Route 167 - Québec ne forcera pas la barricade
Le gouvernement du Québec n'entend pas pour l'instant forcer le démantèlement de la barricade crie sur le tracé du prolongement de la route 167 malgré son empressement à voir se concrétiser cette première infrastructure du Plan Nord.
Ce faisant, les travaux de déboisement ne débuteront pas ce matin comme prévu. «On ne passera pas tant et aussi longtemps qu'il y aura un blocus», a affirmé Véronique Normandin au nom du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan.
Depuis jeudi dernier, l'entreprise crie UUCHII a bloqué l'accès avec de la machinerie lourde. «On laisse passer les camions qui circulent en direction de la mine Matoush. Ce que l'on bloque, c'est le déboisement», a réitéré hier le porte-parole de l'entreprise et de chacun des partenaires cris, Jocelyn Deschamps.
UUCHII réclame le droit de négocier de gré à gré l'obtention du contrat de construction. De plus, les six maîtres de trappes qui occupent autant de territoires qui seront traversés par le projet routier réclament d'être dédommagés individuellement pour la perte d'une portion des terres de chasse, de pêche et de piégeage. Tous refusent d'être assujettis au contrôle du conseil de bande.
Or, c'est une entreprise appartenant à la communauté crie de Mistissini qui doit effectuer le déboisement. Aucun contrat n'a toutefois encore été accordé même si les travaux devaient commencer, a confirmé Mme Normandin, du cabinet du ministre qui continue de discuter avec le conseil de bande.
Devant cette situation qui apparaît délicate, où sur le terrain, c'est Cris contre Cris, le ministère a demandé l'appui de la Sûreté du Québec. «On évalue les options qui s'offrent à nous», a expliqué Mme Normandin.
Le député d'Ungava, le péquiste Luc Ferland, partage le même point de vue que le gouvernement libéral dans ce dossier. Selon M. Ferland, il est clair que les aspirations entrepreneuriales des citoyens cris sont assujetties aux élus du Conseil de bande. «C'est l'instance légitime qui peut parler au nom des Cris. Ce n'est pas une entreprise qui peut discuter avec le gouvernement. Sinon demain matin, il va y avoir 200 petites entreprises cries qui vont se former et qui vont réclamer de faire des affaires avec le gouvernement», a-t-il soutenu au Devoir.
Ce faisant, les travaux de déboisement ne débuteront pas ce matin comme prévu. «On ne passera pas tant et aussi longtemps qu'il y aura un blocus», a affirmé Véronique Normandin au nom du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan.
Depuis jeudi dernier, l'entreprise crie UUCHII a bloqué l'accès avec de la machinerie lourde. «On laisse passer les camions qui circulent en direction de la mine Matoush. Ce que l'on bloque, c'est le déboisement», a réitéré hier le porte-parole de l'entreprise et de chacun des partenaires cris, Jocelyn Deschamps.
UUCHII réclame le droit de négocier de gré à gré l'obtention du contrat de construction. De plus, les six maîtres de trappes qui occupent autant de territoires qui seront traversés par le projet routier réclament d'être dédommagés individuellement pour la perte d'une portion des terres de chasse, de pêche et de piégeage. Tous refusent d'être assujettis au contrôle du conseil de bande.
Or, c'est une entreprise appartenant à la communauté crie de Mistissini qui doit effectuer le déboisement. Aucun contrat n'a toutefois encore été accordé même si les travaux devaient commencer, a confirmé Mme Normandin, du cabinet du ministre qui continue de discuter avec le conseil de bande.
Devant cette situation qui apparaît délicate, où sur le terrain, c'est Cris contre Cris, le ministère a demandé l'appui de la Sûreté du Québec. «On évalue les options qui s'offrent à nous», a expliqué Mme Normandin.
Le député d'Ungava, le péquiste Luc Ferland, partage le même point de vue que le gouvernement libéral dans ce dossier. Selon M. Ferland, il est clair que les aspirations entrepreneuriales des citoyens cris sont assujetties aux élus du Conseil de bande. «C'est l'instance légitime qui peut parler au nom des Cris. Ce n'est pas une entreprise qui peut discuter avec le gouvernement. Sinon demain matin, il va y avoir 200 petites entreprises cries qui vont se former et qui vont réclamer de faire des affaires avec le gouvernement», a-t-il soutenu au Devoir.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

