur la population qui a surtout réagi devant ce mensonge politique en immigrant en masse pour la Nouvelle Angleterre à la fin du 19ème siècle. Et à part cette immigration, le seul sursaut collectif qui s'est manifesté l'a été entre essentiellement 1960 et 1980 et depuis peu de choses ont été marquantes à part la période Meech 1989-1995. Le conservatisme domine majoritairement toutes les nations, toutes les sociétés. La civilisation du progrès qui a réinventé la démocratie, développé la science, fait croire à l'histoire a elle même engendré des sociétés conservatrices et conformistes. Le Québec est dans cette optique.

    H.Aquin a posé la nécessité du pays parce que le Canada est une non réalité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Helpaul - Inscrit
    29 janvier 2012 10 h 53
    Merci!
    Merci pour avoir si bien écrit ce qui me taraude depuis longtemps. Merci de si bien incarner cette Révolution que vous n'avez las vécue. C'est rassurant de vous savoir Professeure et prete a prendre la releve. Merci!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    29 janvier 2012 11 h 02
    @Jean-Pierre Bouchard
    Merci pour votre excellente analyse....Oui, en effet, l'esprit conservateur et son conformisme se retrouve dans presque toutes les sociétés, ce qui fait qu'il en ressort un profond senttiment d'insécurité chez celles qui le pratiquent. Je suis née en Be auce et grandi dans une famille conserservatrice. Je n'étais donc pas surprise qu'on y élise Maxime Bernier. Cet éminent conservateur leur permet de dormir en paix, ils ne perdront pas ce qu'ils ont si vaillamment gagné. La Beauce est matérialiste, mais aussi très religieuse et charitable, c'est-à-dire qu'elle a le sens du partage. Mais ne touchez pas à leur bien! Mes grands-parents maternels avaient 16 enfants.C'était de grands cultivateurs qui savaient partager avec les plus pauvres (les quêteux y venaient souvent chercher un peu de nourriture); mais ils étaient aussi très matérialistes et religieux....Je ne connais pas beaucoup de souverainistes ou d'indépenndantistes en Beauce.

    Ce qui me frappe dans le débat actuel au PQ, c'est le bon vouloir s'attaquer à Harper, l'éminent conservateur...Au lieu de parler des vrais problèmes qui touchent les Québécois afin qu'ils puissent faire une avancée vers un avenir plus noble, on prend pour cible un homme qui, têtu comme une mule, ne s'entêtera que davantage à faire ce qu'il a décider de faire. Il aime le pouvoir et s'acharnera à vouloir le conserver-conservateur, coûte que coûte! Peut-être que madame Matrois se reconnaît dans cet entêtement. Donc , sa prochaine cible, lors des prochaines élections, ne sera pas de faire vibrer la fibre ou la fierté nationaliste des Québécois, mais bien de s'attaquer bêtement aux conservateurs dont les valeurs ne seraient pas les nôtres!

    (suite) Solange Bolduc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    29 janvier 2012 11 h 03
    suite 2: @ Jean-Pierre Bouchard
    On oublie que le premier ministre Harper sait certainement mieux où il veut aller (il ne serait pas trop le genre à tergiverser, que madame Marois qui opinent constamment du côté des ses vendeurs de marchandises, à la Lisée...Comment faire avec un tel esprit revanchard pour attiser la flamme du bien-vouloir -être- chez-nous ? On risque alors de produire l'effet contraire, surtout qu'avec cette génération de jeunes qui ne s'intéressent pas presque à l'Histore, de prêcher dans le vide, et de détrourner à jamais le peuple d'un objectif favorable à toutes les nations du monde. Au contraire, par leur tactique absurde que lq PQ décide d'emprunter, on va insécuriser davantage les Québécois les plus conservateurs, et le PQ risque de perdre au lieu de gagner...et les Québécois au lieu de faire un pas en avant vers leurs souveraineté, reculeront devant toute tentative d'allumer la flamme nationaliste...Car cette flamme est loin d'exister chez une mahjorité de Québécois qui tientent bien plus à leur sécurité, à leur job (s'ils en ont une) qu'à une révolution possible vers le mieux-être.

    Harper comprend tout cela: il n'est pas homme à suivre les idées de tout un chacun, car il a les siennes propres, et c'est bien ce qui fait sa force.... J'ai bien hâte de voir à l'oeuvre madame Marois et ses acolytes...et surtout le résultat de ses nmanioeuvre bien malhabilles pour gagner le coeur des Québécois. Elle oublie que même si les Québécois ont voté en majorité contre les Conservateurs,au Québec surtout que ce n'est pas chose gagnée d'avance que de cibler férocement M. Harper qui obtient plus de sympathie, par sa personnalité, que Mme Marois....

    Solange Bolduc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Charles F. Labrecque - Abonné
    29 janvier 2012 12 h 45
    Quelle belle réflexion
    Madame de la part d'un ti-vieux je vous dit bravo et mes félicitations pour votre généreuse réflexion sur la politique malsaine du Québec. Arrivé dans la quatre-vingtième année de vie et d'expérience de toutes sortes tant en politique qu'en voyages sur une grande parti de la planète je suis toute à fait d'accord avec vos propos, puisque la discutions intelligente entre québécois est pratiquement nul si non impossible. Chacun se bute dans sa croyance pour se permettre de traiter l,autre de traite.
    Je vous souhaite Madame de récidiver afin de créer chez nos penseurs québécois un intérêt à la discutions intelligente.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • cpoulin - Inscrit
    29 janvier 2012 16 h 28
    Lire Daniel D. Jacques
    Mon commentaire est inspiré par le dernier paragraphe de ce texte alors que l’auteure souligne que : « la fatigue que l'on ressent n'est pas une raison pour cesser de réfléchir à l'impasse et pour déserter l'univers de la pensée. À moins que la question elle-même ne soit stérile et n'ait pas d'issue, que nous soyons éternellement divisés et que cette division finalement soit nôtre et nous définisse. Dans ce cas, si c'est le cas, il faudra bien finir par l'assumer ».
    Cela me rappelle une chronique de Louis Cornellier qui commentait un jour l’essai La Fatigue politique du Québec français de Daniel D. Jacques, philosophe souverainiste. Je cite un extrait de cette chronique: « Jacques souhaitait l’indépendance, comme Hubert Aquin, son maître à penser, mais, aujourd’hui, être fidèle à l’esprit de ce dernier, constate-t-il, passe par –la volonté de prendre en charge, par devoir de solidarité, l’aspect proprement dramatique de notre destin—c’est-à-dire par la reconnaissance de notre impuissance à réaliser cet idéal. On peut, avance-t-il, s’y tenir, mais ce serait s’exposer à trois périls : la mauvaise foi (être dans le Canada, mais sans y participer), le mépris de soi (l’échec finit par déprimer) et le déni du réel (pendant qu’on rêve, on n’agit pas). Aussi, non sans tristesse mais avec résolution, le philosophe, nous dit Cornellier, prône plutôt « un retour progressif et réfléchi de notre collectivité dans l’espace canadien ». Le Devoir 09/06/06. Ce avec quoi le chroniquer dira son désaccord et cela s'explique. Mai à mon humble avis de Daniel D. Jacques voyait juste et sont analyse est plus pertinente que jamais. Elle d’être méditée! Claude Poulin Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    29 janvier 2012 18 h 53
    Solange Bolduc: fait banal du jour
    Verdict du procès Shafia en Ontario qui concerne le Québec également par l'itinéraire de la famille. Résultat d'un procès canadien sur le plan légal qui concerne aussi le Québec comme étant l'une des provinces de ce tout -canadien officiel-. Le résultat du procès s'est fait en anglais exclusivement, les juristes québécois de Montréal pour les bulletins de nouvelles ont fait la traduction et l'analyse après les sous- titres sur nos écrans. C'est cela le Canada un pays anglophone qui tolère une province qui parle français tout en l'ignorant autant que possible. Solange Bolduc, que des régions comme la Beauce s’obstinent dans le conformisme et l'aveuglement devant la réalité ne fera que préparer une plus grande chute aux francophones de ce pays étranger qui tente de faire croire qu'il est nôtre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    29 janvier 2012 22 h 43
    @Jean-Pierre Bouchard: Oreille bouchée quand tu nous tienns!! (1)
    Pauvre monsieur Bouchard! Êtes-vous certain d'avoir bien lu? Ai-je dit que j'étais du même acabit que ces beaucerons qui ont voté Conservateur? C'est là je vois , tout le problème de l'aveuglement devant la différence exposée au grand jour On ne veut pas la voir. Elle fait peur. On ne peut parler d'une situation sans avoir des aveugles devant soi qui, parce qu'ils défendent une certaine idéologie politique, sont incapables de comprendre celui-là même qui est dans le même camp qu'eux. C'est ce qui s'est passé au Parti Québécois, il fallait penser comme tout le monde. La belle unité! Et c'est pour cela que certains ont démissionné.

    Mais faire une certaine analyse de la situation, quand elle se démarque des gens en général, cela dérange! On ne prend même pas la peine de comprendre exactement ce qui est écrit. Voilà bien la marque d'un certain sectarisme.

    Pourtant, je suis souverainiste. Cependant, je ne suis pas prête à voter pour quelqu'un qui ne me convient pas. Je ne voterai certainement pour Pauline Marois qui ne rend pas bien ce que sont mes aspirations....Je la trouve superficiel...niais,niais, niais!!! si vous voulez savoir le vrai fond de ma pensée. Ai-je droit à mon opinion sans vous offenser cher vulnérable monsieur?
    Solange Bolduc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    29 janvier 2012 22 h 45
    @Jean-Pierre Bouchard (2)
    Après avoir lu le texte que vous avez produit dans ces pages , j'avoue être assez surprise, sinon déçue de votre réaction de complexé. La vulnérabilité admise peut être une force, mais il ne semble pas que ce soit votre cas. Votre carcan idéologique vous empêche d'être libre, de saisir la différence dans la manière de penser l'avenir du Québec
    J'adore ma langue (québécoise et française), la littérature, j'y travaille d'ailleurs, ma culture, l'art, etc....Mais j'aime aussi la culture d'ailleurs, j'en mange à l'occasion, et j'ai connu des gens de la SSJB il y a quelques années, qui n'allaient pas manger dans des restaurants où l'on servait de la cuisine de d'autres ethnies...Cela m'avait indigné. Ces québécois je les méprise.... Sans rancune! Et j'espère qu'à l'avenir vous libérerez votre esprit pour comprendre vraiment ce qui s'écrit, autrement cela vous rend ridicule d'y répondre.

    Solange Bolduc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
8 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012