dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le son du glas

Michel David   14 janvier 2012  Québec
En quittant Le Devoir hier midi, Bernard Drainville a expliqué qu'il voulait avoir la conscience tranquille si le pire devait arriver au PQ. Il aura au moins fait son possible pour l'empêcher.

Au départ, le député de Marie-Victorin s'était invité à notre table éditoriale pour expliciter les propositions de renouveau démocratique qui seront soumises au conseil national de la fin du mois, mais l'entrevue a rapidement pris une tournure plus dramatique.

Dans l'état actuel des choses, le PQ pourrait carrément disparaître si des élections étaient déclenchées à brève échéance, a-t-il lancé. S'il a pu espérer en décembre que l'hémorragie des six derniers mois avait enfin été jugulée, la défection de François Rebello lui a démontré que rien n'était réglé.

Accorder une telle entrevue dans les circonstances actuelles était un exercice périlleux pour M. Drainville, que tout le monde voit comme un candidat potentiel à la succession de Pauline Marois. Inévitablement, on y verra la confirmation de ses ambitions, sinon une tentative de déstabilisation.

Il en était évidemment conscient, comme en témoignent les longs silences et les soupirs dont ses réponses étaient entrecoupées. Mme Marois est-elle encore en mesure de refaire l'unité? «... Je le pense... Disons que le temps presse... Il faut que Mme Marois retrouve rapidement la confiance des Québécois...» Aucun chef de parti ne peut se satisfaire d'un appui aussi hésitant.

La première chose à faire est de ramener au bercail les quatre démissionnaires de juin dernier, dit-il. Or, à l'exception de Louise Beaudoin, ils ont tous indiqué d'une manière ou d'une autre qu'ils n'avaient plus confiance en Mme Marois.

Si le message souverainiste ne passe pas, c'est qu'il n'est pas livré avec suffisamment de passion, croit encore M. Drainville. Le blâme à l'endroit de la chef péquiste est à peine voilé. Bien sûr, elle croit profondément dans la souveraineté, mais on ne sent pas ses tripes. Tout le contraire du député de Marie-Victorin, à qui l'émotion vient facilement.

***

Déjà, il avait sérieusement irrité Mme Marois et sa garde rapprochée l'été dernier quand il avait présenté ses propositions de renouveau démocratique sans en réserver la primeur au caucus. Il semble maintenant déterminé à bousculer l'ordre du jour du conseil national pour qu'il débatte ouvertement d'une éventuelle alliance des forces souverainistes et progressistes, en commençant par Québec solidaire, qui n'est présentement discutée qu'en catimini.

L'automne dernier, son collègue de Verchères, Stéphane Bergeron, s'était fait rabrouer par certains de ses collègues pour avoir participé à une activité de QS. Craignant une nouvelle pomme de discorde, Mme Marois elle-même ne souhaitait pas que le conseil national soit saisi de la question, mais M. Drainville estime que cela ne peut plus attendre, même s'il reconnaît que l'idée ne fait pas l'unanimité au sein du parti.

Les Cassandre ne sont pas plus populaires que les Brutus, mais l'inquiétude qui tenaille M. Drainville est tout à fait justifiée. Le PQ ne serait pas le premier parti politique de l'histoire du Québec à disparaître, mais cela pourrait bien être fatal au projet souverainiste. L'idée ne mourrait pas nécessairement, mais une idée privée de véhicule n'a qu'une vie végétative.

Il a également raison de dire que, sans la menace même lointaine de la souveraineté, le rapport de force déjà très affaibli du Québec face à Ottawa serait réduit à néant, ce qui éliminerait aussi tout espoir de renouvellement du fédéralisme. Sans parler de la situation du français, qui s'est détériorée chaque fois que la souveraineté a connu un creux de vague.

***

Avec sa sortie virulente contre François Rebello, Mme Marois espérait peut-être offrir un exutoire à la colère des militants péquistes. Ainsi, le PQ pourrait ajouter à ses propositions de renouveau démocratique l'obligation pour un transfuge de se soumettre au test d'une élection partielle.

M. Drainville est venu rappeler que la défection du député de Laprairie, si révoltante qu'elle puisse être, est simplement un épiphénomène qui ne doit pas masquer le mal beaucoup plus grave dont souffre le PQ, malgré le diagnostic remarquablement optimiste que Mme Marois faisait dans ses entrevues d'hier.

Le «cahier d'animation» destiné aux délégués au conseil national contient sans doute des propositions intéressantes, mais elles ne régleront rien dans l'immédiat. D'ailleurs, il s'agit presque d'un copier-coller du «cahier de participation» qui avait été préparé en prévision des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques en 2003. Tout a déjà été examiné: le référendum d'initiative populaire, la réforme du mode de scrutin, la Chambre des régions, le droit de vote à 16 ans, etc. Faut-il vraiment refaire l'exercice?

Il y a 25 ans, Jacques Parizeau avait joué au prophète de malheur à la veille d'un conseil national crucial pour Pierre Marc Johnson. S'il ne retournait pas de toute urgence à ses racines, le PQ allait tout simplement disparaître. Ses déclarations avaient eu l'effet d'un véritable électrochoc et sonné le glas pour M. Johnson. Certes, Bernard Drainville n'est pas Jacques Parizeau et il y est allé plus délicatement, mais ses propos étaient aussi lourds de sens.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • François Beaulne - Abonné
    14 janvier 2012 03 h 27
    La question fondamentale
    Pour sortir du bourbier il faudrait recentrer le débat sur l'enjeu fondamental où nous a mené la conjoncture actuelle: la disparition, ou non, du PQ comme porteur historique de l'option de l'indépendance du Québec, et ses conséquences sur le rapport de force qui se détériore rapidement entre la minorité culturelle francophone du Québec et la majorité canadienne de langue anglaise.
    M. Drainville a raison de s'interroger, et avec émotion, sur les dommages et conséquences dramatiques que la disparition du PQ entrainerait pour ce rapport de force. Une simple lecture de l'histoire des 50 dernières années indique clairement, et sans l'ombre d'un doute, que les succès économiques, sociaux , politiques et identitaires obtenus par le Québec dans son rapport de force avec Ottawa l'ont été dans la mesure où la menace "séparatiste" demeurait une option possible, et crédible, pour le Québec.
    Voilà à mon avis la question fondamentale à laquelle devraient réfléchir non seulement les membres du PQ, mais également l'ensemble de la classe politique québécoise et le peuple québécois lui même
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    14 janvier 2012 05 h 46
    S'attaquer à la vraie menace...
    La vraie menace pour le PQ, ce n'est plus uniquement le parti libéral, c'est François Legault et ses "transfuges". Et le temps jouerait autant en faveur du PQ que des Libéraux. Or, Jean charest donne nettement l'impression qu'il ne déclenchera pas d'élection générale avant un an. Je me hasarderais à prédire une élection générale au printemps 2013. D'ici là, la détermination de François Legault à se tenir hors des feux de l'Assemblée nationale et l'inévitable bisbille entre les "trasnfuges" sur un bon nombre de dossiers (genre, environnement ou chicane avec Ottawa, que Jean Charest ne se privera pas de présenter) commenceront à faire chuter la CAQ dans les sondages. Il n'y a qu'une remonté du PQ et des Libéraux, dans les sondages, pour faire échec à François Legault et assurer la survie du PQ et de Pauline Marois. D'ailleurs, si j'étais Jean Charest, je verrais mon intérèt à ménager le PQ et Mme Marois, et même lui donner un coup de pouce, pour faire en sorte que les votes soient éventuellement partagés entre les trois formations, PLQ, PQ et CAQ. Qui en sortirait gagnant. "On verra". Mais ce ne serait certainement pas gagné d'avance pour François Legault.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Socrate - Inscrit
    14 janvier 2012 05 h 53
    Tendances
    Les Geais et les Paons

    Un paon muait: un geai prit son plumage;
    Puis après se l'accommoda;
    Puis parmi d'autres paons tout fier se panada,
    Croyant être un beau personnage.
    Quelqu'un le reconnut: il se vit bafoué,
    Berné, sifflé, moqué, joué,
    Et par messieurs les paons plumé d'étrange sorte;
    Même vers ses pareils s'étant réfugié,
    Il fut par eux mis à la porte.
    Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
    Qui se parent souvent des plumes d'autrui
    Et que l'on nomme plagiaires.
    Je m'en tais et ne veux leur causer nul ennui:
    Ce ne sont pas là mes affaires.

    Jean de La Fontaine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Lemieux - Abonné
    14 janvier 2012 07 h 15
    Le mateleau et le capitaine
    Drainville ne lancera pas de bouée de sauvetage au capitaine qui voit son bateau coulé , il restera sur le pont à espérer que le vent lève et voguer sur la barque qu il reste .Je suis du même avis que M.David dans son analyse .La défection québéquoise n appartient pas seulement au P.Q. il suffit de se rappeler ce que M.Bourrasa a déjà dit .Même si le parti du P.Q. subit le même sort qu au bloc , le Québec continuera sa marche , le peuple du Québec est en évolution présentement et trouvera sa voie .Drainville a beau lancé des cordes vers le port , le bateau est trop loin du rivage .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    14 janvier 2012 07 h 19
    Le pompier pyromane...
    Effectivement, monsieur Drainville se pose en sauveur du parti alors qu'il participe à son enlisement en poursuivant la tradition de putsch bien établie dans cette formation.
    Vu son passé de fédéraliste, on pourrait, à la limite, le considérer comme une taupe de ce régime, de la façon même qu'il agit pour dénigrer l'ensemble du parti et sa cheffe.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    14 janvier 2012 07 h 29
    L'histoire en cinq lignes?
    Le parti libéral dirige le Québec depuis 1897. À chaque génération, sa frange la plus progressiste se sépare et donne naissance à un nouveau parti politique qui accédera provisoirement au pouvoir et vivra une quarantaine d'années avant de se segmenter et de disparaître. Ce seront, respectivement, l'Union nationale (1935 - 1970) et le Parti québécois (1968 - vers 2012).

    Desrosiers
    Val David
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roger Sylvain - Inscrit
    14 janvier 2012 07 h 57
    Message au PQ
    Le PQ doit comprendre que le Québec a besoin d'un bon gouvernement provincial qui sera capable de bien gérer les fonds publics et qui sera capable de baisser si possible les impôts,créer des emplois,réduire les attentes aux urgences,réparer nos infrastructures,enlever le moisi dans nos écoles,couper dans la bureaucratie etc...
    Pourquoi faire un pays avec des politiciens qui ne savent pas administrer une province et qui mettent les priorités aux mauvais endroits?
    Lorsque les Québecois auront un gouvernement responsable et compétant,ils en seront reconnaissant.
    Commençons par le commencement et ensuite on verra!
    Roger Sylvain
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 08
    Cécité volontaire... ou pas...
    Le flambeau de l'indépendance du Québec est en bonne main dans le parti Option nationale: il agit comme fer de lance. Et tous les mouvements qui s'affairent, à droite et à gauche, pour promouvoir un Québec français, d'autres avec des valeurs socio-démocrates, fiers de leur appartenance à une société solidaire, qui veulent ce maître chez nous, etc., mettent à mal votre assertion, monsieur David, qu'une idée privée de véhicule n'a qu'une vie végétative.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    14 janvier 2012 09 h 25
    Que va faire madame Marois ?
    C'est une bien triste épisode pour madame Marois qui est victime de la conjoncture poliltique ou les politiciens en place dont l'opposition officielle est tenue responsable du climat délétère et ou le cynisme prime tout cela a cause de Jean Charest et du PLQ qui ont crée le pire climat de collusion et de corruption .....
    Les circonstances étant ce qu'elles sont , madame Marois devra se résigner a laisser sa place et empêcher l'écroulement du parti .... Le vote pour la CAQ de Legault est comme un chateau de carte et lorsque l'on ajoute le nom de Gilles Duceppe , le PQ prend une avance de 10% sur la CAQ et serait élu majoritairement ... Cela confirme ce que nous tous entendons dans nos bourgades , Pauline ne passe plus tout comme Jean Charest et elle devra partir pour le bien de la cause souverainiste ou rester comme député et faire preuve de beaucoup d'abnégation en restant pour épauler le nouveau chef tout comme Claude Ryan l'avait fait en 1985 ......
    Il est possible de ramener quelques députés démissionnaires mais il sera difficille de s'entendre sur une fusion PQ-QS a cause de trop de politiques très a gauche qui ne passent pas dans la population .... Toutes les propositions de QS s'orientent toujours pour que le PQ lui concède 4 a 5 comtés a Montréal et en échange de quoi , on ne sait pas car la pénétration de QS en dehors de Montréal est marginale ... Faudraut voir si une fusion est possible mais cela sera difficillement réalisable a court terme a moins que des égos rapetissent et que l'on fasse passer la souveraineté en priorité sur les doctrines de gauche .......
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 32
    La tradition du putsch...
    Ne pas oublier que l'arroseur pourra très certainement être l'arrosé. Ceux qui cherchent à écarter madame Marois de son poste légitime pourraient bien goûter de la médecine qu'il emploie : être eux-mêmes victimes d'un putsch.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 44
    Parizeau le "démissionneur" de chefs du PQ
    M. Parizeau, le grand responsable des démissions de 3 chefs du PQ : Messieurs Lévesque, P.M. Johnson et maintenant, Mme Marois qu'il tente de pousser dehors de diverses façons dont l'ON de M. Aussant dont son épouse Mme Lapointe a joint les rangs.

    Jamais 2 sans 3, encore un petit effort et ça devrait y être. Les raisons de M. Parizeau sont toujours les mêmes : Le chef n'est pas assez...séparatiste à son goût.

    Bien là, plus le chef est séparatiste, moins il a des chances de gagner la prochaine élection parce que des séparatistes, il n'y en a qu'environ 12 % plus 28 % de souverainistes qui veulent, quand même, rester dans le Canada et 60 % de fédéralistes qui veulent aussi, rester dans le Canada.

    Fait que, la souveraineté simple "la séparation du Québec du Canada", une chimère, dans les programmes constitutionnels du PQ, de Québec solidaire et de l'ON, les condamne à la marginalité éternelle sauf si le fédéral pousse le Québec en dehors du Canada,
    mais nous ne pouvons pas compter sur leur collaboration à ce sujet.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 51
    «elle croit profondément dans la souveraineté, mais on ne sent pas ses tripes.»
    Voilà. Les rares fois où elle parle de souveraineté à la fin de ses discours, on sent rien. Cette femme est un éteignoir.

    Le PQ doit disparaitre; il nous a mené nulle part. Au suivant, Monsieur Aussant
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    14 janvier 2012 10 h 24
    Madame Marois... une femme d'État
    Dans l'ensemble de la classe politique actuelle, madame Marois représente l'essence même du politique.
    Maintenant, les journalistes veulent jouer aux grands électeurs, comme aux États-Unis, et décider pour la population qui est la plus populaire : un grand concours de popularité comme sait si bien le faire La Presse, avec sa personnalité de la semaine. Et bien, des petites nouvelles pour eux : ce sont les électeurs et les électrices qui décident aux urnes.
    On peut bien vouloir faire du copinage entre journalistes et ex-journaliste, mais ce qui retient et doit retenir les votants, ce sont les programmes des partis et leur pertinence pour le mieux-être de la population. Et à ce chapitre, c'est le Parti québécois qui remporte haut la main la palme du meilleur programme, programme issu des militants et des militantes du parti.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Gélinas - Abonné
    14 janvier 2012 10 h 35
    Vivement une alliance stratégique des forces souverainistes !
    Dés maintenant, sans attendre le déclenchement de l'élection et pour endiguer la vague conservatrice, le PQ doit entreprendre une campagne de sensibilisation pour démontrer la nécessité d'avoir un pays indépendant pour sortir d'un pays qui ne représente pas nos valeurs. Parallèlement à cette action, le PQ doit entrer en réflexion alimentée par "des sages de toutes les horizons" afin de poser un diagnostic sur l'état des lieux pour ensuite prendre des décisions appropriées.

    Quant au changement de chef, c'est un leurre de penser que le suivant sera le bon. Comme disait ma grand mère et avec respect pour Mdame Marois, "mieux vaut une maladie que l'on connaît qu'une maladie que l'on ne connaît pas". En clair, changer de chef à la veille d'une élection, n'est pas nécessairement une solution souhaitable. Et, surtout lorsqu'aucun successeur crédible et charismatique n'a été identifié. Car Gilles Duceppe n'est pas Lucien Bouchard et diriger les députés du PQ est fort différent que diriger les députés du Bloc. En fait de crise avec Duceppe, ce qui est vécu au PQ est de la petite bière.

    Vivement une alliance stratégique des forces souverainistes. Si Madame Marois veut gagner des points dans l'opinion publique elle doit prendre rapidement le leadership de ce dossier est le mener à terme, ce qui inclus le retours des députés indépendants. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'effritement des votes aura comme conséquence de mener le PQ au bord du précipice, ce qui dans les termes de Benoît Draiville, signifie sa dispariton. Le temps presse !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Elena00 - Inscrit
    14 janvier 2012 12 h 28
    On ne se reconnaîtra plus
    Le bloc est disparu, le parti québécois plongera tête première à la prochaine élection et la CAQ prendra le pouvoir. Le parti libéral de M Charest ne peut être réélu après tout ces faux pas, mais au point de vue culturel, on ne connaît pas le programme de la CAQ. Je suis inquiète de l'avenir, après toutes ces années d'évolution au Québec, nous sommes à perdre des plumes, tant au niveau fédéral que provincial. Nous continuons à réfléchir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    14 janvier 2012 12 h 29
    Coalition
    TOUS les souverainistes doivent se coaliser. En vue des prochaines élections.

    Une première coalition s’impose à l’intérieur même du PQ.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    14 janvier 2012 12 h 31
    Coalition
    TOUS les souverainistes doivent se coaliser. En vue des prochaines élections.

    Une première coalition s’impose à l’intérieur même du PQ.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    14 janvier 2012 12 h 44
    Remettons le Québec en bonne santé puis après l'indépendance
    Il est pratiquement impossible de remettre le Québec en santé dans les contraintes fédérales actuelles. Il y a une part importante de ses argents, soit plus de 50 milliards par année, qui s,en va à Ottawa et il n'a aucun droit de regard sur l'utilisation que fait Ottawa de ces argents.
    Surtout que depuis quelques années, les transferts fédéraux s'amenuisent de plus en plus: moins d'argent en santé, moins d'argent en éducation, moins d'argent en formation de la main d'oeuvre. Par ailleurs, le fédéral investit des sommes énormes en défense ( avions-tanks-bateaux) (guerre en Afghanistan) toutes des choses qui ne sont nullement valorisées par le Québec.
    Et cette réduction dans les transferts fédéraux vont sûrement continuer sous le PC de M. Harper. Alors le Québec va avoir de moins en moins les moyens d'améliorer ses services. C'est pourquoi la CAQ ne pourra faire guère mieux que le PLC ou même le PQ traditionnel.
    Et les fédéralistes qui clament le contraire le font ou bien par ignorance de la situation ou ou le font pour nous berner.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard,Clement - Abonné
    14 janvier 2012 14 h 40
    Les états d'âme......
    Plusieurs souverainistes, dont je suis, pensent qu"il faut prendre le pouvoir dans un premier temps si l'on veut faire une véritable ¨éducation à la souveraineté¨.C'est d'autant plus vrai qu'Harper est disposé à nous donner un bon coup de main par les temps qui courent.
    Certains pensent que ce n'est pas la solution puisque le parti au pouvoir sera empêtré dans toute la boue que nous aura laissé les libéraux et que la question nationale deviendra secondaire. Je ne suis pas d'accord.
    Les états d'âme de plusieurs têtes d'affiche, les chicanes internes, les démissions fracassantes et les vire-capots ont fait en sorte de déstabiliser le parti et surtout son chef et de le discréditer auprès des québécois. C'est même devenu la marque du commerce du parti depuis des années.
    Pourtant, il n'y a pas si longtemps, les sondages étaient nettement favorables au Parti Québécois. La situation a complètement basculé et actuellement c'est un parti multitendances qui devient le favori des électeurs de plus en plus cyniques envers tout ce qui grenouille en politique.
    Penser qu'en changeant de chef on règlera le problème c'est farfelu dans les circonstances. Je pense plutôt que chacun devrait mettre son égo de côté et pousser dans le même sens. D'abord se débarrasser de ce gouvernement corrompu, prendre le pouvoir et continuer à taper sur le clou de la souveraineté.
    C'est sans doute utopique dans les circonstances, mais je pense que c'est la seule façon de raccrocher le québécois moyen et de lui redonner confiance envers l'ensemble de la classe politique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    14 janvier 2012 15 h 41
    QU EST-CE QUE LE FEDERAL A FAIT POUR LE QUEBEC'?
    Et fera a l avenir,dites moi Monsieur Bousquet?Si ce n est que nous manger la laine sur le dos et nous tenir a genoux comme vous le souhaitez.Ouvrez vos yeux et vos oreilles .Levez -vous debout et cessez d agir en COLONISE. De grace svp de la fierte. j-pierre grise
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • sco100 - Abonné
    14 janvier 2012 17 h 02
    L'électorat est ailleurs
    J'ai bien l'impression que le PQ est un vieux modèle discontinué pour lequel il n'existe plus de pièces de rechange. Il serait peut-être temps pour ses supporters de passer à autre chose.

    Ce parti ne répond à aucun besoin populaire viscéral. Il en est encore à essayer de vendre son projet flou à un électorat qui a résolument la tête ailleurs et ne veut pas en entendre parler.

    Après plus de 40 ans, des conclusions s'imposent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    14 janvier 2012 18 h 25
    La réalité
    Le PQ pourrait élire seulement 3 ou 4 députés par la peau des dents s'il y avait une élection lundi parce que le système électoral donne une prime aux deux premiers partis qui est disproportionné. Tous les individus qui ne s'intéressent pas seulement au divertissement dans la vie savent cela. Le PQ connaît ses difficultés depuis le second référendum connaissant une perte de foi interne dans la souveraineté chez son personnel politique se traduisant par un leadership de gestion de madame Marois qui ne dégage que très peu d'âme. De Boisclair à Marois, les chefs du PQ administrent les valeurs du PQ sans être capable de les incarner.

    Résultat à partir du leadership Marois, le PQ se dirige vers l'hécatombe privant les Québécois d'un parti politique au parlement pouvant défendre la culture et la langue de la nation. La disparition de députés souverainistes et surtout d'un parti souverainiste permettant la possibilité du pays québécois ne favorisera que la régression linguistique et nationale des Québécois.

    C'est ça.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Gagnon - Abonné
    14 janvier 2012 22 h 34
    Le véritable mal qui ronge le PQ
    L'objet de mon exaspération envers ce parti est son incapacité viscérale à élaborer des stratégies avec plans tactiques. Peu importe si on fait remonter le cancer à l'après Parizeau, la situation actuelle perdure. Lucien Bouchard lui-même était un piètre stratège. Imaginez quelqu'un qui embarque son parti dans les fusions municipales mur à mur, après avoir massacré les services avec son obsession du déficit zéro. Tellement subtil, il était revenu de New-York avec la trouille, sans trop comprendre l'économie. Il démissionne alors sous le minable prétexte de l'antisémitisme fabriqué de cet ennemi de l'état qu'était Yves Michaud. Il laisse ainsi un lourd héritage très dur à avaler à son propre parti, dans le quel il n'a de toute évidence jamais milité que pour lui-même. La descente aux enfers a commencé à ce moment là. Le parti Libéral en a profité pour suggérer l'idée stupide de défaire le mal et ça a fonctionné. Tout un stratège pour atteindre son objectif de souveraineté. Il ne comprend même pas qu'il a un devoir de respecter et d'aider ceux qui sont dans son camp.

    Le PQ avec ses déchirements internes étalés sur la place publique démontre vraiment qu'il n'y a plus de Lulu pour faire peur aux brebis égarées qui auraient vu baisser leur cote en bourse. La moindre des choses serait que monsieur Drainville essaie de discuter avec madame Marois avant de faire ses sorties. Il ne fait pas avancer sa cause en alimentant la mutinerie. Si madame Marois ne peut les faire taire, c'est donc qu'elle n'a plus d'autorité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lorraine Dubé - Abonnée
    15 janvier 2012 06 h 02
    @ Roger Sylvain (samedi 14 janvier 07h57)
    Rappelez-vous que, suite à son élection de 1976, le PQ a été "le bon gouvernement" dont vous parlez. Loi 101, loi sur le financement des partis politiques, etc...

    Depuis 1997, Il subit encore l’odieux des coupures pour avoir redressé les finances publiques. Il avait commis l'erreur de sous-estimer les répercussions du virage ambulatoire, l’ampleur du nombre de départs à la retraite des professionnels de la santé. Sortir les évènements de leur contexte arrange la propagande et diversion du PLQ et PLC.

    Qu'on se rappelle le déficit du Québec à l'arrivée au pouvoir du PQ en 1994,
    la volonté de réduction des dépenses et des effectifs. Pour l'administration québécoise, l'année 1995-1996 est marquée par un troisième changement de gouvernement en autant d'années. La cote du Québec dangereusement à la baisse en 1997 avec un avertissement de la firme Moodys au gouvernement du Québec. Lucien Bouchard et son ministre des finances Bernard Landry avaient dû se rendre à New York pour une rencontre d’urgence. Les coupures dans la santé ont alors suivi.

    Simultanément, pour alléger le déficit fédéral PET-Chrétien, les politiques rigoureuses de réduction des programmes sociaux et paiements de transferts par le gouvernement du PLC. Ce n’est qu’au cours des années suivantes que l’on a pu constater l’effet réel sur l’ensemble des programmes sociaux des provinces. « Le fédéral a balayé sa dette dans la cour des provinces » - Jean Campeau.
    http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/BP/

    Lutte contre le déficit : Le paradoxe est celui-ci. Le gouvernement Bouchard --bien que souverainiste -- a été plus audacieux que les libéraux de Robert Bourassa dans la réduction de l'État.
    http://www.pum.umontreal.ca/apqc/97_98/guay/guay.h

    Rétrospective-
    (1994-1995) - Alain Dubuc félicite le gouvernement du PQ
    http://www.pum.umontreal.ca/apqc/94_95/blais/blais

    !996 - Réforme de l’assurance emploi- inte
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lorraine Dubé - Abonnée
    15 janvier 2012 06 h 07
    2-@ Roger Sylvain /Un bon gouvernement dans un contexte d'empiètements et chevauchement sans précédent du PLC dans les champs de compétences provinciales
    Suite-

    Rétrospective- Le contexte
    !996 - Réforme de l’assurance emploi- intervention de Francine Lalonde
    http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publicatio
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    15 janvier 2012 09 h 20
    Fusion forcée
    Le Parti Québécois doit fusionner avec le PLQ, car ce sont-là des alliés objectifs face à un électorat déchaîné.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    15 janvier 2012 09 h 31
    Le Parti communiste au PQ ?
    Québec solidaire héberge le Pari Communiste. Si le PQ se fusionne à Québec solidaire, il va cautionner le parti communiste pendant qu'il tente de se rapprocher du centre et des entrepreneurs qui sont actuellement très fédéralistes. Ça ne peut pas marcher.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    15 janvier 2012 11 h 07
    La fin justifie les moyens...
    Dans le plan marketing de la CAQ, pour tenter de mettre toutes les chances sur son côté, nous avons l’item «éliminer la concurrence». Et quoi de plus performant que de décapiter le parti adverse, en dénigrant sa cheffe, en cherchant à l’éliminer du décor. Un Parti québécois sans madame Marois, à l’heure actuelle, devient une coquille vide puisque c’est elle qui donne ses lettres de noblesse à cette formation en donnant du lustre à la politique. Charest et Legault ne sont que des nains à côté d’elle.
    Parce que madame Marois et sa formation se mettent en travers des Bouchard, Caillé, Boisclair et cie, qui désirent devenir multimillionnaires à nos frais, sur le bras de nos richesses naturelles, il est bien évident qu’elle demeure l’ennemie à abattre et tous les stratagèmes sont permis, dont la campagne médiatique, pour la dévaloriser dans l’opinion publique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Bernier - Inscrit
    15 janvier 2012 11 h 16
    Des egos en panne de carburant...
    D’ailleurs, ce désir d’enrichissement sans borne de nos ex-politiciens-es et haut-fonctionnaires de la fonction publique dénotent leur sentiment de petitesse face à des Laliberté, multimilliardaire, ou des joueurs de hockey. Ils ont l’impression d’avoir manqué le bateau, quelque part, et c’est la course à l’échalotte.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Christian Ouellet - Inscrit
    15 janvier 2012 11 h 58
    sondage
    ce matin est sorti les résultats d'un sondage et il parait que la course au pouvoir ce feras a trois CAQ,PLQ,PQ.

    pas si mal pour un parti en vois d'extinction.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Socrate - Inscrit
    15 janvier 2012 15 h 28
    Motion
    Le 21 décembre 1917, au lendemain de la victoire de Borden, Joseph-Napoléon Francoeur proposa une motion en Chambre avant son ajournement:

    -Que cette Chambre est d'avis que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte confédératif de 1867 si, dans les autres provinces, on croit qu'elle est un obstacle à l'union, au progrès et au développement du Canada.

    Le vire-capot à Bourassa fit publier la nouvelle le lendemain dans son journal...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
31 réactions
23 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012