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Hydro chapeaute un congrès entièrement en anglais

Robert Dutrisac   20 janvier 2012  Québec
Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d'État n'est pas engagée dans l'organisation du congrès de CIGRE Canada.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d'État n'est pas engagée dans l'organisation du congrès de CIGRE Canada.
Québec — Hydro-Québec et son centre de recherche, l'IREQ, chapeautent le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera entièrement en anglais.

Les chercheurs, y compris ceux de l'IREQ, y livreront toutes leurs communications en anglais, a-t-on confirmé au Devoir. Ce congrès du «comité national canadien» de CIGRE (pour Conseil international des grands réseaux électriques) a lieu tous les ans et toujours exclusivement en anglais, a-t-on indiqué à l'IREQ.

Le congrès en est à sa septième édition. Montréal l'a accueilli en 2006, puis il s'est déplacé à Calgary, à Winnipeg, à Toronto, à Vancouver et à Halifax. À tour de rôle, les grandes compagnies d'électricité de chacune des provinces jouent le rôle de «société hôte», comme c'est le cas cette année pour Hydro-Québec, qui est un des membres de CIGRE.

Le site de CIGRE Canada et de son congrès est généralement en anglais et en français, mais le formulaire de soumission des communications n'est diffusé qu'en anglais; du moins l'était jusqu'à hier puisqu'à la suite des appels du Devoir à l'IREQ, le formulaire est désormais disponible en français.

Mais c'est pour la forme; jamais aucune communication en français n'a été faite aux congrès de CIGRE Canada. À quelqu'un qui a demandé s'il pouvait soumettre des communications dans la langue de Molière, un membre de l'organisation du congrès et chercheur à l'IREQ, Jean-François Allan, a répondu que le congrès regroupe des experts nationaux [c'est-à-dire canadiens] et internationaux et que «la langue commune des conférences CIGRE Canada est l'anglais». Aucun service de traduction n'est fourni.

Paradoxalement, CIGRE, qui réunit des experts du monde entier en grands réseaux d'électricité, est un organisme qui a été fondé en France en 1921. C'est ce qui explique que son sigle correspond à son nom français. En principe, l'organisme utilise tant le français que l'anglais et sa revue Electra est bilingue.

Comme la manifestation se tient à Montréal, le comité d'organisation du congrès CIGRE Canada est formé de chercheurs de l'IREQ et de scientifiques d'Hydro-Québec. C'est le directeur principal de l'IREQ, Denis Faubert, qui assure la présidence du Congrès, et Jean-François Allan qui en préside le comité technique. Son collègue Jean Leduc et Claude Rajotte, d'Hydro-Québec Trans-Énergie, coprésident le comité du programme. Hydro-Québec a dépêché 14 de ses scientifiques et ingénieurs pour former le comité technique dit local. Le comité dit international compte 44 membres, dont 14 experts provenant du reste du Canada. Les autres membres viennent d'Europe, d'Asie, des États-Unis, du Brésil, d'Australie, etc.

Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d'État n'est pas engagée dans l'organisation du congrès même si elle y a délégué plusieurs chercheurs de l'IREQ, qui se chargent de l'organisation de la manifestation, et d'autres de ses employés. Hydro-Québec ne commandite pas le congrès, a indiqué le porte-parole d'Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty. «Ça demeure un événement organisé par un organisme canadien qui est le CIGRE. Pour le reste, on n'a pas d'exigence, ni de position sur la question des communications», a déclaré le porte-parole.

Hydro-Québec est soumise à la «politique gouvernementale relative à l'emploi et à la qualité de la langue française dans l'administration». Le personnel d'Hydro-Québec peut «s'exprimer dans une autre langue que le français lorsque la conférence ou l'allocution est prononcée au Québec devant un auditoire international», a fait valoir Louis-Olivier Batty. Cette position est conforme à une des dispositions de la politique gouvernementale.

En revanche, une autre disposition de cette politique stipule que, «lorsque l'Administration participe à un congrès, à une exposition ou à une autre manifestation publique, elle s'assure que l'information la concernant est offerte en français».

En outre, dans sa politique en matière de langue de travail et de communication, Hydro-Québec s'engage à «assurer le rayonnement [de la langue française] auprès de sa clientèle, de ses fournisseurs et de ses partenaires».

Pour la présidente de l'Office québécois de la langue française (OQLF), Louise Marchand, assurer la présence du français dans les communications scientifiques et techniques, «c'est un défi pour toute la francophonie». Elle en veut pour preuve une allocution qu'a livrée Alain Rey, le linguiste et rédacteur en chef du dictionnaire Le Robert, au colloque sur la francophonie et la langue française qui s'est déroulé à Lyon en octobre. Alain Rey avait déploré que les chercheurs de l'INRS en France choisissent l'anglais pour leurs communications.

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, trouve «incroyable» qu'une société d'État comme Hydro-Québec et son centre de recherche, l'IREQ, «participent de façon aussi évidente à la banalisation du français et contribuent à faire de l'anglais la langue universelle au détriment des autres langues internationales».

«C'est dommage de voir que ce préjugé ou cette valeur — l'anglais, langue scientifique, l'anglais, langue universelle — est multiplié au détriment des autres langues nationales par des organismes et des personnes qui devraient, en toute fierté, dire que, sur notre territoire, c'est notre langue qui doit prédominer», a fait valoir Jean-Paul Perreault.
 
 
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    20 janvier 2012 02 h 52
    À Hydro-Québec
    Vous allez chapeauté le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal.
    Tous les Québécois vous regardent en espérant que votre prioté sera de montrer à tous ces personnes qu'ici au Québec nous parlons le français. Vous aurez des traducteurs qui traduiront certainement en anglais les propos des Québécois francophones. Vous ne parlerez pas chinois, ni espagnol, ni l'italien, ni l'anglais car ce n'est pas notre langue maternelle. Vous donnerez l'exemple au monde entier que vous respectez ce critaire de la loi 101.
    En 1967, les personnes des autres pays qui sont venus visités l'Expo 67 pensaient que le peuple Québécois étaient des Indiens. Ces visiteurs de pays étrangers ont pensé être reçu avec des calumets de paix, des plumes, des flèches et des harpons.
    Il faut bien donner à Jean Drapeau ce qui lui appartient pour avoir changé l'image du Québec. Depuis, des millions de visiteurs sont revenus découvrir notre culture, notre savoir vivre et notre généreuse acceuil. Il est vrai que les États-Unis, nos voisins, d'une certaine façon ont contribué et influencé à développer l'anglais.
    Nous sommes convaincus que vous engagerez des personnes bilingues ou trilingues pour faire honneur à notre Nation lorsque vous recevrez ces scientifiques. Alors ne nous manquez pas de respect en essayant de passer pour des anglophones qui parlent mal l'anglais. S.V.P., soyez transparent, donnez-nous un compte rendu des dépenses qui vous incombent pour cette activité de septembre 2012 que nous pourrons consulter sur votre site ou sur les médias. Dorénavant, nous nous préoccuperons davantage des dépenses que vous ferez tout en mentionnant que ce sont les Québécois qui payent vos salaires et qui payent vos soirées mondaines.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    20 janvier 2012 04 h 30
    Qu'est-ce qu'elle a ma langue?
    Je veux bien croire que les communications scientifiques puissent se faire en anglais aux États-Unis, au Royaume-Uni et même dans les villes canadiennes des neuf autres provinces, mais au Québec, on peut aisément se permettre de montrer notre visage français. Il n’a pas lieu d’avoir honte de notre spécificité de seul peuple francophone en Amérique. À ce titre, des communications en français démontrent que notre langue est vecteur de savoir et de connaissance et rejaillit sur toute la communauté comme lieu d’excellence.
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  • Eric Allard - Abonné
    20 janvier 2012 06 h 09
    Rien de plus normal
    Je ne vois pas où est le problème. Protéger le fait français au Québec ne veut pas dire empêcher des congrès internationaux de se tenir à Montréal, et être chapeautés par des organismes publics Québécois.

    Dans le cas d'un congrès scientifique, chaque participant a le droit d'assister à tous les ateliers et toutes les présentations, et ce droit serait remis en question si il y avait des présentations en français.

    Par contre, je ne vois pas une personne impliquée au niveau international dans un domaine aussi pointu ne parlant pas au moins un anglais de base. La logique veut donc que toutes les présentations soient menées dans la langue de Molière.

    Il faut arrêter de faire un scandale dans chaque verre d'eau qu'on croise, et choisir ses batailles, soit celles qui peuvent être remportées, et qui amènent quelque chose de positif. S'aliéner tous les événements en anglais ne servirait qu'à faire perdre des congrès à Montréal, et à nous isoler davantage sur le plan international.
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  • Paul-Émil Provost - Abonné
    20 janvier 2012 06 h 49
    Rien de mieux à faire ?
    N'avons-nous vraiment rien de mieux à faire que de s'occuper à des batailles aussi liminaires ? Rien de plus immédiat qui change vraiment la teneur des choses ? Le bien-être réel des gens.
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  • Yves Petit - Inscrit
    20 janvier 2012 07 h 00
    petit mouton
    Hydro-Québec semble agir dans cette affaire comme un petit mouton qui suit la troupe. Elle a le prestige et la capacité d'imposer le français dans ce congrès. Encore faut-il qu'elle en aie la volonté. Sinon c'est au gouvernement du Québec d'y voir et de s'assurer que Hydro-Québec assume son leadership au lieu de faire l'innocent...c'est pas nous...on ne sait pas et autres insipidités. Déniaisez-vous et imposez-vous, voilà!
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  • Serge Basualdo - Inscrit
    20 janvier 2012 07 h 04
    Le Comité Scientifique d'Hydro Québec doit imposer ses conditions
    Il me semble une banalisation pour tous les citoyens du monde qui maîtrisent la langue française. L'imposition de l'anglais comme langue de communication au Congrès c'est contraire à la politique bilingue de l'Etat Canadienne qui essaie de promouvoir et conserver les deux langues.
    Autrement, si dans le Comité Scientifique Internationale il y a de réprésentants étrangers, chacun parle sa langue.
    J' habite en Argentine, mais je participe de divers congrès dans plusiers lieux, et dans presque tous les Congrès ou Séminaires Internationaux, les deux langues de travails sont le français et l'anglais, mais dans d'autres aussi l' espagnol. C'est pour cela que je suis pas d'accord avec cette mesure. Sans doute, c' est au détriment du français, dans son propre pays.
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  • dojinho - Inscrit
    20 janvier 2012 07 h 31
    Impertinence!
    Si un congrès de cette nature avait lieu en Russie ou en Chine, la langue de communication serait très probablement l'anglais, langue commune de la communauté scientifique. Va-t-on empêcher l'Université de Montréal d'utiliser des référecnces scientifiques unilingues anglophones pour donner des cours de physique ou de mathématiques? Bien sûr que non! Les chercheurs publient en anglais car c'est la langue de la diffusion!

    Être l'hôte d'une conférence à laquelle personne ne vient n'est pas une bonne façon de rayonner non plus! On peut faire la promotion du fait français en présentant en anglais mais en étant les meilleurs de notre domaine!!! Ou mieux encore en ayant une culture dynamique, un cinéma prisé et parfois récompensé par Oscar!
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  • Airdutemps - Inscrite
    20 janvier 2012 07 h 45
    Une belle occasion .. .
    ... pour Hydro-Québec d'affirmer le fait français en Amérique du Nord et au Québec.

    Hydro-Québec n'appartient pas à « nos » administrateurs et à ses scientifiques très bien payés à même nos impôts.

    Hydro-Québec n'est pas un organisme privé, pas encore, à ce que je sache.

    Le respect de notre spécificité en Amérique du Nord s'impose, autrement nous parlerons de trahison.
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  • Jacques Boudreau - Inscrit
    20 janvier 2012 07 h 46
    Une autre tempête dans un verre d'eau...
    Voici une autre tempête dans un verre d'eau commanditée par Le Devoir et Impératif français...

    Comme le souligne M. Éric Allard, il y a bien d'autres batailles linguistiques qui mériteraient plus d'attention qu'un congrès scientifique international qui pourrait facilement avoir lieu ailleurs qu'au Québec.

    Que les activistes de la langue commençent donc plutôt par s'attaquer à la pìètre qualité du français qui est parlé et écrit par une portion significative de notre population, y compris dans les médias et dans le milieu artistique québécois.
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  • François Dugal - Abonné
    20 janvier 2012 07 h 52
    Québec's finest
    Hydro-Québec represents Québec's finest.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 janvier 2012 07 h 59
    Autres réactions
    Voire au moins 32 autres réactions à http://www.ledevoir.com/politique/quebec/340593/hy
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    20 janvier 2012 07 h 59
    Le complexe d'infériorité!
    Cette réaction viscérale à une situation tout à fait normale dans le monde scientifique ne fait qu'indiquer à quel point une partie de la population est déconnectée de la réalité et totalement incapable d'y faire face.

    On peut bien exiger le bilinguisme, mais en pratique 99% des communications vont s'y faire en anglais. Personne n'étant assez stupide pour rester tout seul dans son coin!
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  • philippe ouimet - Inscrit
    20 janvier 2012 08 h 00
    Yé temps de mettre de l'ordre la dedans
    Cette sociétée d'état se crois vraiement à part des autres. Impossible de voir les états financiers, impossible de savoir ce qui se passe à Gentilly, impossible de décortiquer une facture mensuelle ou de se la faire expliquer mais.... les hausses de tarifs sont toujours au rendez vous.
    Monsieur Vandal ( SOUS FIFE DE JEAN CHAREST)démontre qu'il est le pro des cachotiers et à mon humble avis nous citoyens propriétaires sont EXTRÈMEMENT vulnérables à se faire passer encore un sapin!!!!!!!! YOU KNOW WHAT i MEAN!!!!
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  • RobertB - Inscrit
    20 janvier 2012 08 h 18
    Oh mon nombril...
    Vous cherchez quelque chose sur le net, les références internationales sont en anglais; les jeunes scandinaves et les néerlandais parlent 3 langues en moyenne, l'anglais d'abord. Vous lisez un texte dans un magazine français (de France), et on lit «scotchez les lames du cutter». Et ici, qui avons de la difficulté à parler une seule langue, n'avons rien d'autre à faire que de brailler que les sièges sociaux quittent, que les jobs vont aux bilingues et que les congrès internationaux, qui nous font le plaisir de venir ici, sont en anglais.
    Alors quoi? vaut mieux être pauvre et ignorant qu'absorber tout le savoir universel, quelqu'en soit la langue? La preuve, écoutez les contenus de la télé francophone et trouvez-moi de la science ou du savoir réel!
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  • Francois Robitaille - Inscrit
    20 janvier 2012 08 h 22
    Langue et communication
    La langue n'est pas que culturelle, c'est un moyen de communiquer. L'anglais, n'en déplaisent à certain, est le point commun qui permet à ces gens d'échanger.... Et une chance que tout cela est possible.

    "On a mis quelqu'un au monde, il faudrais peut-être l'écouter", Hé bien voici la façon intelligente de le faire. Un scientifique, un médecin, un ingénieur, n'a pas forcément le temps d'apprendre toutes les langues de la planete pour transmetre leur savoir, seulement celle qui peut être commune à tous.

    L'article me donne une impression de xénophobie.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    20 janvier 2012 08 h 26
    Confusion
    Les commentaires semblent ne pas faire la distinction entre "canadien" et "internastional". Il est vrai que les congrès scientifiques réellement internationaux s'en tiennent généralement à une seule langue, l'anglais, qui est compris et parlé (ou baragouiné) par à peu près tous. Même l'ONU n'a que six langues officielles (et jusqu'à récemment cinq). Mais d'après la decription faite dans l'article il s'agit plutôt d'un congrès CANADIEN, il se nomme "CIGRE-Canada" et les participants sont essentiellement canadiens, sauf pour quelques invités. Il est alors inadmissible qu'il ne se passe qu'en anglais, d'autant que le Québec possède sûrement le plus grand réseau électrique de tout le Canada.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    20 janvier 2012 08 h 34
    @ Eric Allard
    Et la traduction simultanée, comme aux N.U.? Si l'on veut être respecté, il faut commencer par se respecter soi même. La diversité est gage de progrès alors que l'uniformité, dans tous les domaines, est gage de régression. Je vous conseille une lecture : "Introduction à la pensée complexe" Edgard Morin.

    Michel Leclaire
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  • Francois - Inscrit
    20 janvier 2012 08 h 34
    L'assimilation voilà ce que c'est
    Nous nous faisons assimiler tout les jours. Et il semble y avoir une sorte de valorisation social à parler anglais. Je n'ai jamais autant entendu de francophone parler en anglais dans leur conversation c'est rendu quasiment la règle. Je suis peu fier de ce constat en tant que québécois qui refuse de s'assimiler mais plusieurs y ont renoncé.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    20 janvier 2012 08 h 41
    Oui, justement
    @dojinho "Va-t-on empêcher l'Université de Montréal d'utiliser des référecnces scientifiques unilingues anglophones pour donner des cours de physique ou de mathématiques?"

    Justement, plusieurs de mes collègues ont fait face à ce problème. Dans le cours de cultures offert à l'ensemble de la population étudiante, ils se font reprocher d'utiliser certaines références uniquement en anglais. Évidemment, ils étudient en science humaine.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    20 janvier 2012 08 h 54
    Détail malheureux
    Côté gaspillage (mauvaise administration et trop de cadres), le non-respect des lois, surtout de l'environnement, et l'impunité dont elle jouit de façon abusive, mes reproches à Hydro-Québec sont tellement immenses que cet accroc linguistique ne me surprend pas et ne me choque pas vraiment. Ça me parait malheureux mais d'importance mineure comparé aux autres fourberies de cette chère Hydro.

    Question de curiosité: dans quelle langue les représentants de la France, de la Belgique et de la Suisse font-ils leurs discours lors de cette conférence? (S'ils y participent)
    Je gagerais pour l'anglais. Le geste d'H-Q deviendrait alors plus sensé.
    De toute façon, le français en sciences régresse depuis des décennies; c'est devenu un combat que même les nations-mères ont abandonné.
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  • Claude Rondeau - Abonné
    20 janvier 2012 08 h 55
    Ô démagogie, quand tu nous attrapes !
    Quel désolement de voir Le Devoir verser dans la démagogie et le populisme. En fait, ce qui ressort de cet article, c'est l'ignorance. Il n'y a rien de pire que l'ignorance qui s'ignore.
    Une des premières exigences d'un congrès, scientifique ou autre, n'est-il pas que les congressistes se comprennent entre eux ?
    Et, que je sache, l'anglais n'est pas la peste, ni le diable incarné.
    Dans un Québec indépendant, que je souhaite, ce congrès aurait lieu tel que, j'espère.
    Claude Rondeau
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 04
    Ignorance
    Je suis hautement impressionné par l'ignorance de plusieurs intervenants ici qui déchirent leur chemise parce que le congrès international organisé par H-Q se déroulera en anglais. Que vous aimiez ou non, que vous soyiez d'accord ou non, la très grande majorité des congrès internationaux se déroulent en anglais. C'est normal, l'anglais est la langue de communication en science.

    Pour le journaliste qui nous fait la révélation suivante:

    "Les chercheurs, y compris ceux de l'IREQ, y livreront toutes leurs communications en anglais, a-t-on confirmé au Devoir."

    Je vais vous refiler un scoop: la très très grande majorité des professeurs et chercheurs des universités québécoises francophones publient et présentent leurs travaux en anglais à travers la planète. Vite, un article pour alerter la populace!
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  • Roland Berger - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 11
    Encore deux ou trois décennies
    Des commentaires trouvent trivial d'insister sur la question. Encore deux ou trois décennies et ils n'auront plus à se scandaliser du scandale des autres. Que tout se fasse en anglais paraîtra alors normal, et tout événement qui se déroulera en français seulement sera taxé d'insignifiance. Il faut être patient. L'assimilation se fait toujours lentement.
    Roland Berger
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  • Curley - Inscrite
    20 janvier 2012 09 h 25
    STOP S.V.P.
    C'est un congrès de nature international. Peu importe, l'endroit, la langue d'usage sera l'anglais. L'important, c'est que cela se déroule chez nous et c'est bon pour notre économie et reconnaissance mondiale,

    Faudrait en revenir et justifier les vraies batailles concernant notre langue et ne pas devenir redondant.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 09 h 51
    Savoir affirmer la pertinence du français dans le domaine scientifique.
    Avec quel argent paie-t-on ces chercheurs qui interviennent dans les congrès scientifiques ? Celui des contribuable du Québec. Avec quel argent paie-t-on la tenue de ces congrès?? Celui des contribuables du Québec. Avec quel argent les publications de ces chercheurs sont-elles rendues possibles??? Celui des contribuables du Québec. Pour quelle raison devrions-nous adopter la langue dite de "communication" pour la simple raison que cela est devenue une attitude généralisée dans d'autres pays comme la Chine, la Russie ou la France. Ces chercheurs ont-ils seulement une conscience sociale ??? Lors de ces congrès scientifiques, pour quelle raison ne place-t-on pas au premier rang la langue nationale du pays qui reçoit les chercheurs, à savoir le français au Québec??? Ces chercheurs prennent-ils conscience qu'ils sont à la botte des Etats-Unis en participant de plein gré à l'Uniformisation de la planète??? Pour quelle raison l'anglais serait-il plus universel que le mandarin, l'espagnol ou le français??? Pourquoi dans pareil congrès ne pas faire appel à des traducteurs ou à la traduction simultanée par ordinateur? Un vrai chercheur peut-il être dépendant à ce point d'une telle attitude de soumission généralisée??? Pour justifier l'anglais, on évoquera encore le prestige ou la diffusion internationale des publications, de même que l'avancée ou les progrès plus rapides de la recherche. Sommes-nous à ce point en situation d'Urgence pour la recherche???Ces recherches servent-elles équitablement et également la planète entière. J'en doute sérieusement. Il est temps que cesse cette attitude d'esclavage. Un vrai chercheur doit avoir un esprit libre et une conscience sociale. Une bonne intervention du mouvement "Québec français" devrait s'organiser afin de bousculer ces chercheurs qui n'ont plus les pieds sur terre. Ils se perdent dans des recherches évanescentes et pensent à l'américaine.Cela est grave. Oncle SAM les surveille de près
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  • Kris13104 - Inscrit
    20 janvier 2012 10 h 04
    Hydro-«Canada»?
    La défense du français passe par toutes les occasions et il est faux de dire que toutes les contributions scientifiques à l'international se font en anglais, c'est mépriser l'ensemble de la recherche francophone. Une fois encore le laxisme ambiant prévaut....
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  • Claude Plante - Abonné
    20 janvier 2012 10 h 11
    Les vrais batailles?
    Les batailles concernant l'usage du français sont sur tous les fronts, à mon avis...Plusieurs d'entre nous se désolent de l'insertion abusive de l'anglais dans les communications françaises quotidiennes sur le territoire même de la Fance...Alors, pourquoi pas montrer comment on peut faire les choses ici au Québec en offrant un service de traduction simultanée...Oui, c'est possible!
    Prunelle
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    20 janvier 2012 10 h 17
    On se réveille... pas pris votre café ce matin...
    On ne parle pas d'abolir les communications scientifiques en anglais, on insiste pour dire que le français est approprié pour véhiculer savoir et connaissance. Nuance!
    On n'est pas des moutons : alors, notre spécificité, nous, ici, au Québec, c'est qu'on encourage les chercheurs à communiquer les résultats de recherche en français dans les congrès de nature internationale tout aussi bien que nationale, régionale ou locale. Et pour ceux et celles qui ne connaissent pas la langue de Tremblay et de Molière, eh bien, il y a la traduction.
    Il faut bien un commencement à tout.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    20 janvier 2012 10 h 17
    Traduction simultanée.
    @Michel Leclaire La traduction simultanée n'est pas vraiment une option.

    J'ai déjà participé à une conférence aux Nations-Unies à Vienne. J'ai en mémoire le commentaires des jeunes assistantes qui s'étonnait que l'on utilise pas de traducteur. Une des deux jeunes filles, plus expérimentée, lui a expliqué que de un cela couterait très cher alors que les budgets scientifiques sont minimaux et que le langage scientifique est quasiment intraduisible pour les non-initiés.

    Il y a eu une expérience similaire lors du Symposium sur la pollution lumineuse lors de l’inauguration de la réserve de ciel étoilée du Mont Mégantic. Il y avait une traduction simultanée car une partie des intervenant locaux ne maitrisait pas assez l'anglais. La conséquence a été que la moitié du budget du séminaire est passé en traduction simultanée.
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  •  
  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    20 janvier 2012 10 h 40
    1977..c'est déjà de l'histoire ancienne
    L'adoption de la loi 101 en 1977 culminait une décennie de tumultes sociaux pour la défense et la promotion du français au Québec. Il n'était pas question de s'arrêter là. Cependant, les générations X et Y qui sont au pouvoir aujourd'hui n'ont trop souvent rien à cirer de ces «anciennes querelles». Il n'est pas question d'interdire l'anglais mais de profiter de cette tribune pour promouvoir le français sur la scène internationale par nul autre que le premier fleuron du savoir-faire québécois qu'est Hydro-Québec. Mais c'est trop gênant.
    Nos plaques sont surement enneigées car on n'y lit plus «Je me souviens».
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  • Gilles Denis - Abonné
    20 janvier 2012 10 h 56
    Enfin!!!
    Croyez-vous vraiment que cela peut aider à la cause du français. Non,bien au contraire lorsqu'on est rendu à dénoncer une conférence tenue en anglais dans une ville comme Montréal, on glisse vers la chasse aux sorcières. Il est vrai qu'il y a un certain laxisme actuellement et les jeunes vont de plus en plus vers l'anglais. L'échec du dernier référendum et le fait qu'il n'y ait pas un parti politique véritablement souverainiste ont amené ceux-ci à conclure qu'une vie exclusivement en français était une limite importance à leur avenir. Un pays aurait sans doute permis de créer un climat où la fierté d'être francophone aurait empêché la venue d'un tel laxisme et où une conférence tenue en anglais n'aurait pas été vue comme une menace.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 10 h 59
    A M.Bernier. Ai pris un bon café ce matin.
    Un judicieux parallèle que "cette langue de Tremblay comparée à celle de Molière". Très juste et très pertinent. Ici au Québec même, on peut encore en ajouter tellement notre langue est riche et belle : la langue de P.-A. de Gaspé, celle de G. Roy, de Guèvrement, d'Aquin, de Ducharme, de Savard, de G. Lapointe, de Vigneault, de Thériault, d' Anne Hébert, de Ferron et de tant d'autres. Autant de langues d'un même peuple que les scientiques unilingues, tous abonnés à la langue impériale et à la pensée unique de la domination, ne connaissent pas. C'est tant pis pour eux! Une culture nationale bien enracinée dans un sol solide, c'est surtout beaucoup plus riche qu'une monoculture. Puissent-ils en prendre conscience!
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  • Pierre Demers - Abonné
    20 janvier 2012 11 h 01
    SAVOIR AFFIRMER LA PERTINENCE DU FRANÇAIS DANS LE DOMAINE SCIENTIFIQUE
    SAVOIR AFFIRMER LA PERTINENCE DU FRANÇAIS DANS LE DOMAINE SCIENTIFIQUE"
    ..Savoir affirmer la pertinence du français dans le domaine scientifique."(Y. Morrissette).
    Depuis 1979, la LISULF le recommande: Le français partout au Québec, y compris en science.
    Hydro-Québec fut à l'époque notre 1er membre corporatif, grâce à Lionel Boulet, créateur du laboratoire d'Hydro-Québec à Verchères.
    Pierre Demers physicien LISULF 20I2012
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  • jeanclro - Abonné
    20 janvier 2012 11 h 20
    @Marcel Bernier
    D,accord mais une petite correction,,au Nouveau-Brunswick ça ce passe toujours dans les deux langue car la province est bilingue!
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  • jeanclro - Abonné
    20 janvier 2012 11 h 22
    Le bilinguisme est mort
    Le bilinguisme est comme une religion donc le dieu est mort,,Citation de haper
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  • Jean-Paul Perreault - Abonné
    20 janvier 2012 11 h 31
    La colonisation des cerveaux!
    Il est temps que l’humanité, la diversité culturelle et le plurilinguisme mondial reprennent commande de leurs cerveaux pour contrecarrer certains mythes, fausses croyances ou lieux communs que l’anglosphère présente comme des dogmes puisqu’ils sont tout à son avantage, pour son pouvoir culturel, scientifique et économique, de les voir se multiplier, diffuser et répéter.

    Le mieux étant pour l’anglosphère que la multiplication et la diffusion de ces dogmes se fassent indirectement et tout naturellement par les « porte-parole » des autres ensembles linguistiques. Plus sournois, moins évident, mais ô combien plus efficace! Les démultiplicateurs conscients ou inconscients de ces dogmes se font nombreux au service de la puissance qui paraît aujourd’hui dominante.

    Parmi les fausses vérités, les croyances non fondées ou les préjugés, il y a les suivants : l’anglais, la langue universelle, la langue des affaires, la langue de la finance, la langue du sport, la langue des publications scientifiques, la langue de… la langue de…
    La suite : http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/article
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  • Loraine King - Inscrite
    20 janvier 2012 11 h 36
    Qu'on m'explique...
    Il faudrait donc offrir une traduction simultanée du français vers l'allemand, l'espagnol, l'anglais, le chinois, l'italien, le japonais, le russe, etc, etc, etc, ?
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  • jfrancois01 - Inscrit
    20 janvier 2012 11 h 50
    Mauvaise foi...
    Du choix de la photo illustrant cet article (logo d'Hydre judicieusement superposé au mot Canada), au choix du verbe "chapeauter" pour informer du fait que Hydro-Québec donne une subvention pour l'événement, votre jupon dépasse.
    Ce n'est pas le congrès d'Hydre Québec. C'est un congrès qui a décidé de tenir son édition 2012 à Montréal!

    Ce qui est aussi rigolo, c'est l'indignation des lecteurs qui ne peuvent écrire leur commentaire ici sans faire deux fautes de français par ligne. C'est quand même ahurissant.

    À tous ceux qui croient que "notre" Hydro-Québec a le "pouvoir" d'imposer le français pour ce congrès, vous connaissez mal le milieu scientifique autant que le milieu des planificateurs de congrès ("event planners" en anglais). Dans ce cas , Hydro-Québec avait effectivement un pouvoir: celui de faire changer la décision de venir à Montréal. En choisissant de commanditer et d'être l'hôte de ce congrès international, Hydro contribue au rayonnement de Montréal et du Québec sur la scène internationale.
    Prenez le pas personnel, c'est juste comme ça.
    Maintenant, si on est un peu moins paranoïaques de la langue, on se dira que ce groupe de scientifiques aura la chance de vivre Montréal, d'y découvrir le fait français, d'apprécier son architecture et sa culture, d'y laisser quelques centaines (voire milliers) de dollars, et, à leur retour chez eux, d'en parler (en bien) à leurs amis et de planifier d'y revenir avec leur famille.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 11 h 56
    L'anglais par rapport au chinois.
    Cette comparaison donne exactement l'équation suivante: pour le chinois (i.e. le mandarin),on obtient 1,3 milliards d'habitants qui le parlent contre seulement 311 millions pour l'américain, ce qui démontre l'asservissement dans lequel se complaisent les scientifiques avec une docilité franchouillarde. Sur le plan strictement linguistique, un lecteur du Devoir peut-il me démontrer avec de bons arguments en quoi l'anglais ou l'américain (du pareil au même) serait plus universel que le russe, l'arabe ou le français??? Il est pour le moins étrange que des scientifiques ne réfléchissent pas à cette question lors d'un congrès. Cessons de faire le choix de la facilité. Quant à la solution de la traduction non toujours satisfaisante, on peut toujours voir à l'améliorer par des recherches sur la question. Rien n'est jamais définitif. Les chercheurs qui font le choix de l'anglais sont des opportunistes qui font aussi le choix de leur Ego et de leur Carrière scientifique, peu importe les moyens par lesquels on y arrive. Pour mieux situer les Etats-Unis dans leur contexte réel, j'ajouterai encore qu'ils viennent seulement au 4e rang pour leur superficie, i.e. après la Russie, le Canada et la Chine. Le caractère dit "universel" de l'américain étatsunien n'est plus aussi évident. Il devient même de plus en plus fragile, voire même contesté. Qu'il se fracasse un jour ou lors d'un congrès, et il ne sera plus qu'un vieux souvenir de scientifique. Que feront-ils alors eux qui avaient fait le choix de cette langue "universelle"??? Un prochain congrès pour définir ou mettre à la mode une nouvelle lange universelle?????????? La grosse farce qui en résulte: pas si universel que cela l'anglais ou l'américain!!!
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  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 12 h 53
    A M. Jean-Paul Perreault.
    Bravo à vous! Le mot n'est pas trop fort: c'est bien de COLONISATION dont il faut parler pour cette fausse vérité de considérer l'anglais comme étant la langue universelle par excellence. La Puissance américaine devient de plus en plus fragile. Sur le plan international, c'est un peuple qui n'est pas apprécié parce que dominateur et terriblement égoïste. La prétendue universalité de leur langue n'est que le triste résultat de cette domination. Elle se réduira peu à peu à leur dimension nationale et superficielle. Espérons que ce seront alors plusieurs langues qui prendront le relais et leur revanche. La planète entière n'en sera que plus Riche et Dense.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    20 janvier 2012 13 h 08
    Les chinois aussi adoptent l'anglais
    Les chinois aussi sont en train de fait transiter leur journaux nationaux vers l'anglais. L'anglais s'est imposé comme langue de la science parce que les scientifiques qui se sont sauvés de l'Europe pendant la seconde guerre mondiale se sont ramassé aux États-Unis et en Grande-Bretagne. De plus, leur système d'éducation universitaire était pas mal plus performant que le système français.

    Il aurait suffi que les généraux français écoutent le conseil de De Gaulle, pour que le portrait soit très différent.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    20 janvier 2012 13 h 16
    L'influence américaine
    Ce sont les États-Unis qui, par leur puissance économique et leurs nombreux et prestigieux centre de recherche scientifique, ont imposé l'anglais comme langue dans la plupart des congrès internationaux et publications portant sur ce domaine. Et les chercheurs de pays n'ayant la même langue se sont pliés à ce diktat.

    Ce qui est déplorable ici est que cela amené avec le temps bien des gens à croire que la recherche sérieuse en science ne pouvait se faire que dans cette langue. Farfelu !

    Farfelu comme le sont également - et pas seulement au Québec - des personnes qui truffent leur vocabulaire de mots et d'expressions provenant de l'anglais en s'imaginant que cela fait plus « branché » !
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    20 janvier 2012 13 h 41
    à M. Morissette
    SVP, cessez d'une part, d'étaler votre ignorance et, d'autre part, d'insulter les scientifiques parce qu'ils utilisent la seule langue commune de communication scientifique.

    Ça devient pathétique de voir la haine de certains commentateurs envers l'anglais et ceux qui parlent cette langue.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    20 janvier 2012 13 h 58
    Les chinois aussi adoptent l'anglais ?
    Ah oui ?!

    Étant allé en Chine récemment j'ai pu observer qu'effectivement sur pratiquement tous les édifices publics il y a une traduction en anglais de la raison sociale de l'entreprise.

    ll y a des explications écrites en anglais dans les Musées et les lieux publics. C'est inévitable autrement tous les occidentaux seraient totalement désorientés. Et les occidentaux constituent une bonne partie de l'afflux touristique en Chine présentement.

    Dans les hôtels et les commerces les gens nous abordent en anglais. Le problème c'est qu'après qu'on eut demandé ce qui est en rapport direct avec la fonction de la personne, le dialogue verbal s'arrête là... Après ce sont sourires qui prennent la relêve.

    Il y a un milliard troic cent millions de chinois en Chine présentement. Il y a une classe moyene en train de monter. On la voit partout, déambuler sur les trottoirs cellulaire à l'oreille. On la voit passer dans ses voitures de luxe. On voit partout que la Chine est un chantier de chantiers.

    Vous pensez monsieur Yvan Dutil qu'un milliard trois cent millions de Chinois vont accepter longtemps de prendre des cours d'anglais pour pouvoir échanger avec vous dans les congrès scientifiques et dans vos autres périgrinations touristique?

    Partout à travers le monde, la Chine est en train d'imiter la France dont vous dites que son systême d'éducation est dépassé. Ils suivent les pas de la France en ouvrant des centre confucius partout où ils le peuvent, et notamment en Afrique, dans le but de propager leur culture et leur langue. Ils font ce que la France a fait pendant très longtemps avec un grand succès.

    Je ne sais pas si j'ai des conseils à vous donner mais entre nous, je pense que vous feriez bien mieux de vous mettre tout de suite, au Mandarin monsieur Dutil.

    Et à propos du Français dans les sciences je vous suggère ceci : http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/pourlascience
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  • P. T.Simard - Inscrit
    20 janvier 2012 14 h 04
    De la science et ceux qui la parlent
    Bonjour,

    Le réel langage de la science est mathématique. On le traduit en français à la maison entre nous. On le traduit en anglais avec les autres, à la maison ou ailleurs.

    Le fait français en science est une conséquence du nombre de chercheurs. La francophonie peine aujourd'hui et depuis plusieurs décennies à traduire le flux incessant d'avancements scientifiques provenant de l'étranger. Un baccalauréat en physique à Ulaval requiert l'achat d'une bibliothèque de plus de 2000 $ dont les titres en français se comptent avec un doigt, par exemple. À ceci s'ajoute la littérature scientifique dont les publications et congrès augmentent de façon exponentielle dans le temps. Traduction en temps réel ? Être polyglotte ? Aussi, parce que nous sommes en moins grand nombre à parler français, il est certain que la publication à l'internationale nécessitera une traduction vers la langue du plus grand nombre.

    Le fait anglais en science s'oppose aujourd'hui à la littérature russe, arabe et mandarine. Des histoires qui remontent à avant moi et qui sortent de mon propos. Conférence à Kyoto, à Montréal ou à Alma, c'est la communication scientifique qui passe en premier. "Si toi pas parler french, moi doit te le faire comprendre pareil. " Claro ? Et ce devrait être de même pour les cours gradués, quand le prof est obligé de parler un français "scrap" à sa première année au Québec, quand partout ailleurs dans le monde, il le dirait bien en anglais, le temps d'apprendre l'idiome culturel local.

    Plus les francophones seront chercheurs, plus leur congrès respectifs seront en français, comme déjà cela se déroule dans une grande majorité de nos écoles et à l'ACFAS, par exemple. Plus notre littérature scientifique se dépassera, plus les autres, les Russes, les Mandarins, les anglophones,... devront nous traduire. Mais qu'importe au final, la langue usuelle des sciences est mathématique.

    P.T.Simard - Thésard
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  • Loraine King - Inscrite
    20 janvier 2012 14 h 08
    @Y Morissette
    On parle ici de gens qui parlent l'anglais, pas strictement de ceux dont l'anglais est la langue maternelle. En Inde, par exemple, il y a 125 millions de personnes qui parlent l'anglais en tant que langue seconde. Sans compter qu'il n'y a pas qu'aux USA où l'on parle l'anglais - il y a le Royaume-Uni, environ 60 millions; le Canada, 25 millions; l'Australie, 18 millions. En tant que langue maternelle, l'anglais se classe 3e après le mandarin et l'espagnol. Peu de gens parlent le mandarin en tant que langue seconde ; il est plus fréquent que des gens parlent l’espagnol en tant que deuxième ou troisième langue. C’est l’anglais que l’on enseigne en tant que langue seconde dans de nombreux pays, même en Suisse, pays qui a quatre langues officielles.

    L'anglais aujourd'hui est une langue commune à un grand nombre de personnes dont la langue maternelle est autre que l'anglais. Vous pouvez bien vous insurger contre le fait, sortir les injures, c'est un fait : l'anglais est la langue choisie partout dans le monde pour les communications entre différents groupes linguistiques.
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  •  
  • Michel Page - Inscrit
    20 janvier 2012 14 h 57
    Il serait utile que la France sorte de l'anglomanie qu'elle tient pour une victoire sur ses complexes d'après guerre!
    Je ne dirai que ceci: : le français et l’épanouissement du français au Canada sont un choix libertaire essentiel;; et une langue devient essentielle lorsqu'on fait en sorte qu'elle le soit, avec détermination!
    Et, je partage le point de vue de Monsieur Abdou Diouf, président de la Francophonie :

    (La Francophonie contre un monde unipolaire. 06 juillet 2010. Secrétaire général de la Francophonie ) : « ... la francophonie... un choix. Ou bien on restait dans une coopération purement technique et culturelle, ou bien on allait plus loin, en embrassant aussi les champs du politique, comme une communauté humaine responsable, qui veut que sa vision du monde existe, pour éviter que le monde ne soit un monde unipolaire, avec une sorte d’hégémonie. Non seulement de la langue, mais de la pensée. «

    Bien votre
    MP
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  •  
  • Jacques Lanteigne - Inscrit
    20 janvier 2012 15 h 10
    Publier un contenu scientifique n'est pas un geste politique
    Je suis moi-même chercheur à l'IREQ depuis plus de 32 ans et je comprends bien les critiques voulant que la communauté scientifique québécoise s'exprime d'abord en français et profite du congrès de la CIGRÉ pour le faire. Je dois cependant dire que dans mon domaine de travail, Sciences des matériaux et Physique des solides, de même que dans tous les autres domaines scientifiques où l'IREQ est présente, les journaux internationaux et les grandes conférences accessibles à ces chercheurs québécois sont en anglais. C'est vrai aussi pour la vaste majorité des chercheurs d'autres nationalités, qu'il s'agisse de Chinois, de Japonais, d'Allemands ... et même de Français. Les chercheurs tiennent évidememnt à atteindre un auditoire élargi. Leur préoccupation est d'abord professionnelle. Il ne s'agit pas d'un déni de leur langue ni de leur culture. Publier un contenu scientifique n'est pas un geste politique. J'aimerais que les gens comprennent que chaque chercheur travaille dans un domaine extrêmement pointu où les experts mondiaux dans ce domaine se comptent souvent sur les doigts d'une seule main. L'anglais est alors devenu la façon la plus efficace pour créer des interactions avec ces experts. J'aimerais terminé mon intervention en mentionnant que l'Institut de Recherche d'Hydro-Québec regroupe des scientifiques, des technologues et des gestionnaires de très haut niveau qui s'expriment tous en français. Ici, dans nos laboratoires, nos salles de conférence et nos bureaux, tout se passe exclusivement en français. Chaque année, l'IREQ produit des centaines de rapports techniques très élaborés, souvent même contenant l'intégral des publications scientifiques, et toujours publiés dans un français impeccable.
    Jacques Lanteigne, Ph.D.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    20 janvier 2012 15 h 33
    Ce que vous dites madame
    Ce que vous dites madame King, c'est que vous constatez des choses telles qu'elle apparaissent aujourd'hui.

    Ce que vous négligez je pense, c'est le fait que les situations aujourd'hui évoluent à une vitesse incomparable avec celle à laquelle se produisaient les changements dans le passé.

    je ne crois pas que le portrait de la situation actuelle soit figé à jamais. Je ne crois pas plus aujourd'hui qu'hier, que toute l'humanité va accepter la domination d'une langue à perpétuité sur toutes autres les langues nationales.

    Tôt ou tard, que ce soit pour des raisons économiques politiques ou culturelles, quelqu'un quelque part dira : ça suffit l'hégémonie linguistique du groupe anglo-saxon.

    Je continue de penser que le pluralisme et la diversité linguistique est une richesse patrimoniale de l'humanité, et que le mono culturalisme et l'unilinguisme apporte au contraire un apprauvissement important de notre société.

    Il n'y a rien dans la langue anglaise (je ne la méprise pas) qui mérite que l'on oblitère une autre langue pour le principe d'être entendu par le reste de l'humanité. Ce reste est composé à très grande majorité par des gens qui n'ont pas la langue anglaise comme base de développement culturel social et scientifique.

    La soit-disant supériotrité d'une langue qui prétend à l'universalisme c'est une vision politique, perverse.

    Souvenez-vous de la pette phrase de GB Shaw : «Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et se demandent pourquoi, et il y a ceux qui imaginent les choses telles qu'elles pourraient être et se disent... pourquoi pas?».

    Moi je pense que j'appartient à une culture universelle aussi riche et forte que la culture et la langue anglaise.

    Et je pense qu'en français on peut aussi apporter une contribution significaticve au développement de la science et des connaissances dont l'humanité a besoin. Pourquoi pas s'il vous plaît ?
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    20 janvier 2012 15 h 46
    L'aveuglement volontaire
    @Gilles Théberge Les chinois ont convertie leur revue nationale scientifique du mandarin à l'anglais. Il y a deux raisons fondamentales: le lectorat y est bien plus grand et deuxièmement l'anglais se prête mieux au vocabulaire technique ultra-spécialisé que les idéogrammes chinois.
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  • Liliane - Abonnée
    20 janvier 2012 15 h 49
    Du Québec à l'international...
    La langue au Québec c'est le français... francophone pas ai tiers des deux ou presque... On a de la difficulté à reconnaître cela en priorité même dans les écoles, dans la culture... et les sciences n'y échappent pas...

    L'anglais est une langue internationale qui s'impose avec facilité dans les sciences. Tous les chercheurs de la planète ou presque parlent en anglais.

    Ce n'est pas une rencontre grand public mais une rencontre de chercheurs.

    Par ailleurs, Hydro-Québec, hôte de l'événement tout de même, devrait s'assurer que la logistique, l'organisation, les consignes, tout ce qui n'est pas scientifique se passe en français. Ici, c'est la loi.
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  •  
  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 16 h 01
    A Loraine King.
    Il est très juste de reconnaître que l'anglais en tant que langue se situe au 3e rang, à savoir après le mandarin et l'espagnol. En tant que linguiste, toutes les langues m'intéressent. Si tel n'était pas le cas, je manquerais d'objectivité et de sérieux. Ce qui m'attriste et ce que je refuse, c'est de voir de l'anglais partout. Les Etats-Unis ne sont déjà plus la 1ère puissance mondiale. Ils sont dépassés actuellement par la Chine qui fait déjà usage de sa monnaie nationale dans ses échanges commerciaux avec son voisin le Japon, d'où la faiblesse de plus en plus évidente du dollar en tant que monnaie internationale. Et le jour où la Chine, qui est déjà à elle seule l'usine du monde, deviendra la 1ère puissance mondiale, qui vous dit que ce pays n'imposera pas le mandarin comme langue universelle. En passant, je signale que les Chinois font une lutte féroce contre les anglicismes qui envahissent leur langue. Je ne déteste pas l'anglais en soi, mais le monopole de cette langue qui sévit partout et dangereusement. Je crois, pour le bien de tous les peuples de la terre, que les congrès scientifiques devraient faire appel à plusieurs langues internationales comme l'allemand, le français, le russe, le mandarin et l'espagnol. Des traducteurs pourraient ici intervenir. De l'anglais partout et toujours, c'est une vision réductrice de la planète qui incite à une attitude monopolistique. Je trouve cela dangereux. Il se produit alors une saturation qui nous fait rejeter cette langue commune de communication.
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  • Y. Morissette - Inscrit
    20 janvier 2012 16 h 07
    A M. Albert Descôteaux.
    Il semble que vous soyez adepte et familier du mépris pour oser parler "d'igorance" et de "populace" vis-à-vis des commentateurs de cet article. N'auriez-vous pas, par modestie ou sagesse, oublier de "balayer en premier lieu devant votre porte ???"
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    20 janvier 2012 17 h 28
    À Tennis Canada
    Veuillez prendre avis qu'il ne sera plus requis de trouver des juges capables de parler français au moins pour nommer le pointage dans cette langue. L'anglais est une langue universelle. Les Franco-Québécois n'ont qu'à s'y soumettre.
    Roland Berger
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    20 janvier 2012 17 h 30
    La langue anglaise
    La langue anglaise est à peu près la seule que tous les gens le moindrement instruits connaissent. Il ne s'agit pas de savoir si c'est la langue la plus parlée au monde, il s'agit de savoir qu'elle la langue qui aura le plus de chances d'être comprise par le plus grand nombre de personnes dans un audience formée de personnes de différentes nationalités. Quand à ceux qui prétendent que le mandarin est parlé par le plus grand nombre de personnes étant donné la forte population de la Chine, sachez qu'il ne s'agit`là que d'une langue parmi un grand nombre d'autres langues parlées dans ce pays.
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  •  
  • P. T.Simard - Inscrit
    20 janvier 2012 18 h 58
    Parlant de soumission
    Sur le fond, je suis parfaitement d'accord avec les linguistes ainsi que les francophiles. Mes respects. La francophonie a beaucoup à apporter aux sciences. Je suis fier d'écrire ma thèse en français ! Il est triste que les couleurs de notre langue ne puissent davantage faire comprendre aux autres, la science comme nous l'interprétons. Sur la forme, encore, bien que j'y réfléchisse et que j'y travaille en français, lorsque l'autre viendra pour qu'on échange, parce que ce jour c'est aujourd'hui, hier et demain, cherchera-t-on l'Esperanza? cette langue universelle? ou cherchera-t-on à se comprendre le graphique ?

    Si on est deux p'is qu'on a cinq minutes dans un corridor entre deux "talks", on repassera pour les cours de langues. Si on est dix, qu'on a des réunions hebdomadaires à l'année, qu'on a des post-docs de partout, on fera un effort, au cas par cas vu le roulement. Si on est une centaine qui vient sinon de l'Ouest, du Sud mais aussi de l'Est, pendant deux jours, dans un hôtel de la Capitale ou de la Métropole, on fait quoi ?

    J'y vois pas une soumission, j'y vois un échange de savoir. La langue pour communiquer, "c'est plate", mais c'est l'anglais. L'important, c'est de comprendre leur mathématique et qu'ils comprennent la mienne. Sans farce, je rêve d'une Presse française qui publie à fort volume. Que tout le monde soit instruit de ce qui se sait en sciences, aujourd'hui. Fournir des références scientifiques, de tous les domaines, en français. Pour tous les goûts. Recherche libre. Pensée différente. "Again", la langue des sciences est mathématique, moi j'y réfléchie et j'y travaille en français. Je la communique en français, et en anglais aussi.

    P.T.Simard - Le même thésard, qui comprend toujours pas le débat; c'est juste une journée conférence, c'est pas les labos d'HQ qui s'mettent à réfléchir en anglais !! à moins que nous voudrions revenir sur Gas Quebec - ou la Saga d'Anticosti, mais là, nous parlerions de l'ang
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  • Isa_r - Inscrite
    20 janvier 2012 19 h 08
    A Sylvie Poirier
    Premièrement, je tiens à dire que je crois qu'il est normal qu'un congrès scientifique international se déroule en anglais, peu importe le lieu.
    Je suis francophone et très fière de l'être.
    Et pour défendre ma langue, je m'applique à bien la parler et l'écrire. J'ai d'ailleurs relevé plusieurs fautes dans votre texte.
    Apprenons nous-mêmes à bien parler, ainsi qu'à nos enfants et petits-enfants, et nous garderons notre langue en santé.

    Vous allez chapeauté (er) le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal.
    Tous les Québécois vous regardent en espérant que votre prio(ri)té sera de montrer à tou(te)s ces personnes qu'ici au Québec nous parlons le français. Vous aurez des traducteurs qui traduiront certainement en anglais les propos des Québécois francophones. Vous ne parlerez pas chinois, ni espagnol, ni l'italien, ni l'anglais car ce n'est pas notre langue maternelle. Vous donnerez l'exemple au monde entier que vous respectez ce critaire(ère) de la loi 101.
    En 1967, les personnes des autres pays qui sont venus visités(er) l'Expo 67 pensaient que le peuple Québécois étaient(ait) des Indiens. Ces visiteurs de pays étrangers ont pensé être reçu(s) avec des calumets de paix, des plumes, des flèches et des harpons.
    Il faut bien donner à Jean Drapeau ce qui lui appartient pour avoir changé l'image du Québec. Depuis, des millions de visiteurs sont revenus découvrir notre culture, notre savoir vivre et notre généreuse(reux) acceuil(accueil). Il est vrai que les États-Unis, nos voisins, d'une certaine façon ont contribué et influencé à développer l'anglais.
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  • EMERGING - Inscrit
    21 janvier 2012 07 h 08
    Au Sujet du CIGRE - Vous n'avez rien compris les Québecois Nationalistes
    En voilà une autre histoire à mousser le sentiment anti anglais et "Nationaliste". Le CIGRE est une organisation internationale Électrique situé à PARIS qui publie ses documents en FRANCAIS et en ANGLAIS. La langue prémier est bien le Français. Il va de soi que le monde entier parle uniquement l'Anglais et pour cela on va à Montréal pour promouvoir l'anglais. C'est du Bullshit. Je suis un ALLEMAND multilingue (je parle 5 langues) ancien Ingénieur commercial de 3 grandes multinationales. Est ce qu'on peut imposer le Français à des visiteurs du monde entier? Chinois, Brésiliens, Europeens, Africains etc. qui viennet à ce congrès? Je suis un grand défendeur de la langue Française mais là c'est du ridicule. On cherche par tous les moyens de semer la pagaille! Widukind
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  • meme40 - Inscrit
    21 janvier 2012 15 h 57
    Pour la vente à rabais du québec...
    Hydro -Québec... qui a du Québec, de moins en moins de respect...avec à sa tête des nominations d'adeptes des P.P.P... libéraux.) a sa langue des transactions en chiffres, comme l'exigent probablement les co. albertaines et autres sous traitants. canadians . pour ce qui est de la science....??? Hydro est fier de son incompétence, et l'entretien... .
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  • Sympa4591 - Inscrit
    23 janvier 2012 21 h 07
    Vraiment trop et à nos frais


    Après la Banque, Molson et bien d’autres exemples, Hydro se met dans le coup à nos frais. Nous avons le choix de boire la bière qu’on veut, de déposer son argent dans la banque de son choix, mais nous n’avons pas le choix d’acheter l’électricité d’Hydro.
    Combien d’exemples cela prendra-t-il aux Québécois avant d’allumer.
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