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Les vraies affaires, ça presse!

Gérald Larose - Président du Conseil de la souveraineté du Québec  25 janvier 2012  Québec
Ouf! Enfin! L'écologiste de renom Daniel Breton saute dans l'arène et se portera candidat pour le Parti québécois. Le réputé Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine de Sherbrooke jusqu'à tout récemment, en fait autant. D'autres attendent leur tour. Maintenant, les choses sérieuses! Il est temps!

Le Québec est à la dérive. La crise le rattrape, entre autres au chapitre de l'emploi. Sa gouvernance n'a jamais été aussi corrompue. Sa cohésion n'a jamais été aussi fragilisée. Montréal lui appartient de moins en moins. Des enjeux colossaux le tenaillent de toutes parts, notamment quant à l'exploitation de ses ressources naturelles. Et des indépendantistes, membres d'une organisation politique majeure, s'attardent indéfiniment à débattre longuement et à manoeuvrer parallèlement pour délégitimer celle qui tient son mandat démocratique de direction de sa propre organisation? Se rendent-ils compte qu'à ne pas vouloir s'arrêter, ils entament la crédibilité du mouvement souverainiste? Le temps presse de passer aux vraies affaires!

Quelles sont-elles? D'abord nombreuses. Et au centre de chacune d'elles, la souveraineté.

Par exemple, le développement. Quel développement? Du marché sans doute, mais aussi du développement social et environnemental. Donc, du développement durable qui projetterait le Québec dans le XXIe siècle? Mais comment? Par qui? Le Plan Nord? Ou sa parfaite contradiction? Avec ou sans Kyoto? Avec ou sans le Canada? Avec Kyoto, c'est certain. Et pour y être, il faut prendre congé de la pétromonarchie canadienne. Maîtres chez nous, deuxième phase, c'est au Québec que ça doit, et va se faire. Daniel Breton a décidé de s'y mettre. Bravo!

Autre exemple, les services publics. Notamment en santé et en services sociaux. Quitter l'hospitalocentrisme pour se recentrer sur la première ligne et les services à domicile? En réorganisant et pérennisant les financements publics? Avec ou sans détour par le Canada? Le docteur Hébert s'est fait une tête là-dessus. Son apport sera inspirant dans la conception du redéploiement du dispositif et dans sa gestion. Bravo!

En éducation, maintenant. De la garderie à l'université. Le dispositif fiscal fédéral privilégie la garde privée au détriment du réseau québécois des CPE. D'autre part, les dispositifs supérieurs de recherche sont largement dépendants des structures temporaires de financement du fédéral. En faire une priorité nationale intégrée? C'est une question fondamentale pour l'avenir du Québec. Avec ou sans le Canada?

Autre exemple, le transport grande vitesse. Un TGV pour relier Québec et Montréal à Toronto et Windsor? Ou un TRENS Québec pour relier nos capitales régionales telles Gatineau, Trois-Rivières ou Rimouski à leur capitale nationale, Québec, et à leur métropole, Montréal, et tout le réseau au principal marché du Québec qu'est l'est du continent nord-américain? Avec ou sans le Canada?

Qu'en est-il de l'avenir du français au Québec? La culture? L'intégration des personnes issues de l'immigration? Réalisable avec ou sans la concurrence linguistique et identitaire du Canada?

Et l'autonomie des Premières Nations? Comment y arriver? Avec ou sans la loi d'apartheid des Indiens du Canada?

Dernier exemple, les alliances avec des nations plus prospères parce que plus égalitaires, plus solidaires et moins militaires et qui ressemblent beaucoup au Québec, à cette différence près que ces nations sont des pays? C'est impossible avec le Canada.

Qui prend les décisions?

Tous ces enjeux sont pressants. Leur actualité pose des questions très lourdes: qui prend les décisions? Pour qui et au nom de qui? Le Québec sera-t-il le dernier à les prendre et pourra-t-il les mettre en oeuvre? L'actualité de ces enjeux pose la question de la pleine liberté, de la totale autorité et de l'absolue responsabilité du peuple québécois de se gouverner comme il l'entend. Cet attribut a pour nom la souveraineté politique ou l'indépendance nationale.

Manoeuvrer plus longuement autour du leadership de Pauline Marois fait écran à l'importance et à l'urgence de porter et d'animer sur la place publique le débat sur les enjeux on ne peut plus cruciaux, immédiats et modernes du Québec. Surtout, il risque de décourager un certain nombre de personnes compétentes élues de poursuivre leur engagement et d'autres aux capacités exceptionnelles reconnues de se mettre au service des leurs.

Poursuivre cette guérilla c'est accréditer la thèse «antidémocratique» selon laquelle en démocratie, seul le ou la chef compte. Il est vrai que la nature britannique de nos institutions nous y invite. Cependant, dans le cas du projet de l'indépendance du Québec, cette thèse s'est révélée fausse. Ce ne sont pas les dirigeants charismatiques qui ont manqué, mais plutôt un mouvement social soudé à un processus politique qu'une organisation ou des organisations en alliance peuvent conduire. Les chefs servant le processus. Peut-être est-ce aussi cela, «faire de la politique autrement!»

***

Gérald Larose - Président du Conseil de la souveraineté du Québec
 
 
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    25 janvier 2012 04 h 56
    "Un TGV pour relier Québec et Montréal à Toronto et Windsor?"
    Monsieur Larose,

    Le projet de TGV Québec-Windsor est un véritable projet de fou, duquel il faut se défendre et surtout pas encourager.

    L'intérêt économique du Québec, il est au sud comme il l'a toujours été, présentement : un marché de 100 millions de personne à moins de 1000km. Il faut aller vers NYC donc. Car ce n'est pas un TGV Québec-Windsor dont on parle mais bien Detroit-Toronto-Montréal, liant le Québec encore plus à Toronto et à l'industrie automobile des basses-terres de l'Ontario. Bref, une version moderne du chemin de fer transcanadien dans une optique d'unification non-naturelle des marchés.

    Bref, plein de beaux projets à réaliser, dont surtout l'indépendance pour sortir de cette monarchie de fous, mais pas le TGV "Québec-Windsor", surtout pas.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    25 janvier 2012 07 h 39
    Je suis d'accord avec vous monsieur Larose.
    Vous écrivez:

    «Et des indépendantistes, membres d'une organisation politique majeure, s'attardent indéfiniment à débattre longuement et à manoeuvrer parallèlement pour délégitimer celle qui tient son mandat démocratique de direction de sa propre organisation? Se rendent-ils compte qu'à ne pas vouloir s'arrêter, ils entament la crédibilité du mouvement souverainiste? Le temps presse de passer aux vraies affaires!»

    Vous avez d'autant plus raison d'inciter tout le monde à passer aux vraies afffaires, qui, soit dit en passant, ne sont pas celles de François Legault, que nous avons tous les médias contre nous.

    Et il est regrettable de constater que des gens prétendent défendre l'idée de l'indépendance alors qu'en réalité c'est la tête de Pauline Marois qu'ils veulent .

    Donc au travail Québec, dès maintenant.
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  • Daniel Clapin-Pépin - Abonné
    25 janvier 2012 08 h 19
    OK pour « prendre congé de la pétromonarchie canadienne »
    Après l’Épître aux Québécois de Bernard (Landry), hier, voici celle de Gérald (Larose).

    Une recherche sur Google avec le mot « pétromonarchie » me procure 30 600 occurrences, la plupart associées aux pays producteurs arabes.

    Mais, curieusement, une 2ème recherche en « googlant » l’expression « pétromonarchie canadienne » ne réfère qu’à un seul texte, soit la présente Épître de Gérald.

    Bravo, Gérald.
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  • Daniel Clapin-Pépin - Abonné
    25 janvier 2012 08 h 20
    OK pour « prendre congé de la pétromonarchie canadienne »
    Après l’Épître aux Québécois de Bernard (Landry), hier, voici celle de Gérald (Larose).

    Une recherche sur Google avec le mot « pétromonarchie » me procure 30 600 occurrences, la plupart associées aux pays producteurs arabes.

    Mais, curieusement, une 2ème recherche en « googlant » l’expression « pétromonarchie canadienne » ne réfère qu’à un seul texte, soit la présente Épître de Gérald.

    Bravo, Gérald.
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  • tohi1938 - Inscrit
    25 janvier 2012 09 h 00
    Comment ne pas comprendre que vous agissez a contrario?
    Plus vous en parlerez, que ce soit directement comme "indépendance" ou avec la bouche en chemin d'œuf comme "souveraineté", et plus vous découragerez les électeurs.
    Surtout après les récents déboires, la "terre promise" est devenue indigeste, car ce n'est pas tant l'idée qui choque mais ceux qui se disputent et sa paternité et la main-mise non pas seulement sur un "pays", mais sur sa population qui ne souhaite pas se livrer pieds et poings liés à des idéologues autoritaires.
    Le spectacle a été lamentable, merci de ne pas insister.
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    25 janvier 2012 09 h 25
    Plein mon casque...
    Êtes-vous comme moi ? En avez-vous assez de cette expression démagogue et racoleuse, à savoir les VRAIES affaires.... Plein mon casque du VRAI monde, des VRAIES questions, des VRAIES réponses et des VRAIES affaires....
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    25 janvier 2012 09 h 28
    Tirer sur tout ce qui bouge
    Vous faites flèches de tout bois! Mais si vous évoquez un tas d'ingrédients, la mayonnaise ne prend pas.
    Le PQ s'accroche à des lubies depuis quarante ans. Ce fut d'abord le nucléaire, puis le méthanol obtenu à partir de la biomasse puis transformé en essence par le procédé Monil, puis une pétrochimie regénérée à partir d'on ne sait où, puis l'hydrogène par électrolyse, puis le moteur roue et maintenant, le TGV à partir d'une clientèle inexistante, à l'exception de quelques sous-ministres et chefs de cabinet armés de Blakberry dysfonctionnels.
    On changera le Québec en choisissant ses cibles, et si celles-ci correspondent à la réalité présente: fin du dividende démographique, vieillissement, productivité, mondialisation, énergies nouvelles.
    En mettant le cap sur une idée aussi floue et holistique que l'indépendance qui s'appuie sur quelques technologies à saveur du jour, vous tirez sur des pigeons d'argile. Vous pouvez parfois viser juste, mais après?
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  • G Danis - Abonné
    25 janvier 2012 10 h 22
    M. Daneau
    Je n'a pas compris la même chose que vous du texte de M. Larose !

    Au contraire, ce dernier ne semble pas faire du TGV Montréal-Windsor une priorité, mais plutôt un train rapide entre les grandes agglomérations du Québec et une meilleure connexion avec l'Est des Étast-Unis, le principal partenaire économique du Québec.
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  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    25 janvier 2012 10 h 58
    Comment ne pas comprendre que.....
    Plus vous en parlerez,que se soit directement comme "dependance" ou avec la bouche en chemin d oeuf comme "federalisme"plus vous eclairerez,stimulerez et encouragerez les electeurs. Surtout avec tous les deboires de Charest-Desmarais et les deboires qui nous attendent avec la CAQ-ADQ avec Legault-Sirois ,la "terre promise"est et sera toujours indigeste.L idee de depandance choque et qui se la dispute ne veulent que la main-mise non pas seulement sur le" Pays"mais sur sa population qui ne souhaite pas se livrer pieds et poings lies aux mafieux qui ne desirent que notre butin.Le spectacle est lamentable et merci d insister. Vive la liberte avant toute chose.
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  • Pierre75 - Inscrit
    25 janvier 2012 11 h 42
    Après les "vrais affaires" selon Larose voici "l'affaire LAROSE"
    Il se peut que M. Gérald Larose fasse le grand guignol avec les "vrais affaires" du souverainisme en quête de respectabilité, mais qu'en est-il de cette malheureuse déclaration qu'il n'a jamais contredite et que l'on peut lire sur le site web du Métropolitain, un webzine bilingue québécois dont j'en suis l'auteur.

    ----------------------------------------------
    (...)

    Gérald Larose nous étonne

    Nous sommes dans un épisode difficile mais nécessaire du sujet. Dans ce même magazine de gauche évoqué plus haut (Vie Ouvrière d'avril 1976), Gérald Larose nous étonne. Sa pratique de l'injonction imprécatoire parle par elle-même. Il exprime ouvertement, et ce, sans gêne comme prêtre, le mythe des Juifs comme peuple déicide, responsable de la mort du Christ. Une déclaration absolument stupéfiante. En 1976, il affirmait :

    « (...) nous avons effectué un retour aux sources pour saisir la réalité de Jésus-Christ dans sa composante socialo-historique qui nous rappelle que Jésus de Nazareth (qui guérissait les corps, les coeurs et les esprits) a été assassiné par ceux-là même de la classe dominante de Jérusalem qui possédaient le Temple à la fois Tour de la Bourse, parlement, université et église de l'époque; et qu'il est ressuscité (et ressuscitant toujours) pour ceux avec qui il s'était solidarisé, pour ceux qu'il avait guéris et qu'il guérissait toujours. Cette réalité s'est avérée une « Bonne Nouvelle » pour les pauvres et une « Mauvaise Nouvelle » pour les riches » (Vie Ouvrière…, p.230).

    Ne soyons pas dupes de ce propos. C'est là effectivement une reprise (banale) de l'accusation théologique de déicide visant les Juifs. (...) "


    http://www.themetropolitain.ca/articles/view/1058
    --------------------


    J'espère que ma note sera publiée, car cela est d'intérêt public de connaître toute les facettes de cet homme PUBLIC.

    Pierre Brassard, collaborateur du Métropolitain et grand lecteur de journaux (dont Le
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  • Catherine Caron - Inscrit
    25 janvier 2012 12 h 47
    Les vraies affaires?
    À mes yeux, parler des «vraies affaires» et de souveraineté sans traiter des graves enjeux liés aux accords de libre-échange, c'est faire une erreur fondamentale. Actuellement, les négociations d'un accord entre le Canada et l'Union européenne (l'AÉCG) menacent de nouveaux aspects de notre souveraineté. Et il est grand temps qu'on s'inquiète que ce soit toujours par des fuites que les citoyens, les mouvements sociaux et les élus eux-mêmes (!) obtiennent l'information concernant le contenu de ces accords, information nécessaire à la défense de nos droits démocratiques. Le RQIC rend publics aujourd'hui même de nouveaux documents qu'on nous cache concernant l'AÉCG (consulter : http://www.quebec.attac.org/spip.php?article796); Le Devoir en parle aussi aujourd'hui.
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  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    25 janvier 2012 15 h 00
    Les vraies affaires
    Jusqu'à la retraite, une bonne job et un bon boss ou une bonne entreprise pour bien gagner sa vie.
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  • SNost - Abonné
    25 janvier 2012 15 h 48
    Une vraie affaire déjà oubliée...
    Le problème, c'est que dès qu'on parle de la relation du PQ avec les "vraies affaires", on ne voit pas très bien la différence avec le parti libéral. Corruption et populisme sont tout aussi omniprésents (histoire de l'amphithéâtre de Québec, par exemple).

    Donc non merci. Je passe à un autre appel.
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  • Robert Boucher - Abonné
    25 janvier 2012 16 h 06
    M. Larose...
    vous ne pensez pas qu'une Charte de la Laicité au Québec fait parti des ''vrais affaires '' ? Robert Boucher Saguenay Jonquière
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  • parade21 - Abonné
    25 janvier 2012 20 h 21
    La fin de la récréation
    Après avoir lu votre article, je me suis retrouvé à mon école primaire. C’était la récréation. On se défoulait. Le ballon chasseur était au rendez-vous. Ça cognait dur. La cloche sonnait et nous reformions les rangs. En silence, on retournait dans nos classes. La récréation était terminée.

    Ce que je comprends de votre texte, c’est que vous sonnez la fin de la récréation et au sifflet, resserrez les rangs. Je suis loin d’être sûr que la récréation est terminée.

    Mme Marois a dû promettre à M. Breton le ministère de l’Environnement pour qu’il fasse le saut au PQ. Sinon, il serait resté au NPD, le parti le plus centralisateur du Canada. Un jour orange et l’autre bleu?
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  • Jean-Guy Nadeau - Abonné
    28 janvier 2012 15 h 52
    Se faire une tête
    Ça me choque un peu quand Gérald Larose écrit que "Le docteur Hébert s'est fait une tête là-dessus." Et s'il s'était fait une idée là-dessus ?
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  • Jean-Guy Nadeau - Abonné
    28 janvier 2012 15 h 56
    @ Pierre75
    Il faut être malhonnête pour affirmer qu'il est question des Juifs dans le paragraphe que vous citez de Gérald Larose. D'autant que ceux dont il parle étaient aussi bien Romains et pas seulement Juifs. Et puis, quand on critique Wall Street, on critique les Américains? Quand on critique la City, on critique les Anglais? Quand on vous critique, on critique les Pierre???

    Sapristi!
    Et vous écrivez régulièrement dans un journal !!!
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