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La porte de sortie

Manon Cornellier   23 janvier 2012  Québec
L'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe a été rattrapé en fin de semaine par une histoire mineure, mais potentiellement embarrassante. La Presse a révélé que l'ancien directeur général du Bloc québécois, Gilbert Gardner, avait été payé pendant plusieurs années à même le budget du bureau parlementaire du chef bloquiste. Un geste tout à fait légal, a répondu M. Duceppe pour s'expliquer.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    23 janvier 2012 06 h 02
    Coïncidence.
    La nouvelle a frappé comme une balle de fusil, au moment même où M. Duceppe lorgnait avec indécence du côté de la chefferie du PQ. Épris de droit et de justice,un tireur d'élite attendait ce moment pour neutraliser un adversaire potentiellement dangereux.Comme le souligne Y.B.,la mauvaise utilisation de fonds parlementaires, c'est sérieux. Il ne faut surtout pas essayer de chercher le commanditaire d'une manoeuvre aussi assassine, personne ne le trouvera. Officiellement, c'est une pure coïncidence. La vengeance est un plat qui se mange froid et de ce côté-là, les tireurs d'élite en provenance la capitale fédérale sont légion.Mais il s'agit peut-être aussi de légitime défense préventive organisée depuis la capitale provinciale. Faute de pouvoir y voir clair,on peut seulement nous demander à qui le crime peut profiter.
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  • François Ricard - Abonné
    23 janvier 2012 06 h 04
    Madame Marois
    La crise couve depuis des mois, depuis l'insistance de Mme Marois de garder le cap sur la gouvernance souverainiste.
    Il y a deux choses qui peuvent vraiment renouveler le PQ pour galvaniser sa base militante:
    La première:
    ---La mise au rancart de l'étapisme
    La deuxième:
    ---Un nouveau chef car Mme Marois, même suite à une conversion tardive à une nouvelle approche, ne serait pas crédible.
    Si le PQ se débarrasse de son étapisme pour adopter une démarche plus simple et plus directe vers l'indépendance, comme prônée par l'Option Nationale et s'il permet à ses membres, et même à tous les citoyens qui le veulent bien, de se donner un nouveau chef, une alliance ou coalition avec QS devient possiblement inutile et même non souhaitable
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  • Nasboum - Abonné
    23 janvier 2012 06 h 11
    hmmmm....
    J'ai l'impression qu'il était presque heureux de voir cette tuile lui tomber sur la tête. Ce sera la deuxième fois qu'il se désisterait de prendre la tête du Parti Québécois. Et dire qu'il y en a encore au PQ qui insistent pour qu'il en devienne le chef!
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  • Jean Lapointe - Abonné
    23 janvier 2012 09 h 00
    Qui a raison?
    Vous écrivez que « à quelques jours du conseil national, les porte-voix du SPQ libre, Marc Laviolette et Pierre Dubuc, se sont chargés de demander ouvertement le départ de Mme Marois, pendant que M. Duceppe, lui, faisait comprendre qu'il était disponible pour prendre la relève, mais ne jouerait pas les Brutus.»

    Votre collègue Antoine Robitaille, de son côté, a écrit que « Attaqué sur sa gestion des fonds publics du temps où il était à Ottawa, Gilles Duceppe a choisi hier de renoncer à prendre la tête du Parti québécois.»

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/340885/du

    Qui a raison? Antoine Robitaille ou Manon Cornellier?

    Comme personne ne le sait de façon certaine, sauf l'individu concerné , moi je suis porté à penser que c'est Manon Cornellier qui a raison.

    Ne faut-il pas être prudent et ne pas conclure trop vite quand on n'est pas en mesure de le faire?

    Je peux me tromper mais moi je pense que Gilles Duceppe, pour lequel j'ai beaucoup de respect, a voulu faire savoir qu'il était disponible pour prendre la relève au besoin.

    On ne peut que s'en réjouir. Je ne suis pas sûr qu' il ait fait un bon choix en disant qu' il allait se consacrer uniquement à défendre son intégrité.

    Il devrait il me semble se joindre au Parti québécois à un titre ou à un autre, mais pas comme chef, s'il tient toujours à ce point à ce que le Québec devienne souverain.

    Il pourrait y être très utile j'en suis sûr.

    Il ne faut pas laisser nos adversaires prendre le dessus.
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  • dsoleil - Abonné
    23 janvier 2012 10 h 44
    M. Duceppe
    On peut voir ça autrement.
    Peut-être que M. Duceppe est fragilisé et moins combatif depuis le 2 mai et cette histoire qui sort à ce moment-ci est vraiment trop pour lui et il craint de devoir faire face à d'autres immenses déceptions.
    Je suis peut-être dans le champ, mais j'ai comme une empathie pour lui.
    O. Lessard
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  • Lagace Jean - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 19
    Une juste épitaphe
    Duceppe perçu comme un homme fort ? Oui sur un terrain où il n'y avait rien à gagner. Mais quand ça chauffe, alors...
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  • parade21 - Abonné
    23 janvier 2012 19 h 19
    Faute de témoins et de faits, imaginons la scène
    Le Canada est un pays. Personne ne remet cela en question. Puis, un mouvement, au début bruyant, remet en question son appartenance à ce pays. Le mouvement grandit, se consolide. Il atteint presque son objectif en 1995. Le mouvement va même jusqu’à installer au centre politique décisionnel de ce pays, des députés favorables à l’indépendance. Les élus de ce pays, le Canada, colonisés du Québec compris, sont aux abois. Ce Bloc québécois qui siège maintenant au côté des fiers Canadiens. Et en plus, ils font une sacrée bonne job. Le chef nationaliste, dit-on, est autoritaire. Mais a-t-il le choix? Il doit être plus blanc que blanc. Une unité spéciale (politique fiction) a été créée pour surveiller de près ce parti, et particulièrement son chef, qui veut briser ce si beau pays. Mais le maître attend le jour où il pourra sortir une carte, en apparence faible, pour casser les reins de ce sujet qui a des volontés de briser ses chaînes. Et ce jour arrive quand les événements donnent à cette carte, depuis longtemps enfouie dans la manche d’un manteau usé, une valeur supérieure à ce qu’elle ne vaut en réalité. Et il se peut même qu’un des amis de ce chef, qui veut un pays pour son peuple, ait rappelé l’existence de cette carte au maître des lieux. Celui-ci ne s’en souvenait même plus.

    Morale de l’histoire? Il ya toujours un Père Ovide, pour ceux et celles qui se souviennent de la série Séraphin, pour montrer Gilles, Alexis, Duceppe sous son plus mauvais jour. Il y ainsi des caractères types qui traversent les âges et les époques.
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