La débandade des autonomistes!
Dans la nouvelle Coalition avenir Québec (CAQ), les autonomistes de l'ADQ ont été absorbés par les fédéralistes purs et durs du PLC et du PLQ. Il ne reste rien de la troisième voie. Même Jean Allaire renie son propre rapport. La proposition politique de la CAQ centrée sur la saine gestion de l'État évacue l'autonomisme historique de tous les gouvernements québécois de Duplessis à Charest. Une première! Les autonomistes avaient beaucoup plus de vigueur que les «nationalistes» sans tonus de la CAQ. Voici en substance ce que proposaient les autonomistes en 1991 dans le fameux rapport Allaire.
L'autonomie politique de l'État québécois
Le Québec jouira d'une compétence exclusive, discrétionnaire et totale dans la plupart des domaines d'intervention. Il éliminera le pouvoir fédéral de dépenser dans ses champs de compétence. Le Québec disposera également des pouvoirs résiduaires, c'est-à-dire non expressément dévolus par la Constitution. Cela aura des conséquences importantes sur la redéfinition du partage des responsabilités. Notre proposition sous-tend un rapatriement de bon nombre des pouvoirs présentement exercés par le gouvernement fédéral et la réévaluation complète des partages fiscaux. Dans les champs d'intervention social et culturel, l'ensemble des pouvoirs seront exercés par le Québec.» En résumé, voici ce que proposait le rapport Allaire comme nouveau pacte Canada-Québec au niveau du partage des compétences (voir le tableau ci-dessous).
Identité nationale forte
Ce nouveau partage de compétences, cette proposition des autonomistes, indiquait clairement que les adéquistes n'avaient pas l'intention de laisser tomber le Québec face au pouvoir fédéral. De plus, les autonomistes voulaient éradiquer le multiculturalisme au Canada, car ce concept constitutionnalisé jouait selon eux contre la population francophone. Enfin, ils voulaient éliminer totalement le pouvoir fédéral de dépenser dans les domaines de compétence provinciale.
C'était la construction d'une identité nationale forte autour des institutions politiques et gouvernementales québécoises. Les institutions fédérales se faisaient carrément tasser. Nous aurions eu de vrais nationalistes combattants comme l'ont été Maurice Duplessis, Jean Lesage ou Daniel Johnson.
Après le référendum de 1995, l'ADQ n'a jamais proposé une troisième voie aussi ferme que la proposition constitutionnelle du rapport Allaire. Elle s'est contentée de se dire autonomiste, plus comme un slogan pour attirer des électeurs péquistes que par réel désir d'exercer un nationalisme fort.
En 2009, la troisième voie s'édulcore encore plus! Dans un rapport intitulé Pour un Québec plein de promesses, le Groupe Avenir Québec dirigé par Jean Allaire disait que le Québec devait tourner la page sur les crises constitutionnelles, signer la Constitution canadienne et revoir en profondeur le fonctionnement de sa société et de son économie pour assurer son avenir. Cette position était nettement moins nationaliste que le rapport Allaire.
Cependant, l'adhésion du Québec au Canada était assortie de cinq conditions, notamment la reconnaissance de la nation québécoise dans la Constitution canadienne, la dévolution des pouvoirs con-nexes à la langue française, dont ceux touchant l'ensemble des télécommunications et l'immigration, et le respect de la prédominance du français au Québec.
Depuis que le Groupe Avenir Québec s'est fait absorber par la Coalition avenir Québec, il n'est même plus question de signer la Constitution en intégrant la notion de nation québécoise dans celle-ci. Il n'est plus question non plus que le Québec obtienne tous les pouvoirs en matière de langue. Devant le bulldozer antifrancophone et monarchiste de Stephen Harper au fédéral, il est primordial d'avoir une force nationaliste extrêmement vigoureuse en lieu et place de ces néo-colonisés de la CAQ qui ramperont comme jamais dans l'histoi-re devant le gouvernement fédéral.
Plusieurs Québécois sont inquiets, car ils voient qu'il se passe essentiellement deux choses. Premièrement, les fédéralistes savent que le PLQ est une marque de commerce terriblement dévaluée. Ils veulent donc changer l'étiquette tout en gardant le même produit. Deuxièmement, plusieurs réalisent que, sans un pacte électoral minimum entre QS, le PQ, l'ON et les indépendants, le Québec n'a pas d'alternative!
***
Pierre Curzi - Député indépendant de Borduas
***
Compétences exclusives du Québec
Affaires sociales, Énergie, Recherche et Développement, Affaires urbaines, Environnement, Ressources naturelles, Agriculture, Habitation, Santé, Assurance-chômage, Industrie et Commerce, Sécurité publique, Communications, Langue, Sécurité du revenu, Culture, Loisirs et Sports, Tourisme, Développement régional, Politique familiale, Éducation, Main d'oeuvre et Formation.
Compétences partagées (ou réparties selon compétence)
Affaires autochtones, Justice, Postes et Télécommunications, Fiscalité et Revenu, Pêcheries, Transports, Immigration, Politique étrangère, Institutions financières.
Compétences exclusives au Canada
Défense et Sécurité du territoire, Monnaie et Dette commune, Douanes et Tarifs, Péréquation.
L'autonomie politique de l'État québécois
Le Québec jouira d'une compétence exclusive, discrétionnaire et totale dans la plupart des domaines d'intervention. Il éliminera le pouvoir fédéral de dépenser dans ses champs de compétence. Le Québec disposera également des pouvoirs résiduaires, c'est-à-dire non expressément dévolus par la Constitution. Cela aura des conséquences importantes sur la redéfinition du partage des responsabilités. Notre proposition sous-tend un rapatriement de bon nombre des pouvoirs présentement exercés par le gouvernement fédéral et la réévaluation complète des partages fiscaux. Dans les champs d'intervention social et culturel, l'ensemble des pouvoirs seront exercés par le Québec.» En résumé, voici ce que proposait le rapport Allaire comme nouveau pacte Canada-Québec au niveau du partage des compétences (voir le tableau ci-dessous).
Identité nationale forte
Ce nouveau partage de compétences, cette proposition des autonomistes, indiquait clairement que les adéquistes n'avaient pas l'intention de laisser tomber le Québec face au pouvoir fédéral. De plus, les autonomistes voulaient éradiquer le multiculturalisme au Canada, car ce concept constitutionnalisé jouait selon eux contre la population francophone. Enfin, ils voulaient éliminer totalement le pouvoir fédéral de dépenser dans les domaines de compétence provinciale.
C'était la construction d'une identité nationale forte autour des institutions politiques et gouvernementales québécoises. Les institutions fédérales se faisaient carrément tasser. Nous aurions eu de vrais nationalistes combattants comme l'ont été Maurice Duplessis, Jean Lesage ou Daniel Johnson.
Après le référendum de 1995, l'ADQ n'a jamais proposé une troisième voie aussi ferme que la proposition constitutionnelle du rapport Allaire. Elle s'est contentée de se dire autonomiste, plus comme un slogan pour attirer des électeurs péquistes que par réel désir d'exercer un nationalisme fort.
En 2009, la troisième voie s'édulcore encore plus! Dans un rapport intitulé Pour un Québec plein de promesses, le Groupe Avenir Québec dirigé par Jean Allaire disait que le Québec devait tourner la page sur les crises constitutionnelles, signer la Constitution canadienne et revoir en profondeur le fonctionnement de sa société et de son économie pour assurer son avenir. Cette position était nettement moins nationaliste que le rapport Allaire.
Cependant, l'adhésion du Québec au Canada était assortie de cinq conditions, notamment la reconnaissance de la nation québécoise dans la Constitution canadienne, la dévolution des pouvoirs con-nexes à la langue française, dont ceux touchant l'ensemble des télécommunications et l'immigration, et le respect de la prédominance du français au Québec.
Depuis que le Groupe Avenir Québec s'est fait absorber par la Coalition avenir Québec, il n'est même plus question de signer la Constitution en intégrant la notion de nation québécoise dans celle-ci. Il n'est plus question non plus que le Québec obtienne tous les pouvoirs en matière de langue. Devant le bulldozer antifrancophone et monarchiste de Stephen Harper au fédéral, il est primordial d'avoir une force nationaliste extrêmement vigoureuse en lieu et place de ces néo-colonisés de la CAQ qui ramperont comme jamais dans l'histoi-re devant le gouvernement fédéral.
Plusieurs Québécois sont inquiets, car ils voient qu'il se passe essentiellement deux choses. Premièrement, les fédéralistes savent que le PLQ est une marque de commerce terriblement dévaluée. Ils veulent donc changer l'étiquette tout en gardant le même produit. Deuxièmement, plusieurs réalisent que, sans un pacte électoral minimum entre QS, le PQ, l'ON et les indépendants, le Québec n'a pas d'alternative!
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Pierre Curzi - Député indépendant de Borduas
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Compétences exclusives du Québec
Affaires sociales, Énergie, Recherche et Développement, Affaires urbaines, Environnement, Ressources naturelles, Agriculture, Habitation, Santé, Assurance-chômage, Industrie et Commerce, Sécurité publique, Communications, Langue, Sécurité du revenu, Culture, Loisirs et Sports, Tourisme, Développement régional, Politique familiale, Éducation, Main d'oeuvre et Formation.
Compétences partagées (ou réparties selon compétence)
Affaires autochtones, Justice, Postes et Télécommunications, Fiscalité et Revenu, Pêcheries, Transports, Immigration, Politique étrangère, Institutions financières.
Compétences exclusives au Canada
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