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Hydro-Québec chapeaute un congrès entièrement en anglais à Montréal

Robert Dutrisac   19 janvier 2012 13h46  Québec
Au congrès de CIGRE Canada, qui est chapeauté par Hydro-Québec, les chercheurs y livreront toutes leurs communications en anglais.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Au congrès de CIGRE Canada, qui est chapeauté par Hydro-Québec, les chercheurs y livreront toutes leurs communications en anglais.
Québec — Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, chapeautent le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera entièrement en anglais.

Les chercheurs, y compris ceux de l’IREQ, y livreront toutes leurs communications en anglais, a-t-on confirmé au Devoir. Ce congrès du «comité national canadien» de CIGRE (pour Conseil international des grands réseaux électriques) a eu lieu tous les ans et toujours exclusivement en anglais, a-t-on indiqué à l’IREQ.

Le congrès en est à sa septième édition. Montréal l’a accueilli en 2006 et il s’est déplacé à Calgary, puis à Winnipeg, Toronto, Vancouver et Halifax. À tour de rôle, les grandes compagnies d’électricité de chacune des provinces jouent le rôle de «société hôte» comme c’est le cas cette année pour Hydro-Québec qui est un des membres de CIGRE.

Le site du CIGRE Canada et de son congrès sont généralement en anglais et en français, mais le formulaire de soumission des communications n’est diffusé qu’en anglais seulement, du moins l’était jusqu’à hier puisqu’à la suite des appels du Devoir à l’IREQ, le formulaire est désormais disponible en français.

Mais c’est pour la forme; jamais aucune communication en français n’a été faite aux congrès de CIGRE Canada. À quelqu’un qui a demandé s’il pouvait soumettre des communications dans la langue de Molière, un membre de l’organisation du congrès et chercheur à l’IREQ, Jean-François Allan, a répondu que le congrès regroupe des experts nationaux [c’est-à-dire canadiens] et internationaux et que «la langue commune des conférences CIGRE Canada est l’anglais». Aucun service de traduction n’est fourni.

Paradoxalement, CIGRE, qui réunit des experts du monde entier en grands réseaux d’électricité, est un organisme qui a été fondé en France en 1921. C’est ce qui explique que son sigle correspond à son nom français. En principe, l’organisme utilise tant le français que l’anglais et sa revue Electra est bilingue.

Comme la manifestation se tient à Montréal, le comité d’organisation du congrès CIGRE Canada est formé de chercheurs de l’IREQ et de scientifiques d’Hydro-Québec. C’est le directeur principal de l’IREQ, Denis Faubert, qui assure la présidence du Congrès, et Jean-François Allan qui en préside le comité technique. Son collègue, Jean Leduc, et Claude Rajotte, d’Hydro-Québec Trans-Énergie, coprésident le comité du programme.

Hydro-Québec a dépêché 14 de ses scientifiques et ingénieurs pour former le comité technique dit local. Le comité dit international compte 44 membres, dont 14 experts provenant du reste du Canada. Les autres membres viennent d’Europe, d’Asie, des États-Unis, du Brésil, d’Australie, etc.  

Pas impliqué dans l'organisation, mais..


Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d’État n’est pas engagée dans l’organisation du congrès même si elle y a délégué plusieurs chercheurs de l’IREQ, qui se chargent de l’organisation de la manifestation, et d’autres de ses employés. Hydro-Québec ne commandite pas le congrès, a indiqué le porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty. «Ça demeure un événement organisé par un organisme canadien qui le CIGRE. Pour le reste, on n’a pas d’exigence, ni de position sur la question des communications», a déclaré le porte-parole.

Hydro-Québec est soumise à la «Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’administration». Le personnel d’Hydro-Québec peut «s’exprimer dans une autre langue que le français lorsque la conférence ou l’allocution est prononcée au Québec devant un auditoire international», a fait valoir Louis-Olivier Batty. Cette position est conforme à une des dispositions de la politique gouvernementale.

En revanche, une autre disposition de cette politique stipule que «lorsque l’Administration participe à un congrès, à une exposition ou à une autre manifestation publique, elle s’assure que l’information la concernant est offerte en français».

En outre, dans sa politique en matière de langue de travail et de communication, Hydro-Québec s’engage à «assurer le rayonnement [de la langue française] auprès de sa clientèle, de ses fournisseurs et de ses partenaires».

«Un défi pour la francophonie»


Pour la présidente de l’Office québécois de la langue française (OQLF), Louise Marchand, assurer la présence du français dans les communications scientifiques et techniques, «c’est un défi pour toute la francophonie». Elle en veut pour preuve une allocution qu’a livrée Alain Rey, le linguiste et rédacteur en chef du dictionnaire Le Robert, au colloque sur la Francophonie et la langue française qui s’est déroulé à Lyon en octobre. Alain Rey avait déploré que les chercheurs de l’INRS en France choisissent l’anglais pour leurs communications.

Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, trouve «incroyable› qu’une société d’État comme Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, «participe de façon aussi évidente à la banalisation du français et contribue à faire de l’anglais la langue universelle universelle au détriment des autres langues internationales».

«C’est dommage de voir que ce préjugé ou cette valeur — l’anglais, langue scientifique, l’anglais, langue universelle — est multiplié au détriment des autres langues nationales par des organismes et des personnes qui devraient, en toute fierté, dire que, sur notre territoire, c’est notre langue qui doit prédominer», a fait valoir Jean-Paul Perreault.
 
 
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  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 14h16
    Pauvre petit
    Youhou les clowns. C'est pas des sciences humaines, c'est du génie. On ne fait pas que s'y auto-congratuler entre copains sur un sujet obscur qui n'intéresse personne et qui n'a aucune application pratique. En génie comme dans les sciences naturelles, les problèmes et les solutions ont des implications mondiales. On ne parle donc pas uniquement à nos copains.

    Dans la vie, on peut choisir de rester dans son carré de sable ou de jouer dans la cour des grands.

  • CentreDroite
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 14h31
    Encore une fois
    Encore une fois la preuve a été faite que beaucoup de Québecois se trouvent à 15 000 pieds d'altitude. Beaucoup ne sont même pas au courant de ce qu'est la langue ''par défaut'' à l'international, et pour beaucoup l'international c'est Plattsburgh ou Old Orchard. Pour eux l'anglais est une langue comme les autres, comme le Portugais ou le Zulu.
    Ce sont ces mêmes personnes qui s'empressent de lever leur mains pour ce qui est de projets de dépenses culturelles, mais qui crachent systématiquement sur le développement économique, contre les mines, contre le gaz de schiste, contre la mondialisation. Lorsque je cherche ''Quêteux de fond publique'' dans le larousse, l'illustration qui s'y rattache est un drapeau du Québec.

    On se demande ensuite pourquoi le Québec est toujours avec le Canada, la réponse: QUÊTEUX INSÉCURES ET IMPRODUCTIFS pour qui l'épanouissement social est la quête de leur vie.

  • Noly Simard
    Inscrite
    jeudi 19 janvier 2012 14h47
    Décevant!
    Moi qui croyais trouver des hommes intelligents, fiers et intègrent au Québec, dirigeant une grande compagnie avec une main de fer.
    Un tel revirement énonce une grande faiblesse dans sa direction.

  • Lucien Sauve
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 14h57
    @ M. Dutil
    Si je vous comprends bien, M. Dutil, on ne peut s'exprimer en français que pour des banalités, l'anglais concerne les sujets importants et sérieux. Merci beaucoup de votre appréciation.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h01
    Réveillez vous et regardez ailleurs!
    Le sujet: les grands réseaux d'électricité. L'objet: rejoindre les grands spécialistes mondiaux.

    En attendant le mandarin, l'arabe ou l'espagnol, c'est en anglais que l'on rejoint des audiences spécialisées lorsqu'elles dépassent les frontières de la francophonie. Je l'ai fait à plusieurs reprises et m'ai jamais senti que je desservais le Québec. Ces débats du terroir deviennent franchement ridicules.

  • Noly Simard
    Inscrite
    jeudi 19 janvier 2012 15h02
    Let us laugh together
    The top management laughs at French, it believes that French is not intelligent. it draws in the foot.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h08
    Ajout:
    Et je signe;

    Ingénieur retraité.

    Et j'ajoute; le Devoir devient un véritable Mur des Lamentations. Son exécutif devrait entreprendre un voyage autour du monde.

  • Daniel Pontbriand
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h14
    À Yvan Dutil
    Merci M.Dutil
    C'est très gentil de votre part de passer un commentaire ici en français, cette langue qui n'est pas très utile en fin de compte !

  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h22
    Messieur Sauvé
    Non le français n'est pas seulement pour les banalité, mais le français n'est pas la langue commune internationale.
    C'est une rencontre scientifique international, si elle avait eu lieu en Chine , en Russie, en France ou au Japon elle aurait été 100% en anglais et tous auraient trouvé cela normal.
    Si on veut que HQ organise une rencontre scientifique totalement en français on aurait fait alors une rencontre régional, limité au chercheurs du Québec et un peu de France.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 19 janvier 2012 15h31
    Évidemment, c'est avantageux pour certains
    Notamment pour les anglophones, qui n'ont pas à perdre leur temps dans les cours de langue seconde à l'école. Tous les autres doivent... ramer davantage, et leur aptitude linguistique conditionnera leurs aptitudes scientifiques.

    On a déjà calculé de combien de milliards de livres la Grande-Bretagne était annuellement avantagée par l'usage «international» de l'anglais. Le tout à nos frais à nous.

    Pas besoin de Harper pour honorer l'Angleterre ou les États-Unis.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h43
    Et puis après?
    Il arrive souvent qu'à Paris, se tiennent des conférences uniquement en Anglais. Il m'est arrivé de prendre des repas avec des gens qui parlaient différentes langues, soit des Chinois, des Japonais, des Anglais, des Suédois, des Allemands, et tout ce beau monde se parlait en anglais, la seule langue que tout le monde connaissaait. Quand cesseront nous de paranoïer?

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 19 janvier 2012 15h43
    Donc, les chercheurs francophones qui ne sont pas bilingues ne participer à ce congrès
    On parle encore ici comme si on avait toujours le choix.
    Tous les chercheurs qui travaillent à HQ doivent donc être bilingues?

    Inviterait-on à ce congrès le plus brillant des chercheurs de HQ si par malheur il ne parlait pas anglais suffisamment?

  • Paul_
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 15h47
    à Yvan Dutil
    À Yvan Dutil,

    Vous faites preuve d'une vision éculée des sciences humaines. Premièrement, les contributions importantes y sont pour la plus part communiquées en anglais. Évidemment, comme ce sont des sciences ancrées - géographiquement, historiquement, nationalement, culturellement - les nombreuses contributions à portée locales continuent d'y être communiquées dans de multiples langues.

    Ensuite, l'idée que les objets des sciences humaines n'intéressent personne est fausse. Elles font beaucoup plus souvent l'objet de débats, de controverses et d'un intérêt public que le génie ou les sciences naturelles. D'ailleurs, lorsque ces dernières parviennent à susciter un intérêt hors des petits champs qui y travaillent, ce sont le plus souvent leurs aspects sociaux qui sont mis en question. Pensons aux questions d'éthique par exemple qui marquent toutes les discussions sur les technosciences sur la place publique. Autre exemple, lorsqu'on parle de génie hors des facultés, des firmes et des revues spécialisées, il est plus souvent question d'économie, de politique et de corruption que des matériaux.

    Pour ce qui est de l'auto-congratulation, le génie et les sciences naturelles se démarquent des sciences humaines par une nombre démesuré de publications qui ne disent pas grand choses ( les effets du publish or perish y sont plus fortement ressentis) et qui sont néanmoins signés par des collectifs d’auteurs se renvoyant l’ascenseur. Ces auteurs assument d'ailleurs de plus en plus souvent le coûts de publication des articles (c'est dire comme les revues sont peu lues) que leur collègues ne liront probablement pas. Donc on reviendra pour ce qui est de parler uniquement "à ses copains"

    Cela ne remet évidemment pas en question la portée et l'importance du génie et des sciences naturelles. Seulement, l'idée qu'elles se démarquent des sciences humaines obscures, sans application et fermées sur elles est fallacieuse.

  • ProCosom.com
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 16h23
    Triste à mourir...
    @Yvan Dutil

    Et la traduction instantannée, vous connaissez???

    Et le sous-titrage, pas moyen???

    Le colon moyen est si triste à regarder; il se courbe, se câbre et se repentit de simplement exister sans vergogne ni remise en question. Triste...

  • Gilles Théberge
    Abonné
    jeudi 19 janvier 2012 16h27
    Le français inutile
    En lisant certains commentaires on a l'impression que plusieurs dénigrent l'idée même d'affirmer la force de la culture qui nous appartient. Comme s'il fallait toujours s'effacer devant la pachyderme qui écrase tout.

    Certains commentaires sont particulièrement méprisant qui relèguent avec dédain le français aux sciences molles plus ou moins valables et à des échanges inutiles sur des sujets imbéciles truffés de raisonnements abscons entre copains.

    Pourtant la science appartient à tout le monde et ceux qui représentent notre culture ont été maintes fois reconnus sur la scène Internationale. Le meilleur exemple c'est le prix Nobel. On ne parlera pas des canadiens qui sont tous des canadians, mais des français.

    Ainsi :
    10 ont reçue le Nobel de la Paix
    12 ont reçus le Nobel de physique
    8 ont reçus le Nobel de Chimie
    13 ont reçu le Nobel de physiologie et médecine
    14 ont reçus le Nobel de littérature

    Des 55 Nobels français, l'une l'a reçu deux fois, Marie Curie

    Peut-on croire qu'il y en aurait plus s'ils parlaient tous anglais. C'est ce que semlent penser certains ici. Mais aucun de ceux qui cassent allègrement du sucre sur la langue française en science, conséquence évidente de leur lavage de cerveau ne l'a reçu...

    Ah non C'est vrai je me trompe. Eux, ils sont pragmatiques.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 16h55
    Du délire!
    @Lucien Sauve @Daniel Pontbriand @Paul_ @ProCosom.com

    Dans le domaine des sciences et des techniques, les conférences en français cela sert essentiellement à pratiquer les étudiants à parler devant un public. Cela sert aussi au recrutement de futurs étudiants qui voudrais venir étudier au Québec.

    Dans le même ordre d'idée, il n'y a essentiellement plus de publications scientifiques en français dans le domaine des sciences naturelles depuis des années. Il en reste encore dans le domaine des sciences humaines cependant, pour les raisons sus-mentionnées.

    Oui, l'anglais est un avantage pour les anglophones de naissance. C'est un des trucs que me pose le plus de problème dans ma carrière. Mais, c'est aussi le problème d'une bonne partie des chercheurs dans le monde. Sans compter que 50% des étudiants gradués aux USA sont des étrangers. La conséquence est que la majorité des articles scientifiques sont écrit en anglais par des non anglophones.

    Pour ce qui croient que la traduction simultanée est une option, clairement vous n'avez jamais mi les pieds dans une conférence scientifique. D'une part, le vocabulaire y est tarabiscoté de sorte que c'est essentiellement impossible pour un traducteur de travailler correctement. D'autre part, cela coûte très cher pour pas grand chose.

    J'ai assisté à trois conférences où la traduction simultanée était utilisée. Une en Espagne sur l'enseignement de l'astronomie, une en Italie lors d'une conférence grand public ou j'étais le conférencier et une au Québec sur la pollution lumineuse. Dans chaque cas, l'information technique était limitée. Dans mon cas, il a fallut que je passe un bon 10 minutes à expliquer à la traductrice le sens des mots. On ne peux pas se permettre cela dans une conférence scientifique normale.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 16h56
    @franceMarcotte: les ingénieurs non bilingues
    Bonjour madame Marcotte,
    S'il existe des ingénieurs qui ne savent pas ou ne comprennent pas l'anglais, j'aimerais bien apprendre où ils ont étudié et dans quels livres ils ont bûché...

    Quant aux autres commentateurs qui s'en prennent à l'utilitarisme bien naturel de gens qui font leurs carrières en sciences appliquées, sachez que le pragmatisme n'est ni un défaut ni une tare.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 17h01
    La France pas si forte!
    @Gilles Théberge

    Selon des statistiques de l'IMD (International Institute for Management Development) de Lausanne, il y a en Suisse 1,111 Prix Nobel par million d'habitant. Les chercheurs ont tenu compte des distinctions en physique, chimie, médecine et économie attribuées entre 1950 et 2001.

    Sur la même base statistique, la «densité Nobel» est de 0,840 en Grande-Bretagne, 0,713 aux Etats-Unis, 0,341 en Allemagne et 0,187 en France.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 17h08
    Parlons sciences humaines
    @Paul_ J'ai plusieurs amis et collègues qui œuvrent dans le domaine des sciences humaines. C'est derniers m'évoquent continuellement leur désespoir face à une culture de la recherche où les articles ne sont publiés que si tu fais parties des membres du club sélect des amis. Où de plus en plus de chercheurs font de la recherche quantitative sans avoir la moindre compétence pour interpréter les chiffres. Bref, des domaines où, au final, c,est celui qui crie le plus fort qui a raison.

  • agirsoleil
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 17h53
    Changement de drapeau
    Maintenant, il ne reste qu'à changer le drapeau. Et les québécois paieront la facture pour les compteurs dits "intelligents" pour le pays.
    Hi! Ha! trois morceaux de robots.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    jeudi 19 janvier 2012 19h04
    Et la Charte de la langue française qu'en faites-vous?
    «Hydro-Québec aurait avantage à lire le préambule de la Charte de la langue française où il est écrit que « L'Assemblée nationale reconnaît la volonté des Québécois d'assurer la qualité et le rayonnement de la langue française. Elle est donc résolue à faire du français la langue de l'État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires. »

    À moins que, pour Hydro-Québec, l’Assemblée nationale et la volonté des Québécois ne soient d’aucune importance! »


    http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/article

    ILs sont au-dessus des lois eux autres.

  • Andre-Jean Deslauriers
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 19h22
    À tous les colonisés volontaires. Espèce en pleine expansion
    En réponse à ce Yvan Dutil qui fait preuve d’un mépris sans mom pour tous ceux qui refusent de s’aplat-ventrir devant la dominance comme lui, ainsi que ce Jacques St-Cyr (où l’on voit qu’être ingénieur ne n’est pas synonime d’intelligent).

    Selon votre raisonnement, on se demande bien comment l’humanité à pu parcourir tout ce chemin depuis les origines sans avoir l’usage de l’anglais.

    Mais j’imagine que ce qui a existé avant est nul et non avenu pour des gens comme vous.

    Comme modèles de colonisés, vous êtes de calibre olympique.

    Le clown vous em...la nétiquette m’empêche de continuer.

    André-Jean Deslauriers

  • MJ
    Inscrite
    jeudi 19 janvier 2012 19h28
    @ Centre-Droite 14h31
    Attention! Les quêteux dont vous parlez sont plus souvent qu’à leur tour les entreprises multinationales qui réclament des subventions de tous les paliers de gouvernement et qui exercent leur chantage s’ils ne reçoivent pas leur "dû" ou ce à quoi ils s’attendent. Ils coûtent des fortunes au trésor public pour ensuite fuir avec la caisse de retraite des employés, fermer boutique et/ou délocaliser. La poutre dans votre oeil vous empêche de bien voir la réalité.

    En passant, avez-vous des actions dans les entreprises minières ou gazières?

  • Denis Poussart
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 19h58
    La loi de Metcalfe
    La science, sauf pour certains sujets dont la portée est spécifiquement locale ou est intimement empreinte d’une spécificité culturelle, est une activité planétaire. Elle ne connait aucune frontière. Un chercheur contemporain évolue en interaction avec des collaborateurs qui se trouvent, de plus en plus en plus, localisés au quatre coins de la planète. Le besoin de compréhension mutuelle est évident et exige un encodage cohérent (la traduction n’est qu’une pénible béquille). La prépondérance presque totale de l’anglais s’explique bien dès que l’on saisit la conséquence - inéluctable - de la “Loi de Metcalfe” (en voir une (trop) brève explication sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_metcalfe) : la puissance d’un réseau (ici la capacité de recherche) augmente avec (en première analyse) le carré du nombre d’adhérents. Il s’ensuit un effet de recrutement régénératif majeur, chaque participant étant alors à même de bénéficier d’interactions bien plus nombreuses que la simple taille (linéaire) du réseau ne le suggérerait. Le même phénomène joue dans toute forme d’association collaborative. Il fut un temps lointain où le français, puis l’allemand furent partiellement cette “lingua franca” scientifique. L’anglais pris le relais après la seconde guerre mondiale, et l’avènement de l’internet (que bouda longtemps la France) accéléra son emprise. C’est ainsi qu’aujourd’hui un chercheur russe, français, chinois, … ou québécois dont le champ est de portée mondiale publiera le plus souvent en anglais. Croire qu’il puisse en être autrement relève d’une naïveté déconcertante.

  • MJ
    Inscrite
    jeudi 19 janvier 2012 20h09
    @ Yvan Dutil 17h01 et 17h08
    Le pourcentage de “Nobellisés” dans les divers pays que vous énumérez entre 1950 et 2001 dans l’ordre d’importance suivant: Suisse, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Allemagne et France ne signifie pas pour autant que ces personnes soient originaires de ces pays. N’oublions pas qu’il y a eu d’importants mouvements de population et d’immigration vers les Etats-Unis, la Suisse (pays neutre), la France et la Grande-Bretagne, notamment à l’aube de la deuxième guerre mondiale en Europe. Parmi ces immigrants, l’on compte des personnalités importantes du monde scientifique, de la médecine, des sciences humaines, des arts et des lettres.

    En sciences humaines, il n’y a pas que la recherche quantitative, il y a aussi la recherche qualitative. La première utilise les statistiques pour des recherches portant sur une large population. La seconde se fait à plus petite échelle et va plus en profondeur dans l’étude, par exemple, des motivations et des comportements humains. L’utilisation des statistiques n’est pas nécessaire dans la seconde approche. En revanche, des grilles d’analyse sophistiquées sont utilisées pour ces études de cas. En psychologie, les deux écoles s’affrontent (les tenants du quantitatif versus les tenants du qualitatif). Chaque école a son utilité dans son domaine spécifique d’application.

  • parade21
    Abonné
    jeudi 19 janvier 2012 20h11
    Le vaisseau amiral coule le françcais
    Hydro Québec n’est pas un organisme gouvernemental comme les autres. Il est le vaisseau amiral. La lutte pour le français, avec à sa tête l’amiral en chef René Lévesque, est un fait d’armes symboliquement déterminant dans l’histoire politique et culturelle du Québec. Dès sa création, tous les documents ont dû être écrits en français. La Révolution tranquille a trouvé son ancrage en ce lieu qui avait toujours été dominé par l’anglais.

    Aujourd’hui Hydro-Québec bat pavillon Union-Jack. L’échec est total. Mais on peut compter sur la ministre St-Pierre. Elle nous prépare une autre campagne de sensibilisation sur l’importance du français, en écoutant Céline Dion lui turluter à l’oreille en anglais, of course my lord Amiral, le naufrage du Titanic. Belle mentalité de colonisé!

  • Pas que noir ou blanc
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 21h04
    Un cercle vicieux
    C'est vrai que depuis les dix dernières années, l'anglais a évincé toutes les autres langues: la plupart des participants comprennent l'anglais, à des degrés divers, tous peuvent faire traduire vers l'anglais.
    Mais cela pose plusieurs problèmes qu'il ne faut pas négliger:
    1. Généralement, une grande proportion du lectorat d'un article provient d'un cercle assez proche de l'auteur et aurait plus de facilité avec un article dans sa langue de travail. Il serait donc souhaitable qu'il existe toujours une version des publications en langue nationale qui soit aussi disponible que la version anglaise.
    2. Lors des discussions dans les conférences, j'ai remarqué que ceux qui discutent sont les anglophones, et quelques habitués des conférences internationales. Tout un pan de la communauté scientifique se tait, par manque d'aisance. Là c'était la traduction simultanée qui aidait, sans être parfaite, elle permettait au moins à plusieurs de s'exprimer et l’interprète avait généralement plus de facilité à comprendre les accents divers que le participant occasionnel à une conférence. Avec des japonais et des chinois, par exemple, la communication en anglais est très difficile.
    3. Plus on publie seulement en anglais, plus on appauvrit notre vocabulaire scientifique dans notre langue et on finit par être obligé de n'utiliser que l'anglais.

    Lorsque des conférences nationales existent sur les mêmes sujets, les mêmes articles y sont aussi présentés dans la langue nationale et cela corrige un peu la situation.
    Or CIGRÉ Canada est notre conférence nationale et notre langue nationale y est absente. C'est là le cœur du problème.
    Il y a donc lieu de rappeler à l'ordre.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu'Hydro-Québec et l'IREQ sont probablement les meilleurs défenseurs de la science pratiquée en français au Québec. Il ne faut donc pas les juger sur la base de ce seul événement et plutôt les encourager à maintenir le cap .

  • Ben Gagnon
    Inscrit
    jeudi 19 janvier 2012 23h45
    Sciences "pures"
    @ Yvan Dutil

    Les sciences dites "pures" agissent avant de réfléchir. Elles ne tiennent jamais compte de la totalité d'un tout.

    Les sciences humaines réfléchissent avant d'agir. Elles tentent de synthétiser le tout.

    On se sert des sciences "pures" pour appuyer les sciences humaines, pas le contraire. Puisque nous vivons dans une société politique, cela implique que les deux matières les plus utiles à sa compréhension soient la sociologie et la politique, pas la chimie et la physique. Et je juge que de comprendre la société dans laquelle nous vivons n'est pas quelque chose d'obscur. Au contraire, c'est quelque chose de naturel et à la portée de tous. Par contre, la physique quantique, voilà bien quelque chose de totalement obscur et d'abstrait pour l'humain moyen.

    Ce sont, dois-je vous rappeler, les sciences humaines (qui n'étaient pas appelées ainsi à l'époque, mais plutôt la philosophie, l'histoire, la politique, etc.) qui ont permis aux sciences "pures" d'exister, jetant les bases de l'éthique, de l'hypothèse et de la recherche critique.

  • C. Boisvert
    Abonnée
    vendredi 20 janvier 2012 00h03
    La Science et l'Argent, c'est en anglais
    J'ai même vu un Chinois rédiger sa thèse (doctorat) en anglais et la présenter devant un auditoire, en France, en anglais.

    Il voulait avoir une chance d'être lu, reconnu et publier, et c'est en anglais qu'il considérait devoir la rédiger. Il avait raison s'il visait le milieu international.

    Quelque soit la science étudiée, la recherche qui est nécessaire pour parfaire nos connaissances sera le plus souvent en anglais. Pas toujours accès à des textes traduits en français. Et la langue d'usage lors d'une rencontre dite internationale, c'est l'anglais. Désolée et désolant peut-être, mais c'est comme ça.

    À l'Université de Montréal, j'ai déjà eu un livre anglais pour suivre le cours de psycho-neurologie. Lorsque tu reçois ton diplôme quelques années plus tard, tu es bilingue.

    Je demeure une québécoise "pure laine" et je serai toujours debout pour défendre un Québec francophone.

    C.B.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 20 janvier 2012 06h57
    Dand quel monde vivez vous!!
    @Pas que noir ou blanc Dans quel domaine de recherche travaillez-vous? Parce ce que ce que vous décrivez est totalement différent de mon expérience personnelle,

    1. Généralement, une grande proportion du lectorat d'un article provient d'un cercle assez proche de l'auteur et aurait plus de facilité avec un article dans sa langue de travail.

    Les gens qui me citent et dont je lis les article viennent de partout sur Terre: espagnol, allemand, arabes et beaucoup de chinois depuis quelque temps. On en publie des articles en français, mais cela ne donne rien au bout du compte quand vient le temps des subventions car il y a qu'un lecteur potentiel sur dix qui va le lire.

    2. Lors des discussions dans les conférences, j'ai remarqué que ceux qui discutent sont les anglophones, et quelques habitués des conférences internationales.

    Heu, dans toutes les conférences ou je suis allé, tous le monde parle avec tout le monde. La gêne disparait assez vite merci. je parle en anglais en temps normal, mais en français ou en espagnol quand l'occasion se présente.

    3. Plus on publie seulement en anglais, plus on appauvrit notre vocabulaire scientifique dans notre langue et on finit par être obligé de n'utiliser que l'anglais.

    C'est une autre connerie, il y a plein de chercheurs comme moi qui font des efforts pour utiliser les bons termes techniques en français dans le texte que le écrit dans la langue de Molière. Cependant, on fait face à deux difficultés: les termes techniques sont souvent inexistants et nos collègue français de France n'utilisent même pas le bon terme. Petite anecdote, i l n'est pas rare que lorsque que l'on pose une question à OLF sur le bon terme à employer, qu'à la question soit retourné au chercheur après quelques heures de recherche car il est souvent considéré comme l'expert dans le domaine!

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 20 janvier 2012 07h03
    Si au moins la France nous aidait!
    @MJ La France est un pays qui gaspille énormément sont potentiel en R

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 20 janvier 2012 07h14
    La lingua franca
    @Andre-Jean Deslauriers

    Monsieur Poussard décrit très bien la situation. Clairement, il ne vit pas dans votre monde imaginaire. Il y a 50 ans, le français et l'Allemand faisait partie de la lingua franca scientifique. Quand j'étais étudiant, il était de bon ton de connaitre l'allemand quand on étudiant en sciences. Avant, pendant deux millénaires, c'était en latin et en grec, sans compter l'arabe pendant quelques siècles. Galilée est reconnu pour avoir un des premiers scientifiques à publier dans la langue vernaculaire au XVIIe siècle.

    On peut refuser de regarder la réalité en face et de prendre des mesures cosmétiques pour se faire accroire que la science fonctionne en français, mais dans le monde réel, tout se passe en anglais. Tous les scientifiques du monde sont dans le même bain: les chinois, la japonais, les Suédois, italiens, les catalans, etc. Incidemment, le gouvernement catalan ne voit rien de mal a subventionner une conférence en anglais uniquement: http://www.innostock2012.org/ Il faut dire cependant, que les catalan ne souffrent pas du complexe du coloniser de certains.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 20 janvier 2012 08h20
    La parole est facile
    @Ben Gagnon "Les sciences dites "pures" agissent avant de réfléchir. Elles ne tiennent jamais compte de la totalité d'un tout. Les sciences humaines réfléchissent avant d'agir. Elles tentent de synthétiser le tout."

    Les sciences humaines ne discutent pas avant d'agir. Elle ne font que discuter et n'agissent jamais. Les sciences humaines sont essentiellement un discours narratifs. Il y a bien des éléments scientifiques en psychologies expérimentale, en linguistique numérique, en sociologie des réseaux et en recherche opérationnelle. N'en demeure pas moins que les sciences humaines ne font que décrire.

    C'est comme cela que cela fonctionne parce que c'est facile. Car voyez-vous, les sciences humaines c'est d'abords et avant tout un marché d'étudiants à aller chercher. Car on agit, on prend le risque de se planter. En sciences humaines, on ne peut pas se planter car on ne fait que décrire.

    Le plus bel exemple de cette situation est la réforme du mode de scrutin. C'est un sujet auquel je m'intéresse depuis des années. J'y ai rapidement découvert que les étudiants en sciences politiques et les politicologues en général avait exactement zéro connaissance du sujet. Bien sûr, il sont capable de décrire un ou des modes de scrutin, mais ils ne comprennent pas le pourquoi et le comment. Or, quand on veut changer les choses, c'est le pourquoi et le comment qui compte car il faut un minimum de capacité prédictive pour proposer un changement. Tout ce qu'ils sont capable de faire c'est de donner des exemples et des contre-exemple, jamais de vision globale.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 20 janvier 2012 08h21
    La science n'est pas neutre

    lI me semble que la science n'est pas neutre. Elle n'est pas neutre parce qu'elle implique une certaine conception de la vie, du monde et de l'homme.

    Les langues non plus ne sont pas neutres. Elles aussi expriment une façon de voir et de concevoir la réalité. Le fait qu'il existe plusieurs langues a comme effet de faire voir que la réalité peut être perçue de différentes façons et c'est une richesse pour l'humanité.

    Pourquoi? Parce que, si on en tient compte on a de bonnes chances d'éviter l'uniformité de la pensée qui serait une catastrophe pour l' humanité.

    Je pense qu'il serait préférable que le développement scientifique devrait se faire par des gens qui parlent différentes langues et qui pensent en différentes langues parce qu'il y a de bonnes chances que cela favorise la science elle-même en plus de maintenir une diversité de pensée.

    Conséquemment, les scientifiques, au lieu de se limiter à l'anglais comme des moutons devraient apprendre plusieurs langues et communiquer entre eux en diverses langues. Cela ne pourrait que leur ouvrir les horizons. Les scientifiques doivent se cultiver eux aussi.

    Je suis d'avis qu'il faut se battre contre l'impérialisme de la langue anglaise dans tous les domaines y compris dans le domaine scientifique.Il faut se battre contre la tendance à l'uniformité pour notre propre survie.

    Il faut empêcher la multiplication des oeillères.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    vendredi 20 janvier 2012 09h52
    La majorité des scientifiques sont polyglottes.
    @Jean Lapointe "Conséquemment, les scientifiques, au lieu de se limiter à l'anglais comme des moutons devraient apprendre plusieurs langues et communiquer entre eux en diverses langues. Cela ne pourrait que leur ouvrir les horizons. Les scientifiques doivent se cultiver eux aussi."

    La plupart des scientifiques sont polyglottes.La majorité parlent 2-3 langues et ont habité dans plus d'un pays (exception faites des américains), C'est mon cas et c'est le cas de tout ceux avec qui j'ai travaillé.

  • Olivier Lamarche
    Inscrit
    samedi 21 janvier 2012 12h21
    C'est quoi le problème??
    Je m'excuse mais je ne comprends vraiment pas c'est quoi le problème..
    C'est un congrès SCIENTIFIQUE. Allez en Finlande à un congrès équivalent, et vous ne serez pas obligé de parler finnois... Vous parlerez anglais puisqu'il s'agit de la langue commune utilisée en science. Avant on utilisait le latin mais on a probablement jugé que trop peu de gens parlait le latin, la langue de la science est donc devenue ce qu'elle est maintenant.

    Je suis réellement surpris de la réaction des gens et encore plus que le Devoir aie publié cet article...

    Publiez un article scientifique en français et vous serez rapidement mis à l'index, sauf dans la francophonie. Malheureusement, tous les scientifiques sur la Terre ne parlent pas français, mais presque tout le monde parle ou comprend l'anglais.

    Ouvrez vous les yeux; si vous aviez étudié dans n'importe quelle discipline scientifique, vous vous seriez rendu compte que l'anglais est la langue uniformément utilisée.

  • Patrick M
    Inscrit
    samedi 21 janvier 2012 16h27
    Tout ça une fois de plus pour s'assurer de la domination des idées anglo-saxxonnes
    Il y a plusieurs langues internationales et le monde devrait se faire un devoir de les utiliser surtout si c'est leur langue dont ils sont le plus à l'aise. Mais une fois de plus, on assiste ici à une société d'Etat qui sont complètement à genoux devant les anglos-saxxons. On parle anglais pour plaire aux anglos-saxxons. On se sent inférieur si on a le culot de ne pas parler anglais.

    Dites-vous une chose, les colonisés qui justifient cette honteuse soumission. Avec l'anglais, la seule chose dont vous êtes sûr, c'est qu'on va véhiculer les valeurs anglo-saxxonnes avant tout et surtout que le 9/10 des personnes qui vont en bénéficier, ce seront eux.

    Bande de suiveux va! Votre lâcheté est une honte. Les patriotes de chaque pays qui se sont battus pour leur pays se retourneraient dans leur tombe de voir à quel point aujourd'hui le monde est rendu lâche et sans fierté et qu'ils donnent tout à un seul peuple

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