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Mettre le cap sur l'indépendance

Bernard Landry, Ex-premier ministre péquiste du Québec - Verchères, le 21 janvier 2012  24 janvier 2012  Québec
Quand un député du PQ a évoqué la disparition du parti de René Lévesque, il n'a fait que répéter ce que l'on entend partout au Québec et que plusieurs sondages accréditent. Des militants attristés m'abordent dans la rue pour me demander mon avis. Dans certains cas, leur détresse est extrêmement émouvante. Ils sentent bien que le destin de notre nation est en cause.

S'ajoutant à ces demandes personnelles, une lourde et compréhensible pression médiatique me pousse aujourd'hui à donner mon avis. Je considère comme un devoir civique de le faire. Depuis le début de la crise qui frappe le parti, j'ai évité de personnaliser le débat. Je m'en tiendrai à cette attitude.

Je vais donc me concentrer sur le fond des choses tout en tentant d'aider les personnes et les instances, qui ont à faire des choix dramatiques, à les faire dans l'intérêt national. Comme je l'ai souvent dit: «la patrie avant le parti, et le parti avant les ambitions personnelles».

Le désarroi général est facile à comprendre quand on pense qu'en 2005, le parti était à 47 % dans les sondages, la souveraineté à 54 % et il semblait hautement probable que nous allions vers le pouvoir. Et vraisemblablement vers l'indépendance. Aujourd'hui, une série de sondages place le parti au troisième rang. Seule l'indépendance tient à peu près le coup.

Toute forme de déni serait irresponsable, le temps presse et simplifier le problème en le liant exclusivement à une personne n'est pas la façon d'y remédier. Il est plus vaste et plus profond. Lors du pénible épisode de l'amphithéâtre, les démissionnaires ont parlé de «la goutte qui a fait déborder le vase». Essayons de voir ce qu'il y avait de toxique dans le vase.

En tout respect pour ceux et celles qui, de bonne foi, ont concocté ce contenu inapproprié dénommé «gouvernance souverainiste» celui-ci, à l'examen, paraît largement à l'origine de nos difficultés. Et n'est sans doute pas étranger à la tragédie du Bloc Québécois. Ce n'est pas pour rien que cette façon de voir a réjoui les adversaires de l'indépendance.

On ne peut pas faire comme si on était souverain quand on est une simple province, ni agir comme si on était aux Nations unies quand on siège tout bêtement au Conseil de la fédération. Une telle doctrine envoie le message que si l'on peut agir en État souverain sans l'être, la souveraineté n'est donc pas indispensable.

Le premier geste vital que le PQ doit poser, c'est de renouer clairement avec sa raison d'être, et l'esprit du programme voté en 2005 après «la saison des idées». Son objectif numéro un doit être l'indépendance nationale: notre «coffre à outils pour régler nos autres problèmes», comme le martelait si bien René Lévesque.

Soit dit en passant, la sagesse de Lévesque fait ressortir l'incohérence de la CAQ et de François Legault. Celui-ci était d'ailleurs l'un des plus impatients indépendantistes qui, en tant que ministre et de surcroît comptable de formation, a préparé un budget du Québec souverain, lequel illustre bien les immenses pertes matérielles liées à notre statut provincial.

Il faut donc aller de l'avant et «mettre le cap sur l'indépendance» comme le disent si justement un grand nombre de militants. Il faut regarder le peuple droit dans les yeux et aller au pas de charge vers cet idéal d'abord fondé sur la fierté, la dignité et l'identité nationale, mais aussi sur d'évidentes considérations économiques.

D'autant plus que, parti de la marginalité en 1969, notre idéal a récolté déjà 40 % des voix en 1980 et 50 % au référendum de 1995 «volé» par le manque d'éthique fédéral, dont les preuves sont accablantes. Les sondages mettent la souveraineté plus haute aujourd'hui que dix mois avant le référendum de 1995!

Soulignons que cet idéal incontournable n'est ni de droite ni de gauche: il est en avant. Avec nos moyens provinciaux, nous avons construit une des trente premières économies du monde quant à la création de la richesse et en avance sur bien d'autres quant à sa répartition. Nos syndicats, nos entrepreneurs, nos coopératives et évidemment notre État national pourront faire encore bien mieux quand nous serons libres. Les fédéralistes qui, de façon absurde, utilisent nos succès pour défendre le statu quo sont dans la position de parents qui diraient à leur enfant: «Tu as déjà ton bac, pourquoi vouloir un doctorat?»

Le Canada est un pays démocratique et sert d'abord la nation majoritaire. Si nous étions indépendants, il est évident que nous ne serions pas hors de Kyoto, mais très probablement hors de l'Afghanistan. Notre chef d'État est la reine d'Angleterre, d'une façon de plus en plus visible. À Ottawa, il y a quatre Québécois sur quarante ministres. Je pourrais ajouter une liste sans fin des ravages économiques que nous a fait subir le fédéral. Le plus récent: il achète pour trente milliards de dollars de navires de guerre et aucun de nos chantiers maritimes n'est retenu.

La péréquation est une fumisterie et Ottawa nous coûte beaucoup plus cher qu'il nous rapporte. Il faut remplacer la fausse charité par la vraie justice et «une province pauvre» par un pays riche. George Washington a fait l'indépendance des États-Unis en répétant There is no gifts between nations. Cette vérité n'a jamais cessé d'être d'actualité et doit nous inspirer.

On voit bien que la détresse actuelle de notre parti ne peut donc se résumer à une seule question de leadership. Mais les personnes qui le dirigent actuellement ont un devoir crucial et impérieux: mettre l'intérêt national avant toute forme d'ambitions personnelles. Qui est le mieux placé pour nous conduire rapidement au pouvoir, étape essentielle vers l'indépendance? Cette réflexion s'impose aussi à tous les militants qui doivent faire preuve de lucidité, de solidarité et d'unité pour renforcer notre option.

Je milite depuis quarante ans dans ce parti, et le fais encore. Il fut et est toujours un formidable instrument de progrès national. Pourvu qu'il soit bien orienté et bien dirigé. La sagesse est de le sauver dans l'unité, plutôt que chercher de lentes et incertaines alternatives. Ces recherches sont honorables, mais elles doivent s'effectuer dans un esprit de solidarité et d'efficacité.

Je suis bien placé, avec la trajectoire qui est la mienne, pour dire aux personnes concernées qu'elles doivent penser à la patrie avant tout. Chevalier de Lorimier, à la veille de sa mort injuste et héroïque, pensait-il à ses intérêts personnels quand il a dit: «Vive la liberté! Vive l'indépendance!»? L'heure du réveil a sonné.

***

Bernard Landry, Ex-premier ministre péquiste du Québec - Verchères, le 21 janvier 2012
 
 
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  • GLabelle
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 02h40
    gouvernance souverainiste
    C'est le nom de la raison pour laquelle j'ai abandonné le PQ pour Option nationale.

    Option nationale propose le ralliement autour d'une idée commune, l'indépendance. Est-ce clair?

    Pour le PQ, de toute évidence, non.

    La balle est dans leur camp. Quand il y aura une réelle politique d'union des idées et un front commun pour la cause qui nous lie... le débat sera possible.
    Mais ça impliquerait un rebranding du parti et le partage du pouvoir. Et pas sûr que madame Marois soit prête à cela.

    Malheureusement, mon cher M. Landry, malheureusement...

  • mthibodeau
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 02h44
    Libérons-nous de tout ça
    Tant de mots et aucune nouvelle pensée. Quelle bonne représentation des deux décennies passées. Il y une fois, les aînés de notre société profitaient de leur sagesse en investissant dans la postérité. Aujourd'hui nous n'héritons de nos vieux politiciens que de la démagogie vide et retrograde. Ils refusent de mettre fin à leur psychodrame particulier, et surtout (parce qu'il est leur meilleur atout) d'en parler. La guerre est finie! Depuis des années! Personne n'a gagné! Personne n'a jamais pu! Mais quoi, c'est tant mieux ainsi.

  • Marcel Bernier
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 04h17
    Un indépendantiste de droite...
    Vous avez droit à vos convictions, mais je me demande ce que vous faisiez lorsque le programme de madame Marois a été entériné : pourquoi n'avoir pas fait valoir vos arguments à votre cheffe (vous êtes bien membre du parti, à ce que je sache) au moment des débats à ce sujet. N'oublions pas qu'il vous aurait fallu emporter l'adhésion d'autres membres pour faire adopter votre position.
    La gouvernance souverainiste, tel que l'entend madame Marois, est social-démocrate, ce qui n'est pas votre tasse de thé. Et c'est très bien comme ça. Il reste qu'il vous faut accepter le verdict de la majorité.
    Je remarque qu'il y a un point aveugle concernant votre jugement relatif à Harper et le parti conservateur : nous sommes en présence de fondamentalistes chrétiens et de créationnistes. Et les Québécois, Québécoises ont voté majoritairement pour le NPD pour faire savoir haut et fort qu'ils et elles n'acceptaient une telle gouvernance.
    Pas un mot, non plus, sur les doléances des syndicalistes!
    Là, il y aurait lieu de prendre parti.
    Quant à l'indépendance, elle est en bonne main avec l'Option nationale, qui sert de fer de lance et nous inspire pour continuer à aller de l'avant. Aussant, le patriote de l'année!

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 05h19
    Bien dit
    Depuis des mois et des mois, les militants de la base rejettent la gouvernance souverainiste.
    Les députés et les candidats à l'Assemblée nationale, plutôt que de rapporter ces attentes des membres à la direction, tentaient plutôt de convertir les membres à la gouvernance souverainiste. Sous la gouverne de Mme Marois, un fossé qui s'élargit de plus en plus s'est créé entre les membres et la direction. Le lien de confiance qui doit unir la base et son chef s'est brisé.
    C'est pourquoi, pour vraiment se renouveler et galvaniser les forces de sa base militante, le PQ doit faire deux choses:
    La première:
    ---La mise au rancart de l'étapisme
    La deuxième:
    ---Un nouveau chef car Mme Marois, même suite à une conversion tardive à une nouvelle approche, ne serait pas crédible.
    Si le PQ se débarrasse de son étapisme pour adopter une démarche plus simple et plus directe vers l'indépendance, comme prônée par l'Option Nationale et s'il permet à ses membres, et même à tous les citoyens qui le veulent bien, de se donner un nouveau chef, une alliance ou coalition avec QS devient possiblement inutile et même non souhaitable.
    Le PQ avait aussi un joueur de haut calibre. Jean-Martin Aussant. Jean Martin Aussant est de loin celui qui exprime le mieux pourquoi la souveraineté est utile et nécessaire.
    Il faut le rapatrier.
    Autrement, ce sera l'Option Nationale qui deviendra la seule réponse possible.

  • Caroline Moreno
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 06h05
    LE QUÉBEC EST UN PAYS !
    Le Québec est souverain. Il n'a, de plus, jamais signé la Constitution canadienne. Il ne manque que la volonté de déclarer son indépendance et de passer à une nouvelle étape de son Histoire.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 06h20
    Comme de raison...
    Comme tous les chefs de Partis, Bernard Landry soutient que c'était mieux avant qu'il ne quitte et qu'il a laissé un héritage que ses successeurs ne savent pas reconnaître. Avez vous bien compris, qu'en 2005 le PQ était plus proche du Pouvoir avec Bernard Landry qu'il ne l'est aujourd'hui avec Pauline Marois.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 06h45
    Pour être utile...
    Si Bernard Landry voulait aider Pauline Marois à répondre aux questions de Jacques Parizeau, ses contributions seraient beaucoup plus utiles. Genre: Un Québec éventuellement indépendant voudrait-il avoir une armée; voudrait-il avoir des postes frontières pour controler son immigration; voudtait-il demander la permission d'utiliser le dollar canadien? si oui, quelles seraient les conséquences? etc...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 24 janvier 2012 07h35
    Le troisième chant d'un coq
    L'important de ce message n'est pas tellement le contenu, c'est: J'ai dit.
    Tout au long de cette lecture, je voyais un coq au plumage défraîchi qui s'égosille sur le champ de bataille d'un bateau piraté, déboussolé.
    Mutinerie!
    À l'assaut de la chef!

    Celle-ci, sur le pont supérieur, tient toujours la gouverne contre les vents contraires, elle se démène pour garder le cap et contenir avec sa garde rapprochée les mutins furieux.
    Ces derniers ont appelé le spectre de Lévesque à la rescousse.
    -Regardez, il avait des couilles et c'était le meilleur!

    Tout cela se passe à la télévision et le public ahuri ne sait pas trop s'il doit rire ou pleurer.

  • Ginette Boily
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 07h58
    Un autre coup de grisou contre Marois.
    Ça mène à quoi votre discours M. Landry. Quel est son but? Ma réponse: votre lettre, en ignorant Madame Marois, n'est qu'un autre coup de grisou contre elle. Mais qu'espérez-vous? Que l'on fasse l'indépendance du Québec en passant notre temps à décapuchonner le chef en place? Vous les anciens, seriez-vous tous atteint d'amnésie?

  • Brian Carey
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 07h58
    Un oubli, Mr. Landry
    L'éternelle difficulté à diriger ce parti. N'avez-vous plus souvenance de votre démission fracassante?

  • Peter Kavanagh
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h22
    Cher M. Landry
    Considerant que vous étiez chef du parti Québecois quand le parti était a 47% des intentions de vote et la souverraineté a 54% en 2005, mais que vous avez démissioné sous prétexte que 76% d'appui au parti n'était pas assez, vous etes plutot mal placé pour dire au autres quoi faire. Si, on lieu de lancer l'éponge (absolument sans raison) vous aviez continuer, on en serait probablement pas la. Je trouve incroyable cette maine des anciens chefs du PQ qui n'ont pas réussi ce qu'ils voulait faire la morale aux autres. Vous avez voulu prendre votre retraite, et bien, taisez-vous.

  • François Desjardins
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h27
    Sagesse requise non acquise
    Monsieur Landry,

    Il y a une turbulence non réglée au PQ, une manière de sagesse non acquise...

    C'est à croire que le mélange un peu impossible MSA RN et RIN qui date de la fondation du parti fait encore des ravages en 2012...

    Parenthèse:en 2012 , c'est François Legault qui est en train de construire le salmigondis! Deltell, Roy et Rebello dans le même chaudron ça risque de faire un drôle de ragoût...

    Et en ce qui concerne cette sagesse non acquise, il n'y a pas eu que les divisions entre membres, les «loose canon» ,les contestations du chef: deux chefs, vous-même et monsieur Parizeau ont quitté sur ce que je juge des coups de tête, cela sans s'accorder un temps de réflexion dont ils auraient pu disposer pourtant... sans semble-t-il comprendre que la population avait encore besoin d'eux...!

    Il y a une turbulence non réglée au PQ, une manière de sagesse non acquise ai-je dit : comment avoir le goût de confier la création d'un nouveau pays à des agités de la sorte?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 24 janvier 2012 08h29
    Tout à fait d'accord avec la plupart des propos de Landry...
    Il n'y a qu'un hic, pourquoi les chefs péquistes n'ont-ils jamais fait, lors ou entre les référendums, la démonstration du coût faramineux de notre dépendance? Particulièrement Parizeau, un économiste? Parce que le Québécois ne comprennent rien aux finances?

    Aujourd'hui, seul J.-M. Aussant tient ce discours, mais il parle pour ainsi dire dans le beurre: il n'a rien d'un chef (avoue lui-même l'être pratiquement par inadvertance) et s'en prend au médias. C'est à lui d'aller vers les médias et pas à ceux ci de lui courrir après, car il est un inconnu. Il semble imaginer qu'on en est encore à l'ère des réunions de cuisine, vaguement élargies.

    Un hic ou deux. Il m'apparaît fallacieux de mettre les démissions de Lapointe, Beauoin, Curzy et Aussant sur le dos de la gouvernance souverainiste. Celle-ci n'a pas de sens, c'est la promesse de cinq années de chicanes, mais... Je trouve aussi étrange cet appui indirect de Landry à Marois. Bien sûr cet entourloupette peut s'expliquer par le retrait de Duceppe de la politique, car bien qu'il prétende n'avoir rien changer à son texte, je ne peux y croire.

    Les états généraux de l'indépendance, dont le mouvement semble avoir si peur, serait-il la solution, Duceppe apparemment rayé de la carte? Une alliance entre Curzy et Aussant, avec... une meilleurs distribution des rôles, disons, pourrait en être une autre, car ce que je retiens surtout des propos de Landry c'est «la patrie avant le parti». Notre vielle cadillac nous a peut-être bien servi mais lorsqu'elle est sur le point de rendre l'âme... D'ailleurs Curzy est bien discret ces temps ci, après sa vibrante diatribe lors de cet événement politique qui, le 9 décembre à Montréal, devait lancer Option nationale. Le discours souverainiste doit changer, dit-on: Aussant nous en offe un totalement plausible, novateur et intéressant. Il ne lui manque qu'un porte-voix... collectif ou individuel.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h33
    Besu projet mais...
    L'objectif de M. René Lévesque était la souveraineté-association, pas la simple souveraineté, synonyme de séparation, qui est l'objectif actuel du PQ, depuis que ce parti a abandonné l'association dans son projet constitutionnel, ce qui fait problème vu que 88 % de Québécois ne veulent pas sortir complètement du Canada : 60 % de fédéralistes veulent rester dans le Canada et 67 % de ceux qui se déclarent souverainistes, veulent, quand même, selon M. Jean-Marc Léger, le sondeur, rester dans le Canada.

    Fait que, le problème n'est pas le chef ni le discours, c'est l'option séparation, même si le discours voudrait que le Québec s’ouvrire au monde...au complet.

    Le RIN de M. Bourgault n'allait pas chercher plus de 8 % dans les années 60 sans l'idée d'association économique de M. Lévesque.

  • Nimporte quoi
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h35
    La subtile vacuité!
    Bonjour.

    Ce subtil conseil vous auriez pu le dire à Pauline dans le creux de l'oreille, comme toute cette lamentable histoire. M Marois qui va devoir vivre avec les conséquences effectivement beaucoup plus précaires qu'en 2005! Et s'il y avait un candidat d'Option Nationale chez moi! Il n’y a rien de catastrophique là-dedans.

    Quant à moi justement, simple citoyen du « No man's land » appelé le Statu quo fédéraliste, ça confirme, à la lumière de votre intervention, que le PQ a des problèmes de communication et de leadership depuis un sacré bout de temps. Ses problèmes sont en train de miner la cause par la bande! Voilà la catastrophe!

    Malgré tout le respect, est-ce votre opinion ou celle à hauteur d'un de vos conseillés M Landry? Pression? C’est à Ottawa la pression, manifestez votre indignation, sur le journalisme par exemple. Quant au PQ, laissez le respirer comme bon lui semble, on se chargera de lui!

    Le bateau n'est pas en train de couler, il a perdu le cap. Mais le courant continue lui, à vous de vous brancher et d'acheter le bon billet!

    (évité de personnaliser... pouaf!)

    Merci.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h36
    Je pense que Landry n'a pas compris (1)
    J'ai comme l' impression que Bernard Landry, comme bien d'autres, n'a pas fait l'effort d'essayer de comprendre en quoi ça consisterait une «gouvernance souverainiste».

    Il continue de penser en technocrate, ce qu'il est surtout et il ne semble avoir compris qu'on puisse penser autrement.

    Je ne suis pas convaincu à 100% d'avoir raison mais je soupçonne que ce n'est pas complètement faux ce que je vais essayer d'expliquer.

    Bernard Landry écrit qu'« On ne peut pas faire comme si on était souverain quand on est une simple province, ni agir comme si on était aux Nations unies quand on siège tout bêtement au Conseil de la fédération. Une telle doctrine envoie le message que si l'on peut agir en État souverain sans l'être, la souveraineté n'est donc pas indispensable.»

    On voit bien le technocrate là.

    A mon avis ce que voudrait dire une «gouvernance souverainiste» ce serait de gouverner en étant souverain dans sa tête d'abord, ce qui veut dire qu'il s'agirait de gouverner d' un point de vue de souverainiste.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 08h37
    En effet la
    démission fracassante de Monsieur Landry lors d'un vote de confiance à 76%...nous laisse perplexe devant le prêchi-prêcha de sa lettre...

    Monsieur a été blessé profondément car il aurait voulu avoir 80%
    son ÉGO a été plus fort que le BIEN DE LA NATION....

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h38
    Je pense que Landry n'a pas compris (2)
    Etre souverainiste, pour moi, c'est d'abord ne plus se concevoir comme un Canadien français mais comme un Québécois dès maintenant.

    On peut être pleinement Québécois dès maintenant et on peut et on devrait se comporter en Québécois dès maintenant. On peut l'être dans sa tête avant de l'être officiellement.

    Pour les technocrates à la Bernard Landry, on dirait que ce ne sera qu'au moment où le Québec sera officiellement politiquement indépendant qu'on sera véritablement Québécois.

    Etre Québécois dans sa tête, c'est ne plus se considérer comme faisant partie d'une minorité parmi d'autres mais comme faisant partie d' un peuple qui aspire à sa liberté.

    A mon avis, madame Marois et le Parti québécois actuel veulent mettre le cap sur l'indépendace, comme dit le souhaiter Landry, mais dans tous les domaines et non pas seulement dans le domaine constitutionnel.

    Madame Marois, si je l'ai bien comprise, essaye de convaincre tous les Québécois que ce sont eux tous qui peuvent et qui devraient se sentir souverainistes dans leur tête et qui devraient l'être dans leur façon d'agir et dans leur façon de penser et dans leur façon de voir les choses.

    C'est que la souveraineté n'est pas qu'un changement de structure. Pour que ce changement de structure ou de statut se réalise, il faut au préalable que le plus grand nombre possible de citoyens du Québec se perçoivent autrement .

    La souveraineté ça doit être l'affaire du plus grand nombre et même de tous si possible et non pas uniquement l' affaire de quelques dirigeants à qui on donnerait un mandat de modifier les structures.

    Il faut en discuter, c'est fondamental.

  • François Dugal
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 08h51
    Le gérant d'estrade
    C'est trop facile de faire le gérant d'estrade.

  • Airdutemps
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 09h06
    La gouvernance...
    M. Landry, ainsi que tous les démissionnaires et autres transfuges, où étiez-vous lorsqu'on a discuté de la gouvernance souverainiste ? Si vous n'étiez pas d'accord, pourquoi n'avez-vous fait valoir votre point de vue ?

  • Robert Bernier
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 09h13
    Après moi, le déluge!
    Much ado about nothing! Tant de pré-marketing pour si peu.

    Et la gouvernance souverainiste serait même responsable de la défaite du Bloc le 2 mai. Il eût fallu au moins essayer d'établir le lien de cause à effet. C'est cette mésinterprétation des résultats du 2 mai qui a fait aussi fuir les rats du navire péquiste. Ils ont cru que la même chose allait leur arriver. Or, ils aiment bien leur job. Leur débandade fait alors office de prophétie auto-réalisante. Quelle stupidité!

    Et madame Marois serait coupable de la météo aussi, j'imagine?

    Robert Bernier
    Mirabel

  • Pierre Cadieu
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h36
    Monsieur Cannibale brasse la soupe
    Voilà, tout un sophisme : la défaite du Bloc serait imputable au projet de gouvernance souverainiste. La vérité c'est que Gilles Duceppe menait jusqu'au soir où il a dit : avec le Bloc à Ottawa et le PQ à Québec, tout redevient possible ! Deux jours plus tard, il se pavanait avec Pariseau et à la fin de la semaine Larose venait vomir sur Jack Layton. Les jeux étaient alors faits!
    Bien que la souveraineté-association soit à long terme le destin ultime du Québec; en pleine crise économique mondiale , peu de gens sensés croient que ce soit le bon moment !
    Monsieur Landry, j'ai beaucoup d,admiration pour le travail que vous avez fait pour le Québec, mais vous vieillissez mal. Votre aveuglement idéologique et votre incapacité à la réserve finissent à la longue par décevoir. L'appellation de belle-mère ne devient alors qu'un pâle euphémisme. Sortez voir le vrai monde et mettre un peu d'eau dans votre vin, cela pourrait peut-être aider le parti de tous les québécois et non uniquement celui d'un petit groupuscule d'intégristes.

  • Notsag
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 09h39
    Tout un appui pour l'ON!
    Cela ne pourrait pas être plus clair. Le véritable véhicule pour réaliser la souveraineté n'est plus le PQ, mais bien l'ON.

    Si le PQ cherche des alliances, c'est du côté de l'ON, plutôt que de QS qu'il faut regarder.

    Qu'attendent les ex-députés bloquistes pour se joindre en masse à l'ON? Qu'attend Curzi et Beaudoin pour se brancher? Lorsque ces forces arriveront, on verra l'ON décoller dans les sondages. Et si M. Duceppe se joint à la parade, les partisans actuels de la stratégie du PQ devront se remettre en question.

    Même si l'ON ne prend pas le pouvoir aux prochaines élections, cela aura le mérite de donner l'heure juste sur l'état réel de l'idée souverainiste au Québec. pour paraphrase le poulain de Gesca, "On verra bien!".

  • Bernard Morin
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 09h42
    Étrange!
    Il est pour le moins étrange de voir tout le battage médiatique qui a entouré la publication de cette "lettre" de monsieur Landry lorsque nous découvrons son contenu. Il y avait beaucoup de "spin doctors" chez dans les sales de rédaction ces derniers jours et cela est encore plus étrange Ce sont des propos clairs, cohérents et respectueux des règles du débat démocratique mais qui n'apportent rien de neuf dans le débat tout en y contribuant sainement et positivement.
    Toutefois, en rétrospective, son texte éclaire encore un peu mieux l'erreur qu'il a commise en démissionnant prématurément comme chef du Parti québécois contribuant ainsi à l'avènement de la gouvernance souverainiste qu'il dénonce aujourd'hui.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 09h48
    La patrie d'abord
    Entièrement d'accord avec M.Landry au sujet de la gouvernance provinciale dont nous n'avons rien à cirer si nous sommes résolument pour une gouvernance d'un vrai pays, indépendant et libre de ses choix.

    Oui à la patrie avant les partis et les intérêts individuels.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 09h51
    Question liminaire
    Encore faudrait-il savoir ce que véhicule aujourd'hui le concept d'indépendance, avant de mettre le cap dessus. Les vieux grognards marmonnent les paroles de Césaire, Fanon, Senghor et y croient comme on croyait à l'Immaculée Conception. Mais les nouvelles générations, qui lisent Malouf, Taylor, ou, s'ils se fichent des livres, passent par Bruxelles, Shanghai ou Helsinki, qu'attendent ils d'un Québec indépendant? Un solide fonds de retraite, moins de gouvernement et un système de santé efficace, sans oublier des enseignants motivés. Les paliers de gouvernement, cela ne les excite pas beaucoup. Vous devriez, Monsieur Landry, recommander à vos successeurs de faire leur révolution tranquille, comme vous le fîtes si bien en votre temps.

  • ph9a
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 10h09
    la patrie avant les intérëts personnels
    Comment osez-vous dire cela de Pauline Marois alors que vous-mëme avez quitté le navire par simple orgueil?vous avez raison quand vous énumérerz les injustices qui sont faites par Ottawa envers le Quebec surtout depuis l'avènement d'un gouvernement majoritaire mais quand souligne t-on ces injustices? Pourquoi les décrocheurs du PQ n'ont -ils jamais dénonçcé ces injustices au lieu de démissionner r? Pour ma part je ne crois pas que la population soit intéressée à entendre parler d'indépendance et de référendum ,Je serais curieuse de savoir à quel sondage vous faites référence pour affirmer que plus de 50% des sondés la favorisent en ce moment.Pauline Marois a raison de vouloir un bon gouvernement avant de parler d'indépendance .C'est précisément ce qui fait le succès de Legault.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h18
    L'ambiguité du PQ
    L’ambiguité que l’on trouve dans le PQ remonte à ses origines mêmes. je sais. J’y étais.
    Les Joron, Parizeau, Brière étaient pour l’indépendance.
    Les Lévesque, Bédard, Boivin étaient pour la souveraineté-association. Aujourd’hui les Bouchard, Marois,Boisclair appartiennent à cette deuxième mouvance.
    C’est une approche qui a fait son temps et qui ne peut mener nulle part car le fédéral a bien l’intention de ne plus rien céder au Québec…à moins d’y être vraiment forcé.
    Possiblement que l’avènement d’un parti franchement indépendantiste pourrait servir de détonateur.
    Le PQ doit se débarrasser de son étapisme pour adopter une démarche plus simple et plus directe vers l’indépendance, comme prônée par l’Option Nationale et permettre à ses membres, et même à tous les citoyens qui le veulent bien, de se donner un nouveau chef.
    Et il faudrait peut-être se rappeler ces mots de René Lévesque prononcés peu avant sa mort : "À bien y penser, c'est Parizeau qui avait raison."

  • Placide Couture
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h41
    Je ne voterai pas pour Pauline Marois.
    Bravo M.Landry, en plein dans le mille. Vous exprimez parfaitement mon malaise. À voir l'aveuglement de Pauline Marois et de quelques députés qui s'accrochent à leur poste , je suis de plus en plus convaincu de ne pas voter pour cette gouvernance souverainiste aux prochaines élections.J'attends l'indépendance du Québec depuis 50 ans, je vais attendre encore un peu plus un leader qui mettra sa patrie avant son parti et son parti avant sa personne. Je n'ai plus confiance dans Pauline ni dans son parti pour faire la souveraineté du Québec. Vous avez quitté trop tôt. Vous auriez pu permettre d'être fiers d'être québécois.

  • Carl Poirier
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 10h50
    L'indépendance, notre coffre à outils pour régler nos autres problèmes
    J'y crois et je l'ai fait ! J'ai quitté la ville en 2004, lâché une GROSSE JOB PAYANTE, pour tout risquer et acheter une petite terre, pour devenir un pauvre agriculteur bio, afin d'offrir une forme de souveraineté alimentaire à mes partenaires.
    J'ai risqué, j'ai osé. En terme de liquidité, d'argent sonnant disponible dans mes poches, je n'ai jamais été aussi pauvre de toute ma vie.
    Mais le projet que je suis en train de réaliser, et le leg que je fais à ma succession, sans oublier mon implication "alimentaire" pour mes concitoyens...
    C'est peu être boiteux comme allusion, mais j'ai pris action concrètement et je témoigne de mon implication sociale au quotidien. C'est avec des gens comme moi que la souveraineté du Québec se fera. Il y en a trop qui ne font que chiâler et qui se réfugie derrière leur job et leur confort, sans être réellement prêt à faire les sacrifices qui s'imposent. Merci Bernard pour avoir donné ton avis.

  • Yvon Sylva Aubé
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 10h52
    «Pendant c'temps là grand-père court après la bonne...» J.Brel
    Pendant ce temps-là les ennemis »cachés» du peuple québécois se tordent de rire, satisfaits de leur résultat : diviser pour mieux régner.
    « Maman, il y a des traîtres en la demeure...»

  • Gilles Théberge
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h06
    Où est l'ennemi
    Un de mes amis a déjà été chef de Cabinet d'un ministre à l'époque de René Lévesque.

    Il me disait souvent que quand tu es dans le PQ, il ne faut pas que tu cherche tes adversaires à l'extérieur. Il faut plutôt que tu sois très attentif à ce qui se passe, directement autour de toi.

    Monsieur Landry en fait une fois de plus une démonstration éclatante.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 11h36
    Et il voudrait quoi, Landry?
    Une gouvernance fédéraliste, peut-être?
    Au lieu de taper sur madame Marois ou sur le PQ, pourquoi tous ces adversaires internes ne tapent-ils pas sur Legault, Charest ou Harper? Pourquoi n'expliquent-ils aux fédéralistes à quel point la situation actuelle est un cul-de-sac? Vous savez, aux yeux du monde, nous sommes Canadiens, de ce pays qui a renié Kyoto, qui exploitent les sables bitumineux du Canada (c'est seulement ici qu'on précise où au Canada).
    Ce n'est pas en tapant sur madame Marois qu'on va les convaincre de voter sur le PQ. Or, le PQ au pouvoir, c'est la seule manière de faire l'indépendance.

  • Réal Rodrigue
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h03
    La gouvernance souverainiste:une notion ambiguë
    Selon M.Lapointe, la gouvernance souverainiste ne pose pas problème, ça veut simplement dire gouverner d'un point de vue souverainiste. Qu'est-ce que cela veut dire, sinon disposer de tous les pouvoirs d'un État souverain ? Suffit-il d'être souverain dans sa tête pour que la souveraineté se fasse comme par magie ? Suffit-il d'imaginer qu'on est déjà souverain pour le devenir ?

    M.Landry souhaite que le PQ mette résolument le cap sur l'indépendance. Ce qui suppose que Mme Marois s'en abstient, ou ne désire pas donner ce coup de barre. J'ignore ce qui se concocte actuellement au sein du caucus, mais il me paraît clair en effet que les forces vives doivent oeuvrer dans le sens de l'indépendance. Les désaffections de M.Curcy, Aussant, etc... témoignent certainement d'un malaise, tout comme la sortie de M.Drainville et aujourd'hui la lettre de M.Landry. Qu'est-ce qui est en crise au sein du PQ ? Ne serait-ce pas la démocratie ? On aura peaufiner un beau programme à présenter lors des prochaines élections, cela suffira-t-il à convaincre les électeurs à voter pour le PQ ?

    Comme M.Fernand Dumont le montrait dans Raisons communes, nous avons besoin d'une communauté politique qui défende et promeuve la langue française et la culture qui en est inséparable, c'est entendu. Le projet d'indépendance vaut toujours et plus que jamais, et j'y souscris en ayant confiance que les Québécois feront un bon usage dans l'avenir des pouvoirs inhérents à tout État souverain. Cela me semble d'autant plus urgent que nous assistons à la naissance de nouvelles féodalités, lesquelles enfreignent les droits de l'homme et asservissent les pays les plus pauvres au moyen de la dette et de la faim.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h07
    @ Sylvain Auclair
    Quand un chef de parti, Mme Marois en l'occurrence, n'obtient l'approbation que de 11% de l'électorat, le pouvoir est inatteignable.
    Et c'est tout le parti qui écope.
    Dans le passé. le PLQ lui-même a eu des chefs de haut calibre, comme Georges-Émile Lapalme, Claude Ryan. Mais, comme Mme, ils étaient boudés par la population.
    M. Landry a raison. Le pays avant le parti; le parti avant le chef.

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 12h47
    Mettre le cap sur l'indépendance... il était ou le cap?
    Une belle lettre que celle de monsieur Landry, mais que s'est-il passé après le référendum de 95? Si ma mémoire est bonne le cap a été très changeant? D'abord l'économie, ensuite les conditions gagnantes, ensuite... jusqu'à la bonne gouvernance.

    J'aimerais mieux que monsieur Landry dise, faisons l'indépendance, ça c'est une action concrète, ce n'est pas un voeu pieux. Non, on revient à la case départ, avant le référendum de 1995. On demande à la timonerie de revoir au goût du jour un tas d'études et de rapports sur la pertinence, la faisabilité et la nécessité de l'indépendance du Québec. Il est où le cap pendant ce temps? Qui le garde?

    Et on recommence la ronde.

    Des élections référendaires jusqu'à ce que nous fassions ce Pays, ça c'est un cap.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 13h20
    Raisonnement tordu
    Monsieur Bousquet écrit : « Le RIN de M. Bourgault n'allait pas chercher plus de 8 % dans les années 60 sans l'idée d'association économique de M. Lévesque. » Bien oui, le mouvement indépendantiste était à ses premiers balbutiements. En 1910, personne ne pensait à faire l'indépendance politique du Québec. Ça n'enlève rien à la valeur de cette cause.
    Roland Berger

  • Jean Tremble
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 13h30
    Quelle perte de temps, depuis l'élection de 1976
    En songeant aux tergiversations du couple Lévesque-Morin, je pense que la droite qui, dès 1976, avaient réussi à noyauter le PQ n'avaient jamais en l'intention de sortir unilatéralement le Québec de la Confédération canadienne.

    Autrement dit, ce parti-là a consacré ses efforts à mettre aux pas les éléments progressifs du PQ, menant en bateau du même coup les véritables indépendantistes.

  • Notsag
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 13h43
    Preuve que Bourgault avait raison, et que la stratégie de l'ON est la meilleure
    @Sylvain Auclair:
    "Or, le PQ au pouvoir, c'est la seule manière de faire l'indépendance."

    Le PQ a déjà été au pouvoir. Il fut même un foutu de bon gouvernement. Toutefois, nous sommes toujours une province.

    Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné? Quel ingrédient manquait-il à la recette?

  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    mardi 24 janvier 2012 13h50
    Merci M. Landry... vous avez trouvé les mots pour nous dire en avant tous !
    Maintenant M. Landry promettez-moi que vous allez téléphoner à M. Duceppe. Nous sommes près pour l'indépendance. Nous savons suffisament ce qui se passe avec Ottawa pour comprendre que nous sommes pris dans son carcan et qu'il faut en sortir. Si Charest vient nous déblatérer encore des niaiseries pour démolir l'avenir du Québec, nous le retournerons à Ottawa.
    En avant tous... les choses vont se régler au PQ... je vous fais confiance M. Landry. Ceux qui n'ont pas le gène de l'optimiste... prière de vous taire.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 14h18
    On dirait qu'on a peur...
    ...de parler de l'indépendance. On préfère tirer sur le messager, ou croire qu'il suffit de promettre un référendum pour que l'indépendance arrive comme par magie. Madame Marois manque sans doute de leardership, mais avant les démissions de ces derniers mois, le PQ menait dans les sondages. L'idée de l'indépendance est-elle mieux servie par la fragmentation actuelle? Sûrement pas. C'est monsieur Desmarais qui doit rire dans sa barbe.

    Au lieu d'attaquer madame Marois, attaquons donc monsieur Charest et consorts. Sinon, on risque de le reporter au pouvoir, par défaut. C'est ça, la réalité politique.

  • Marthe Pouliot Duval
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 14h44
    Cap sur le départ!!!
    «Comme je l'ai souvent dit: «la patrie avant le parti et le parti avant les ambitions personnelles.»
    Lequel de ces choix avez-vous fait monsieur Landry, en claquant la porte en 2005, au moment où «le parti était à 47% dans les sondages et la souveraineté à 54% ? Si près du but, avez-vous eu peur? Dormiez-vous? On pourrait le croire...
    Cessez de venir brouiller les pistes, il est trop tard,. L'HEURE DU DÉPART A SONNÉ!

  • P. T.Simard
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 15h33
    Voir plus loin que le bout de son île...
    Bonjour,

    Merci M. Landry de mettre les choses en contexte, selon votre point de vue.

    J'étais en âge de voter à la fin du siècle dernier, après le dernier référendum ainsi je peine à comprendre et à éduquer mon propre point de vue, à clarifier mon propos. On n'en parle pas beaucoup non plus à la maison, c'est ce qui fait que je ne sais pas, plus, peut être pas du tout ce que tous les autres en pensent. Ce que je vois; certains voudraient réformer le système, d'autres non. J'ai quelques difficultés à comprendre pourquoi le débat en avantages et en inconvénients n'est peine plus étoffé; il se vit un genre de guerre sémantique ici, M. Landry, qui disserte sur la députation représentant l'État, et n'intervient qu'indirectement sur le fond des débats; sur la culture politique telle que nous la subissons.

    Si je puis me le permettre, je suis aussi fortement turlupiné par les substantifs suivants: "État, Province, Fédération, République, Nation française, anglo-saxonne et autochtones sur le territoire de l'État québécois". Ils me turlupinent ces substantifs, parce que je ne sais plus de quelle manière les ordonner; "Séparation de l'État d'avec la Fédération mais pas des Nations sur le territoire", ou encore "Réforme de la Fédération sur la gestion du territoires par les Nations en libérant les Provinces", ou encore, "République démocratique et dissolution de la monarchie constitutionnelle".... Visiblement j'espère, mon message vous apparaîtra confus. Qu'est-ce que la souveraineté ?

    Je commence à percevoir le concept; "s'unir pour la Cause, prendre le pouvoir, réformer, débattre sous un nouveau jour les projets de sociétés". Mais justement, s'unir avec qui sur le "terrain" ? Aussi, qu'est-ce que l'on doit réformer, pourquoi doit-on le réformer et comment pouvons-nous le réformer ? Naïvement, mais quand même, c'est quoi la "Cause", pour "qu'on fasse simples de même" ? si vous me permettez l'expression, M. Landry.

  • François Ricard
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 16h32
    @PT Simard
    Allez faire un tour sur:
    www.optionnationale.org

    C"est un peu, et même beaucoup à cela, que réfère M. Landry.

  • Stephane Levasseur
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 16h33
    Merci Monsieur Landry...
    ...de recentrer le débat politique sur les idées et non sur les personnes ou autres faits divers.

    Maintenant, si on parle de votre idée d'indépendance, je ne suis pas d'accord car...

    Stephane Levasseur

  • Pie Leclerc
    Inscrit
    mardi 24 janvier 2012 17h32
    Tasse-toi mononc: Option nationale s'en vient
    Le commentaire de Monsieur Landry résonne comme un parfait écho de ce que dit Jean-Martin Aussant depuis la fondation d'Option nationale, l'automne dernier. Le flou de la gouvernance souverainiste à laquelle s'accroche Mme Marois est à la racine des problèmes qui affligent le PQ et, par ricochet, cause du tort au mouvement indépendantiste national. Il faut un but et un message clair.

    Je ne pense pas que le PQ a un avenir en ne faisant plus cap sur l'indépendance. J'espère que le prochain congrès de fondation d'Option nationale, qui verra affluer des forces neuves et déterminées à parler ouvertement de souveraineté aux Québécoisa, forcera le PQ à se regarder dans le miroir pour constater qu'il vieillit très mal. Tasse-toi mononc !

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 17h49
    On a tous hâte
    Entendu et vu à l'émission de Mongrain d'aujourd'hui:

    "Je suis même prêt jusqu'à aller distribuer des pamphlets pro-souverainnistes dans St-Henri"

    M. Landry, si c'est vrai ce que vous affirmez, comme vous êtes un "grand démocrate", ne vous gênez surtout pas. Que vos propos d'aujourd'hui soient bientôt suivis de l'action promise devant les téléspectateurs de LCN pour
    pouvoir aider davantage Mme Marois. Quelle jolie et agréable façon de participer, activement, au rassemblement de tous les souverainnistes?

  • Nicole-Patricia Roy
    Abonnée
    mardi 24 janvier 2012 18h01
    Que c'est pathétique!
    @ France Marcotte
    Vous avez bien raison, il s'agit du troisième chant d'un coq! Que c'est pathétique toutes ces sorties publiques de souverainistes qui se pensent indispensables et qui se répandent dans les médias pour nous faire part de leur inquiétude face à la souveraineté mais qui, dans le fond, visent le Parti québécois et sa chef. Surtout de la part de Bernard Landry qui se permet des leçons de gouvernance alors que le parti qu'il a dirigé a entériné le programme de gouvernance souverainiste lors de son dernier congrès. J'en conclus que celui-ci n'est pas vraiment un démocrate et qu'il devrait se taire, il a eu sa chance et il est passé à côté, il n'a pu amener les Québécois vers la souveraineté, alors qu'il laisse Pauline Marois essayer à son tour. Il ne reste plus qu'à attendre que l'autre coq se fasse entendre pour ajouter au pathétique.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 20h55
    Les bons amis souverainistes
    Je suis estomaqué par la profondeur insondable de l'orgueuil et de la mesquinerie de Bernard Landry. On voit un homme qui a gouverné une province avec gentillesse, pendant de nombreuses années qui refuse maintenant que Pauline Marois tente de faire la même chose que lui, et probablement mieux...

  • parade21
    Abonné
    mardi 24 janvier 2012 23h56
    Un seul objectif. L'indépendance
    M. Landry, vous avez raison. Seule l’indépendance pourra nous donner le pouvoir de nous faire respecter. Les autres combats, tout en étant légitimes, sont secondaires. Se battre pour faire respecter la langue française, c’est bien. Mais c’est un combat perdu d’avance si nous ne faisons pas l’indépendance. L’histoire du Québec depuis le 15 novembre 1976 a prouvé une chose. Le rapport de force du Québec au sein du Canada est à notre désavantage. Le cas de la langue officielle du Québec en est la preuve. Nos lois linguistiques ont été bafouées par le Canada anglais et son bras judiciaire, la Cour suprême. Je suis rempli d’admiration pour les gens qui se battent pour cette langue, mais ils font fausse route. Le combat que nous devons livrer maintenant est celui de l’indépendance du Québec. Il faut se donner les pleins pouvoirs de nous définir collectivement. Tout le reste n’est qu’indignation. Un feu de paille quoi. La lutte pour la libération nationale est un acte politique révolutionnaire qui vise à transformer notre réalité politique et culturelle. Le combat linguistique a été un prélude à notre prise de conscience politique. Reprendre cette lutte est un constat d’échec. C’est un retour en arrière. Il faut aller de l’avant, aller au bout de notre aventure politique et faire l’indépendance. Toutes autres démarches ou luttes sectorielles, comme celle de la gouvernance souverainiste ou le combat pour la langue, c’est faire du surplace. Ça n’avance à rien. C’est comme marcher sur un tapis roulant. On dépense de l’énergie, on s’agite, mais ça ne mène nulle part. Cap sur l’indépendance.

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