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Mise à mort

Denise Bombardier   21 janvier 2012  Québec
Rien n'est plus mouvant, plus insidieux, plus volatil que les votes de confiance en politique. Madame Pauline Marois se souvient-elle encore de la journée où elle a reçu cet appui quasi unanime, 93 % des voix, de son parti lors du dernier congrès du PQ en avril dernier? Depuis, elle n'a cessé d'être pilonnée, bombardée, piégée, agressée, trahie et déconsidérée, avant tout par les péquistes.

À quelques jours d'un conseil national, il n'est plus invraisemblable de croire qu'elle pourrait tirer sa révérence sous les vivats retenus de ses anciens amis, certains honteux et culpabilisés d'avoir réussi le sale boulot. Car c'est toujours un sale boulot que de se débarrasser d'un chef qu'on a déjà plébiscité, à qui l'on a reconnu des qualités, qu'on a défendu devant les adversaires, qu'on a admiré ou prétendu le faire.

L'acharnement que les péquistes déploient, encore une fois, pour démolir leur chef dépasse désormais les lois implacables de la politique. Les Québécois sont les spectateurs ahuris d'une vendetta qui a peu à voir avec les divergences légitimes au sein d'un parti et la remise en cause du leadership dans les moments difficiles. Pour reprendre une image évangélique, on veut que Pauline Marois boive le calice jusqu'à la lie.

Elle est devenue, en un sens, le bouc émissaire des échecs référendaires, des échecs de ses prédécesseurs qui ont perdu le pouvoir, mais aussi de la désaffection progressive de l'électorat par rapport à la souveraineté. Comment Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois battu à plate couture lors des dernières élections fédérales, peut-il revêtir aux yeux de souverainistes aveuglés ou négationnistes les habits d'un sauveur? Comment des leaders en herbe peuvent-ils répandre leur neurasthénie toute baudelairienne sur la place publique en renouvelant du même souffle leur appui à la chef sans tenir compte des dommages collatéraux qu'ils font subir à leur parti exsangue? Comment des figures marquantes du parti peuvent-elles envisager un retour au bercail contre la tête du chef sans plonger un électorat déjà sceptique, voire cynique, dans un désabusement irréversible?

Tous les chefs charismatiques du PQ n'ont pas réussi à mener à bien leur objectif de souveraineté. Tous ont subi les critiques parfois vitrioliques de leurs partisans. Tous sont partis dans des circonstances dramatiques, René Lévesque usé et perturbé, Lucien Bouchard habité par la colère et dégoûté de la politique, Jacques Parizeau blessé à mort, drapé dans sa superbe, et Bernard Landry emporté par un coup de grisou inexplicable. Mais aucun n'a subi les outrages dont on accable Pauline Marois. Et c'est bien là le mystère.

Posons l'hypothèse que la chef du PQ ait tous les défauts qu'on lui attribue, ce avec quoi nous divergeons, cela va sans dire. Qu'elle soit trop ambitieuse, trop peu souverainiste, qu'elle oscille au gré des pressions, que son jugement politique soit aléatoire, qu'elle ait la poigne autoritaire, que sa vision sociale soit indigente, qu'elle manque de la testostérone qui permet d'éviter des coups fourrés des adversaires, que son intelligence soit déficiente, bref que tout ce que ses frères ennemis lui reprochent soit plausible, la haine qu'elle suscite demeure inexplicable. En fait, à travers sa personne, n'est-ce pas le désespoir des péquistes qui est projeté?

Car en dépit de tous les discours officiels, de tous les enthousiasmes de circonstance, les péquistes ne sont pas des gens heureux. Le peuple dont ils souhaitent l'émancipation par la souveraineté, mot qu'ils ont dû substituer à celui d'indépendance jugé trop explicite, ce peuple ne répond plus à leurs desiderata. Incompris, douloureux, frustrés qu'ils sont, la chef actuelle leur sert de défouloir. Et peu leur importe, à l'évidence, que cette militante de plusieurs décennies soit blessée. Rien ne lui est épargné.

La semaine prochaine, lors du conseil national, Pauline Marois pourrait être tentée d'exiger un nouveau vote de confiance tant sa détermination à ce jour de demeurer en poste semble marmoréenne. Mais faut-il rappeler que le taux, outrancier rétrospectivement, de 93 % d'appui n'a pas traversé l'été? Et qu'il arrive au cours de la vie politique que la notion de devoir, si chère à ses yeux et sur laquelle elle s'appuie pour rester, ne peut résister au principe de réalité? Or, c'est tout le cérémonial de sa mise à mort qui est en place, avec ses célébrants, ses aficionados, ses pleureuses officielles, ses renégats et ses partisans sincèrement éplorés.

Pour avoir résisté à ce jour à toutes ces attaques à l'intérieur du PQ comme dans les médias, Pauline Marois commande le respect. De plus, elle fait éclater le stéréotype féminin. Sur le plan personnel, une majorité de Québécois se nourriraient d'antidépresseurs et autres calmants et s'enfermeraient à double tour pour fuir ces attaques permanentes qui n'épargnent pas sa personne. Cette femme dans la tourmente démontre une force de caractère sans commune mesure avec celle de nombreux prétendants au leadership passés et éventuels. On hésite avant de s'avancer sur le terrain glissant de son sexe. Concédons qu'il y a des façons différentes de mettre à mort un homme ou une femme politiques. Dans ce dernier cas, la cruauté se double de la rectitude politique et de la démesure.
 
 
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  • JCP - Inscrit
    21 janvier 2012 00 h 28
    Pourquoi ?
    La vraie question que personne ne pose.
    Pourquoi Pauline Marois ne passe pas dans la population ?
    C'est parce que pour la jeune génération elle représente la bourgeoise qu'ils honnissent tant. Point à la ligne.


    JCP
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 janvier 2012 05 h 30
    Le dilemme
    Que j'aimerais être écrivain pour dire en alexandrins ce dilemme que vivent certains péquistes sincères:

    Proposer sans faiblesse l'option qui a nourri l'idéal de tellement de citoyens et risquer de demeurer dans une Opposition politique épuisante ou chercher à prendre le Pouvoir pour rêver encore un peu à cet idéal, mais en le remettant si loin dans le temps qu'il risque de disparaitre.

    Pour les autres, ambitieux et aveuglés volontaire, il n'y a pas grand chose à dire.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 janvier 2012 05 h 55
    Bernard Drainville se reconnaît-il?
    "Comment des leaders en herbe peuvent-ils répandre leur neurasthénie toute baudelairienne sur la place publique en renouvelant du même souffle leur appui à la chef sans tenir compte des dommages collatéraux qu'ils font subir à leur parti exsangue? "
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  • Denis Beaulé - Abonné
    21 janvier 2012 06 h 06
    Les femmes rendent stupides les hommes, c'est maintenant redémontré
    Tout le monde aura vu, n'est-ce pas, cette récente dépêche à la faveur de laquelle on apprenait que des chercheurs ont découvert qu'en présence de jolies femmes le jugement de la gent masculine se voit objectivement et indiscutablement altéré. Eh bien, comme on peut le voir et revoir jusqu'à plus soif ces temps-ci, il ne serait pas nécessaire qu'elles soient jolies, les femmes, pour altérer le jugement (masculin). Il suffirait qu'elles soient femmes. Sans plus. Car il faut avoir le jugement vachement altéré, à la vue d'une leader féminine, pour imaginer qu'un gars venant de manger LA Raclée que l'on sait, qui de surcroît a déjà dû capituler face elle, et qui, lui, enfin, contrairement à cette dernière, n'a aucune expérience de gouvernement, pourrait faire mieux que celle-ci.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    21 janvier 2012 06 h 08
    «Les Québécois n'aiment pas les gens hautains»


    Je suis en politique depuis près de 15 ans, et je pourrais discourir longuement sur l'ensemble des positions politiques de Pauline Marois pour expliquer cette hargne généralisée à son endroit ; comme cette «gouvernance souverainiste» qui évite encore une fois la nécessité de l'indépendance claire et nette. Ou son non respect des décisions démocratiques de son Congrès. Ou encore son appui à la loi 204, prête à bafouer les droits fondamentaux des citoyens pour une patinoire..

    Mais, je crois qu'une des particularités des Québécois, c'est qu'ils n'aiment pas les gens hautains. - René Lévesque l'avait très bien compris, et c'est malheureusement, ce que Pauline Marois, volontairement ou pas, dégage à mon avis.

    Quand on sait à quel point les racines du peuple Québécois sont profondément ancrée dans la pauvreté et la misère, cette image hautaine déconnectée de la réalité des difficultés les gens ordinaires ajoutée au profil d'une multimillionnaire...

    Il y a vraiment de quoi nuire à sa popularité.

    Les Québécois ne s'y reconnaissent tout simplement pas.

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal


    - Prière au Devoir de publier ce corrigé et de retirer mon premier envoi.

    .
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  • rene lefebvre - Inscrit
    21 janvier 2012 06 h 39
    Bon courage Madame Marois!
    Quel rituel bizarre au PQ qui consiste à passer le chef au vote de confiance malgré ce 93% de soutient obtenu par Mme Marois en avril 2011. Quant à M. Bernard Landry, il avait quitté ses fonction de chef du PQ malgré 76% de soutient de la part des "millitants". Devant ce masochisme et ses actes d'automutilation provenant de l'aile syndicale péquiste (SPQ libre, lire les grandes gueules du PQ) il n'est pas étonnant que les appuis de la population envers ce parti baissent continuellement à la vitesse grand V, à un point tel que ce parti risque de disparaître au prochain scrutin selon l'enseignement tiré de l'affaissement du Bloc sous la gouverne de M. Duceppe. En effet, qui veut voter pour un parti dont l'autorité du chef est remise en question à tout moment, non seulement par certains de ses élus au caucus, mais aussi par des non-élus tels les Laviolette, défait dans la circonscription de Beauharnois sous la bannière du parti communiste et qui parle comme si le PQ est son propre parti, le parti des "travailleurs". La langue de bois syndicale, on en a marre et il est plus que temps que le lobby syndicale soit séparé du PQ, surtout avec les scandales des comptes de dépenses des dirigeants syndicaux et de leurs relations proches de la mafia. Le PQ n'est pas une centrale syndicale et Mme Marois fait bien de prendre ses distances du SPQ libre et de ses "millitants".

    M. Duceppe a coulé avec son Bloc aux élections fédérales, et Mme Marois ne doit pas lui laisser saborder aveuglément le bateau péquiste. Le SPQ libre n'est pas aussi libre que son nom l'indique, il représente des intérêts particuliers et Mme Marois ne doit pas laisser sa place à M. Duceppe sous la pressions et les coups bas de ces "militants" qui voient en M. Duceppe le sauveur et non le fossoyeur du PQ. M. Duceppe doit être bon perdant et ne pas écouter la voix des sirènes du SPQ libre. Bon courage Mme Marois!

    Joseph Louis
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  • martin dubois - Abonné
    21 janvier 2012 07 h 21
    Texte lumineux
    Je ne peux que vous rendre hommage, madame Bombardier, pour ce texte criant de vérité, qui pose un regard d'une justesse inouïe sur ce que traverse Pauline Marois. À travers vos mots, je prends conscience non seulement de la persistance de cette femme, mais aussi de sa droiture et de son audace, que je ne percevais pas autant chez-elle avant de vous lire. Pour ma part, Pauline Marois est vraiment la dernière chance du Parti Québécois et du mouvement souverainiste.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    21 janvier 2012 07 h 35
    Une désespérance de péquistes.
    Bonjour,

    Mais là, les enfants, ça va faire ! Allez vous coucher. Ce que cette honnête mère de famille, mère de quatre enfants, soit Madame Pauline Marois put quelques fois sermonner la marmaille pour que ceux ci obtempèrent et aillent vite se coucher, étant devenus insupportables. Madame Pauline Marois jouissant de sa retraite en 2007 lorsque la très grande majorité des péquistes en pleurs, braillant comme des veaux du printemps lui demandèrent de venir à leur secours. Madame Pauline Marois ne savait pas alors, ses enfants bien élevés, qu'elle aurait à materner en plus sa famille politique en plus de subir de sinistres Nuits des Longs Couteaux tous les jours par la suite avec sa famille politique d'adolescents attardés et surtout mal élevés. Tout un job de bras à faire pour cette femme avec de la pogne et du torque dans les bras, hérité d'un père garagiste.

    En effet, la désespérance de nos amis les péquistes atteint son paroxysme. Beaucoup d'entre eux, soient les péquistes de mauvaise volonté sont devenus des péquistes de grand chemin, errant sans la boussolle d'un quelconque Sauveur Suprême. Et pourtant, Monsieur Gilles Duceppe erre dans les parages, voulant se refaire si possible une < BEAUTÉ > suite à sa fulgurante débandade du 2 de Mai, une dégelée cinglante pour ce famélique et gringalet personnage.

    En outre, pour comprendre toute la fureur nationaliste, cette hargne se projetant sur la cheffe actuelle, le zèle a s'acharner sur elle provint de profondes frustrations.

    De plus, quelle aporie, quel paradoxe de voir les ouailles péquistes solliciter comme Sauveur Suprême l'ancien bras droit de Monsieur Lucien Bouchard, son dauphin, son fils spirituel et béni OUI OUI de toujours ? Mais sacrebleu ? Monsieur Lucien Bouchard, lucide comme il est aurait il choisi comme BRAS DROIT un homme de gauche ? Poser la question, c'est d'y répondre, morbleu ! Libre échangiste comme fut Monsieur Gilles Duceppe, coudon ?
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  • Erwan Basque - Inscrit
    21 janvier 2012 08 h 00
    Une désespérance de péquistes ( suite ).
    Finalement, cette désespérance mal assumée, ce désespoir de déconvenue nationale de péquistes frustrés au trognon se tournent vers Madame Pauline Marois en guise de défoulement collectif pour que l'honnête dame soit le bouc émissaire pour se défouler, se libérer le patriote intérieur fulminant.

    En conclusion, en regardant par la fenêtre de la raison, cette situation est bien facile à expliquer, Monsieur Gilles Duceppe servit astucieusement le Fédéralisme Canadien à Ottawa en servant d'amortisseur des rêves brisés de nos amis les nationalistes québécois depuis la cinglante défaite référendaire. Faute d'avoir gagné le Gros Lot de la Loterie de 1995, le Bloc Québécois servait de PRIX COCO pour se purger de l'amère défaite en étant un palliatif. Le Bloc Québécois, devenu un petit Morceau de Bloc sur la Coline est maintenant surveillé par quatre DÉPITÉS qui essaient vaille que vaille de garder le fort, par craintes d'invasion barbares.

    Et pourtant ! Avant le 2 de Mai 2011, Monsieur Gilles Duceppe en tant que soporifique puissant permit aux nationalistes québécois frustrés de tant de défaites de mettre un BAUME sur leurs plaies vives, ce qui permettait aux péquistes de canaliser leur rage sourde sans avoir trop de débordements affectifs pour aller faire des mauvais coups dans l'Agora. Monsieur Gilles Duceppe comme soporifique permit en plus d'avoir servi d'amortisseur de faire passer doucereusement bien des nationalistes québécois dans le confort douillet et ouaté de la Fédération Canadienne en anesthésiant les nationalistes là où ça fait mal, en se voulant à Ottawa un défouloir permettant de petites victoires morales avec une cinquantaine de députés, le PRIX COCO quoi ? Et maintenant, privé d'un défouloir sur la Colline d'Ottawa, les péquistes ont tout le loisir de frapper à bras raccourcis sur Madame Pauline Marois car pas de Gros Lot à l'horizon et même plus de PRIX COCO à Ottawa.... Merci beaucoup, Erwan
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  • Gilles Néron - Abonné
    21 janvier 2012 08 h 00
    Un trou d'un coup!
    Excellente mise au point, Mme Bombardier.
    Je n'ai pas toujours été d'accord avec vos envolées, mais cette fois-ci j'entérine tout ce que vous avez écrit.

    De plus, cela devait être dit juste avant la lettre de Landry qui ne peut qu'ajouter aux manoeuvres des comploteurs. Il est vrai qu'ils sont nombreux, y compris la direction du journal dans lequel parait votre chronique.
    Gilles Néron
    Québec
    Abonné
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  • Nunu - Inscrite
    21 janvier 2012 08 h 35
    Bravo,
    Que vous avez raison.J'espère que Bernard Landry va vous lire,Merci.
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  • Airdutemps - Inscrite
    21 janvier 2012 08 h 36
    La gauche...du PQ
    Si elle résiste, madame Marois sera la première chef du PQ à ne pas quitter ou à se faire mettre dehors par la faction de gauche du PQ.

    À mon avis, madame Marois a le défaut de ne pas être marxiste-léniniste...

    J'espère qu'elle continuera à résister.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    21 janvier 2012 08 h 41
    Très bonne analyse.
    Mme Bombardier. Vous avez fait le tour de la question en touchant tous les points essentiels.
    Même si je ne suis pas souverainiste, je trouve ça dégueulasse, le traitement qu'on fait à Mme Marois.

    Et ça veut faire un pays????
    Mon oeil! Votre affaire n'est paa crédible, chers péquistes.
    Le projet est légitime mais depuis les débuts il a été mal parti.
    On ne fait pas un pays avec des gens désunis, en conflits perpétuels, des gens préoccupés de leur "petite persotnne"
    plus que de la NATION.

    Le P.Q. agonise lentement..il faudrait être naïf, crédule, et rêver en couleurs pour prétendre bâtir un pays avec des démolisseurs,
    des manipulateurs et des fourbes...
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    21 janvier 2012 08 h 46
    «mais aussi de la désaffection progressive de l'électorat par rapport à la souveraineté»
    FAux. La souveraineté est à 43% et le PQ à 25%!

    Bravo quand même pour la synthèse de tous ses défauts:
    «Qu'elle soit trop ambitieuse, trop peu souverainiste, qu'elle oscille au gré des pressions, que son jugement politique soit aléatoire, qu'elle ait la poigne autoritaire, que sa vision sociale soit indigente, qu'elle manque de la testostérone qui permet d'éviter des coups fourrés des adversaires, que son intelligence soit déficiente»

    FAUT KA PARTE!
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  • marie t. - Inscrit
    21 janvier 2012 08 h 47
    ADMIRATION
    Je ne suis pas indépendantiste, (souverainniste). Je dois avouer que j'ai une grande adminiration pour cette femme. Elle subit le même sort que tous les autres chefs.Cependant je me pose une question. Est-elle plus résistante parce qu'elle même a déjà poussé un de ses chefs dehors?

    Le parti Québécois pour lequel j'ai déjà voté sous René Lévesque est composé de gens de toutes allégances qui n'en finissent plus de s'autodétruire. Aurons nous le même scénario avec la CAQ?
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  • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 00
    Lâcher prise
    Je ne suis membre d'aucun parti politique, mais je suis l'activité politique québécoise, canadienne et mondiale depuis 50 ans. On me dira sans doute que je ne suis pas réaliste quant au commentaire qui suit, mais le voici quand même.

    J'aimerais référer au principe de Peter comme quoi l'être humain en milieu de travail tend à gravir l'échelle pour atteindre son niveau d'incompétence. Je crois que cette théorie s'applique à la personne de Madame Marois.

    Au cours de sa carrière politique à la tête de divers ministères, elle a démontré de grandes qualités. Dans le contexte actuel, elle révèle une persévérance et une résilience peu commune qui suscite mon admiration.

    Mais depuis qu'elle est à la tête du Parti Québécois, je constate qu'elle n'est tout simplement pas à la hauteur de la tâche titanesque visant à faire l'unité de ce parti et qu'elle n'est pas inspirante, ni ne suscite l'enthousiasme auprès de la population pour éventuellement diriger le pays.

    Alors pourquoi ne céderait-elle pas tout simplement sa place à quelqu'un de plus « compétent » pour le poste? Pourquoi ne réintégrerait-elle pas une équipe au sein de laquelle son point de vue et sa compétence serait mis au service du « bien commun et supérieur de la nation »?

    Évidemment, c'est un scénario très exigeant pour l'égo. Mais la vie ne nous apprend-elle pas qu'il faut, pour notre propre bien, se savoir remplaçable ?

    Ce qui, à un moment donné, est perçu comme un échec peut s'avérer, avec le temps, comme un moment de vérité, un premier pas vers quelque chose de mieux pour soi.

    S'accrocher désespérément à une ambition peut s'avérer plus cruel et souffrant que lâcher prise et passer à la prochaine étape.
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  • Socrate - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 02
    LE VAISSEAU D'OR
    C'était un grand Vaisseau, taillé dans l'or massif.
    Ses mâts touchaient l'azur sur des mers inconnues;
    La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
    S'étalait à sa proue au soleil excessif.

    Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
    Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
    Et le naufrage horrible inclina sa carène
    Aux profondeurs du Gouffre, immuable cerceuil.

    Ce fut un grand Vaisseau d'or, dont les flancs diaphanes
    Révélaient des trésors que les marins profanes,
    Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

    Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
    Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
    Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve.

    Nelligan et contrebasse.
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  • nicole dorion-poussart - Inscrite
    21 janvier 2012 09 h 04
    Le noeud du problème...
    Quel dommage que Pauline ait choisi l’option politique de l’indépendance ! Comme l’explique si bien Bombardier c’est bien là qu’est le noeud du problème.
    Cette femme intelligente, déterminée et qui connaît le Québec mieux que tout autre pour avoir été impliquée dans nombres de dossiers en tant que ministre de la santé, de l’éducation etc ferait une excellent première ministre du Québec dans cette période troublée que nous traversons.
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  • robert barberis - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 04
    machiavélique et pédagogique drainville
    machiavélique et pédagogique Drainville
    Bernard Drainville est le député du comté de Marie-Victorin situé dans Longueuil où j’habite. C’est donc mon député. Ma femme Marcelle Viger et moi finançons le Parti québécois depuis sa fondation en 1968 ; nous faisons partie du club des 400$, nom donné à partir du minimum de don de 400$ par année au Parti québécois. Cela nous vaut des invitations à participer à des activités dans Marie-Victorin qui nous ont donné l’occasion de rencontrer Michel Nadeau anciennement de la Caisse de dépôt et placement, Jean-François Lisée et, c’est sur ce dernier invité que je veux insister, Daniel Breton.
    Daniel Breton est une personnalité marquante. On pourrait l’entendre parler pendant des heures quand il fait l’historique du développement de nos richesses naturelles de Maurice Duplessis à Jean Charest en passant par René Lévesque. Il est convaincu, pertinent et compétent avec son projet de Maître chez nous 21è siècle. C’est une personnalité forte. Et un acquis majeur pour le Parti québécois. Daniel Breton a le sens du timing. Son arrivée au Parti québécois de Pauline Marois arrive à un moment crucial puisqu’il coïncide avec la réponse de Pauline Marois à Gilles Duceppe : je suis là pour rester incluant la prochaine élection. Et sa réponse est appuyée par l’arrivée de Daniel Breton au Parti québécois.
    Cette annonce se fait dans le contexte où Bernard Drainville dans une entrevue au Devoir et dans diverses entrevues télévisées demande de faire l’unité des indépendantistes dont la dispersion pourrait être la cause d’une défaite historique du Parti québécois aux prochaines élections. Parlons concrètement. Bernard Drainville a dit : dans Marie-Victorin dans une lutte à trois comme elle s’annonce, Parti libéral, Parti québécois, parti caquiste, si Québec solidaire obtient entre 5 et 10% du vote, si ce 5 à10% allait au Parti québécois, cela pourrait
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  • alma1940 - Abonné
    21 janvier 2012 09 h 11
    Pauvres québécois !
    Toujours vouloir être différents. Jamais être capable de se rallier pour se gouverner soi-même. L'histoire et le colonialisme à deux mères (La France, et particulièrement l'Angleterre) nous ont rendu peureux et incapables de nous affirmer. Désolant.
    Et nous vivrons encore longtemps dans l'espoir d'un Chef messianique.
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  • tohi1938 - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 16
    Allons, elle ne récolte que ce qu'elle a semé!
    Avec un minimum de mémoire, on ne peut oublier qu'elle a été de tous les mouvements de conspiration contre les chefs qui l'ont précédée.
    De René Lévesque (la lettre des douze) à André Boisclair, en passant par Pierre Marc Johnson et Bernard Landry, elle a toujours fait partie des putsch.
    Quand elle a quitté la politique après l'élection d'André Boisclair, elle a pourtant déclaré que "le cœur n'y était plus", mais le grenouillage a repris de plus belle.
    Sans oublier ses deux échecs majeurs en Santé (virage ambulatoire et délais du CHUM) et en Éducation (la prétendue réforme dont on paiera le prix encore longtemps), son bilan est loin d'être rassurant.
    Évidemment, le cercle rapproché de ses courtisans la soutient, mais il est clair que c'est en attente de faveurs, et c'est bien ce qui explique le fameux 93%, chacun espérant un siège, ou un ministère.
    Alors, et évitons soigneusement la "pente glissante", il n'y a pas plus de cruauté que de démesure devant l'actuelle situation, il n'y a que le retour d'ascenseur.
    Enfin, la ferveur populaire n'étant plus là pour une prochaine élection...
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  • Lorraine Jeanne Couture Lorraine Jeanne Couture - Inscrite
    21 janvier 2012 09 h 42
    Des femmes intelligentes
    Merci Denise. Votre texte est digne d'une anthologie !

    Tous les sans-culottes, adversaires de Pauline Marois, ont peur de scruter les vrais mobiles de leur rejet. Qu’est-ce qui manque à Pauline que Gilles possède ? Un attribut divin, oh pardon, pénien ?

    C’est vrai que madame Marois subit une mise à l’épreuve désastreuse.

    Cette grande dame pourrait se libérer du joug de la politique, d’un coup de corne audacieux suscitant les applaudissements d’une foule vicieuse et ignorante. Beaucoup l’aiment et l’admirent et la remercient pour l’immense œuvre accomplie pour le bien-être du Québec, depuis de nombreuses années.

    Gilles Duceppe, faiseux facétieux d’un pays imaginaire et fantasmé ? Déprimé professionnel, comment pourra-t-il affronter à nouveau les humeurs oscillantes d’un peuple nain ?

    Pauline est une géante !

    Lorraine Couture
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    21 janvier 2012 09 h 48
    Touchant
    Je m'incline devant la profondeur de votre analyse. Bravo.
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 48
    Couenne dure ...
    que cette Madame Marois, on ne peut que lui tirer notre chapeau. On dirait une martyre québécoise lapidée sur l'autel de l'insatisfaction populaire. Les politiciens ont une cote d'admiration du peuple à hauteur de 5%, bien en bas dans l'échelle d'appréciation des métiers. Ils sont les boucs-émissaires de toutes les frustrations, ils évoluent dans un système qui les fait très mal paraître. Le peuple québécois a la mémoire longue, l'épisode des toilettes somptuaires dans une vie d'ancienne ministre et sa résidence royale ont laissé des séquelles dans l'inconscient collectif. Sa dernière bourde fut celle du nouveau Colisée, l'erreur fut faite pour rallier un électorat de Labeaumeville qui faisait cruellement défaut au PQ. L'effet fut contraire et on assista à l'érosion de la députation des forces péquistes. Madame Marois dit qu'elle tiendra le fort coûte que coûte, c'est d'une tristesse mortelle de voir agoniser un machabbée. Madame Marois de grâce quittez avant qu'il ne vous reste que les os. Votre opiniâtreté vous fait ressembler au premier ministre qui s'accroche envers et contre tous. Tant que les forces souverainistes seront divisées le pays s'éloignera, Gilles Duceppe mènera le Québec vers son indépendance laissez-lui la place, votre effort est fait allez prendre de longues vacances vous le méritez bien.
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  • Ginette Boily - Inscrit
    21 janvier 2012 09 h 57
    Du sexisme pur et dur.
    Même s'il n'est pas politiquement correct de le dire, le sexisme est le noeud du problème. Si l'option nationaliste était en cause, les tirs ne viendraient uniquement que des fédéralistes. Pauline Marois est une femme avec une force de caractère qui est vue comme une "effronterie" dans un Québec qui a encore, collé au derrière, des morceaux de curés machistes et indécrottables. Une bonne introspection collective et québécoise est nécessaire.
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  • Goloupin - Inscrit
    21 janvier 2012 10 h 01
    C'est du sport !
    Pour parodier Jean Dion, la situation de Pauline est semblable, depuis le dernier vote de confiance, à celle de Jacques Martin. Et la réaction de la députation à celle des joueurs du Canadien. Au lieu de travailler sur la patinoire pour remporter la victoire, il niaise dans la chambre à parler entre eux et aux journalistes; ils font des déclarations au lieu de faire des passes. Et quand plus rien ne va....c'est la faute de l'entraineur. Pendant ce temps les spectateurs sont toujours aussi nombreux à payer pour voir innocemment ce vil spectacle se dérouler sous leurs yeux en contemplant la bagarre comme le font les collégiens satisfaits de voir le sang gicler pendant une bagarre entre étudiants.

    Pendant ce temps on continue à rêver à la Coupe......!

    Robert Pineault
    Jonquière
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  • Denis Provencher - Inscrit
    21 janvier 2012 10 h 06
    triste
    Mme Bombardier parle des souverainistes aveuglés et nationalistes. Vous n'avez jamais visé aussi juste. Il y a une déconnexion ahurissante chez les plus intégristes des péquistes, ceux de Montréal en particulier et la réalité. Ces têtes dures sont absolument incapables de prendre du recul. excellents dans la critique des autres, nuls dans l'autocritique. Le PQ c'est l'échec du Québec moderne. Il est temps de tourner la page sur ce parti moribond qui ne fait que nuire aux intérêts supérieurs des québécois et qui nous rendent tous encore plus cyniques. le cirque a assez duré.
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  • Democrite101 - Inscrit
    21 janvier 2012 10 h 15
    Madame Marois, une grande dame entourée de crabes


    Femme de grande expérience, féministe. Pour ces deux raisons seulement, il faut voter pour elle.

    Cependant, elle est économiquement plus centre-droit que centre-gauche. Il faudrait le lui rappeler car cette tête forte et belle a des oreilles dures.


    Il n'est pas certain qu'elle sache travailler avec d'aussi fortes têtes que la sienne, d'où les départs de députés et anciens ministres fort expérimentés.

    Je soupçonne de fort relents machistes dans l'électorat qui cherchent à la virer, comme les homophobes ont viré André Boiclair. Ceux-là même qui ont encensé Lucien Bouchard et Jean Charest, deux burettes des 1950s qui ont tourné le dos à la libération culturelle de la Révolution tranquille, mais en douce et sans le dire. Le vieux fonds catho de notre Québec profond nous empeste encore.


    Pesant le tout, et globalement, il faut la soutenir.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
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  • Lavallée,Simon - Abonné
    21 janvier 2012 10 h 18
    Une hypothèse comme ça?
    Tout pays dont le Canada possèdent un service de renseignements secret afin d'assurer la sécurité et la pérennité de l'état.
    Je crois que le contexte politique présent est des plus favorable au mouvement souverainiste et que Mme Marois a de grande chance de réussir la où d'autres ont échoués.
    Sans mettre en cause la loyauté des députés ( excepté: Legeault, Rebello) à la cause souverainiste ce pourrait-il que la garde rapproché de certains députés soient infiltrés par des agents des services secret et qu'il influencent d'une manière ou d'une autre les agissements de ces même députés.
    Avant même l'Indépendance Américaine les rebelles avaient leurs espions qui opéraient à l'intérieur de la société civile.
    Au PQ a-t-on les moyens de démasquer les usurpateurs?
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  • Dmarquis - Abonné
    21 janvier 2012 10 h 29
    Une très bonne synthèse sur cette question de leadership
    Votre commentaire ce matin est limpide, fondé sur une analyse rigoureuse et proposé dans un vocabulaire précis et insisif. Le problème, ce n'est pas madame Marois ... C'est l'option et même pour certains, que c'est une femme, malgré ses compétences, de son équipe et son expérience ...
    Daniel Marquis, Bromont
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  • Mbotemingi - Abonné
    21 janvier 2012 11 h 15
    Dignité
    On la dit hautaine, c'est une femme qui a de la dignité. Il est vrai que les Québécois ont de la difficulté avec une femme digne, une femme de caractère ou un homme de caractère, on le qualifie d'arrogant, d'orgeuilleux, mais c'est que les Québécois ne se reconnaissent que dans les minables, René Lévesque, petit homme à l'air piteux, Jack Layton, cancéreux, voilà ce qu'aiment les Québecois, parce qu'ils se sentent eux-mêmes tout petits. Et si on leut insufflait de la dignité ?

    Allons, de la dignité, de la superbe, soyez fiers de vous Québécois et cessez d'envier les gens qui ont de la classe, du caractère! Un chef est un chef après tout.
    Estelle
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  • mastermind - Inscrit
    21 janvier 2012 11 h 19
    Le déshonneur
    Je ne partage pas l'avis des affidés de madame Marois... Toutefois, très lucidement, j'affirme que personne ici au Québec ne pourrait concourir - présentement et pour longtemps - à la déconsidération qu'elle s'inflige elle-même.
    Le désir morbide de leadership de madame Marois met à jour son manque désolant de sensibilité politique : Subjuguée, elle n'entend qu'elle ! Ce qui démontre qu'elle na pas la capacité de décoder et de prendre en considération les avis de l'électorat, ni de la population en général.
    Les québécois n'ont rien contre les breloques, la fortune, la bourgeoisie d'autrui... ; cependant, d'instinct, ils sont incapables de faire confiance à une personne qui s'enferme, effet de l'aveuglement et de la passion, dans une position politique intenable.

    Si ce n'était pas si triste, si pitoyable, j'oserais dire que c'est vulgaire.

    E. Lebel
    dans
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  • Harvey Solange - Abonné
    21 janvier 2012 11 h 41
    Solange Harvey, abonnée
    Merci madame Bombardier pour cette analyse très juste à mon avis.

    Monsieur Landry devrait prendre bonne note de votre texte avant d'émettre une opinion qui n'est absolument pas nécessaire pour l'avancement de la cause indépendantiste.

    J'admire le courage et la détermination de madame Marois.

    Encore bravo et merci.
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  • Nunu - Inscrite
    21 janvier 2012 12 h 10
    mr d jeep,
    C'est exacrement ce que devrait faire Gilles Duceppe.
    Mme Estelle vous avez tellement raison.Regardez aux Etats-Unis la campagne à la chefferie,plus les candidats sont riche plus ils ont de chance.Bizzare au Québec on les préfère pas riche du tout mais qu'ils s'enrichissent sur le dos de la population ou les ti-amis.Ca c,est d'être de vrais Québécois,pas de quoi être si fière.Esce que les Québécois sont fières???
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    21 janvier 2012 12 h 18
    Pauline
    Si Pauline, une fois élue première ministre, défend le Québec avec autant d'énergie qu'elle défend son leadership, je ne vois personne, parmi les grenouilleurs du PQ, qui lui arrive à la cheville. Le vaniteux Landry ou le changeant Lucien n'ont pas affiché la moitié de son courage. Que l'on soit péquiste ou non, Pauline mérite notre admiration.

    Desrosiers
    Val David
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  • Marcel Lavoie - Inscrit
    21 janvier 2012 12 h 26
    LA FIN D'UN RÊVE!!!
    Excellent texte " topo " sur ce que vie Mme Marois.

    Votre paragraphe relatant la fin d'un rêve pour plusieurs québécois pour avoir leur propre pays explique possiblement leur acharnement à vouloir son exécution
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  • Roland Berger - Abonné
    21 janvier 2012 12 h 36
    Briser le cercle vicieux
    Les colonisés se déchirent entre eux au grand plaisir du colonisateur, et de ceux et celles qui ont pris son parti par intérêt personnel. Leur défi est de cesser le combat, de se lever debout et de dire non à la dépendance politique. Leur défi est de briser le cercle vicieux. Madame Marois portera le prix de leur incapacité à le relever. Les Québécois aiment les messies dont ils ne savent plus que faire une fois leur ferveur estompée. Et les péquistes sont loin d'avoir le monopole de cette attitude de soumission.
    Roland Berger
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  • Jean-Pierre Tremblay - Abonné
    21 janvier 2012 12 h 57
    J'en ai ma claque du charriage éhonté sur Pauline Marois - 1
    Une vraie hystérie auto enflammée dans laquelle le discernement a complètement disparu pour laisser place à un climat du plus vil système de lynchage. À force de toujours déblatérer on en vient à complètement gommé et désinformer sur son travail réussi.

    Concernant la réforme de l'éducation, P. Marois a mené à bien des États généraux où la population a pu participer. J'y ai déposé un mémoire et participé aux consultations et je peux donc témoigner du droit de parole et des suivis respectés. La réforme qui s'est mise en place l'a été par une équipe menée par le président des États généraux. En 2003 les libéraux ont limogé le sous-ministre, le responsable et l'équipe de travail, massacrant ainsi l'expertise et le travail d'évaluation du chemin parcouru ainsi que des ajustements en préparation. Pour se lancer pendant deux ans dans la guerre visant à faire disparaitre les Cégeps ! Faire aujourd'hui porter le blâme des problèmes de la réforme à P. Marois tient de la mauvaise connaissance ou pire de la mauvaise foi.

    Dans le cas du CHUM P. Marois a réussi par la concertation à obtenir un consensus sur un projet et son emplacement. Projet qui aurait dû se réaliser entre 2003 et 2008. Les libéraux en ont fait ce que l'on sait.

    Le virage ambulatoire, initié par le ministre J. Rochon (de la Commission Rochon) visait à accentuer le maintien à domicile, les services de quartier, la médecine familiale et la prévention. Me semble que ça avait du sens ! Mais le ministre Rochon a frappé le mur (et P. Marois par la suite) pour son implantation, de la doctrine déficit zéro du Chef L. Bouchard, du président du Conseil du Trésor J. Léonard et si je me souviens bien d'un certain B. Landry aux Finances. Dans ce cas en particulier, Pauline Marois paie cher sa solidarité ministérielle à certaines décisions douteuses prises par ses Chefs. Alors M. Landry, qui préparez un texte, gardez-vous une petite gêne, peut-être
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  • Jean-Pierre Tremblay - Abonné
    21 janvier 2012 12 h 58
    J’en ai ma claque du charriage éhonté sur Pauline Marois (suite)
    Et sur le plan de la santé se souvenir qu'elle a été très solidaire de l'implantation de l'assurance médicament pour toute la population, dont les travailleurs autonomes dont je suis, qui ne profite pas d'autre forme de protection là-dessus.

    Se rappeler également la politique familiale visionnaire de P. Marois qui a donné les CPE et les congés parentaux (les libéraux ont été obligés de maintenir le cap). L'oligarchie Gescaienne parle souvent du cout des CPE mais souligne peu les points positifs: facilitation du maintien des femmes sur le marché du travail et l'augmentation du taux de natalité, élément fondamental de la survie du peuple québécois.

    Sans oublier le règlement sur les "commissions scolaires confessionnelles" de Montréal devenues linguistiques, dossier qu'aucun ministre, tout parti confondu, n'a osé affronter ni réussir avant elle.

    À tous ceux qui grouillent et scribouillent sur ses "lacunes" de ceci ou de cela, puis-je leur rappeler que s'il avait fallu que le PQ s'entende sur le texte d'une "loi 101" alors qu’il était dans l'opposition, il n'aurait jamais pris le pouvoir car R. Lévesque et C. Laurin n'avaient pas la même approche. Alors, demander à P. Marois de satisfaire toutes les positions (et les égos qui les portent) avant l'élection c'est utopique. Et après, les processus de travail menant aux décisions permettront de réaliser les compromis réalistes pour agir.

    Pour l'instant, les ébats des coqs orgueilleux qui prennent pour cible P. Marois au lieu de J. Charest et autre Legault font preuve d'un bien mince sens de l'État.

    Ah oui. Je suis avant tout un indépendantiste depuis les années 1960, ancien membre du RIN. Je ne suis donc pas un "péquisse" d’abord. Mais il y a une chose que je sais: nous devons nous investir dans un seul véhicule si nous voulons avoir la possibilité de devenir un peuple adulte, c'est-à-dire un peuple indépendant. Et le PQ est encore le véhicule le mieux placé.
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  •  
  • Notsag - Abonné
    21 janvier 2012 13 h 22
    La vrai Mme Marois
    Les média on fabriqué une image de Mme Marois: hautaine, bourgeoise, riche (quel gros défaut, en effet), autoritaire, etc...

    Beaucoup ont acheté (ou se sont fait vendre) cette image. Mais bien peu la connaisse vraiment. On se fie sur... , oui, sur quoi au juste?

    Pourquoi ne pas vous faire une idée par vous-même? Cette entrevue dure une heure, mais vous y découvrirez une autre Pauline Marois:

    http://www.youtube.com/watch?v=ugXeXsGEBR0
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  •  
  • Sylvain Daigle - Inscrit
    21 janvier 2012 13 h 26
    Et d'un autre point de vue
    Devant les turpitudes du Parti Québécois qui font les choux gras des médias québécois ces temps-ci, c'est à se demander qui l’alimente pour faire mousser les cotes d'écoute.

    Tout un chacun y va de son commentaire, madame Marois devrait-elle rester ou partir? Là n'est pas la question selon moi.

    Que veut le PQ?
    Voilà la véritable question où ils ne seraient pas deux pour donner la même réponse. Elle est bien bonne, madame Marois, de vouloir demeurer la cible vers laquelle toutes les attaques pour tous les motifs légitimes ou non pointent.

    Que veut le PQ?
    Un/une chef charismatique? L'ont-ils? Regardez ce que le buffet des chefs a sur la table de disponible.

    Pour la suite: http://lebrasdelavie.blogspot.com/2012/01/et-dun-a
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  •  
  • Fille Ordinaire - Inscrit
    21 janvier 2012 13 h 49
    Travail d'équipe
    @ Goloupin (Robert Pineault) : EXACTEMENT!
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  •  
  • Marc O. Rainville - Inscrit
    21 janvier 2012 14 h 53
    C'est du théatre
    Il y a un bon article aux côtés de la chronique de Denise Bombardier. Il explique que tout ce psychodrame doit être pris avec... la salière au complet !

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/340747/pa
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  •  
  • sco100 - Abonné
    21 janvier 2012 15 h 28
    Du grand Bombardier ! Merci !
    Excellente analyse, à n'en pas douter.

    Je ne croyais pas pour ma part voir Pauline Marois monter dans mon estime dans la foulée de ces guerres futiles, mais c'est néanmoins ce qui arrive et, bien que je n'appuie aucunement son parti, je le reconnais sans peine: la dame a du cran et la force démontrée ces derniers jours impressionne.

    Elle fait montre d'une solidité et d'une pugnacité remarquables. Sa cote personnelle risque d'y gagner, donc, mais la cote du PQ ne souffre pas moins de ces luttes intestines quotidiennes qui renforcent l'idée que nous sommes en présence de chamailleurs chroniques, incapables de gérer en coulisses émotions, ressentiments et ambitions.

    Tous ces rebondissements sont divertissants, certes, mais pas du tout rassurants ni invitants pour la moyenne des ours.
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  •  
  • Fernande Trottier - Abonnée
    21 janvier 2012 15 h 29
    Cela me rappelle..
    Cela me rappelle l'Union Nationale qui après la mort de Duplessis, de chef en chef, d'élection en élection, s'est éteint et il est mort de sa belle mort, ayant assez vécu. Je crois que c'est le sort du P.Q. quoique pour des raisons différentes. Les jeunes du 1er référendum sont maintenant bien
    installés dans leur confort et leur luxe, leurs enfants qui ont presque tout eu, n'ont aucun intérêt pour la politique, on a qu'à voir le pourcentage des votants... sont-ils des X ou des Y, ne sais pas, mais chose certaine ils font leur petite affaire sans se soucier de rien..ils ne veulent pas s'investir quand ils constatent les difficultés de toutes sortes rencontrées. Mme Marois semble être
    dans un déni aveugle... devant un échec que possible, qu'est-ce-qui la garde
    ...la motive à rester à son poste.? Est-ce que le pouvoir nous enivre et aveugle à ce point ? Tout ce monde qui quitte... Personne ne semble encore avoir convaincu les québécois qu'ils seraient mieux en dehors du Canada. Comment le prouver ? Surtout alors que tous les pays vivent des difficultés...
    Ceux qui sont riches s'en tireraient très bien, mais les moins nantis et autres en paieraient le prix, on ne peut nous le dire... et le reste du Canada va ferrailler pour bloquer comme ce fut déjà le cas...j'ajouterai que
    les québécois ne sont pas près à élire une femme...Mme Marois c'est bien dommage, mais malgré vos bonnes intentions, on se doit de vous dire : que
    vous êtes passée date... tout comme bien d'autres au P.Q. qui semble être là éternellement ! Nous sommes à un tournant sérieux de notre histoire, quelle
    en sera l'issue ? l'avenir seul nous le dira... Le rôle que Mme Pauline a pu jouer pour pousser dehors René Lévesque, P-Marc Johnson, L.. Bouchard et autres, pas étonnant que l'on veuille lui servir la même médecine mtnt.. la pôvre elle essaie de faire "peuple", mais cette image ne lui colle pas, elle fait plus "Générale de couvent", hélas ces deux r
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  •  
  • d robidoux - Abonné
    21 janvier 2012 17 h 01
    Sur la même longueur d´onde
    Bien que moi aussi je ne suis pas partisant du PQ ,je ne peux qu´approuver les écrits de Mme Bombardier.
    J´en arrive à éprouver de la sympathie pour Mme Marois face à cette meute de charognards frustrés et paniqueurs.
    Et que dire de B.Landry qui espère avoir l´honneur de planter le dernier coup de couteau.
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  •  
  • Robert Desvignes - Abonné
    21 janvier 2012 18 h 14
    VIVE MAROIS, VIVE LE PQ, VIVE LE PAYS QUÉBÉCOIS !
    D’accord avec Mme Bombardier (mais moins tragique), sauf sur la conclusion. Pauline Marois doit passer à travers et le PQ remonter la pente, malgré un parcours dramatique depuis ses origines (mésentente Lévesque-Bourgault…). Le PQ est un miroir révélateur des Québécois.
    Face à certains commentaires, je dirai, en bon français, « wow les moteurs »; qui n’a jamais pêché… Après cinquante ans d’adolescence du Québec, un référendum de 1995 où peurs et magouilles ont empêché la majorité de se libérer, normal qu’impatience, colère et confusion fassent dire un peu n’importe quoi.
    Aux nationalistes : calme! allons de l’avant avec le parti et le chef ou la cheffe que nous avons. On s’est bâti un grand parti indépendantiste, qui a gouverné, créé de grandes choses et est à la veille de nous mener au but. Le pays est au cœur du programme du PQ et de sa cheffe. Oubliez les virgules.
    À M. Montmarquette : bourgeois vous-même! Restez à Québec Solidaire, mais cessez de dénigrer bassement Mme Marois. Elle n’a pas « votre » look, mais un courage « citoyen » impressionnant. QS demeurera un petit parti. Je suis aussi de gauche, mais d’abord pour l’indépendance du Québec, que vous ne ferez jamais. Le PQ peut vous tendre la main, mais ne rêvez pas, jouez le jeu honnêtement, au lieu de grignoter le terrain acquis par le grand frère. En passant, staliniens et maoïstes, est-ce mieux que la bourgeoise Pauline? Il en reste combien à QS? Occupez vous du PQ plus tard.
    Aux autres, mous, « caquophonistes »… Le PQ vous rapatriera, quand vous comparerez les comparables et abandonnerez les mirages.
    Le PQ va retomber sur ses pattes et Marois continuer son vaste travail, avec qui sait Duceppe comme bras droit – les stratèges ennemis détestent cela : bizarrement, ils viennent d’attaquer l’éthique du second, pour une pratique qu’ils auraient ignorée durant sept ans. Tricheurs!
    Faisons la paix – on sort du temps des F
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  •  
  • Jacques Baril - Inscrit
    21 janvier 2012 18 h 34
    Lettre à Bernard
    «Bernard,
    [...]. Alors, cher ami, pèse tes mots!

    Ton pote»
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  •  
  • FERNAND - Inscrit
    21 janvier 2012 19 h 16
    Merci
    Merci madame Bombardier, vous avez fait de façon raisonnée le tour de la question sur ce que vit madame Marois.
    Tenez vous bien madame Bombardier, madame Marois est le seul chef du PQ (et du mouvement indépendantiste) à ne pas lâcher le peuple. Tous les autres ont, d'une façon ou d'une autre, lâcher parfois de façon pas trop courageuse.
    Le premier pincement au cœur est venu de René Lévesque lui-même quand il a lamentablement pris le chemin du "beau risque" avec B. Mulroney. Quelle erreur. C'était le début de la débâcle parce que le fondateur même venait de commettre une action de faiblesse vis-à-vis l'adversaire.
    Depuis ce temps tous les autres chefs, tous, qui ont suivi: Johnson, Parizeau, Bouchard, Landry et Boisclair ont manqué de courage et plus souvent qu'autrement à cause de leur orgueil démesuré ou leur intérêt personnel.
    Seule madame Marois a le courage de se tenir debout. Cette dame a de la résilience à rendre jaloux et une ténacité qui attire l'admiration de la population du Québec.
    Elle est en train de gagner malgré la fureur des médias et des lâches de son propre camp.
    C'est la seule qui a pu tenir tête à Jean Charest à l'Assemblée Nationale et elle n'a pas eu à parler en latin!!
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  •  
  • Monique Girard - Abonnée
    21 janvier 2012 19 h 53
    Et on veut bâtir un Québec!
    Merci Mme Bombardier pour ce texte lucide et impeccable!
    Comment peut-on, en tant que québécois, faire un peu confiance à des gens qui usent du poignard allègrement envers une chef démocratiquement élue selon les procédures établies d'un parti politique? Comment penser que Gilles Duceppe, battu dans son propre comté et dont l'ex-parti politique est pratiquement moribond, va être le sauveur du PQ? Et ces gens-là veulent bâtir un Québec? Il y a des masochistes quelque part! Je ne m'y retrouve pas. Où est la cohérence?
    Je pense qu'il est grand temps que je relise le livre de Jacques Grand'Maison intitulé "Quand le jugement fout le camp".
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  •  
  • Luc Lemoine - Inscrit
    22 janvier 2012 02 h 52
    Curieux ne trouvez-vous pas ?
    Bravo Mme Bombardier pour cette belle et brillante solidarité féminine !
    Cela compense pour les premiers coups de poignards assénés à Mme Marois par, entre autres, deux femmes, Beaudoin et Lapointe.
    Ce qui donne raison au caustique Sacha Guitry qui disait à peu près ceci : « Deux femmes vont toujours réussir à s'entendre pour en poignarder une troisième!»

    Rappelons-nous qu'au printemps dernier, le P.Q., dirigé par Mme Marois, était donné gagnant avec 80 sièges.
    Quelle catastrophe alors pour les fédéralistes qui, jusque là, occupaient tout le terrain, avec Capitaine Canada aux commandes depuis 2003 !
    Fallait trouver une solution.

    Voilà qu'un "mouvement" sorti de nul part, initié par un ex-péquiste (Legault) et téléguidé par un stratège fédéraliste (Sirois) prend la première place dans un sondage CROP-La Presse !
    Avec 2 dirigeants sans charisme, sans programme, sans équipe, sans étiquette (ni à droite, ni à gauche, ni souverainiste, ni fédéraliste) voilà que, selon ce sondage "trafiqué", ce mouvement battrait Charest et repousserait le P.Q. en 3e place ! Curieux ne trouvez-vous pas ?
    « Voteriez-vous pour un nouveau Parti dirigé par Legault-Sirois ?» Point à la ligne! Et plus de 40% des répondants auraient répondu OUI !
    Le mal était fait ! Le doute était semé !

    Cette coquille vide répondait soudainement au besoin de "changement" des Québécois !
    Pour expliquer cet engouement subit et la chute du P.Q. en 3e position, CROP affirme que Mme Marois ne lève pas !
    Parce que le gouvernement Charest embourbé dans les scandales et la corruption lèverait davantage ?
    Parce que Legault-Sirois millionnaires désoeuvrés et ambitieux sans position fixe, lèveraient davantage ?
    Curieux ne trouvez-vous pas ?
    J'appelle ça de la désinformation et de la manipulation par sondages interposés, commandités par on sait trop bien qui !
    Surtout lorsqu'on retrouve à la C.A.Q. les Charles Sirois, Mario Bertrand et Englade, 3 acteur
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  • Luc Lemoine - Inscrit
    22 janvier 2012 03 h 37
    Curieux ne trouvez-vous pas ? (suite du précédent)
    Puis les sondages ciblant les souverainistes, continuent leurs ravages dévastateurs à la mi-avril,
    en pleine campagne électorale fédérale.
    Suite au débat en français, Duceppe était donné largement gagnant ! Pourtant 3 jours après, un sondage CROP-La Presse affirmait que le N.P.D devançait largement le BLOC !
    Le N.P.D. fédéraliste et centralisateur, sans racine au Québec, sans bureau de comté, avec Mulcair et toute une panoplie de candidats inconnus, absents ou unilingues anglophones, battaient les bloquistes devenus soudainement, après 20 ans, non-pertinents à Ottawa.
    Ces sondages à répétition, soutenus par Radio-Canada, diffusant en boucles des Vox-pop judicieusement sélectionnés, où uniquement des ex-bloquistes avouent candidement vouloir voter pour le N.P.D., et le mal était fait ! La vague de manipulation était lancée !
    Curieux ne trouvez-vous pas, que cette "vague orange" n'ait sévi qu'au Québec ?
    Comment se fait-il que les canadiens eux n'ont pas été charmés par Layton et par ses belles promesses ?
    La cerise sur le sunday: la veille de l'élection, la très populaire Dominique Michel, elle-meme en rémission d'un cancer, annonce candidement aux 2 millions de téléspectateurs à "Tout le monde en parle" qu'elle aussi va voter pour Jack !
    Le 2 mai, défaite du Bloc et de Duceppe semant la panique dans les rangs souverainistes.
    Début juin démission des Beaudoin, Cursi, Lapointe et Aussant pour une question de vote libre sur un amphithéatre (vote qui ne se tiendra finalement qu'en septembre!)
    Puis les sondages-bidons répètent que la C.A.Q. est bonne première dans les intentions de vote et que le P,Q, reste en 3e position avec sa cheffe qui ne lève pas !
    Certains députés en panique (Charette, Rathé et Rébello) changent de barque, au lieu de serrer les rangs autour de leur cheffe appuyée tout de meme par 93,8% de ses membres !
    Finalement on peut dire que ce qui mène l'opinion publique au Québec, ce ne sont ni les idées
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    22 janvier 2012 08 h 33
    @ M. Luc Lemoine
    Bons commentaires intéressants.

    Vous écrivez : «Le 2 mai, défaite du Bloc et de Duceppe semant la panique dans les rangs souverainistes.

    Début juin démission des Beaudoin, Cursi, Lapointe et Aussant pour une question de vote libre sur un amphithéâtre

    Certains députés en panique (Charette, Rathé et Rébello) changent de barque, au lieu de serrer les rangs autour de leur cheffe appuyée tout de même par 93,8% de ses membres ! »

    Très bien mais, est-ce que ces députés séparatistes "souveraineté sans l'association" ont plus peur de perdre leurs sièges que de perdre la séparation ?

    C'est la séparation qui a fait perdre le Bloc le 2 mai dernier quand M. Duceppe, dans les derniers jours de la campagne, a commencé à dire : La souveraineté "séparation du Québec du Canada, va se faire en 2 étapes :

    1- Vous nous élisez au Bloc majoritairement

    2- Vous élisez le PQ majoritairement

    3- Vous votez OUI à la séparation...Bingo, l'affaire a fait peur.
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  • martin dubois - Abonné
    22 janvier 2012 10 h 27
    Pas convaincu!
    @Gilles Bousquet : 40% des électeurs étant souverainistes, je ne crois pas que c'est ce que vous dites qui explique une telle débâcle du Bloc. Le ciment était pris bien avant. J'opterais davantage pour la sortie désastreuse de Gérald Larose, qui a vraiment cimenté ce revirement. Mais plus profondément encore, les québécois désiraient un changement, et surtout désiraient une approche plus souriante et plus positive que celle de Duceppe. C'est ce que Jack Layton représentait. (Ce qui ne signifie pas, soit dit en passant, que j'aie voté NPD.)
    N'empêche, Gilles Duceppe manque d'authenticité. Lui qui plaidait pour l'unité, le voici qui tente un retour en catimini. En conclusion, les Legault, Rebello, Louise Beaudoin, Pierre Curzi, Lisette Lapointe, Duceppe et compagnie ont tous révélé leur vrai visage. Et il n'est pas beau à voir. À l'opposé, Pauline Marois a démontré un sens du compromis et une ouverture franchement incroyable, qu'on ne voit jamais en politique. Autocrate Pauline Marois? C'est une blague. Attendez de voir Duceppe!
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  • Jean-Charles Morin - Inscrit
    22 janvier 2012 11 h 55
    Le dilemme de Pauline Marois.
    À lire les interventions sur ce blogue, on constate deux choses:

    1) Ceux qui sympathisent avec Madame Marois avouent qu'ils ne sont pas souverainistes; donc ils ne voteront pas pour elle lors des prochaines élections.

    2) Ceux qui sont souverainistes veulent qu'elle parte pour toutes sortes de raisons idéologiques ou stratégiques et aussi par manque d'affinités. Ils ne voteront donc pas pour elle lors des prochaines élections.

    Si malgré tout Pauline Marois réussit à se faire élire avec son programme de "gouvernance souverainiste", de deux choses l'une: si elle échoue dans son mandat, elle se fera battre par des fédéralistes aux élections suivantes et si elle réussit, les fédéralistes diront que le Québec peut tirer son épingle du jeu au sein du régime fédéral actuel. où est l'indépendance dans tout ça? Nulle part!

    Conclusion: lors des prochaines élections, le Parti Québécois disparaîtra corps et biens avec son capitaine, après près d'un demi-siècle de tergiversations, de tournage en rond, de beau risque, de mise en veilleuse, de procrastination, le tout sur fond de querelles incessantes. Il en restera peu de choses qui auront su résister longtemps au formidable pouvoir d'érosion de l'état canadien anglais. C'est sa stratégie changeante d'éternel cafouillage qui aura causé sa perte et non son option, trop souvent glissée sous le tapis ou ensevelie sous un moratoire qui n'en finit jamais.

    Personnellement je souhaiterais que la disparition du PQ amène la résurrection du RIN (Rassemblement pour l'Indépendance Nationale), une formation politique capable de réunir tous ceux qui veulent un pays et qui aura enfin le courage de passer à l'acte.
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  • armand guindon - Inscrit
    22 janvier 2012 12 h 25
    Le Bouc Émissaire
    Excellent texte encore une fois Mme Bombardier,j'ai particulièrement apprécié votre allusion au bouc émissaire en début de quatrièmes paragraphes.

    Le sacrifice du bouc émissaire suit l'humanité depuis trop longtemps,ils faut s'en défaire.

    @Monique Girard votre proposition de lecture de l'oeuvre de M Grand-Maison est judicieuse,mais il ne faudrait pas oublier de mentionner aussi "Une société en quête d'éthique"parue en 1977.À la naissance du règne du parti québecquois.
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  • lectrice assidue du devoir - Inscrite
    22 janvier 2012 13 h 54
    @ Jean-Charles Morin
    Monsieur Morin, le RIN existe encore. Allez voir à:
    rassemblement-independance-nationale.org
    Jacinthe Lafrenaye
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  • Fille Ordinaire - Inscrit
    22 janvier 2012 14 h 39
    Manipulation
    @ Luc Lemoine
    Je pense comme vous qu'il y a eu manipulation - très efficace soit dit en passant - de l'opinion publique lors des dernières élections fédérales, et que l'acte 2 est déjà en marche pour les prochaines élections provinciales. J'espère que les québécois ne seront pas dupes cette fois.
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  • cpoulin - Inscrit
    22 janvier 2012 15 h 27
    Un sorte de fin de l'histoire
    Dans sa réflexion sur la crise actuelle, Madame Bombardier voit juste en qualifiant Mme Marois de bouc émissaire. « En fait, dit-elle, à travers sa personne, n'est-ce pas le désespoir des péquistes qui est projeté? Car en dépit de tous les discours officiels, de tous les enthousiasmes de circonstance, les péquistes ne sont pas des gens heureux. Le peuple dont ils souhaitent l'émancipation par la souveraineté, mot qu'ils ont dû substituer à celui d'indépendance jugé trop explicite, ce peuple ne répond plus à leurs desiderata. Incompris, douloureux, frustrés qu'ils sont, la chef actuelle leur sert de défouloir. »

    En effet pour les partisans péquistes, cette crise représente une sorte de fin de l’histoire. Pour arriver à cette prise de conscience, il leur faudrait d’abord reconnaître leurs erreurs et apprendre à gérer le présent selon ce qui est et non ce qu’ils souhaiteraient. Il leur faudrait ensuite adapter leurs actions et stratégies aux contraintes de la réalité du jourw . Or, à mon avis, l’une des plus grandes faiblesses de ce parti dans le passé, aura été son incapacité à réagir de cette manière. La procédure de fuite en avant, cette ambivalence dans le discours et la méthode, surtout aux moments tournants des Référendums, des sondages, des grands départs de ses chefs, au moment donc où cet exercice était le plus indispensable, aura donné les résultats décevants que l’on voit. Dans La fatigue politique du Québec français, Daniel J. Jacques parlait du danger de l’ambivalence qu’il considérait comme grave : celui de la fuite dans le rêve. À propos des élections du Bloc à Ottawa par exemple (c’était avant sa défaite du 2 mai), il écrivait ceci : « elles témoignent de cette schizophrénie collective qui conduit à fuir la vérité effective d’un pays (le Canada) qui demeure le nôtre, et à nous situer de nouveau, à la marge du pouvoir. » suite à venir
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  • cpoulin - Inscrit
    22 janvier 2012 15 h 28
    Une sorte de fin de l'histoire (suite)
    En somme, la conjoncture actuelle, nonobstant les jugements que l’on porte ces jours-ci sur Mme Marois, mérite d’être examinée dans une perspective plus large que celle proposée par les analyses partisanes ou celle des médias, peu enclins, on le sait, à creuser un sujet au delà des manchettes. La manière dont cette actualité est traitée ces jours-çi révèle un manque flagrant de claivoyance que seule une réelle perspective historique saura un jour combler. Claude Poulin
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  • scanie - Abonnée
    22 janvier 2012 17 h 33
    Le souper
    et cette rencontre Marois-Duceppe ne rappelle-t-elle pas Le Souper entre Talleyrand et Fouché. Après la défaite, les deux adversaires discutaient la répartition du pouvoir....rien ne change....il faut puiser dans l'histoire les comportements des hommes et en analyser les répétitions et adapations dans l'actualité
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  • Robert Caron - Abonné
    22 janvier 2012 18 h 42
    Merci Mme Bombardier!

    Merci de mettre certaines choses en perspective, en particulier concernant le courage de Pauline Marois. Elle n'en porte pas moins une responsabilité quant au devenir du Parti Québécois. Pour autant, on devrait s'attendre à plus de solidarité de la part des souverainistes, tous partis ou tendances confondus.

    R. Caron
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  • Jean Robillard - Inscrit
    22 janvier 2012 21 h 44
    Il manque un argument à l'analyse de Mme Bombardier
    J'apprécie généralement les analyses de Mme Bombardier. J'apprécie également sa perspective féministe, toujours aussi essentielle malgré parfois certains débordements irrationnels (chez d'autres qu'elle, précisons). J'estime cependant que cette chronique a passé sous silence un argument qui pourrait expliquer aussi pourquoi Mme Marois n'obtient pas de résultats très probants sur le plan de la crédibilité: n'a-t-elle pas été celle qui a promu la "loi Labeaume-Péladeau" sur le financement du stade de Québec, laquelle loi aura pour effet de nier le droit à tout citoyen de porter plainte en justice contre cette décision du gouvernement? Charest et sa clique étaient bien capables de procéder tous seuls. Mais cet appui du PQ a aussi été un geste de rupture totale avec la tradition de ce parti de promouvoir et de défendre les intérêts de tous les citoyens. Or, ce geste de Mme Marois a pu être perçu comme une trahison. Sans vouloir laisser entendre que ma réaction était typique, je dois cependant dire que je me suis senti trahi, profondément. On se serait attendus à mieux de la part de Mme Marois, un sens de l'État, et un sens de l'honneur, pas cette suffisance qu'elle affiche depuis et qui laisse croire qu'elle est hautaine. Tant mieux (pour elle, s'entend) si elle remporte son pari. Mais, pour ma part, je sais que je ne voterai pas pour un candidat qui a appuyé la loi en question. D'ailleurs, ma députée, Louise Beaudoin, a eu, et quelques autres avec elle, la dignité de quitter ce parti, dans l'honneur.
    Ce n'est pas qu'une affaire bassement "genrée": c'est une question de sens de l'État et de la Moralité publique. Malheureusement, des attaques viendront qui verront dans le genre féminin la principale raison et le principal motif à la critique des actions de Mme Marois. Il faudra les dénoncer, comme le fait la chronique de Mme Bombardier. Mais, l'immoralisme n'est pas qu'une affaire d'hommes. (Et Mme Bombardier le reconnaîtrait
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  • Jacques Baril - Inscrit
    22 janvier 2012 22 h 08
    «Le souper.» Les 2 Claude...
    Très exceptionnellement @scanie.

    «Le vice appuyé sur le bras du crime.»

    Bravo!
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  • Lise Moga - Inscrite
    23 janvier 2012 13 h 46
    Leur impossible Eden...
    "...les péquistes ne sont pas des gens heureux..."

    Les péquistes s'imaginaient que le bonheur pouvait être dans le pouvoir... ils ont magistralement manqué leur coup en 1982 et 1995.

    Ils s'imaginent que leur pays pourrait réaliser cet objectif, mais leurs continuelles querelles nous font surtout présager l'enfer.

    Ils s'imaginent que dans leur pays, il y aurait plus de justice, plus de paix, plus de vérité, plus de liberté, mais ils tapent continuellement sur la tête de tous ceux qui n'ont pas ou qui ne gobent pas leur discours.

    Alors, ce qu'ils nous proposent réellement, c'est le despotisme. Et ça, je n'en veux pas.
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