Sommet de Davos - Québec se met en mode séduction
Jean Charest et Sam Hamad croient pouvoir attirer de nouveaux investisseurs malgré le ralentissement mondial
Le gouvernement québécois veut profiter de sa présence au sommet économique de Davos, qui s'ouvre mercredi, pour attirer de nouveaux investissements alors que le ralentissement mondial semble rattraper la province.
Encore une fois cette année, le premier ministre Jean Charest sera le seul premier ministre provincial à se déplacer dans la station des Alpes suisses. «Quand vous êtes là, dans la "game", sur la patinoire, c'est sûr que vous avez plus de chances de "scorer" que si vous êtes un spectateur au loin. Quand vous regardez le match à la télé, tout ce que vous pouvez faire, c'est commenter», illustre le ministre du Développement économique, Sam Hamad, qui dirige une mission dans la région du golfe Persique jusqu'à mercredi avant de se rendre à Davos.
Là-bas, M. Hamad prévoit s'entretenir avec une vingtaine de représentants de multinationales qui songent à investir au Québec. Dans plusieurs cas, M. Charest et le président d'Investissement Québec, Jacques Daoust, participeront aux rencontres.
Des rendez-vous semblables tenus lors des précédentes éditions du sommet de Davos ont conduit par la suite à d'importantes annonces d'investissements au Québec, notamment dans le secteur des mines et métaux. Mais en raison de l'incertitude économique mondiale, les États se livrent une concurrence toujours plus vive à ce chapitre.
«Les pays qui disent avoir une politique de droite sont aussi énergiques que ceux qui ont une politique de gauche. Face à ça, il faut qu'on soit plus démonstratifs de nos forces», constate M. Hamad. «Mais il n'y a pas juste l'offre [de subventions] qui compte, ajoute-t-il. Il y a d'autres choses aussi: la main-d'oeuvre, l'énergie, le positionnement stratégique... On essaie de vendre plusieurs éléments.»
La détérioration de l'économie accentue la pression sur le gouvernement. Le chômage a grimpé en flèche au cours des dernier mois, passant de 7,7 % en octobre à 8,7 % en décembre.
Forte présence québécoise
Les grandes entreprises québécoises seront également bien représentées à Davos. Bombardier dépêchera pas moins de cinq de ses dirigeants, dont son grand patron Pierre Beaudoin. Les chefs de la direction de Desjardins, Monique Leroux, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, et de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, seront également présents, tout comme l'entrepreneur Charles Sirois, aujourd'hui président du conseil d'administration de la Banque CIBC.
Le gouvernement fédéral ne veut pas être en reste. Le premier ministre Stephen Harper en sera à sa deuxième participation au sommet de Davos et y prononcera un discours jeudi soir. Il sera accompagné de trois ministres: Jim Flaherty (Finances), John Baird (Affaires étrangères) et Ed Fast (Commerce international). Quant au gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, il prendra la parole lors de deux panels.
Pas moins de 2600 dirigeants économiques, politiques et associatifs prendront part à la 42e édition du sommet. Près de 40 chefs de gouvernement y seront, dont la chancelière allemande Angela Merkel, qui ouvrira officiellement l'événement.
Encore une fois cette année, le premier ministre Jean Charest sera le seul premier ministre provincial à se déplacer dans la station des Alpes suisses. «Quand vous êtes là, dans la "game", sur la patinoire, c'est sûr que vous avez plus de chances de "scorer" que si vous êtes un spectateur au loin. Quand vous regardez le match à la télé, tout ce que vous pouvez faire, c'est commenter», illustre le ministre du Développement économique, Sam Hamad, qui dirige une mission dans la région du golfe Persique jusqu'à mercredi avant de se rendre à Davos.
Là-bas, M. Hamad prévoit s'entretenir avec une vingtaine de représentants de multinationales qui songent à investir au Québec. Dans plusieurs cas, M. Charest et le président d'Investissement Québec, Jacques Daoust, participeront aux rencontres.
Des rendez-vous semblables tenus lors des précédentes éditions du sommet de Davos ont conduit par la suite à d'importantes annonces d'investissements au Québec, notamment dans le secteur des mines et métaux. Mais en raison de l'incertitude économique mondiale, les États se livrent une concurrence toujours plus vive à ce chapitre.
«Les pays qui disent avoir une politique de droite sont aussi énergiques que ceux qui ont une politique de gauche. Face à ça, il faut qu'on soit plus démonstratifs de nos forces», constate M. Hamad. «Mais il n'y a pas juste l'offre [de subventions] qui compte, ajoute-t-il. Il y a d'autres choses aussi: la main-d'oeuvre, l'énergie, le positionnement stratégique... On essaie de vendre plusieurs éléments.»
La détérioration de l'économie accentue la pression sur le gouvernement. Le chômage a grimpé en flèche au cours des dernier mois, passant de 7,7 % en octobre à 8,7 % en décembre.
Forte présence québécoise
Les grandes entreprises québécoises seront également bien représentées à Davos. Bombardier dépêchera pas moins de cinq de ses dirigeants, dont son grand patron Pierre Beaudoin. Les chefs de la direction de Desjardins, Monique Leroux, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, et de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, seront également présents, tout comme l'entrepreneur Charles Sirois, aujourd'hui président du conseil d'administration de la Banque CIBC.
Le gouvernement fédéral ne veut pas être en reste. Le premier ministre Stephen Harper en sera à sa deuxième participation au sommet de Davos et y prononcera un discours jeudi soir. Il sera accompagné de trois ministres: Jim Flaherty (Finances), John Baird (Affaires étrangères) et Ed Fast (Commerce international). Quant au gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, il prendra la parole lors de deux panels.
Pas moins de 2600 dirigeants économiques, politiques et associatifs prendront part à la 42e édition du sommet. Près de 40 chefs de gouvernement y seront, dont la chancelière allemande Angela Merkel, qui ouvrira officiellement l'événement.
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