Mon ego est plus gros que le tien!
Ils CAQuettent à qui mieux mieux. Ils commencent presque toutes leurs déclarations par les mots suivants: «J'ai réfléchi...» Ils n'osent pas ajouter que la peur aux fesses, ils ont décidé de changer de camp avant qu'il soit trop tard. Les mots ne sont pas toujours les mêmes, mais c'est ce que ça veut dire. Ils affirment cependant haut et fort qu'ils agissent en accord avec leur conscience. Ils jurent que la réflexion a été déchirante pour eux, mais ils tiennent enfin la vérité. Ils acceptent de mettre de côté leurs convictions de gauche ou de droite ou du centre.
Ils renoncent au fédéralisme et à la souveraineté sans pincement au coeur. Ils se disent convaincus que François Legault sera leur sauveur et le sauveur du Québec tout entier puisqu'il a réussi à sauver Air Transat... Un si grand homme ne peut jamais se tromper. C'est un air bien connu.
Leurs suffisances empilées les unes sur les autres finissent par nous lever le coeur. Il me semble qu'il aurait fallu «réfléchir» avant de choisir d'être candidat à une élection. Avant d'opter pour une équipe politique, on a le devoir de se renseigner, de vérifier si le programme nous convient, si nos propres convictions seront valorisées ou si, au moins, on trouvera un terrain fertile qui nous permettra de confronter nos idées aux idées des autres. Autrement, on reste chez soi. Personne parmi ceux et celles qui jouent à la chaise musicale en ce moment n'a senti le besoin de consulter sa conscience par rapport aux citoyens qui ont voté pour un candidat, mais surtout pour un parti qu'ils avaient choisi d'appuyer.
Il ne faut surtout jamais oublier qu'être candidat à une élection, c'est d'abord un engagement envers les citoyens d'une circonscription qui nous chargent de les représenter en votant pour nous. Il nous appartient toujours de nous en montrer dignes. Dans notre système actuel, la durée du contrat se situe entre quatre et cinq ans. Si au cours de ces années on estime que la situation est devenue intenable parce qu'elle heurte notre conscience et remet en cause notre engagement, on doit démissionner tout simplement et laisser la place à un nouvel élu qui servira mieux nos commettants que nous ne le faisons nous-mêmes. Autrement, il faudra bien admettre qu'on a choisi la politique pour faire notre promotion personnelle et dans ce cas, on ne serait ni le premier ni le dernier à se prendre pour quelqu'un d'exceptionnel dont le pays ne peut pas se passer.
Pas question de quitter son premier engagement pour devenir indépendant. Ce serait trop simple. Ou alors, il faut avoir le courage d'aller se faire réélire sous sa nouvelle étiquette. Le respect dû aux citoyens l'exige. Pas question non plus de changer de parti une fois en route. «Je n'aime plus mon carrosse, le tien me paraît plus confortable, laisse-moi monter dans le tien.» Là encore, il faudrait avoir le courage de demander l'approbation des citoyens concernés par le changement de carrosse et déclencher une élection. Tout le reste n'est que du verbiage et ne sert qu'à donner de l'importance à celui ou celle qui s'assoient entre deux chaises pour des raisons personnelles.
En ce moment, le virus de la «chaise musicale» est en train de tourner la politique en ridicule. On se gargarise de grands concepts. On parle de faire de la politique autrement, mais l'autrement qu'on nous montre n'a rien pour nous inciter à applaudir des deux mains.
Faut-il en conclure, comme certains le font, que c'est la perspective d'une défaite aux prochaines élections qui a semé ce vent de panique chez certains députés? Faut-il croire ceux qui racontent que l'hémorragie atteindra aussi les rangs libéraux qui tremblent déjà devant les sondages qui leur montrent la sortie à la première occasion? Les jeux sont-ils déjà faits? Comme dirait l'autre: «On verra...»
Ce que nous savons déjà, c'est qu'il sera encore plus difficile de trouver des candidats qualifiés à la prochaine élection. Qui aura envie de se risquer dans l'aventure politique la prochaine fois? Je ne dis pas que nous allons manquer de candidats... il y en aura toujours qui seront disponibles, convaincus d'être les meilleurs, les plus grands, les plus intelligents, les plus honnêtes et les moins prétentieux. Ceux-là ne manquent jamais. Il y a foule.
Ils arrivent avec des ego démesurés qui prennent beaucoup de place. Dès qu'ils ont pris un peu d'expérience, ils rêvent de jouer leur premier grand rôle. Ils disent blanc même s'ils pensent noir et cherchent leur place du côté des plus forts. N'importe quoi pour se faire remarquer et se mettre en avant. Ils se voient tous comme des «chefs» en puissance, rien de moins. Ils mettent alors tout en oeuvre pour attirer la lumière sur eux, convaincus que leurs ego sont plus beaux dans la lumière...
Ils renoncent au fédéralisme et à la souveraineté sans pincement au coeur. Ils se disent convaincus que François Legault sera leur sauveur et le sauveur du Québec tout entier puisqu'il a réussi à sauver Air Transat... Un si grand homme ne peut jamais se tromper. C'est un air bien connu.
Leurs suffisances empilées les unes sur les autres finissent par nous lever le coeur. Il me semble qu'il aurait fallu «réfléchir» avant de choisir d'être candidat à une élection. Avant d'opter pour une équipe politique, on a le devoir de se renseigner, de vérifier si le programme nous convient, si nos propres convictions seront valorisées ou si, au moins, on trouvera un terrain fertile qui nous permettra de confronter nos idées aux idées des autres. Autrement, on reste chez soi. Personne parmi ceux et celles qui jouent à la chaise musicale en ce moment n'a senti le besoin de consulter sa conscience par rapport aux citoyens qui ont voté pour un candidat, mais surtout pour un parti qu'ils avaient choisi d'appuyer.
Il ne faut surtout jamais oublier qu'être candidat à une élection, c'est d'abord un engagement envers les citoyens d'une circonscription qui nous chargent de les représenter en votant pour nous. Il nous appartient toujours de nous en montrer dignes. Dans notre système actuel, la durée du contrat se situe entre quatre et cinq ans. Si au cours de ces années on estime que la situation est devenue intenable parce qu'elle heurte notre conscience et remet en cause notre engagement, on doit démissionner tout simplement et laisser la place à un nouvel élu qui servira mieux nos commettants que nous ne le faisons nous-mêmes. Autrement, il faudra bien admettre qu'on a choisi la politique pour faire notre promotion personnelle et dans ce cas, on ne serait ni le premier ni le dernier à se prendre pour quelqu'un d'exceptionnel dont le pays ne peut pas se passer.
Pas question de quitter son premier engagement pour devenir indépendant. Ce serait trop simple. Ou alors, il faut avoir le courage d'aller se faire réélire sous sa nouvelle étiquette. Le respect dû aux citoyens l'exige. Pas question non plus de changer de parti une fois en route. «Je n'aime plus mon carrosse, le tien me paraît plus confortable, laisse-moi monter dans le tien.» Là encore, il faudrait avoir le courage de demander l'approbation des citoyens concernés par le changement de carrosse et déclencher une élection. Tout le reste n'est que du verbiage et ne sert qu'à donner de l'importance à celui ou celle qui s'assoient entre deux chaises pour des raisons personnelles.
En ce moment, le virus de la «chaise musicale» est en train de tourner la politique en ridicule. On se gargarise de grands concepts. On parle de faire de la politique autrement, mais l'autrement qu'on nous montre n'a rien pour nous inciter à applaudir des deux mains.
Faut-il en conclure, comme certains le font, que c'est la perspective d'une défaite aux prochaines élections qui a semé ce vent de panique chez certains députés? Faut-il croire ceux qui racontent que l'hémorragie atteindra aussi les rangs libéraux qui tremblent déjà devant les sondages qui leur montrent la sortie à la première occasion? Les jeux sont-ils déjà faits? Comme dirait l'autre: «On verra...»
Ce que nous savons déjà, c'est qu'il sera encore plus difficile de trouver des candidats qualifiés à la prochaine élection. Qui aura envie de se risquer dans l'aventure politique la prochaine fois? Je ne dis pas que nous allons manquer de candidats... il y en aura toujours qui seront disponibles, convaincus d'être les meilleurs, les plus grands, les plus intelligents, les plus honnêtes et les moins prétentieux. Ceux-là ne manquent jamais. Il y a foule.
Ils arrivent avec des ego démesurés qui prennent beaucoup de place. Dès qu'ils ont pris un peu d'expérience, ils rêvent de jouer leur premier grand rôle. Ils disent blanc même s'ils pensent noir et cherchent leur place du côté des plus forts. N'importe quoi pour se faire remarquer et se mettre en avant. Ils se voient tous comme des «chefs» en puissance, rien de moins. Ils mettent alors tout en oeuvre pour attirer la lumière sur eux, convaincus que leurs ego sont plus beaux dans la lumière...
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