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François Rebello à la CAQ - Lettre à un ami «démissionniste»

Jocelyn Desjardins Porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ)  11 janvier 2012 21h02  Québec
François Rebello<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
François Rebello

À retenir

    La déclencheur de cette réplique

    Souverainiste à la CAQ : «Je suis souverainiste et je continue à l’être dans la Coalition avenir Québec. Comme on ne fera pas de référendum à court terme [...], nous sommes dans une situation où il faut travailler à renforcer le Québec parce que cette force-là donne confiance aux Québécois.» – François Rebello, député péquiste de Laprairie, au moment d’officialiser mardi sa défection à la Coalition avenir Québec.
«Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l'air du temps.»  – John Fitzgerald Kennedy

«Pour les questions de style, nage avec le courant; sur les questions de principe, sois solide comme un roc.» – Thomas Jefferson

François,

Nous nous connaissons depuis l’université, bien avant la politique. J’avais l’ambition de devenir écrivain, j’ai choisi d’être journaliste. Tu te voyais député ou ministre. Tu es devenu économiste puis politicien… professionnel.

Plus jeunes, nous avons partagé un rêve extraordinaire, celui de faire lever un pays. Ce n’est pas rien, vouloir faire exister une voix nouvelle et participer véritablement aux affaires du monde. Et insuffler à ce monde-là une partie de l’énergie qui nous caractérise, nous, les Québécois. Ça porte avenir et espoir. Et ça rapporte bien plus qu’une «économie de propriétaires» dans un pays où on ne s’appartient pas.

J’écris «nous avons partagé», car depuis lundi, ce n’est plus le cas. Tu es devenu caquiste. Subitement. Sans trop avertir même «tes amis». Presque comme un voleur.
Et c’est ça qui surprend le plus, François. Toi dont je connais les valeurs. Ce n’est pas ton geste qui choque. Ce sont les mensonges que tu as répétés depuis le mois de mai à tes amis. Passe encore que tu mentes à Pauline Marois, passe encore que tu utilises un discours sur «tes valeurs» pour mentir, mais mentir à ses amis, c’est un peu se mentir à soi.

Que des bobards

En mai, tu as réuni une dizaine d’amis pour réfléchir à ton avenir politique. J’étais du nombre. Je te vois encore annoncer à tous que tu n’irais jamais à la CAQ, que tu étais «un homme de valeur», et que «les valeurs, c’est important en politique, c’est important dans la vie et pour moi». Finalement, c’était vraiment des bobards que tu nous racontais.

Ce discours sur les valeurs, tu l’as joué et rejoué tout l’automne chaque fois qu’on te parlait de cette promesse. Tu as vraiment eu de belles valeurs en 2011, mon vieux. Tu étais beau à voir avec ta belle superbe. «Faites-nous confiance», écrivais-tu sous forme de remontrances publiques à Jacques Parizeau, lui qui nous a presque menés aux portes du pays en 1995. Quel gâchis, vraiment.

Retour en arrière


De vieux souvenirs de notre longue amitié remontent maintenant à la surface pour mieux m’expliquer ce geste pour lequel tu as menti.

Comme ce jour où les enfants jouaient dans la cour d’un ami commun, à L’Assomption. En groupe, on discutait de l’avenir du Québec. On se demandait s’il fallait continuer de chercher à bâtir de nouvelles fondations ou se concentrer sur les murs lézardés de la maison québécoise. Indépendance versus réformes, telle était la question. Tu avais choisi alors les murs lézardés. Premier indice.

Me sont revenus aussi à l’esprit les nombreuses fois où tu tournais en bourrique les militants du Parti québécois qui parlaient le plus de faire un pays. «Ce sont des religieux, des dévots avec leur drapeaux et leurs macarons», disais-tu à l’occasion (je paraphrase). Encore lundi soir, quand nous avons eu une discussion orageuse après ton annonce publique, tu as encore utilisé cette expression. Ces militants indépendantistes, qu’il soient au PQ ou ailleurs, lorsqu’ils se regardent dans la glace le matin, leur conviction à eux ne ment pas.

Une autre fois, tu m’as présenté Martin Koskinen, l’homme de main de François Legault. Sous un air de chic type se cache un autre briseur de rêves. Tu l’avais connu à Force Jeunesse. À l’époque où tu me l’as présenté, il travaillait pour François Legault, alors ministre. Je me souviens qu’il nous avait confié en groupe ne pas être indépendantiste mais plutôt fédéraliste et que son ministre le savait très bien. Ça m’a donné froid dans le dos de savoir qu’un ministre d’un gouvernement souverainiste embauchait du personnel qui se vante d’être fédéraliste. À partir de ce moment, je n’ai jamais arrêté de douter du cheval sur lequel tu avais misé toutes tes billes politiques. Quelle mauvaise monture que ce François Legault, me disais-je.

Le mauvais cheval

D’autant plus qu’au cours d’un de nos cercles de discussions, un participant qui le connaissait bien avait rapporté que François Legault, quand il était ministre de l’Éducation, se sentait intimidé par les «pédagogistes» du ministère au moment de préparer la réforme que l’on sait et leur laissait donc l’initiative en conséquence. Ça ne correspondait pas du tout à la vision que je me faisais d’un homme d’État ou d’un véritable réformateur. Et je t’en ai averti avec un ami. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je pourrais te citer presque les lieux et les dates de ces avertissements. On t’a répété à plusieurs reprises: «Legault est un mauvais cheval. Ne lui faites pas confiance. Il va vous abandonner ou vous perdre.»

Si bien que, lorsque François Legault a évoqué des «motifs personnels», en 2005, pour ne pas prendre la suite de Bernard Landry, j’ai ri. J’ai trouvé ton roi un peu nu, un peu tristounet. C’est qu’il avait réuni toute une cour de soupirants politiques et d’ambitieux de tous ordres sans être tout à fait sûr de ses motifs personnels. Il avait une bonne poignée d’organisateurs, qui lui ont donné du temps, beaucoup de temps et ont mis leurs réseaux en action. Il a engagé des jeunes gens dans des voies dont il serait le premier à se sortir. Or, en politique, on reste fidèle à ses principes et à ses militants. On ne les abandonne jamais. Seuls eux on droit de nous abandonner. Legault, après avoir réuni tout ce monde, les a tous abandonnés avec leurs mietttes d’ambitions et d’espoirs. Comme un voleur.

Il t’a fait écraser beaucoup d’orteils, mon ami François, pour que tu parviennes à le hisser. Tu l’as fait avec zèle, ne lésinant pas sur les méthodes musclées. Beaucoup de gens t’ont détesté pour cela et te détestent encore aujourd’hui. Ce que j’en entendais des ragots à ton sujet. Tu faisais semblant de t’en balancer. Je me souviens, tu disais souvent: «Je travaille avec le prochain chef du parti et le prochain premier ministre, alors…» Politiquement, tu as payé très cher le prix de l’abandon de Legault et, moi, je lui en veux encore d’avoir fait ça à un ami. Tu es entré dans une période d’ostracisme. Tu as mis des années à t’en remettre politiquement. Peut-être n’en est-tu pas remis encore? Peut-être que oui. Qui sait? Sans doute que ta décision est une suite logique de cet abandon originel.

Dans la gueule du loup

Ce que je sais, c’est que tu viens de nouveau de te jeter dans la gueule du loup. Que tu travailles désormais non seulement avec Martin Koskinen, mais Gérard Deltell (ce monarchiste militariste) et peut-être demain avec Marlene Jennings, dont l’historique législatif à Ottawa est loin d’avoir aidé aux intérêts supérieurs du Québec.

Bien sûr, aujourd’hui, tu fanfaronnes. Tu dis qu’on t’a permis de garder l’étiquette de «souverainiste». Pour être souverain, ça oui, tu l’es. Souverainement perdu sur le plan politique. Quel gâchis, ce que tu viens de faire. Quelle tristesse de voir un enfant du pays, un enfant de la loi 101 de surcroît, devenir un apôtre du statu quo et du recul durable pour le Québec.

D’autant plus que comme député indépendantiste, tu avais la responsabilité de porter le projet. Comme député, tu es partiellement responsable des difficultés du PQ. Ces difficultés, ce sont aussi tes difficultés à toi. Et, aujourd’hui, en contribuant à couler le bateau plutôt qu’à le réparer, cela constitue une trahison de plus.

François, le danger qui guette tout homme politique est de perdre ses rêves. De céder aux caprices du pouvoir et de s’éloigner des idéaux qui l’ont mené au service public. Parce que la politique, c’est aussi une part d’utopie.

En abandonnant ses idéaux, l’homme politique transmet une perte de sens. Comme un père indigne qui persuade sa fille qu’elle n’a pas les moyens ou les facultés de devenir astronaute, médecin ou ingénieure. En effet, lorsqu’on échoue à ses propres rêves, les rêves des autres n’ont plus de sens.

L’abdication comme proposition


Quand François Legault, auteur des Finances d’un Québec souverain, est entré en politique il y a 13 ans, c’était «pour faire des changements et non pour “gérer la continuité”» (voir Radio-Canada). Ce n’était certes pas pour devenir l’intendant d’un demi-État, ni faire des réformettes et des bouts de chemin à moitié ou espérer construire sans jamais avoir les véritables moyens de le faire ni d’en finir.

Au fond, le véritable changement que propose Legault, c’est l’abdication et l’abandon maquillés en statu quo. C’est ce qu’il y a derrière son discours sur la mort du souverainisme et du fédéralisme, voire la mort du politique. Il présente cela comme une fatalité. C’est commode pour promouvoir notre seule intendance administrative comme un changement, tel un appât. La seule fatalité qui nous guette est de se détourner de nous-mêmes, de perdre notre idéal de liberté, notre sens des responsabilités envers nous-mêmes, notre courage et notre grandeur ainsi que notre fidélité à nos rêves.

Tu présentes François Legault comme un nationaliste. Mais il n’est ni nationaliste ni autonomiste. Il est démissionniste. Après t’avoir abandonné en 2005, il nous abandonne tous pour quelques arpents de pouvoir passagers. Et toi, toi mon ami, tu y participes de plein gré.

Vide idéologique

La CAQ dit vouloir «solidifier les fondements de notre société». Mais son programme n’a rien d’original: améliorer les soins de première ligne en santé (une promesse mille fois entendue), améliorer la formation des profs (sans véritablement agir sur les milieux), rehausser le financement des universités (mais selon leur performance), créer de la richesse et rembourser la dette publique avec les redevances sur les ressources naturelles (sans dire un mot sur le montant de ces redevances), soutenir la vie culturelle et la langue française (en laissant de coté les interventions fédérales dont celles de la Cour suprême), etc.

En bref, en plus de ne pas être original, c’est le vide idéologique total. Il n’y a chez Legault aucun projet de société, comme du temps de la véritable coalition péquiste. Non, le seul projet, c’est un projet de carrière pour ceux qui entrent à la CAQ. Et le prix d’entrée dans cette coalition, c’est l’abandon de ses convictions. Il n’y a pas non plus chez Legault de vision de l’histoire, des valeurs et de l’avenir du Québec. Ce n’est qu’un programme politique «bouche-trous» qui consiste à s’attaquer aux problèmes de l’heure, les plus criants, les plus visibles. À preuve, il n’y a pas encore un seul mot sur l’environnement, qui est pourtant LE problème politique numéro un à long terme.

Le choix de l’attentisme

L’homme que tu admires est unidimensionnel. Il ne travaille que sur des enjeux administratifs et économiques. Il évacue tout le politique, l’historique, le philosophique, le culturel, le sociologique et le constitutionnel. Il laisse de côté toute nécessité de reconnaissance, de protection. Il parle de dévelopement économique, mais il ignore les principes d’émancipation, d’égalité, de solidarité. En somme, ce n’est que de la compétitivité et du développement. Et encore, du bout des lèvres, il évoque la nécessité de décentralisation. Aucunement, il n’oppose à l’illégitimité canadienne la légitimité québécoise. Seul compte pour lui les solutions managériales devant les solutions politiques. C’est là ou réside son véritable leurre. En effet, comment solidifier les fondements d’une société si on n’ose pas aborder de front justement les aspects fondamentaux de cette société-là?

Ton geste est d’autant plus choquant que tu choisis l’attentisme à l’action profonde. Tu choisis une formation qui propose 10 à 15 ans de statu quo avec le Canada, alors que ça fait 16 ans qu’on en vit un justement. C’est long 15 ans. Pense seulement à ce qui s’est passé de 1976 à 1990 et ça te donnera une idée du vide abyssal dans lequel tu cherches maintenant à nous plonger.
 
Les «vraies affaires»

J’ai une question pour toi: à quelle sorte de destin politique serait voué un peuple dont le seul projet collectif ne tient plus qu’à des questions d’intendance? Car mettre en veilleuse ces questions ne peut être sans effet sur le destin politique de ce peuple. La subordination, la soumission ou la minorisation est ce qui attend tout peuple qui perd de vue, ne serait-ce que le temps d’un mandat, son destin national. La question nationale, si elle n’a rien d’urgent, n’en demeure pas moins importante. Et toutes les questions d’intendance ne trouveront leurs solutions qu’en elle. Ce qui se cache derrières les «vraies affaires», c’est une abdication quant à notre destin.

La question se pose: qui a intérêt à voir le Québec écoper avec l’émergence de la CAQ, sinon ce Canada qui en a soupé des revendications du Québec. Ce qu’il faut mettre sur la glace, ce n’est pas la souveraineté mais le statu quo dans lequel on baigne depuis 17 ans et dans lequel vous voulez nous plonger pour encore quinze ans. Car ce statu quo, c’est le vrai problème des 40 dernières années.

Je ne peux pardonner

Mon cher ami, je peux pardonner aux électeurs de voguer vers la CAQ parce qu’ultimement, c’est de notre faute s’ils le font. Mais je ne peux pardonner à un acteur que j’estime de premier plan, un ami de surcroît, de se détourner de cette conviction profonde et extraordinaire que représente l’idée puissante de faire un pays.

L'avenir constitutionnel du Québec, ce n'est pas une simple ligne de parti. Ce n'est pas une simple division partisane entre des partis qui défendent une autonomie du Québec au sein du Canada ou d’autres son indépendance. C’est de l'existence même de la nation, de sa projection dans le temps dont il s’agit.

Se soustraire à la question nationale, ce n’est pas une façon de la régler. On ne peut pas prétendre au «on verra» dans dix ans. Dans dix ans, alors que le Canada se construit sans nous, c’est le Québec qui poursuivra la lente déconstruction que Jean Charest a amorcée. Ce à quoi nous appelle François Legault n’est pas une révolution, mais une «Dévolution tranquille».

Et, toi, toi mon ami François, celui que j’aimais tant, c’est ce à quoi tu participes désormais.

Jocelyn Desjardins
Porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ)




 
 
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  • GLabelle - Abonné
    12 janvier 2012 00 h 52
    sublime
    ça fera les arhives.
    merci, merci de tout coeur, monsieur Desjardins! vous pouvez continuez, vous au moins, à vous regarder le matin dans le miroir sans avoir honte!
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  • Kafkaah - Inscrit
    12 janvier 2012 02 h 56
    Le gras de bébé
    J'avoue être bouche bée.

    Quelque chose de désespéré dans cette lettre ouverte, qui comme un pieu s'enfonce dans le gras de lait de Rebello mais ne le touche pas.

    Le malaise est si profond au Québec, les élites tellement mortes, dépassées, que de s'en prendre à un premier de classe trop bien nourri ne changera rien à l'affaire.

    Rebello est déjà oublié. Il n'appartient pas à l'histoire du Québec. Personne, à l'heure actuelle, n'appartient à l'histoire du Québec, parce que personne ne la fait, cette histoire.

    S'en prendre à Rebello, c'est comme valider le vide.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    12 janvier 2012 06 h 11
    Et j'ajouterais
    Cet extrait tiré de «Il y a trop d'images» du grand cinéaste Bernard Émond, pp.52-53 :

    «Résister, c'est la grande affaire. Il n'y a rien de possible sans cela. résister à l'insignifiance ambiante, c'et déjà quelque chose, mais pour ne pas tomber dans le cynisme, qui est la maladie contemporaine des gens intelligents, il faut encore savoir résister à l'argent et au découragement. Devant un monde qui se dégrade et qu'on désespère de voir changer,la tentation est forte de rentrer dans le rang et de céder. combien de socialistes de 20 ans sont devenus des bourgeois satisfaits de 50 ans ?...» «On dit que c'est normal. Chris Giannou, à qui on demandait comment il se faisait qu'il avait conservé les idéaux de sa jeunesse, répondait que c'était plutôt à ceux qui les avaient reniés qu'il faudrait poser la question.».

    C'est bien la question qu'il faut poser à monsieur Rebello. Et elle se pose aussi à tous ceux qui s'apprêtent à se précipiter dans les bras du politicien François Legault, qui tente de faire croire que le nec plus ultra de l'évolution politique consiste à baisser les bras, se boucher le nez et tenter de se convaincre et de faire croire que l'on est en train de faire avancer le Québec.
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 janvier 2012 06 h 25
    À ceux qui croyaient qu'il pouvait y avoir de l'amitié en politique...
    Il n'y a que rivalité, ambition et trahison. Le reste est de la littérature...
    À moins que vous ayez un ou deux vrais amis. De vrais amis. Si vous en avez plus que deux, vous êtes très chanceux ou très naïf...
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 janvier 2012 06 h 32
    Finalement...
    Finalement, si les convictions des uns et des autres foutent le camp, si le choix des Québécois se situe entre élire un gérant de boutique ou un autre gérant de boutique, les chances de Jean Charest de conserver le pouvoir demeurent entières. C'est celui que les citoyens connaissent le mieux. Avec Charest, encore plus qu'avec Legault, on ne parlera pas de souveraineté, pour au moins 15 ans, si vous voulez...
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  • François Ricard - Abonné
    12 janvier 2012 06 h 48
    Ouf! Quel texte
    La lecture de votre texte me réconforte.
    Si notre société peut former des gens de votre calibre, nous pouvons espérer en des jours meilleurs, en une renaissance après plus de quinze années de morosité.
    Merci d'être là. Merci de vous impliquer. Merci de votre intégrité.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    12 janvier 2012 07 h 51
    La fin d'une amitié annoncée
    M. Jocelyn Desjardins, porte-parole du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) écrit : « toi mon ami François, celui que j’aimais tant ».

    Il écrit son amitié au passé. François n’est plus de son bord de séparatiste actif, François ne mérite plus d’être son ami.

    La CAQ est vue par M. Charest comme un parti de gauche séparatiste et par les séparatistes comme un parti de droite fédéraliste.

    Si M. Rebelle ne changeait pas de parti, il était, Aux prochaines élections générales, cuit, cuit, cuit. Un séparatiste battu est moins utile qu’un nationaliste élu.

    Trop long votre éditorial qui annonce la fin unilatérale de votre amitié. Get to the point ! comme le disent les Anglos fédéralistes.
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  • f.georges - Inscrit
    12 janvier 2012 08 h 13
    L'amitié est-elle aveugle?
    Rebello était pourtant, depuis 2005,détenteur de la très peu glorieuse"Palme du coche"décernée par,Dutrisac,le Devoir,et qui présageait déjà de son futur politique..
    ((Après bien du travail,
    le coche arrive en haut.
    Ainsi certaines gens,
    faisant les empressés,
    s'introduident dans les affaires:
    Ils font partout les nécessaires,
    et,partout importuns,
    devraient être chassés.La Fontaine))
    Les électeurs,aussi devraient s'inspirer de cette fable,avant de voter..
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  • Jean Lapointe - Abonné
    12 janvier 2012 08 h 16
    Rebello une exception?

    Des hommes comme François Rebello et François Legault, des hommes qui ne semblent être motivés que par des intérêts personnels, il y en a malheureusement mais sûrement plusieurs en politique comme ailleurs.

    Il y en a sûrement en tout cas plusieurs dans le PLQ. Son chef semble être l'un d'entre eux.

    Mais de la part d' un député du Parti québécois, cela surprend, déçoit et scandalise.

    Pourquoi? Parce qu'on s'attend à un certain désintéressement de la part des hommes et des femmes qui en font partie. Et j'ose croire que c'est probablement le cas.

    C'est qu'on ne peut s'engager sérieusement à travailler pour l'indépendance de son pays qu'en mettant de côté un peu de ses intérêts personnels.

    Et c'est peut-être ce à quoi pense François Rebello quand il dit trouver que certains souverainistes feraient de leur combat pour l'indépendance une sorte de religion et qu'ils considéreraient l'indépendance comme un dogme

    Mais avoir des convictions profondes et y tenir coûte que coûte ce n'est pas croire comme on croit en Dieu ou aux anges. C'est tout simplement être d'avis que l'indépendance c'est mieux que la dépendance et qu'il vaut la peine d'y travailler avec acharnement.

    Ce qui n'empêche pas que pour certains cela devienne une sorte de croisade qui exigerait un don de soi presque total de leur part, ce qui, à mon avis, n'est pas souhaitable parce que ça ne peut que mener aux pires excès.

    Il 'y a donc pas à s'en faire outre mesure face à telles révélations, même si tout cela est très regrettable, parce que des Québécois prêts à porter le flambeau et à travailler pour l'indépendance il en reste sûrement encore beaucoup et qu'on peut toujours continuer à travailler à en recruter des nouveaux.

    La soif de la liberté ne risque pas de s'éteindre complètement.

    L'idée de l'indépendance a encore de l'avenir devant elle.

    Elle traverse peut-être un mauvais moment mais les choses peuvent encore changer malgré ce q
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 janvier 2012 08 h 26
    @Kafkaah
    Votre commentaire est si intrigant, si intéressant, que je me demande pourquoi il ne se mériterait pas la mention de commentaire du jour.

    Mais le commentaire du jour, je crois qu'il faut qu'il contienne assez de ceci mais pas trop de cela...
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  • Roland Tremblay - Inscrit
    12 janvier 2012 08 h 37
    Puissant et tellement vrai
    Ça fait du bien de lire quelque chose de puissant qui exprime les entrailles de beaucoup d'entre nous. Excellente constatation, bravo.
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  • beaumiche - Inscrit
    12 janvier 2012 08 h 43
    Il vivra avec ses choix...
    Un texte comme celui-ci, on en voit rarement, trop rarement. Ce texte je l'espère, fera réfléchir ceux qui pensent à suivre Legault et son CAQ. Touchera-t-il Rebello? À mon avis, il s'en branle! Ce genre de personnage se préoccuppe plus de lui-même que des autres. Il est même capable de se convaincre qu'il rebondira et saura jongler avec les autres caquistes de tous acabits.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 janvier 2012 08 h 44
    Je vois notre avenir...
    Ce qui m'intrigue, c'est d'apprendre que dès l'université ou même avant, certains se donnent comme mission de "faire lever un pays", se voient déjà comme les leaders d'un troupeau, comme si d'être leader était une vocation et que certains étaient touchés par la grâce.

    "...les enfants jouaient dans la cour d’un ami commun, à L’Assomption. En groupe, on discutait de l’avenir du Québec. On se demandait s’il fallait continuer de chercher à bâtir de nouvelles fondations ou se concentrer sur les murs lézardés de la maison québécoise."

    Hum...On se prend très au sérieux on dirait. Et le troupeau?

    C'est peut-être justement ça le problème. On discute, entre ceux qui se donnent la mission de le diriger, de l'avenir du Québec et déjà à cette étape on voit le peuple comme un troupeau qui attend des directives. On a assez peu de considération pour lui, il est de la chair à vote.

    Et le BBQ, il était délicieux?
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  • Erwan Basque - Inscrit
    12 janvier 2012 09 h 12
    Pourquoi avoir honte ?
    Bonjour,

    Mais que dalle ! Monsieur François Rebello était le plus brillant de tous les DÉPITÉS du Parti Québécois. Le bon vieux temps des caribous se suivant à la queue leu leu pour se jeter dans la Rivière Caniapiscau est d'une autre époque alors que les péquistes avait la FOI et l'ESPÉRANCE tout en espérant que la CHARITÉ viendrait de soi comme d'habitude.... Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • FERNAND - Inscrit
    12 janvier 2012 09 h 23
    Les gras durs.
    Bien sûr que c'est émouvant de lire le texte de monsieur Desjardins. Se faire "avoir" par un supposé ami est très décevant. En politique cependant, canadienne et québécoise, la culture n'est pas à l'honnêteté ni à l'intégrité. Et ce n'est pas nouveau.
    Par exemple: Bob Rae, le chef intérimaire du PLC est un ancien dirigeant du NPD de l'Ontario. Lucien Bouchard est un ancien conservateur qui est devenu chef du Bloc et du PQ. Jean Charest avant qu'il soit "propulsé" au Québec comme chef du PLQ (piller les Québécois) était chef du parti conservateur à Ottawa et chef du NON au dernier référendum ("je veux garder mon passeport canadien") et maintenant cette ribambelle de transfuges qui passent d'un parti à l'autre tant à Québec qu'à Ottawa au point où il est difficile de contrôler la circulation dans les enceintes des Parlements.
    Je crois sincèrement que nous n'avons pas encore cette culture qui demande du courage, de la fidélité et de la vision devant l'urgence de la présente situation au Québec.
    En d'autres mots nous ne sommes pas prêts pour des Lech Walesa, Charles De Gaulle, Vaclav Havel ou Nelson Mendela.
    Nous sommes trop gras durs et , donc, nous avons les politiciens et élites que nous méritons.
    Cependant, monsieur Desjardins, continuez à avoir cette pureté de la pensée. Il en faut des milliers et des milliers comme vous.
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  • Jacques Thibault - Abonné
    12 janvier 2012 09 h 59
    Courriel à François Rebello hier matin
    Bonjour M. Rebello,

    Je vous écris pour vous demander votre coopération à mon projet de faire circuler une pétition électronique à L'Assemblée nationale (l'AssNat). Comme vous le savez sans doute il faut l'appui d'un député de l'AssNat pour qu'une pétition soit autorisée à circuler sur son site internet. L'objet de ma pétition vise à faire en sorte qu'il ne soit plus possible que les députés élus sous une bannière politique donnée change en cour de mandat pour une autre bannière sans auparavant passer par des élections.

    Je sais que ma demande peut vous paraître incongrue et à la limite un peu effrontée vue que vous êtes le dernier député à profiter de cette largesse que la loi électorale permet. Mais je vous explique la raison qui fait que je vous ai choisi avant tout autre député de l'AssNat pour présenter cette pétition devant vos collègue.

    D'abord parce que vous avez vous-même fait appel à votre sens des convictions en chambre le 9 décembre dernier face à Raymond Bachand qui avait pressenti et avait énoncé ce pressentiment que vous pourriez éventuellement changer d'allégeance et passer du côté de la CAQ. En visionnant la vidéo mise en lien plus bas dans ce courriel (voir entre les minutes 21:40 et 20:10), on vous entend répondre au ministre des finances que vous vous aviez des convictions. Pour ma part, je crois que vous sentiez vraiment ce que vous pensiez et disiez, que vous saviez au fond de vous-même que vos paroles étaient à ce moment-là, guidées par votre sens de l'honneur envers vos électeurs, supporteurs et organisateurs politiques. Je crois sincèrement que vous êtes tout simplement une autre victime de la largesse de cette loi que qu'il faut changer. Vous avez cédé à la tentation M. Rebello, vous êtes innocent, c'est notre société qui vous a poussé au crime de lâcheté suprême envers les vôtres. ...La suite...
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  • Jacques Thibault - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 01
    Courriel envoyé à M. Rebello hier matin - II
    La suite...
    Oui oui...les vôtres...parce qu'ils étaient les vôtres, ceux qui vous appuyaient et qui croyaient en vous et qui voyaient même peut-être en vous un prochain ministre important d'un gouvernement péquiste. Vous aviez l'air tellement crédible avant...avant que l'on vous voit sous cet autre jour...avant que cette maudite loi mal foutue nous donne à voir cet autre portrait de vous!

    Deuxièmement je vous ai choisi M. Rebello parce que je souhaite vous donner la chance de marquer l'histoire politique du Québec. Votre appui à cette pétition vous permettra d'avoir l'air, aux yeux de la population québécoise, d'avoir perdu la raison pour ensuite rapidement la retrouver dans un éclair de lucidité...vous comprenez l'idée? En éliminant le vice dans la loi qui vous a fait perdre la raison vous serez glorifié dans la souffrance de l'aveux et dans la rédemption parce que les Québécois ont toujours aimé ces élans sacrés de repentant...tout cela évidemment dans un élan aussi sacré de générosité pour éviter à d'autres hommes et femmes politiques de conviction qu'ils tombent dans une telle déraison...ce qui sera tout en votre honneur...c'est pas beau ça?

    À l'heure où le cynisme se fait plus dur que le béton et qu'il emmure la société québécoise dans le mutisme électoral du citoyen qui ressens la victoire du défaitisme sur l'espoir, vous comprendrez M. Rebello qu'il serait dommage que votre nom soit définitivement associé à CYNISME POLITIQUE et OPPORTUNISME. ...La suite III
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  • Jacques Thibault - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 01
    Courriel envoyé à M. Rebello hier matin - III
    Enfin je veux que vous sachiez que je souhaite vous donner l'occasion de sauver votre nom et que vous puissiez croire aux paroles qui sortiront de votre bouche lors de vos prochaines interventions en chambre, car vous pouvez sans doute imaginer ce que cela peut représenter lorsque l'on en arrive à ne plus se croire soi-même...pouvez-vous vraiment imaginer?

    Alors je vous ai présenté mon projet de façon à justifier ma demande d'appui. À première vue, je sais que ça peut sembler difficile d'appuyer ma pétition, mais ce n'est qu'un coup à donner...pas pire que celui que vous venez de faire...ne croyez-vous pas? Je crois que vous avez amplement prouvé que vous ne craignez pas le ridicule M. Rebello. Ne croyez pas là que je fais du sarcasme avec ce courriel...comment pourrais-je...comment oserais-je faire une telle chose face à un représentant d'une telle institution qu'est l'AssNat?

    J'aimerais beaucoup obtenir une réponse rapide de votre part, car j'espère pouvoir mettre en ligne cette pétition le plus tôt possible. Ah oui en terminant j'oubliais de vous dire que je souhaite la faire connaître sous le nom de "Pétition Rebellons'' comme dans Rebellons-nous-contre-le-cynisme-de-nos-élus! Je crois que les appuis pourront venir de toutes les allégeances. Qu'en pensez-vous?

    Vidéo de votre réponse à M. Bachand qui démontre que pour vous le mot conviction n'est et ne restera qu'un simple mot vide de sens : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-


    Bien respectueusement (formule)

    Jacques Thibault
    Melbourne
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  • Pierre Schneider - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 29
    Inspirant
    Au-delà de la déception profonde à la suite de la perte d'un grand ami, quel texte inspirant que celui de Jocelyn Desjardins, un homme qui ne renie pas ses convictions profondes quel que soit l'air du temps. Merci M. Desjardins de nous avoir partagé ce moment mémorable.
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  • Ghislaine Mailloux - Inscrit
    12 janvier 2012 10 h 34
    Bénévole de La Prairie
    Jocelyn Merci tu mets un peu de baume sur ma peine. François est venu chez moi pour que je lui aide à se faire élire. J'ai bénévolé avec lui comme une folle, une fille en amour avec François. IL m'a redonné le goût à la politique. Je dois même t'avoir déja vu dans nos activités. Il recevait ses amis, les intégrait à nos fêtes. Il s'est bâti une belle gang à La Prairie. Je l'ai vu intégré des jeunes dans notre équipe. Il me demandait quelque chose, je lâchais tout pour aller l'aider. Le soir, qu'il a été élu après une défaite contre une adéquiste. Quel joie nous avons vécue. Ca ne s'oublie pas ca. J'ai tellement de peine, moi aussi il m'a trahi. Il aurait démissioné pour s'en aller indépendant. Je lui aurait pardonné et compris. Je cherche ma boussole mais je suis incapable de le suivre.
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  • Marcel Bourget - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 57
    L'amitié
    « L'amitié totale est universelle. Et seule l'amitié universelle peut être une amitié totale. Tout lien particulier manque de profondeur, s'il n'est ouvert à l'amitié universelle. » (Jean Guitton)
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  • François Ricard - Abonné
    12 janvier 2012 11 h 09
    Je signe!
    Bien dit et bien fait, M. Thibault. Bravo
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  • Geoffroi - Abonné
    12 janvier 2012 11 h 41
    Convictions et responsabilités
    Les convictions et responsabilités des élus de tous les partis politiques ont des impacts majeurs chez leurs électeurs et le pays. Comment peut-on demeurer un élu responsable en changeant, même s'il affirme le contraire, qu'il le veuille ou non, une conviction aussi profonde que la souverainté du Québec ?

    M. Rebello manque de respect et de jugement. M. Rebello va tout perdre.

    Merci M. Desjardins.
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  • Denis Paquette - Abonné
    12 janvier 2012 12 h 02
    Entre l'idéal et la jungle
    M. Desjardins vous découvrez à la dure certains aspects troubles de l’humain.
    C'est-à-dire que la vie est quelque part entre l’idéale et la jungle.
    Que selon l’éducation et le caractère, la balance penche sur un bord ou sur l’autre
    Pour faire simple, la vie est une course à obstacle ou ce ne sont pas nécessairement les meilleures qui l’emportent, mais ceux dont l’esprit animal, j’allais dire l’esprit reptilien, est le mieux inscrit, c’est vrai pour les politiciens, c’est vrai également pour les hommes d’affaires.
    Ce matin dans le devoir, il y a un article qui disait que lorsqu’une société va mal, elle a tendance construire d’énormes buildings et édifices, qui ont pour effets d’appauvrir encore davantage les peuples, Comment expliquez- vous ca
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  • Bernard Gervais - Abonné
    12 janvier 2012 13 h 13
    On en apprend des belles...
    Dans sa longue lettre, admirablement bien écrite en passant, Jocelyn Desjardins laisse entendre que François Rebello a maintes fois traité de religieux ou de dévots les militants du PQ qui parlent le plus de faire la souveraineté du Québec. Ceux, comme il l'écrit, « avec leurs drapeaux et leurs macarons ».

    Si c'est vraiment le cas, pas sûr que les électeurs de la circonscription de Laprairie, qui l'ont élu comme député péquiste en décembre 2008, vont apprécier cela !
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  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    12 janvier 2012 15 h 00
    Un appel à l'intégrité !!!
    Bien que le courage nécessaire pour être fidèle à ses convictions soit de plus en plus lourd à porter, je garde confiance que des hommes et des femmes de foi se lèveront bientôt sur le Québec afin de promouvoir des valeurs humaines plus saines et plus équitables pour l'ensemble de nos collectivités.

    Les décisions récentes de plusieurs de nos représentants reflètent la nécessité absolue de revoir en profondeur le fonctionnement de tout notre système politique. En permettant à toute la population de participer activement à l'élaboration d'un renouveau démocratique, nous raviverons la flamme nécessaire à notre plus parfaite réalisation.

    Pour ce faire, un nouveau partage des responsabilités doit nécessairement être défini. Cette remise en question par une assemblée constituante est fondamentale pour voir renaître sur le Québec la confiance en soi obligée pour nous permettre individuellement, l'affirmation nationale.

    Cette consolidation de nos convictions profondes sera pour tous les québécois, le plus beau chèque de paye qui soit...

    Plus que jamais, je veux être fier d'être québécois !!!

    Merci Jocelyn Desjardins…
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    12 janvier 2012 16 h 25
    Stratego
    Avis à ceux et celles parmi nos élus qui songent à traverser la chambre. Asseyez-vous donc sur la banquette des députés indépendants jusqu'aux prochaines élections. À part bien sûr le coin gauche de QS, à l'Assemblée nationale, tout le reste ressemble à un siège éjectable...
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  • Noureddine Bouhamidi - Abonné
    12 janvier 2012 17 h 38
    Merci
    vous avez tout dit rien à rajouter
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  • Prevert - Abonnée
    12 janvier 2012 18 h 41
    Pauvre Québec !!!
    A tous les carriéristes décrocheurs....
    Le discours sur la Paix
    Vers la fin d'un discours extrêmement important
    le grand homme d'état trébuchant
    sur une belle phrase creuse
    tombe dedans
    et désemparé la bouche grande ouverte
    haletant
    montre les dents
    et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
    met à vif le nerf de la guerre
    la très délicate question d'ARGENT
    Prévert.............le vrai
    Prévert
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  • Prevert - Abonnée
    12 janvier 2012 19 h 06
    Merci M.Desjardins
    Il faut avoir du courage pour voir un ami comme il est....et de la peine aussi. Il faut espérer que cette lettre réveillera les Québecois endormis.......L'affaire Rebello ressemble à l'histoire de l'ami de M.Legault en affaire avec lui chez Air-Transat. Qui se ressemble se rassemble.

    Prévert
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  • Robert De Blois - Abonné
    12 janvier 2012 20 h 37
    Le geste de François Rebello
    Comme peuple de la Nouvelle-France, nous avons été abondonné par la France qui nous avait créé, et maintenant nous sommes devenu orphelins de nos rêves, nos élites nous ayant comme abandonné. Les effet pernicieux de certaines d'entre elles ...comme les Trudeau, Chrétiens, Bouchard et maintenant Charest ont eu pour résultats de rendre notre peuple fort confus, pour ne pas dire complètement déboussolé au plan politique.Le vote du 2 mai dernier en était l'annonciateur. Le dernier geste de F. Rebello en est le meilleur exemple. C'est décidément un peu triste, n'est ce pas ?
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  • Claude Gélinas - Abonné
    12 janvier 2012 21 h 16
    On juge un arbre à ses fruits.
    Il est raisonnable de penser que l'opportunisme a été le déclencheur de la défection de Françoids Rebello vers la Coaltion. S'il en était autrement, il aurait bien avisé de cesser de proclamer sa foi souverainiste puis si telle était sa volonté, de quitter le PQ puis siéger à titre de député indépendant, Cette démarche lui aurait permis de se placer au-dessus de la marmite et d'évaluer les composantes du programme de ce nouveau parti qui à ce jour soumis à l'influence de ces deux fondateurs ressemble davantage à une coquille vide. Il faut garder en tête que les candidats seront choisis par les deux chefs à la condition expresse de s'engager à ramasser une dot de 25 000 $. Belle façon de faire de la politique autrement. Je prédis que la baloune de la Coalition se dégonflera lorsqu'elle sera soumis aux impératifs de la réalité politique.
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  • Édith Simard - Inscrite
    13 janvier 2012 17 h 23
    Bravo et merci M. Desjardins
    Ce qui m'irrite là-dedans c'est que ces personnes politiques qui décident de changer de parti en plein mandat, élu par la population nous prennent pour qui? Et se prennent pour qui ? Le roi est mort, vive le roi. Nous sommes en démocratie et non en dictature... J'espère que les électeurs se rappelleront pour quel pareti ils avaient voté... Ne nous fions pas aux On verra ben....
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  • Kimakt - Abonné
    15 janvier 2012 06 h 33
    Comment peut-on (re-)devenir dépendantistes, i.e. «bouche-trous» ?!
    M. Desjardins,

    Merci, pour cette lettre ouverte courageuse et ce vibrant appel à l'intégrité lancé à votre ami, au nom de sa responsabilité politique (morale!) en tant que député.

    Député? Au sens de "représentant" n'est-ce pas? Se souvient-il au moins pour "quoi" il a été "député" ? Le François que vous avez connu a plutôt l'air, hélas, de n'en avoir rien à se branler! A moins que son homonyme...

    Non! "c’est le vide idéologique total" chez lui, comme chez Legault, "aucun projet de société". "Il n’y a pas non plus... de vision de l’histoire, des valeurs et de l’avenir du Québec."

    Oui! "Ce n’est qu’un programme politique «bouche-trous»" Difficile de dire mieux! "Un apôtre du statu quo et du recul durable pour le Québec "...
    "L’abdication comme proposition"... "Ni nationaliste ni autonomiste. Il est démissionniste"... Disons: un néo-dépendantiste!

    Ah! la belle question: "A quelle sorte de destin politique serait voué un peuple dont le seul projet collectif ne tient plus qu’à des questions d’intendance?" Pas d'erreur, c'est: "la subordination, la soumission ou la minorisation"! La dépendance quoi!

    Re-oui! : "Ce qu’il faut mettre sur la glace, ce n’est pas la souveraineté mais le statu quo dans lequel on baigne depuis 17 ans et dans lequel vous voulez nous plonger pour encore quinze ans".

    Pardonnez-moi ce florilège impromptu, M. Desjardins, mais vous emportez la mise par la force de vos propos!
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  • G Bougie - Inscrite
    27 janvier 2012 12 h 45
    Merci Jocelyn
    Très bon texte qui rejoint mes pensées. Visiblement, toi, tu n'as pas perdu de vue tes rêves.
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