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Parti québécois - Minuit moins cinq

Bernard Descôteaux   14 janvier 2012  Québec
La crise au Parti québécois n'est pas résolue. Après une accalmie de quelques semaines, elle est entrée dans une nouvelle phase. Après la démission du député François Rebello mardi, voilà que Bernard Drainville, qui a pourtant choisi de demeurer au sein du caucus péquiste quoi qu'il arrive, ose dire publiquement son inquiétude quant à l'avenir de son parti et à la capacité de Pauline Marois d'en faire l'unité.

Les huit derniers mois, Pauline Marois a montré une résilience exceptionnelle face à la contestation. Elle a résisté à toutes les attaques, à tous les appels à sa démission, à toutes les invitations à revoir sa politique de gouvernance souverainiste. Sa seule concession aura été d'engager le parti dans une réflexion sur le thème du renouveau démocratique, qui sera le sujet principal d'une discussion à la prochaine réunion du conseil national du Parti québécois.

Tout va-t-il aussi bien que le croit madame Marois, qui, dans une entrevue au journaliste Benoît Dutrizac, donnait hier en exemple le financement réussi du parti, qui compte par ailleurs quelque 100 000 membres? Non, car des militants continuent de décrocher tandis que des députés réfléchissent à leur avenir. Certains pourraient imiter François Rebello et passer à l'ennemi. Le syndrome Flora MacDonald1 la guette toujours. Elle pourrait se réveiller pour constater, trop tard, que son parti s'est décomposé, ce qui est d'ailleurs l'impression qu'ont bien des électeurs qui le manifestent dans leurs réponses aux maisons de sondage.

On n'attendra pas de Pauline Marois qu'elle avoue candidement que son parti s'en va à vau-l'eau, mais c'est un peu ce qu'a reconnu Bernard Drainville hier lors de son passage au Devoir. Un regard lucide s'impose. Électoralement, le parti est menacé de catastrophe s'il ne réussit pas à refaire son unité. Rapidement, car le prochain scrutin est pour très bientôt. Aux yeux du député de Marie-Victorin, il n'y a qu'une voie possible, celle de l'unité des militants péquistes et, plus largement, de tous les souverainistes. Il a raison. Il est urgent de réaliser cette unité. Pour prendre une image, il n'est plus minuit moins quart, mais plutôt minuit moins cinq.

Pour que l'unité se fasse, il faut que certaines conditions soient réunies. De la part des militants, il faut d'abord sortir du déni de la catastrophe qui se dessine. Les débats idéologiques autour de la démarche vers la souveraineté sont l'une des sources du mal dont le Parti québécois est frappé. Il engendre un effet de répulsion des électeurs, dont certains refusent toujours de se rendre compte de la profondeur.

De la part de la chef, il s'agit maintenant de faire preuve d'ouverture. Le leadership de Pauline Marois ces derniers mois s'est manifesté de façon défensive. Elle a cherché à protéger son poste et à écarter les menaces à son autorité, suspendant à l'occasion des députés du caucus. Il doit maintenant être offensif et chercher à reconstruire. Il lui faut jeter des ponts. Il n'y a pas de raison pour que madame Marois n'aille pas rechercher une Louise Beaudoin ou un Pierre Curzi. De la même façon, elle se doit de tendre la main aux autres groupes souverainistes. On n'imaginera pas qu'il soit possible de coaliser tous ces groupes autour du Parti québécois avant les élections, mais il y a des convergences toutes naturelles à établir. À cet égard, Pauline Marois doit convenir que l'avenir de son parti est plus important que son avenir personnel.

1. Flora MacDonald, candidate au leadership conservateur en 1976, avait été abandonnée dès le premier tour par ses partisans en dépit de toutes leurs promesses d'appui.
 
 
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  • Nic Payne - Inscrit
    14 janvier 2012 03 h 09
    " Les débats...autour de la démarche... sont l'une des sources du mal... "
    Cette phrase est lourde de sens. À travers elle, on voit poindre la pensée qui est au coeur du problème péquiste, celle véhiculée par les Bouchard, Facal, Legault, Drainville, Bock-Côté, et tant d'autres, et qu'on subodore parfois dans les éditoriaux du Devoir, à l'effet qu'un engagement indépendantiste concret et enthousiaste serait pour le PQ un énorme boulet électoral, et l'indépendance elle-même, un objectif inatteignable dans l'hypothèse ou ce parti accéderait au pouvoir.

    Ce point-de-vue éteignoir, dépressif et démobilisateur, a contribué en grande partie à la transformation du souverainisme péquiste en un exercice qui peut se pratiquer indéfiniment au pouvoir provincial.

    Sans vouloir faire dire à M.Descôteaux ce qu'il n'a pas dit, il est tout-de-même remarquable que le directeur du Devoir mette en garde les militants péquistes contre un débat sur la démarche souverainiste, alors que le PQ a, depuis longtemps déja, abandonné tout engagement à réaliser la pleine souveraineté du Québec, et ce, pendant que depuis des années, sauf lorsque le Parti québécois est usé par le pouvoir ou en difficulté, i.e. en 2002-2003 et en ce moment même, les sondages donnent avec constance l'idée d'un Québec souverain à des niveaux d'appui qui tiendraient de la merveille pour la plupart des courants et partis politiques actuels au Québec et au Canada.

    Ce n'est pas comme si les arguments pour l'indépendance manquaient, avec les questions environnementales, le Canada qui se définit sans nous à vitesse accélérée et le français qui péréclite à Montréal.

    Si, dans ce contexte, l'élite péquiste pense, comme peut-être M.Descôteaux, qu'il serait déraisonnable de remettre en question la " démarche souverainiste " de ce parti, qu'on ne se demande pas pourquoi Option nationale, par exemple, vient de passer le cap des mille membres, pourquoi d'autres souverainistes sont partis chez QS et même à la CAQ, et pourquoi d'autr
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  • GLabelle - Abonné
    14 janvier 2012 05 h 05
    l'histoire
    Marois veut elle passer à l'histoire comme étant la fossoyeure du peuple québécois et de son projet d'émancipation collectif?

    le 2 mai nécessitait des gestes forts, des coups d'éclats, des réponses enlevantes...
    2011 sera l'année où il ne se sera rien passé. autre que des démissions.
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  • Socrate - Inscrit
    14 janvier 2012 06 h 03
    NON MERCI!
    Il est trop tard pour Torquemada Marois et il ne lui servira de rien de vouloir reconstruire des ponts après les rivières.Voilà!
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  • Georges Paquet - Abonné
    14 janvier 2012 06 h 04
    Pourquoi ne pas être clair...
    Ça veut dire quoi, "établir des convergences". En clair, pour des Partis politiques qui se préparent à une élection générale, ça voudrait dire s'entendre avec Qébec solidaire pour ne pas présenter de candidat du PQ dans ceraines cirxonscriptions contre l'engagment de QS de s'abstenir dans une ou plusieurs autres circonscription.
    Celà est très faisable, mais pour que le monde comprenne, il faut que l'on cesse de parler en paraboles...Dire les "vraies affaires"...
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    14 janvier 2012 07 h 23
    Le PQ qui parle d'unité?
    Il est peut-être sain que le PQ goûte un peu à sa propre médecine afin qu'il puisse comprendre comment le reste du Canada peut se sentir quand l'unité est menacée. Qu'on parle d'unité dans un parti ou d'unité dans un pays,on se rend compte que l'unité est essentielle si on veut réussir à avancer.
    L'unité comporte toujours du donnant donnant,il faut laisser une place à l'autre et ne pas prendre toute la place quand ça ne fait pas notre affaire.
    Belle leçon de vie pour les péquistes.
    Roger Sylvain
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  • Daniel Houx - Inscrit
    14 janvier 2012 08 h 19
    Minuit plus cinq
    Même si des changements se produisent au sein du PQ, ce sera trop peu. En plus il est déjà trop tard.

    La tendance est trop profonde au sein de l'électorat pour être renversée.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    14 janvier 2012 08 h 27
    A quoi vous jouez?
    Je me demande de plus en plus à quoi joue LE DEVOIR.

    A force de répéter que le Parti Québécois pourrait disparaître, j'en viens à me demander si ce n'est pas ce que vous souhaitez et même ce que vous voulez.

    On dirait que vous vous concertez presque tous pour taper sur le parti et sur madame Marois d'une façon que je trouve exagérée.

    Michel David en particulier ne cesse depuis des mois, sinon des années, à tomber sur le dos du parti pour totues sortes de raisons plus ou moins importantes. C'est à se demander s'il n'est pas en mission commandée.


    Ou bien serait-ce parce que vous espérez par là inciter les gens à réagir?

    Si c'est le cas ce serait une drôle de façon de procéder et il faudrait le dire.

    Une chose est certaine pour moi. Le Journal Le Devoir se comporte d'une très drôle de façon.

    Je me demande sérieusement à quel jeu il joue.

    On dirait que notre avenir comme peuple ne vous intéresse plus et que vous avez d'autres objectifs derrière la tête, ou d'autres préoccupations.

    LE DEVOIR a déjà été plus combatif et plus engagé. Ce n'est plus le journal qu'on a déjà eu.


    Si vous avez quelque chose à dire d'important au sujet de madame Marois dites-le donc franchement au lieu de tourner autour du pot.
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2012 09 h 28
    Sonnez le glas à plusieurs
    Un article en première page, une chronique, un éditorial et pas par n'importe qui...

    S'il n'était pas mourant, voilà de quoi l'achever.

    À quand un grand dossier sur: les médias peuvent-ils tuer un parti politique...ou sa chef? Si on moins on savait c'est pour favoriser qui.

    Hier elle a eu droit au souper du condamné: un peu de place pour "se vider le coeur" avec une photo d'elle qui la montrait un peu risible, comme souvent.

    On sonne le glas avec du sang sur les mains.
    Et les fidèles applaudissent comme des tarés, sans réaliser qu'on les manipule.
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  • MJ - Inscrite
    14 janvier 2012 10 h 18
    Le Parti Québécois: Un parti moribond
    L’analyse du député du PQ, Bernard Drainville, que l’on peut lire dans Le Devoir aujourd'hui est très juste. J’ajouterais que le Parti Québécois est devenu un parti comme les autres, notamment en mettant de côté son option souverainiste, sa principale raison d’être, à l’origine de sa fondation. Avec l'abandon de ses idéaux, devenu un parti de “bonne gouvernance”, il a perdu ses meilleurs éléments et ses forces vives du changement. En outre, ce parti n’est plus celui de la classe moyenne ni des travailleurs. Il représente plus que jamais les intérêts des industriels, comme les autres partis (PLQ et la CAQ, si on peut appeler cette coalition bancale un parti), et n’a pas de position claire quant à la protection de l’environnement ni sur le développement des énergies vertes. A preuve, l’ex-PM d’un gouvernement péquiste, Lucien Bouchard représente maintenant les intérêts des gazières et un ex-ministre péquiste de l’Environnement, embauché par l’industrie gazière, prône l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Or, qui s’est prononcé clairement contre l’exploitation du gaz de schiste au Québec et a posé des gestes concrets pour mobiliser la population? Amir Khadir de QS, avec, entre autres, sa pétition à l’Assemblée nationale. L’occasion s’est présentée plusieurs fois pour Madame Marois, chef du PQ et de l’opposition officielle d’expliciter la position de son parti sur bien des dossiers mis en marche par le gouvernement libéral unilatéralement et sans débat public. Or, nous n'avons entendu que du "bruit de fond" et de bien timides offensives sans portée véritable. Les départs récents de plusieurs députés du PQ démontrent un malaise profond au PQ. Les cas de transfuge ont aggravé sa crise interne. La suite est assez prévisible. Le bateau coule...
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2012 12 h 07
    M.Payne ou le mal par ses racines
    Merci monsieur de nous amener sous la surface des choses, derrière le fait accompli, de poser de si étranges questions qui sentent le caveau longtemps fermé.
    Et par miracle votre commentaire a ressuscité de sa nuit.

    Qui donc a si peur de voir les Québécois réfléchir, aller au fond des choses?
    Quels Québécois veulent à ce points notre mort et pourquoi?
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  • sco100 - Abonné
    14 janvier 2012 12 h 24
    Sacrifier Marois pour gagner du temps?
    Avec Charest qui sonne le tocsin des élections, c'est en effet le glas qui sonne pour le PQ, comme le dit Michel David de son côté. J'ignore si les rumeurs d'élections hâtives sont fondées ou si elles ne sont destinées qu'à semer un peu plus la panique au PQ à la veille d'un congrès, mais il faut néanmoins envisager le scénario du scrutin printanier (qui avantagerait nettement le PLQ face à un PQ flétri et une CAQ en pleine gestation).

    La seule façon pour le PQ d'éviter à court terme une déroute fatale, ce serait que Marois démissionne et court-circuite ainsi le scénario électoral pour cause de course à la chefferie. Le PQ se gagnerait peut-être quelques mois, bien que l'issue au final pourrait être la même dans la mesure où ces quelques mois, la CAQ en bénéficierait elle aussi grandement.

    Au bout du compte, je ne vois pas ce qui pourrait revitaliser le PQ à temps pour éviter la catastrophe. Le mirage Duceppe n'est pas bien réaliste; si les électeurs sondés expriment une certaine sympathie pour le grand perdant du 2 mai, ils se rappelleraient vite pourquoi ils l'ont tassé une première fois en entendant de nouveau ses discours alarmistes d'un autre âge et sa certitude quasi-hallucinée d'être le dépositaire exclusif des valeurs québécoises.

    Cela dit, le PQ ne serait pas le premier parti à disparaître et, le cas échéant, sa disparition, c'est l'électorat qui en aura décidé démocratiquement.
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  • jeanduc - Abonné
    14 janvier 2012 15 h 16
    Capacité de ralliement?
    Avant de rallier les électeurs, Pauline Marois a le défi de rallier les indépendantistes de toutes allégeances. Une coalition du PQ, de QS, des défaits du Bloc et des démissionnaires tels les Curzi, Beaudoin et Lapointe est nécessaire afin de contrer la CAQ aux prochaines élections. Si Pauline Marois ne démontre pas une capacité de ralliement elle devrait laisser la place à un autre qui aurait cette capacité de jeux de coulisses.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    14 janvier 2012 17 h 00
    Si je comprend bien..
    Depuis quelques temps, je constate que le groupe d'intellectuels du parti semblent vouloir déterrer le corps de René pour qu'il vienne sauver la peau de madame, avec l'espoir de raviver le parti. A écouter c'est à dire à lire ces grands penseur souverainistes nous avons l'impressions que le peuple québécois n'attend seulement que le parti se réajuste pour qu'ils les appuis en grands nombres. Quelles illusions peut bien faire croire è ces intellectuels qu'ils obtiendront l'appuis qu'ils désir tant depuis des lunes.
    Ne croyez-vous pas que le gâchis à assez duré. Puisque jamais la population québécoise en majorité acceptera de vous faire confiance.
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  • Hullois - Abonné
    14 janvier 2012 19 h 40
    L'indépendance
    Le PQ ne veut plus la faire. Alors ceux qui votaient PQ pour une alternative crédible au PLQ vont voter CAQ, alors que ceux qui votaient PQ pour l'indépendance voteront ON et QS.

    C'est assez simple.

    Le PQ n'offre plus rien que les autres n'offrent pas. Pauline ne ralliera jamais les forces souverainistes tant et aussi longtemps qu'elle met de côté, elle-aussi, la question nationale!
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  • Jean Tremble - Inscrit
    15 janvier 2012 02 h 17
    @Hullois
    << (...) Ceux qui votaient PQ pour une alternative crédible au PLQ... >>

    En effet, le Parti Québécois doit fusionner avec le PLQ, car ce sont-là des alliés objectifs face à un électorat déchaîné.

    DE toute façon, pour le PQ, ça serait simplement un retour aux sources.
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 janvier 2012 08 h 40
    Parler des vraies choses.
    Pourquoi un Parti et des membres et députés convaincus n'auraient pas assez de l'année qui précède les prochaines élections et quatre ou cinq ans ou pouvoir pour bien exposer aux Québécois les objectifs et les politiques qui feraient du Québec un pays indépendant, et de les soumettre aux électeurs au moyen d'un référendum.
    Pourquoi ne pas avoir le courage de ses convictions.
    Si 5 ou 6 ans ne suffisent pas pour convaincre les Québécois que cette option est la bonne et qu'ils en seraient heureux et fiers, 10, 15 ou 20 ans n'y suffiront pas, non plus.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    15 janvier 2012 09 h 03
    La ligne éditoriale du DEVOIR (1)
    IL va de soi que LE DEVOIR peut adopter la politique éditoriale qu'il veut.

    Il reste qu'à mes yeux, en mettant tous les partis politiques sur le même pied et en refusant de prendre position en faveur de quelque parti politique que ce soit en se contentant de donner la position qu' il adopte lors d'élections ou de référenda, LE DEVOIR, à mon avis, sous-entend que la dépendance et la soumission sont aussi valables que l'indépendance.

    Et je trouve cela pour le moins étonnant si ce n'est moralement douteux.

    Je m'explique.

    La direction du DEVOIR, comme bien d'autres, sait très bien qu' il n'existe au Canada, d'après la constitution de 1982 (laquelle inclut celle de 1867) que des individus et que par conséquent la nation québécoise n'existe pas officiellement .

    Il y a bien eu une résolution qui a été adoptée par le parlement d'Ottawa sur ce sujet mais elle n'est que symbolique et n'a aucune portée.

    Ce ne sont pas les Québécois qui sont reconnus comme peuple ni les Canadiens français mais la langue française. La constitution dit qu'il y a deux langues officielles au Canada, l'anglais et le français et officialise la politique dite du multiculturalisme.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    15 janvier 2012 09 h 05
    La ligne éditoriale du DEVOIR
    La conséquence en est que le Québec est considéré comme une province comme une autre et que les Québécois, n'existant pas officiellement, se retrouvent dans une situation politique de dépendance face au reste du pays.

    La majorité des partis politiques du Québec, autant les partis fédéraux que les partis provinciaux, acceptent cet état de chose.

    Seuls les partis souverainistes le refusent et veulent reméder à cette situation de dépendance c'est-à-dire de manque de liberté. Et le principal de ces partis c'est le Parti québécois évidemment.

    Or, en ne prenant pas position pour les partis souverainistes, LE DEVOIR sous-entend, ou laisse entendre implicitement, que la soumission et la liberté sont aussi moralement et politiquement légitimes l'une que l'autre et devient alors complice du statu quo constitutionnel.

    En voulant être neutre, LE DEVOIR cherche à être objectif mais il devient alors dans les faits un tenant du statu quo constitutionnel étant donné qu'il ne s'y oppose pas.

    C'est ce qui explique je pense les critiques très souvent négatives qu'il fait du Parti québécois.

    Personnellement, je trouve cela moralement inacceptable.

    Comment peut-on mettre la dépendance et la liberté sur un pied d'égalité comme si les deux se valaient? C'est inconcevable.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    15 janvier 2012 09 h 21
    Des alliés objectifs
    Le Parti Québécois doit fusionner avec le PLQ, car ce sont-là des alliés objectifs face à un électorat déchaîné.
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    15 janvier 2012 11 h 01
    Minuit moins cinq !!
    celon un sondage ce matin ,la lutte pour les élections ce feras a trois.

    vous savez ce que j'en pense de votre anaylse ?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    15 janvier 2012 11 h 30
    Émotivité et conclusions hâtives
    Nous sommes aujourd'hui dimanche.

    En parcourant hier mon exemplaire du Devoir (édition du 14 et 15 janvier 2012), j'ai eu l'impression que tous s'étaient donné le mot pour donner des titres dramatiques aux articles portant sur le Parti québécois : celui bien sûr de l'entrevue accordée par B. Drainville, mais aussi celui choisi par M. David pour sa chronique, de même que celui du présent éditorial de M. B. Descôteaux.

    Si j'ai toujours trouvé qu'il y avait pas mal d'émotivité chez plusieurs plusieurs péquistes (élus, ex-élus et militants), il me semble qu'on peut en dire souvent autant quand les médias parlent de ce parti.

    Je nie pas ici l'importance des problèmes que traverse actuellement le PQ mais, comme je l'ai écrit hier dans mon commentaire sur l'entrevue de M. Drainville, attendons, par exemple, le Conseil national que tiendra bientôt sur parti avant de conclure...

    Dans ce même commentaire d'hier, j'ajoutais que, si la CAQ constituait une très sérieuse menace pour le PQ, nous ne pouvions en revanche être certains que la popularité qu'a connue jusqu'ici ce nouveau parti se maintiendrait.

    Un doute qui apparaît fondé quand on consulte les données du sondage paru aujourd'hui sur Canoe.ca et qui nous laissent entendre que l'appui à la CAQ (est-ce parce que les gens trouvent qu'elle ne compte comme députés que des transfuges ?) semble déjà diminuer au profit du PQ et du PLQ !
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  •  
  • Socrate - Inscrit
    15 janvier 2012 12 h 50
    Épilogue
    Ci-gît Elvis l'empoté,
    Surpris en plein travail,
    Ses combines baissées.
    C'était un brave type,
    Bien que toujours endetté,
    Qui n'avait que sa pipe
    Pour meubler ses pensées.
    Passez, passez, petits bétails;
    Le bon Potte trop endort
    Et Filles sont sans remords.

    R.I.P.
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  • Denis Paquette - Abonné
    15 janvier 2012 12 h 59
    Voila,et si ca ne se passe pas, bon et bien, nous nous reverrons peut etre dans quelques générations
    Je crois que le pati québécois s’il veut retrouver sa dynamique
    doit redevenir un parti à tendance social-démocrate
    Ce qui lui permettrait de s’éloigner de John James Charest et de son groupe de rapaces
    De couper l’herbe sous le pied de François Legault et ses amis parvenus,
    Ca permettrait également de faire des alliances avec le parti de Françoise David et d’Amir Khadir
    La plus grande difficulté que j’y vois c’est Mme. Marois elle-même, car elle n’a pas la réputation d’être très prolétariat
    Je me méfierais de certains syndicats qui ne sont devenus des entreprises à la culture néolibérale
    Je me rapprocherais des caisses populaires Desjardins qui sont des joyaux uniques et typiquement québécois,
    Ca me permettrait de renouer avec le passé du parti québécois d’avant que les Lucien Bouchard, Johnson et Parizeau en prennent le contrôle
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  • Yvon Bureau - Abonné
    15 janvier 2012 17 h 24
    Signez svp
    J'aime les commentaires SIGNÉS. Merci.

    Cela honore ou déshonore la personne qui écrit.
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  •  
  • Christian Ouellet - Inscrit
    15 janvier 2012 21 h 37
    @Yvon Bureau
    les commentaires signés sont-ils plus interessant ?
    le modérateur connais notre nom en s'inscrivant et nous donne le choix d'un pseudo ou le nom.
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  •  
  • Yves Claudé - Inscrit
    16 janvier 2012 15 h 36
    La fin de l’ère “Marois”…
    Que ce soit sous la forme d’une défaite majeure et d’une marginalisation définitive du PQ, ou d’un retrait volontaire ou non de la direction de ce parti, il est clair que l’ère “Marois” tire à sa fin.

    Madame Marois a clairement démontré son incapacité radicale à saisir les enjeux sociaux et politiques du Québec, et d’autre part à diriger démocratiquement son parti. Les députés du PQ qui n’ont pas démissionné suite aux magouilles de la direction du parti dans l’affaire de l’amphithéâtre de Quebecor font preuve, soit d’une navrante servilité, soit d’une patience qui confine au masochisme.

    Les actuels députés du PQ, qui ont à coeur de servir les intérêts de la population québécoise, doivent se soustraire à la direction incohérente et autoritariste de leur parti, quitte à être tous expulsés … Les militants de la base sauront leur redonner leur légitimité !

    Plutôt que de prolonger cette fin de l’ère “Marois”… faisons place à Gilles Duceppe !

    Yves Claudé
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