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Des idées en l'ère - L'esprit de lord Dufferin

Antoine Robitaille   14 janvier 2012  Québec
Je pense beaucoup à lord Dufferin ces temps-ci. Bon, vous riez. Attendez, c'est plutôt à pleurer. Tous les jours, à Québec, je me rends à pied sur la colline parlementaire. Sur mon chemin, je dois longer le chantier de «L'Étoile». Un gros truc: près de 300 copropriétés, sur Grande-Allée. L'enveloppe extérieure du nouvel immeuble est presque complétée. Neuf étages de banalité compassée, gracieuseté d'un architecte, Pierre Martin. Belle idée que celle de promouvoir la densification urbaine. C'est ce qui rend possible le développement des rues commerçantes vivantes. Et ça relègue les bagnoles au rang de nuisance. Bravo. Mais L'Étoile a un côté noir: pour la construire, il a fallu démolir la superbe chapelle des Franciscaines, grande comme une église et qui datait de 1898.
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  • Michel Lessard - Abonné
    14 janvier 2012 03 h 15
    Des idées en l'ère L'esprit de Lord Dufferin
    Quand vous avez été conquis par les armes, quand l'armée de l'envahisseur quitte comme l'a fait l»'asrmée britannique en 1871, il est normal que les vaincus emprisonnés dans une ville forteresse patrouillée, aux portes bien contrôlées, en anglais, il est normal dis-je, quand l'envahisseur quitte de se donner de l'oxygène, de défaire sa prison et de vivre en ville, dans la capitale ce nouvel élan de liberté. Quel a été le premier geste des révolutionnaires de 1789 en France sinon de brûles la Bastille, symbole de l'oppression de l'Ancien Régime. Tous les peuples libérés en totalit; ou en partie, font de même. On déboulonne les signes de l'oppresseur.
    À Québec, nos prédécesseurs ont démoli les portes -de l'oxygène s.v.pp-, arasé les hauts murs crénelés qui muraient la Cité de Champlain, démoli en 77 le magnifique Collège des Jésuites devant la cathédrale quji servait de barraquement militaire depuis la Défaitge, et encore...Attitude normale d'un peuple sain dont les exemples pullulent à travers l'histoire et le monde
    Dufferin arfrive à Québecé Il jouera un rôle louable dans la conservation patrimoniale. Il voudra surtout ramener l'esprit de la prison de la ville murée totalement mise en place par l'administration coloniale britannique depuis un siècle . Je sais que vous êtes d'accord avec ce processus impérial, que vous condamnez pour vandalisme vos prédécesseurs en élan de libération et que vous refusez, par ignorance de considérerr que certains bâtiments sont devenus si vétustes qu'ivestir dans leur conservation priverait de sous et d'investissements des oeuvres anciennes plus saines. JE SUIS D'ACCORD AVEC VOUS POUR SOULIGNER LA TRÈS GRANDE PAUVRETÉ DE DE CERTAINS PROJETS D'URBANISME ET D'ARCHITECTURE DANS LA CAPITALE NATIONALE, UNE CITÉ INSCRITE SUR LA PRESTIGIEUSEE LISTE DES VILLES DU PATRIMOINE MONDIAL.
    MICHEL LESSARD, HISTORIEN, LÉVIS
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  • Bernard Terreault - Abonné
    14 janvier 2012 08 h 23
    Québec
    J'aime, en tout cas j'aimais Québec, j'y allais périodiquement. Si la Grande Allée en vient à ressembler au Boul. Maisonneuve à Montréal, je vais rester à Montréal : le climat, entre autres, y est bien plus doux, l'été plus long, et bien moins pluvieux. Ce qu'elle n'a pas en charme historique, Montréal le compense par son éclectisme et son dynamisme.
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2012 09 h 45
    La beauté est-elle toujours derrière?
    Où qu'il aille de passage dans les villages et villes du Québec, le visiteur est attiré par la beauté et souvent il cherche les vieilles pierres chaleureuses flairant un reste d'humanité même douloureuse de souvenirs.

    Je ne connais personne qui se précipite pour admirer l'architecture des quartiers résidentiels en contre-plaqué ou des centre-d'achat de métal et de plastique...peut-être comme sujet d'archéologie dans un futur très éloigné ou exemple des bêtises qui nous auront décimés...

    C'est que la beauté contemporaine demande réflexion et ressources.
    On ne devrait pouvoir remplacer les vieilles pierres que par des idées d'intelligence et de génie qui ne fassent pas regretter le passé.
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  • H.G. Wells - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 54
    Labeaume, l'embaumeur du patrimoine architectural de Québec? (1ère partie)
    L'ami des promoteurs devient-il le fossoyeur de ce que la capitale comptait comme joyaux patrimoniaux (pensons aussi à d'autres "enterrements" de première, entre autres éléments du patrimoine bâti, à l'église Saint-Cœur-de-Marie ou encore à des vestiges d'un quai du Régime français détruit manu militari l'été dernier par l'un de ces partisans icônoclastes, adeptes de la tabula rasa la plus ignoble qui soit)? Il faut sans doute le voir ainsi, car la ville paraît affecter encore une fois par cette maladie dont elle souffrait terriblement dans les années 1970: développons à tous prix, construisons dans l'anarchie et laissons ainsi libre cours à "l'imagination de nos promoteurs immobilliers" qui savent mieux que quiconque "ce qui est bon" (lire "rentable") pour Québec...

    D'ailleurs, les autorités municipales devraient désormais exiger de ces promoteurs l'installation obligatoire de pierres tombales à l'entrée de leurs projets immobiliers avec l'épitaphe suivante: "poussière, tu es redevenu poussière: ci-gît dans la terre ce qui était un joyau patrimonial... moi,"nom du promoteur", qui n'ai aucune conscience ou respect historique, je l'ai remplacé par ce beau cadeau si rentable, de beaux condos en souvenir de toi!". Qui saura combattre ce fléau de Dieu, le Conseil des monuments et sites de Québec ou d'autres groupes mobilisés à Québec pour défendre ce qu'il reste encore des réalisations architecturales passées? Et si le maire Labeaume pouvait faire enfin son chemin de Damas et avoir cette révélation lui faisant réaliser qu'il n'y a pas qu'un nouvel amphithéâtre ou un RB Crashed Ice qui peut faire courir les foules, mais aussi une ville qui respecte VRAIMENT son patrimoine archéologique et historique...
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  • H.G. Wells - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 55
    Labeaume, l'embaumeur du patrimoine architectural à Québec? (2nde partie)
    En terminant, un souhait pour les prochaines élections municipales: que soit élu à Québec un maire de la trempe de J.-P. Lallier qui ne pensera pas simplement à la rentabilité du moment, mais qui aura à cœur de faire que Québec reste "ville du patrimoine mondial" et le démontre, en respectant l'intégrité des éléments du bâti et en ayant pleinement conscience de la transmission responsable de cette richesse aux générations qui suivront. Il faudra certes également que la question de l'intégrité du patrimoine culturel soit au centre des débats politiques lors des prochaines élections, même si on peut s'attendre à la désinformation continue des radio-poubelles pour tenter de berner la population à ce sujet. Pourtant, ne l'oublions pas, c'est ce patrimoine qui, plus que tous les condos et édifices à bureaux que l'on veut bien construire, continuera à attirer à Québec des dizaines de milliers de visiteurs, locaux comme étrangers, chaque année. Cela également encouragera à n'en pas douter le développement de rues commerçantes vivantes et de belles retombées, mais pas strictement économiques cette fois, pour notre capital...
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  • Michel Heroux - Abonné
    14 janvier 2012 10 h 11
    Une comparaisons qui dérange
    Comparer, comme M. Terrault le fait, la Grande Allée au boulevard Maisonneuve de Montréal a de quoi faire frémir­. Et pourtant, avec ce qui se passe depuis quelques année à Québec et ce qui est annoncé, cette comparaison risque fort de sonner de plus en plus juste. Un ami à moi répète que "sans culture, pas d'architecture digne de nom". Il a raison. La démolition du monatère des Franciscaines, de celui des Domicinains un peu plus à l'ouest, la remplacement annoncé un peu plus à l'est de l'église du Sacré-Coeur par une tour à condo, l'agrandissement hallucinant de l'Hôtel-Dieu, la démolition du l'église et du patro de Saint-Vincent-de-Paul sur la Côte d'Abraham, une densification échevelée et sans planification sérieuse, sinon celle (!) des promoteurs, voilà ce qui s'abat sur Québec ces années-ci, sous le règne de Régis 1er. Trop rapidement, c'est Québec qui disparaît. Et c'est tout le Québec, et pas seulement la ville, qui y perd...
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  • Jean Lapointe - Abonné
    14 janvier 2012 10 h 38
    Changer la politique ?

    Moi non plus je ne vois pas très bien l'urgence qu'il y a à vouloir «changer la politique».

    Ce n'est pas par des promesses de changements cosmétiques que l'appui au Patri québécois va augmenter.

    Je ne comprends pas comment il se fait que Bernard Drainville se soit impliqué là-dedans et ait fini par convaincre madame Marois d' accepter d'organiser des débats sur ces questions.

    Pour moi l'urgence est ailleurs.

    Il me semble que le Parti québécois devrait plutôt se préoccuper davantage de ce qui nous vient d'Ottawa et sensibilser davantage aussi la population devant les menaces qui s'annoncent.

    Et il faudrait en profiter aussi pour tenter de faire voir aux Québécois les avantages qu'il y aurait à ce que le Québec soit indépendant et à faire connaître les moyens que le Parti québécois entend prendre pour nous redonner le goût à tous du pays à construire, si jamais il était élu.

    Ça va être difficile c'est sûr. La tâche est énorme. Beaucoup de gens se sont lassés influencer par toutes sortes de choses qui les ont distraits de la question nationale. D'autres veulent aller plus vite comme si c'était réaliste.

    Mais les députés du Parti québécois doivent accepter de vivre dangereusement parce que c'est inévitable qu'il en soit ainsi étant donné l'importance du changement mis de l'avant.

    Cela dérange beacoup de monde et il y en a plusieurs qui agissent, très souvent en coulisses. pour empêcher à tout prix que ce projet se réalise.

    Ce n'est pas qu'une question de volonté de notre part. Il faut aussi travailler à contrer ce que font nos adversaires pour nous nuire et pour nuire à la cause de la souveraineté de notre pays.

    Nous avons beaucoup d'adversaires, voire même des ennemis. Il ne faut pas l'oublier et se bercer d'illusions.

    Le PLC entre autres est en train de se réorganiser. Il n'y a rien pour le Québec dans leurs intentions, pas plus d ucôté du NPD.

    Il faut continuer le combat mais il va être dur.
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  • camelot - Inscrit
    14 janvier 2012 12 h 57
    Inconscience
    Malheureusement, le maire Labeaume ne semble pas être conscient de la richesse de sa ville. Le recours au fumeux Rapaille en dit long sur l'ignorance du maire par rapport à l'identité québécoise. Il n'avait pas besoin de recourir à ce polichinel pour prendre conscience du sens de sa ville. Il n'a qu'à lire les nombreux et très beaux livres racontant son histoire. Ou, s'il ne lit pas, se faire raconter son aventure par les historiens, ethnologues et autres amoureux dont Québec pullule. Sinon, on verra diaparaître petit à petit ce qui fait son caractère et disparaîtra de facto de la liste de l'Unesco. Dommage.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    14 janvier 2012 20 h 34
    Pauvre Robitaille
    Il ne dit pas pourquoi Dufferin et Grey tiennent tant au patrimoine historique.
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  • Airdutemps - Inscrite
    15 janvier 2012 10 h 10
    Débarqués ici après 1763 (Traité de Paris)
    M. Labeaume ne serait-ils pas l'un de ces Français débarqués ici, d'abord sous le Régime anglais et ensuite sous le Régime canadien ?

    J'ai souvent constaté que ces immigrants, contrairement aux authentiques fondateurs de ce pays, n'avaient pas le même attachement, le même rapport à notre Histoire. Ils y sont même indifférents ... Et le multiculturalisme envahissant fera le reste.

    Alors, qu'ont-ils à faire de notre patrimoine ? Les affaires d'abord... et foin du patrimoine des fondateurs de ce pays.
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  • Geoffroi - Abonné
    16 janvier 2012 22 h 13
    Une suggestion pour M. Harper
    Au point où nous en sommes!

    Qu'Ottawa, suggère à Elizabeth II, pour réhausser davantage le prestige de Notre monarchie britannique, de nommer à nouveaux des gouverneurs-généraux riches issus de la noblesse anglaise éclairée. Ces gens-là, fort influents, ont beaucoup de défauts mais ils pourraient intervenir avec succès, comme au temps de la reine Victoria, pour empêcher les incongrutées et turpitudes visuelles du King du Old Quebec City - béni soit qui bien y dépense -de proliférer davantage.

    Honni soit qui mal y pense.
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