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Vers 2012 - Risible, désespérément

Josée Boileau   31 décembre 2011  Québec
On rira ce soir, avec toutes les émissions humoristiques de fin d'année. Il le faut bien: c'est l'impératif de l'époque, et puis c'est excellent pour la santé. Mais rira-t-on de bon cœur ou pour ne pas pleurer? Car l'année 2011 s'achève dans la grisaille. Est-ce que 2012 aura enfin quelque chose d'emballant à offrir?

Les temps que nous traversons sont marqués par de profondes injustices. Tous se sentent dépossédés, plus personne n'ose rêver, et nul n'y trouve son compte.

La droite souhaite un grand ménage des finances publiques, dont le déséquilibre nous conduirait droit vers la catastrophe. Mais redresser les finances publiques est un délicat exercice d'équilibre qui n'a rien à voir avec les coups de barre, remède tout aussi catastrophique que le mal. Comme pour toute diète sévère, quand l'État s'impose des économies draconiennes, l'effet ne tient qu'à court terme; après, non seulement les dépenses reviennent, mais elles sont plus élevées qu'avant. Faire croire qu'il peut en être autrement n'est qu'illusion.

La gauche parle de grands projets collectifs, mais il est surtout question de protéger des acquis. De toute manière, elle ne mobilise plus, non par manque d'enjeux, mais parce que la mobilisation de masse n'existe plus. Nos sociétés individualistes n'en gardent plus que des sursauts qui n'arrivent pas à s'ancrer dans la durée.

Au Québec, souverainistes et fédéralistes sont dans le même cul-de-sac. Il est faux de croire que cette opposition qui a nourri notre vie politique dès la création de la Confédération a disparu. Mais des deux côtés, effet de deux référendums perdus et d'une constitution à laquelle nul ne veut plus toucher, on tourne en rond. Et il n'y a plus de voix puissante pour brasser la cage, lancer aux «fatigués» qu'ils n'ont qu'à aller se coucher, foi de Pierre Falardeau! Falardeau est mort, tout comme Hélène Pedneault, Michel Chartrand. Et ne devient pas voix de la colère qui veut...

Dans les temps que nous traversons, on s'est mis à dire qu'il faudrait faire de la politique autrement. Mais comment y arriver? La démonstration reste à faire. Avec tout ce que l'on a dit, écrit, rapporté sur les abus en politique, on pourrait croire qu'à défaut de grande révolution, nos élus vont à tout le moins cesser de nous passer des sapins coûteux, ou grossiers, ou inexplicables.

Et pourtant non, cela n'a pas de fin. En 2011, cela a donné, parmi bien d'autres bêtises, tant un ministre à Ottawa qui se sert à des fins privées d'un hélicoptère de l'armée qu'une ministre de l'Éducation qui ne voit rien de déraisonnable à ce qu'on empêche une fillette musulmane d'écouter de la musique à l'école.

Quant aux grands dossiers qui devraient stimuler notre imagination, ils se résument au Québec à découvrir quelles sociétés privées vont profiter des chantiers routiers, ou du plan Nord, ou de l'exploration pétrolière ou gazière; à Ottawa, à un retour au XIXe siècle. Pour quoi le Canada fait-il parler de lui à l'étranger en cette fin 2011? Pour son retrait du protocole de Kyoto et pour l'obsession de Stephen Harper envers la monarchie (sans oublier la guerre de 1812). Risible, désespérément.

Il traîne donc dans l'air un gros fond de désabusement, un show de blues plutôt que d'humour, comme l'a résumé au Devoir François Parenteau, Zapartiste en retrait volontaire de la scène. L'horizon collectif ne tient plus qu'à peu de choses: surveiller nos gouvernants et s'indigner devant leurs dérapages. Bonjour, les lendemains qui chantent! On est loin du mât à ériger qu'espérait Fred Pellerin dans l'appel au secours en forme d'hommage qu'il lançait à Gilles Vigneault, cet automne, lors du gala de l'ADISQ.

Ils s'accrochent donc à quoi, les jeunes de 20 ans qui voudraient amener le Québec vers l'avant? À des groupuscules parce que le gros de la société n'est plus en marche, repliée sur son bonheur privé. Et c'est bien injuste pour toute cette jeunesse d'aujourd'hui, quand on sait la vitalité sociale et politique qui a marqué le Québec du XXe siècle et qui happait alors toutes les générations.

Bien des raisons sociologiques expliquent que le Québec, comme tant d'autres sociétés en Occident, en soit arrivé là. Les spécialistes qui nous décortiqueront dans 50, 100, 200 ans sauront mieux que nous les énumérer. Mais gardons espoir: peut-être diront-ils aussi que l'apogée de la morosité et de la rigolade triste aura été atteint en 2011. Et, croisons les doigts! que 2012 aura marqué le début d'un réengagement collectif.
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    31 décembre 2011 02 h 09
    Il y a la vie qui bat…
    Quelle noblesse que ce peuple qui vit, au jour le jour, travaillant, aimant, faisant des projets, vieillissant, s’adonnant à ses passions, heureux, triste, en santé, malade, qui paie ses taxes et ses impôts, et qui se dit toujours que demain est un autre jour : ça, c’est hautement politique!
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  • Henri Marineau - Inscrit
    31 décembre 2011 03 h 58
    2012...la lumière au bout du tunnel
    Il est loin le temps où Pierre Bourgault lançait son livre « Maintenant ou jamais », publié chez Stanké en 1990. À titre de rappel, je vous suggère cet extrait de son introduction :

    « Dans les années soixante-dix, nous nous sommes emmêlés dans des stratégies compliquées et souvent contradictoires. Les stratégies étaient devenues l’objectif plutôt que le moyen et les analyses les plus pointues oubliaient constamment les forces en présence et la dure réalité politique…À tel point que nous avions fini par oublier le but que nous nous étions fixé et que nous allions par tous les chemins vers nulle part…Or, si nous voulons éviter de retomber dans les mêmes ornières, nous devons constamment garder à l’esprit notre objectif et le rappeler sans cesse à tous ceux et celles qui veulent bien nous entendre. »

    Les années ont passé…Cinq ans après la parution du livre de Bourgault, le référendum de ’95 nous a échappé de peu. Malheureusement, depuis lors, nous sommes retombés « dans les mêmes ornières », dans les mêmes tergiversations étapistes et sclérosantes pour en arriver à l’année 2011, un reflet pathétique de toutes ces années d’errance qui ont vu le PQ atteindre un bas niveau inégalé dans les sondages, des divisions déchirantes au sein du parti et la démission de candidats de prestige...
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  • Henri Marineau - Inscrit
    31 décembre 2011 04 h 00
    2012...la lumière au bout du tunnel (suite)
    ...Néanmoins, dans toute cette tourmente qui a heureusement donné lieu à un foisonnement sans précédent des mouvements souverainistes qui s’orientent autour d’une coalition citoyenne, je crois que les Québécois découvrent peu à peu la voie du vrai changement dont l’objectif est resté le même depuis des décennies, à savoir l’indépendance du Québec.

    À l’aube de 2012, un homme semble vouloir incarner les convictions nécessaires pour rallier les forces souverainistes au Québec, un homme qui présente une vision claire de la nation québécoise de demain, un homme qui ose placer l’indépendance du Québec dans ses priorités. Cet homme, c’est Jean-Martin Aussant.

    Nous avons besoin d’un leader qui puisse rallier les forces souverainistes émergentes au Québec. Pour reprendre le leitmotiv de Bourgault, c’est « maintenant ou jamais ».C’est pourquoi, j’incite « tous ceux et celles qui veulent bien nous entendre » à découvrir la lumière au bout du tunnel en joignant les rangs de l’Option nationale.
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  • Georges Paquet - Abonné
    31 décembre 2011 06 h 16
    Les risques d'errement du réangagement collectif...
    Pourquoi la mobilisation de masse n'existe plus? Je me risque à siutenir que c'est parce qu'elle a trop et trop souvent déçu. Il me semble que les tentatives de gouvernances dites "populaires" promettant l'égalité, la répartition de la richesse et la dispariton des classes ont lamentablement échoué parce que le citoyenconscient de ses talents, de sa liberté de ses droits, maintena t protégés par des chartes sait et sent d'insrinct que son bonheur ne viendra pas des autres. Les modèles d'engagement collectif et de mobilisation collective ont, semble-t-il, favorisé un désengagement individuel et apporté plus souvent qu'autrement des dérives collectives engendrées par des leaders plus assoiffés de pouvoir, sur une masse dépendante, que de partage de la richesse.
    La philosophie et les politiques de la promotion des droits individuels inscrits dans nos chartes, non seulement protègent les citoyens contre ces abius, nmais l'invite à une plus grande vigilance et à une plus grande responsabilité personnelle. On cherche un "collectif" qui mènerait vers le haut plutôt que vers le bas...
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  • Nelson - Inscrit
    31 décembre 2011 06 h 32
    OUI' ''réengagement collectif'', pour récuperer nos démocraties, nos finances et nos économies.

    Nous avons vu ou nous ont conduit les ''dérégulations'' et les ''déréglementations'' de l'économie. (Par des monstres de la droite).

    Les démocraties sont otage des agences de crédit !!!

    Des employés des compagnies financières arnaqueuses ont déjà pris les chaises de présidents de l'Italie et la Grèce !.

    Des coupures sauvages dans toutes les pays démocratiques ordonnés par des requins de la finance sans scrupules que nous manipulent comme ils veulent, nous font payer leurs faillites frauduleuses, et transfèrent LEURS CRISES FINANCIÈRES PRIVÉS DANS LE DOMAINE PUBLIQUE.

    Vivement récupérer nos économies, nos finances et nos démocraties !.

    En élisant pour commencer des politiciens plus proches du 99% des gens ordinaires, et non des marionnettes du 1% des piragnas et requins responsables que la moitié de l'Humanité soit affamé, et des guerres lucratives pour eux que ne finissent jamais.
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  • Georges Paquet - Abonné
    31 décembre 2011 07 h 34
    Ce n'est pas parce qu'on rit que c'est drôle...
    Je ne voudrais pas minimiser l'intérêt de cet éditorial, ni les réflexions sérieuses qu'il provoque. Et j'abonde dans le sens de Mme Boileau à l'effet qu'on met tellement d'argent, d'effort et de talent à essayer de nous faire rire, sans faute, qu'on peut bien y succomber de temps en temps, même si ce n'est pas toujours drôle... Surtout que ce qui fera rire, ce ne sera pas les choses qui vont bien, mais les choses caucasses ou perçues sous un angle inusité...
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  • Gilles Delisle - Abonné
    31 décembre 2011 08 h 18
    Qui va amener le peuple à descendre dans la rue?
    Quand j'étais étudiant dans les années 70, il suffisait que la STCUM augmente ses tarifs, et les centrales faisaient une conférence de presse pour annoncer qu'il y aurait une manifestation pour dénoncer la situation, et nous étions des milliers dans la rue. Il y a eu le Bill 63, McGill francais, la grève de La Presse etc. Nous étions jeunes et nous étions prêts à manifester pour dénoncer tous les abus, en compagnie de nos amis travailleurs. Aujourd'hui, les abus contre les citoyens contribuables, la corruption généralisée, la dégradation sans précédent des acquis sociaux, ne font plus bouger personne!
    Nous vivons depuis près de 10 ans avec les pires gouvernements-abuseurs de l'ère moderne avec les Charest et Harper, alors, mais qui donc va sortir les gens de leur torpeur, et les mobiliser? Les syndicats d'aujourd'hui ne sont plus les mobilisateurs d'autrefois, avec des chefs corrompus comme les politiciens, à faire des affaires avec leur Fonds de solidarité et autre, qui sont gangrénés de l'intérieur. En 2012, il faut retrouver ce goût de la mobilisation citoyenne, pour contre-balancer les gouvernements et entreprises abuseurs qui sont en train de saccager le pays et tout ce que les générations précédentes ont pu construire. Je salue des personnes qui ont à coeur la défense du citoyen, comme certains politiciens honnêtes et intègres, des artistes qui ne craignent pas de dénoncer et de s'impliquer, comme les Dominic Champagne, Christian Vanasse et bien d'autres. Citoyens, prenez votre pays en mains, pour l'amour de votre pays et de vos enfants!
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  • Margot Désilets - Abonnée
    31 décembre 2011 09 h 43
    Une petite flamme qui brille quelque part ?
    Avec toutes les analyses de nos éditorialistes et chroniqueurs qui se terminent par " ... Espérons que 2012 sera mieux ... " après la longue liste plusieurs fois répétée des situations alarmantes qui ont fait l'année 2011, ne pourrait-pas ajouter à la liste quelques réalisations stimulantes, il en existe, nous permettant d'espérer que 2012 sera mieux ?
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  • Rock Beaudet - Abonné
    31 décembre 2011 09 h 43
    La réponse à votre question
    Option Nationale! Des idées et des priorités claires ni trop de gauche ni trop de droite... ou au mieux une coalition des forces souverainistes mais il y a de trop gros égos pour y arriver!!! En espérant qu'on ne verra pas ce qu'on verra!!!
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  • lectrice assidue du devoir - Inscrite
    31 décembre 2011 10 h 45
    @ Mme Boileau
    Madame,
    pourquoi répéter ad nauseum qu'on a perdu 2 referendum? N'êtes-vous pas assez honnête pour dire qu'on se l'est fait voler en 1995? Où peut-être êtes-vous mal informée?
    Tout l'argent (notre argent) que le fédéral a mis dans l'enjeu avec l'aide et la bénédiction de Power Corp. Desmarais, ça ne vous dit rien?
    Et la médaille que l'infâme Jean Chrétien a reçue d'Élisabeth II pour avoir réussi a garder intact ce Canada né en 1867 dans «le déni total des francophones», cette médaille vous semble méritée?
    Jacinthe Lafrenaye
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  • Geoffroi - Abonné
    31 décembre 2011 10 h 46
    Qu'est-ce qu'on rigole en attendant les bottes faites pour marcher droit go Legault
    « L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus. »
    de Woody Allen

    « L'attente commence quand il n'y a plus rien à attendre, ni même la fin de l'attente. L'attente ignore et détruit ce qu'elle attend. L'attente n'attend rien.»
    de Maurice Blanchot
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  • Georges Paquet - Abonné
    31 décembre 2011 11 h 19
    Le succès collectif...
    Le succès collectif reposera toujours sur l'effort et le succès, même relatif, de chaque citoyen.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    31 décembre 2011 11 h 42
    L'ère du vide ou l'ère du plein ?
    Il faut relire «L'ère du vide» de Gilles Lipovetsky. Nos sociétés baignent dans un joyeux nihilisme qui lui fait vivre uniquement le moment présent, dans un hédonisme béat hyperindividualiste. Ce qui s'y oppose c'est l'ère du plein, de la montée de l'islamisme, du fondamentalisme religieux, le retour à la monarchie du XIXème siècle de Harper, le passéisme des partis de droite qui sont élus de plus en plus en Occident. Pas surprenant que Walt Dysney et Spielberg soit si populaire au cinoche du Temps des Fêtes. Ils remplissent notre vide d'un plein de rêves.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky
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  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    31 décembre 2011 11 h 49
    Rien à ajouter
    Simplement Mme Boileau, un excellent bilan!
    Bonne année quand même, il serait temps.
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  • emeri - Abonné
    31 décembre 2011 12 h 27
    Améner les jeunes (comme moi:77 ans) à participer, certainement!
    A l'exception des comme moi, c'est vers les jeunes qui nous faut
    faire confiance en les intégrants dans la mouvance politique.
    Ce que les écoles ne font pas et les universités ne font pas assez.

    Il faut organiser de grands rassemblements ou des Pauline Marois, des Gilles Duceppe, et pourquoi pas, des Jacques Parizeau qui est
    toujours le meilleurs prof pour enseigner aux jeunes les aléas de la politique et les moyens pour sauver notre Québec de l'effondrement total comme ce fut le cas chez les Acadiens dont les Anglais ne firent qu'une bouchées. Mais comme chez les québécois ils ne réussirent
    pas à les anéantir complètement puisqu'ils réussissent à se tenir la tête hors de l'eau depuis prêt de trois siècles.
    Ici, au Québec, le temps est venu de mettre notre confiance sur les
    épaules de madame Marois et des péquistes bien décidés à
    faire cette indépendance si nécessaire à notre survit.

    Bonne année les braves et vive le Québec libre...enfin.

    Réjean Grenier.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    31 décembre 2011 15 h 12
    L'année politique 2001 : pas de quoi rire !
    Même si ne fut guère mieux dans bien d'autres pays au cours de la même année, on ne peut que trouver déprimant ce qui s'est passé au Québec, mais aussi au Canada, au plan politique en 2011.

    D'abord les élections fédérales au cours de laquelle des milliers d'électeurs québécois se sont entichés d'un politicien certes sympathique et décidé de voter en masse pour un parti qu'ils ne connaissaient même pas, une décision que beaucoup d'entre eux regrettent maintenant (les sondages nous l'indiquent) et qui n'a pas empêché Stephen Harper d'avoir enfin un gouvernement majoritaire et de nous imposer sa vision pro-monarchiste du pays.

    Les divisions survenues en juin chez les souverainistes début juin, par ailleurs, furent déplorables et n'ont fait que nuire à la cause qu'ils défendent. Quand même incroyable comme certains péquistes ont été durs à l'égard de leur chef, alors que les députés et militants du PLQ, eux, sont restés fidèles à Jean Charest, malgré toutes les « crocheries » et l'incompétence de son gouvernement !

    Et que dire de François Legault, ce revenant qui prétend incarner le renouveau politique avec ses idées qui tiennent de la pensée magique ? Un opportuniste tout comme les députés qui se sont joints à lui récemment et ce, uniquement en raison de sa cote de popularité. Si nous cherchons des politiciens aux convictions profondes, ce n'est pas au sein de la CAQ que nous pourrons en trouver !

    Déprimante l'année 2011 au plan politique. Espérons fortement que celle qui vient sera meilleure !
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  • Michel Simard - Abonné
    31 décembre 2011 15 h 35
    L'illusion de l'individu
    De tout temps, l'humanité a avancé par que l'humain est un être collectif. Un homme seul ne peut rien et n'avance à rien. Le développement par le privé, le bonheur par soi-même ne sont que des illusions qu'avancent certains groupes privilégiés pour accroître davantage leur patrimoine et leur contrôle sur les masses.

    La collectivité avance quand chacun y met du sien, dans son intérêt et dans l'intérêt du plus grand nombre. Chacun et tous reculent quand tout un chacun s'approprie le bien et le travail de l'autre. La compétition pour la compétition ne mène à rien. Le dépassement de soi et le dépassement de tous vont bien sûr ensemble. Le premier est impossible sans le second, et inversement.

    Éliminer ou même réduire l'État, l'associatif ou le social, n'est ni plus ni moins que de retourner à l'homme des cavernes. Même les peuples et nations de l'Antiquité avaient compris que le tout-individu et le tout-corporation nous expédie directement vers le chaos, la régression et la pauvreté.

    Autrement dit, les caquistes, les libéraux-corruptistes et les régressistes-conservateurs ne nous propose que la grande noirceur. Pour ceux qui ne sont pas convaincus, vous relirez La richesse des nations d'Adam Smith, qui indique que c'est lorsque l'entrepreneur ses actions dans une optique du bien-être d'autrui que le libre marché peut fonctionner. Il n'y a qu'à se rappeler les 5 conditions requises pour que le libre marché concurrentiel soit effectivement concurrentiel.

    Et, signe de la médiocrité ambiante, avez-vous remarqué comment le nombre d'Elvis Gratton dépendantistes et partisans de l'anglais est en forte hausse ? À mort le Québec français! Vive le Dominion du Canada!
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    31 décembre 2011 16 h 11
    Lassitude? Pas plus qu'hier et pas moins que demain
    La lassitude une excuse pour les esprits replets?

    Je ne trouve pas plus, pas moins, qu'hier des gens engagés. C'est un miroir aux alouettes de considérer que la société était mobilisée il y a 30 ou 40 ans : oui certains agitaient des fanions, mais ne faisaient pas grand chose, sinon de déjà penser à leur propre confort (Tiens-donc, j'y pense, le film d'Arcand 'Le confort et l'indifférence', il date de quand?). Quand j'avais 20 ans, les gens engagés se comptaient sur les doigts de la main, les autres préférant le bruit des discothèques à la mode. Rien n'a vraiment changé, ni empiré, ni ne s'est amélioré...

    Oh attendez, je me trompe! Oui, il y a eu des progrès. Mais, ils ne font pas la une des journaux, n'intéressant pas des journalistes bien installés dans le confort rassurant de leurs certitudes ou de leur cynisme.

    Depuis 40 ans, ce sont plus de 2000 coopératives qui se sont constitués au Québec, dans tous les secteurs, allant des centres de la petite enfance jusqu'aux pompes funèbres, en passant évidemment par l'habitation. Voila une véritable transformation, pas celle du grand soir, mais celle des petits pas, celle de l'économie au service des gens et non pas de l'argent. Pas une révolution, mais une évolution.

    Aussi, j'amorce l'année 2012 avec optimisme, car 2012 a été déclarée l'année internationale des coopératives. Une occasion de voir le progrès accompli par le mouvement coopératif, acteur de premier plan de l'économie sociale et solidaire.

    Alors allez donc faire un tour au site suivant pour constater que le monde évolue encore http://webtv.coop et prenez le temps d'écouter les propos de Michel Rocard, de Brice Lalonde ou de Pauline Green prononcés à l'occasion des Rencontres du Mont-Blanc (une alternative aux rencontres de Davos du monde néo-libéral), vous verrez que le monde change.
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  • Daniel Campeau - Abonné
    31 décembre 2011 16 h 31
    Bravo !
    Vous avez tout résumé... et très bien en plus. L'année 2012 serait-elle meilleure ? Je ne suis pas particulièrement optimiste, juste réaliste. Bonne année à vous !
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  • FERNAND - Inscrit
    31 décembre 2011 16 h 52
    Rire!
    Je ne me rappelle pas où j'ai pu lire cela mais la phrase se lisait à peu près comme ceci:
    Tant que les gens rient ils n'ont pas le temps de penser sérieusement.
    L'éditorial de madame Boileau tombe à point car ce soir ça sera le grand rire de la fin d'année 2011 et le même rire pour l'arrivée de 2012.

    Bon rire jaune à tous
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  • Gilles Théberge - Abonné
    31 décembre 2011 18 h 16
    Ne devient pas voix de la colère qui veut...
    C'est tout un problème que vous soulevez là madame Boileau. N'est-ce pas justement le type de voix dont nous avons cruellement besoin...?
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  • d.lauzon - Inscrit
    31 décembre 2011 20 h 23
    Lumière au bout du tunnel...
    Cest seulement quand on mourra que l'on pourra voir la lumière au bout du tunnel. En attendant, la majorité des habitants de notre planète vont continuer de bucher pour pouvoir s'offrir le nécessaire pendant que la minorité en haut de la pyramide va flyer dans le Jet-Set sans se préoccuper des autres.

    Notre système capitaliste va continuer de faire des ravages. En 2012 il y aura de millions de km² de forêts qui disparaîtront, plus d'espèces animales et végétales en péril, des méga-bateaux de pêche continueront de pratiquer la surpêche, des milliards de tonnes d'engrais chimiques, d'insecticides et de pesticides seront injectés dans les sols, etc. et les plus pauvres continueront à souffrir et à mourir car la richesse restera concentrée dans les mains d'une infime minorité.
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  • FERNAND - Inscrit
    1 janvier 2012 10 h 02
    Le mot Confédération revient.
    Madame Boileau dans votre éditorial vous employez le mot confédération pour désigner le statut politique du Canada.
    Or, comme beaucoup de nous le savons maintenant, une confédération politique étant l'union de plusieurs États qui s'associent tout en conservant leur souveraineté, il est n'est pas juste de mentionner que le Canada est une confédération parce qu'à ce moment là il faudrait que les provinces, incluant le Québec, deviennent souveraines et décident librement de s'unir pour former une confédération.
    Pourrait-on nous expliquer le pourquoi de l'utilisation d'un tel terme.
    On utilise souvent le mot confédération pourtant on parle d'un gouvernement fédéral ou des fédéralistes?
    Est-ce que le but est de passer un autre sapin grossier ?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    1 janvier 2012 12 h 31
    Ras-le-bol
    Le ras-le-bol est généralisé pour 70 % de la population.

    Mais il y a le 30% qui est béatement bêtement satisfait des magouilles, du chacun pour soi, du au plus fort la poche, du moi-moi-même-égo, qui tire la majorité vers le bas et l’empêche de se sortir du filet étouffant de notre camisole de force canadian.

    Des Bourgault, des Falardeau, des Péloquin, des Michel Chartrand, des Jacques Parizeau, enfin des êtres libres et qui parlent, il nous en faut.

    Le mépris n’aura qu’un temps
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  • RobertB - Inscrit
    1 janvier 2012 20 h 09
    Cette pauvre jeunesse?
    Je pleure bien plus de voir mes taxes faire vivre des Véronique Cloutier et autres personnages de Tout l'monde en parle (une anti culture absolue) que de voir mes taxes payer pour un plan nord.
    Pour ce qui est de nos pauvres jeunes qui subissent notre pseudo individualisme, ces mêmes jeunes vivent dan un monde virtuel hédoniste, simpliste, avec une pseudo compassion universelle où tout se règle avec un clic et du moment que cela ne les implique pas physiquement.
    Cette même jeunesse ce fait vivre par ses parents jusqu'à 40 ans, quitte sa job dès qu'il y a une critique du boss.
    Cette même jeunesse travaille dès 13 ans 25 heures semaine pour se payer un Iphone et autre, mais pas pour ses études dont il ne faut absolument pas augmenter les frais!
    Cette pauvre jeunesse?
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  • Yvon Bureau - Abonné
    2 janvier 2012 11 h 26
    Mettre à jour nos valeurs sociétales
    Lorsque le martyre devient plus fort que le plaisir, il est temps de remettre à jour nos valeurs, les placer en ordre de priorités.

    Dans les temps difficiles, le plaisir ? Vivre collectivement ou individuellement en cohérence avec les valeurs choisies.

    Tel un cactus, arrive le temps de fleurir.

    Voeux d'intelligence. Un grand-papa souhaitait au Jour de l'An à ses enfants et petits-enfants, de l'intelligence en suffisance. Il disait : ça prend plus d'intelligence pour être heureux que pour être malheureux.

    Que l'An 2012 soit bon ou pas bon, il y a place au bonheur, ne serait-ce que celui de vivre ensemble et en solidarité
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  • Jean Tremble - Inscrit
    2 janvier 2012 11 h 38
    ''The slime oozing out from your TV set'' (Frank Zappa)
    Je n’écoute à peu près jamais la télévision, et les propos niais que j’y ai entendus à foison lorsque ma visite du temps des Fêtes a syntonisé le film <<Les Boys>> et le <<Bye Bye>> me conforte dans ma décision de mettre fin à mon abonnement au câble.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    2 janvier 2012 13 h 04
    Passer à TV5
    De cette façon on se satisfait de culture française riche et diversifiée. Notre réseau national SRC nous offre un spectacle dégradant très populiste. C'est de la m-rde bien emballée de jurons et niaiseries. Non merci. Patrick Sébastien mérite la palme du spectacle de qualité sans faute de populisme dégradant. Un il faut voir à tout prix.
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 janvier 2012 16 h 20
    La guerre de 1812
    Il n'y a pas de raison de minimiser ni surrtout de ridicuoiser les guerre de 1812. C'est une véritable guerre qui nous a été imposée, avec ses moments sombres, comme toute guerre. En effet, les Américains ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne en 1811. Et les batailles ont eu lieu en mer, dans la vallé du Niagara, sur les Grands lacs et dans le fleuve Saint-Laurent. Les Amércains ont finalement été repoussés à chaque endroit. La bstaille de Chateauguay est importangte, car ce fut une dernières défaites des Américains, cette fois auz mains des Québécois. Et la victoire du général de Salaberry est importante parce que les américains étaient tellement confiant de pouvoir remonter jusqu'à Montréal et conquérir l'Est du Canada, qu'ils ont sérieusement demandé aux Québécois de se rendre plutôt que d'avoir à se faire éliminer. Mais la victoire a été acquise par les braves Québécois.
    Il n'y a pas lieu de ne pas en être fier. Même si on ne sait jamais ce qu'une défait aurait pu vouloir dire pour les Canadiens, on peut au moins dire que ces victoires de 1812,1813 ont empêché les conquêts et l'expansion des États-Unis vers le Nord.
    Connaître un peu mieux son histoire, n'a jamais été ridicule...
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  • cpoulin - Inscrit
    2 janvier 2012 17 h 49
    L'indignation

    Cette soirée à saveur humoristique a parfaitement démontré le niveau de pauvreté intellectuelle et artistique dans lequel s'est engagé Radio-Canada depuis quelques années. Ceci dit avec cette réserve à propos de ses équipes techniques qui sont excellentes. Et cela pour faire avec l'esprit du temps (lire le dernier livre de Dany Laferrière). Le sentiment qui monte le plus fortement suite à une telle dérive et une telle preuve d'inconscience est celui de l'indignation. Claude Poulin Québec
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  • François Desjardins - Abonné
    3 janvier 2012 07 h 44
    Ce bilan
    Il y a une infinité de sujets pour qui veut s'exprimer comme un oiseau de malheur. Il y a une infinité de sujets pour le contraire. Il y a trop de maîtres à penser au Québec et qui nous réfléchissent tout ça, sur comment manger, danser, budgéter, sur comment voir la société...
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  • ziverer - Inscrit
    3 janvier 2012 08 h 23
    Pour commencer...
    J'aurais une suggestion:faire en sorte que les 3-4 millions de québécois qui ne sont pas capables de lire ce journal puissent le faire et avec plaisir...le Québec a le taux de lectorat de quotidien le plus bas(avec l'Eire) des sociétés dites avancées. Oui même moins que les USA dont nous nous moquons si facilement. Ds l'ère du savoir , ce sera un gage de pauvreté assuré mais pas pour tout le monde...C'est vrai que c'est plus facile de diriger des analphabètes,ils ne savent que gesticuler...
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  • Michele - Inscrite
    3 janvier 2012 09 h 19
    Le gouvernement Harper, un Canada distinct des États-Unis
    Les manoeuvres du gouvernement Harper lorsqu'on s'y attarde un peu semblent pointer vers une nouvelle politique internationale, une volonté de se distancer des États-Unis s'affirmant dans cette conceptualisationen d'un Canada conscient de ses origines britanniques, le grand vainqueur de la guerre de 1812.

    La dernière manoeuvre du gouvernement Harper, du moins celle soulignée par le Globen Mail hier, est la création d'Instituts canadiens de la défense des droits religieux à l'étranger.

    Bref, le gouvernement Harper semble viser un retour à l'esprit britannique qui tout en respectant les droits de la personne n'a jamais renoncé à la religion et la royauté. Il est en train de redéfinir le Canada aux yeux du monde et peut-être même mettre fin aux traditionnelles politiques multiculturalistes mises en place par les libéraux puisqu'en mettant à l'avant scène les droits religieux versus les droits de la personne, cela non seulement laisse un espace pour la conception d' une culture nationale commune mais encore nous distingue de notre voisin du sud.

    Josée Boileau, ne voit rien d'emballant à raporter, elle fait ici une grossière erreur, tout indique que des changements importants prennent place. La question que l'on devrait se poser, dans ce virage vers un Canada uni grand défenseur des droits religieux quelle sera la place du Québec?
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    3 janvier 2012 17 h 35
    Bonne année NOMADE !
    C'était mieux dans le temps. C'est certain. Je pense que nous nous dirigeons tranquillement vers la fin de notre mode de vie sédentaire. Tout le monde, ce qui en restera, sous la tente !
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  • ChristianH - Inscrit
    8 janvier 2012 17 h 08
    La différence politiciens, Ottawa/ Québec…
    « Avec tout ce que l'on a dit, écrit, rapporté sur les abus en politique, on pourrait croire qu'à défaut de grande révolution, nos élus vont à tout le moins cesser de nous passer des sapins coûteux, ou grossiers, ou inexplicables.» JB

    L’opposition de l'employée Boileau, envers ce que fait et représente le gouvernement Harper et les conservateurs, au Canada, sont bien connues.

    Malgré que celui-ci ait prouvé qu'il a, à coeur le bien être de ses citoyens, en baissant sa taxe TPS de 2,2 milliards. Et réglé le dossier de l'harmonisation de la TPS au Québec qui traînait, depuis 20 ans.

    Deux réalisations inédites, remarquables, de l'économiste Stephen Harper.

    Pendant ce temps Mme Boileau n'a pas remarqué les politiciens fourbes à l'ANQ du Québec, libéraux comme pékistes, qui se sont votés une augmentation de 1,1 million l’an de leur bes social, appelé allocations aux partis politiques. Malgré qu’ils encaissent, de la main gauche, des millions de leurs partisans.

    N'a jamais remarqué comment, le ministre des finances Bachand, augmente sa pauvreté. Lui fait payer de l'impôt médical, malgré qu'elle soit en bonne santé, à quatre endroits différents de sa déclaration fiscale.

    Lui dit qu'il augmente la TVQ à 9,5 %. Un prélèvement supplémentaire de 1,2 milliards sur les revenus net. Quand, dans les fait, on lui fait payer 9,97 % de TVQ, à la caisse. Soit… Un supplément de 1,3 million de moins dans nos poches, sans que rien ne paraisse.

    La connaissez-vous celle-là, cette arnaque, Mme Boileau ?...

    CH
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