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Québec : vers la fin d'un cycle politique

Robert Dutrisac   24 décembre 2011  Québec
Pour Jean Charest, il est essentiel que les fédéralistes convaincus refusent de voter pour François Legault. Il ne détesterait pas non plus que Pauline Marois se remplume un peu.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pour Jean Charest, il est essentiel que les fédéralistes convaincus refusent de voter pour François Legault. Il ne détesterait pas non plus que Pauline Marois se remplume un peu.
Après huit ans de règne libéral, est-ce la fin d'un cycle? En tout cas, l'arrivée de François Legault et de sa Coalition avenir Québec a chamboulé le paysage politique. Si on en croit les sondages, tant le Parti libéral de Jean Charest que le Parti québécois de Pauline Marois sont en difficulté. Le chef libéral dispose encore d'un peu de temps pour tenter de renverser la vapeur.

En théorie, il peut étirer son mandat jusqu'en décembre 2013, mais plus il attendra, plus il sera soumis aux impondérables, plus il fera la preuve, aussi, que ça va mal pour lui. La chef péquiste se dit que le pire est passé, mais elle doit recoller les pièces d'un parti éclaté et éviter que l'électorat réserve à son parti le même sort qu'au Bloc québécois.

Créer un parti qui aspire à prendre le pouvoir n'a rien d'une sinécure. François Legault devra trouver des candidats, dont bon nombre de fédéralistes, pour montrer qu'il dirige une vraie coalition de «ni-ni» qui entend surmonter l'opposition entre souverainistes et fédéralistes, opposition qui définit la politique québécoise depuis plus de 40 ans. Pour financer son parti, le chef caquiste devra également trouver suffisamment de candidats capables d'amasser 25 000 $, une exigence qu'il a fixée.

En cette fin de 2011, libéraux et péquistes sont devenus des alliés objectifs: tous contre la CAQ. On saura si cette formation politique est éphémère, comme le croit Jean Charest, ou si elle parviendra à changer la donne politique au Québec. Autant 2011 a été une année de grands bouleversements en politique, autant il est probable que 2012 en définisse les contours pour les années à venir.

Jean Charest - L'homme à sa fenêtre

Jean Charest a décidé de se battre, résolu à faire mentir les oiseaux de malheur qui prennent la forme de sondages désastreux, de chroniqueurs désabusés ou encore de députés angoissés. Le chef libéral entend déclencher des élections le plus rapidement possible. Dès qu'une fenêtre s'ouvrira, il se lancera. Mais voilà, pour l'heure, ce n'est pas possible.

Il y a d'abord un travail de sape à faire pour faire tomber François Legault de son piédestal. Jean Charest le décrit comme un souverainiste de gauche qui s'est allié à des fédéralistes de droite. La Coalition avenir Québec est minée par des contradictions qui apparaîtront à la reprise des travaux parlementaires à la mi-février, quand ses huit députés — quatre adéquistes, deux indépendants et ex-adéquistes et deux péquistes — devront prendre position, croit-on chez les libéraux.

Pour Jean Charest, il est essentiel que les fédéralistes convaincus refusent de voter pour cet ancien péquiste. Il ne détesterait pas non plus que Pauline Marois se remplume un peu.

Jean Charest entend jouer deux cartes. Celle de l'économie d'abord, une économie fragile, secouée par les turbulences et marquée par l'incertitude. La deuxième carte, c'est celle de l'optimisme et de la prospérité, c'est le Plan Nord, un projet que Jean Charest compare à la construction des complexes de la Manic et de la Baie-James. Mais il existe des différences notables. Tandis que le développement du potentiel hydroélectrique du Québec était un projet collectif qui s'inscrivait dans le mouvement émancipateur de la Révolution tranquille, le Plan Nord apparaît à plusieurs comme l'exploitation privée de ressources non renouvelables au profit de multinationales étrangères. Bref, le Plan Nord n'ouvre pas seulement des perspectives que Jean Charest voudrait idylliques, il peut aussi susciter des perceptions négatives.

Les derniers sondages montrent que la déroute attend les libéraux dans les circonscriptions francophones. L'intégrité même du gouvernement est mise en doute. Or, si le problème, c'était le programme, on pourrait en changer, mais quand il s'agit d'intégrité, ça colle à la peau. Mais que l'appui à la CAQ s'effrite un peu, et le Parti libéral pourrait se faufiler dans une course à trois, espère-t-on chez les libéraux. Pour cela, toutefois, il faudra attendre. Le fruit n'est pas mûr, pourrait encore dire Jean Charest.

Pauline Marois - Dans la crainte du balayage

Après l'annus horribilis qu'elle a connue, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, croit pouvoir compter sur une accalmie au début de 2012. Les péquistes se sont ressaisis, les députés en particulier, croit-elle, bien qu'elle dise ne pas être «dans la tête de toutes les personnes qui réfléchissent».

«Nous avons traversé le gros de cette tempête», assure-t-elle dans son message du temps des Fêtes à ses militants. Il en reste donc une partie.

À la fin du mois de janvier, Pauline Marois devra composer avec un Conseil national sur le thème: «Changeons la politique». Dans son entourage, on ne prévoit pas d'affrontement: toutes les propositions soumises au débat, qui vont du référendum d'initiative populaire à l'évaluation annuelle des engagements du parti au pouvoir, des élections à date fixe au changement du mode de scrutin, pourront être adoptées sans déchirement, avec l'aval de la chef. Pauline Marois ne sera pas trop regardante.

Au PQ, on ne croit pas que Jean Charest sera assez téméraire pour déclencher des élections rapidement. Pas au printemps, peut-être même pas à l'automne. Le phénomène François Legault aura le temps de s'essouffler, espère-t-on. L'usure aura raison de la minceur de son programme.

Les stratèges péquistes se rassurent avec des sondages internes qui indiquent qu'au pire de la crise intestine du PQ cet automne, quelques maigres points seulement séparaient leur parti de la CAQ dans les intentions de vote chez les francophones.

Pauline Marois n'a pas l'intention de changer sa stratégie en profondeur: pas question, par exemple, de s'enferrer dans la promesse de tenir un référendum dans un premier mandat.

La chef péquiste mise sur les questions identitaires — l'insécurité relative à la langue — et sur la probité de son équipe devant des libéraux discrédités sur le plan de l'intégrité.

Stephen Harper lui apporte aussi des munitions avec ses élans monarchistes et son «nation building» de droite alors que François Legault se cantonne dans le bon-ententisme avec le gouvernement fédéral. Il n'y aura pas de balayage comme celui qui a emporté le Bloc québécois, avance-t-on.

François Legault - Le changement pour le changement

Au mois de juin dernier, quand il faisait sa tournée pour son «groupe de réflexion», François Legault ne savait pas si l'engouement dont il était l'objet durerait. «Je ne souhaite pas être la saveur du mois, avait-il dit au Devoir. Si c'est juste le changement pour le changement, c'est très volatil.»

Six mois plus tard, les sondages ne se démentent pas: la Coalition avenir Québec, qui est désormais une formation politique en bonne et due forme, domine toujours. S'il faut en croire les coups de sonde, c'est à un balayage caquiste qu'on assisterait si, pour son malheur, Jean Charest déclenchait des élections.

Une des faiblesses de la CAQ, selon ses rivaux, est qu'elle est minée par les contradictions. Gérard Deltell, qui a l'unifolié tatoué sur le coeur et une indéniable inclination pour la monarchie britannique, fait équipe avec François Legault qui n'éprouve nul attachement pour le Canada. La fédération canadienne, c'est un citron que la nation québécoise presse pour obtenir le plus d'avantages possible. De même, ce tenant de la gauche efficace côtoie Éric Caire qui voulait, comme candidat à la direction de l'Action démocratique du Québec, pousser ce parti encore plus à droite et qui partage bien des idées avec les libertariens Claude Garcia et Adrien Pouliot, pourtant persona non grata à la CAQ.

Ni fédéralistes, ni souverainistes, tant à gauche qu'à droite, les caquistes refusent les étiquettes. On ne peut pas dire que c'est par son charisme que François Legault séduit; il n'en est pas particulièrement pourvu. Sa carte de visite, c'est le pragmatisme, répète-t-il. Les caquistes partagent un objectif bien prosaïque: «faire le ménage», selon l'expression employée par leur chef.

Huit députés caquistes feront leur entrée à l'Assemblée nationale à la mi-février. Ils deviendront la cible des tirs groupés des libéraux et des péquistes, qui chercheront à exploiter les contradictions de la formation hétéroclite. Tout ce qui monte doit redescendre, dit l'adage.

Mais la CAQ possède un avantage indéniable, celui d'incarner le changement. Après huit ans de règne libéral, empuanti par les relents de corruption, il y a des raisons de croire que les électeurs seront tentés par le changement. Changer pour changer, cela s'est vu.

Le duo David-Khadir - Modeste mais irrésistible progression

C'est avec une flamme dans les yeux que Françoise David parle de la campagne de son parti lors de l'élection partielle dans Bonaventure. La co-porte-parole de Québec solidaire a passé plusieurs jours sur le terrain à rencontrer les Gaspésiens en compagnie de la candidate, Patricia Chartier, une souverainiste qui travaille pour le député néodémocrate Philip Toone à Ottawa. Françoise David était aux anges, heureuse des contacts qu'elle a eus avec les électeurs. Québec solidaire a récolté un peu moins de 10 % des suffrages.

C'est peu, mais pour les solidaires, c'est significatif. Québec solidaire ne cesse de progresser et n'a plus à expliquer quelle créature politique il est.

Lors du congrès de QS en décembre, les résolutions farfelues ont été rejetées par les militants, comme cette proposition de bannir tout affichage commercial pour le remplacer par un affichage sociétal, ou encore cette idée d'un salaire garanti à vie pour tout citoyen de 18 ans et plus. Les solidaires ont plutôt adopté une formule de revenu garanti que nombre d'économistes bon ton préconisent.

Amir Khadir s'est permis quelques coches mal taillées: avec Pierre Marc Johnson, ce notable et avocat représentant les intérêts du Québec, qui fut victime du style «rentre dedans» préconisé par le député de Mercier. Et la collaboration promise par Amir Khadir et Françoise David à la multinationale américaine Huffington Post ne correspondait guère à l'orthodoxie gauchiste.

Mais l'idéalisme de QS fait des adeptes. À Montréal, le parti pourrait ravir des circonscriptions: Gouin, où se présente Françoise David, Rosemont, Hochelaga-Maisonneuve, Laurier-Dorion.

Il faudra voir dans quelle mesure Option nationale, le parti fondé par Jean-Martin Aussant, contribuera, comme QS, à fractionner le vote souverainiste. On dit que les jeunes sont particulièrement sensibles au discours volontariste de l'ancien député péquiste, qui a rallié une démissionnaire, Lisette Lapointe.

Un autre démissionnaire du PQ, Pierre Curzi, n'a pas fait le saut. Il songe plutôt à une grande alliance des souverainistes: péquistes, solidaires, onistes, etc. Cette réconciliation n'est pas près de se réaliser: les militants de QS ont refusé d'en discuter alors que, du côté du PQ, un de ses partisans, Stéphane Bergeron, a été sanctionné par Pauline Marois.
Pour Jean Charest, il est essentiel que les fédéralistes convaincus refusent de voter pour François Legault. Il ne détesterait pas non plus que Pauline Marois se remplume un peu. <br />
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  • rene lefebvre - Inscrit
    24 décembre 2011 05 h 57
    L'urgence d'agir pour les Québécois.
    Le paysage politique actuel du Québec ressemble en tous points à celui qui avait eu raison du gouvernement libéral de Robert Bourassa quand les scandales olympiques ont commencé à faire surface. Malgré la fierté des Québécois pour leurs olympiades made in Québec, les gens en avaient marre de constater que leurs deniers étaient utilisés pour apaiser les syndicats, engraisser les firmes de génie-conseil et les amis du pouvoir, les gestionnaires, etc.. Depuis quelques années, une impression de déjà vu s'est installée à demeure au Québec face à ce gouvernement, en plus d'un déficit sévère de confiance envers les dirigeants élus au niveau municipal, provincial et fédéral. Dans un tel environnement il n'est pas étonnant que Jack Layton ait eu la confiance des Québécois malgré la faiblesse de plusieurs de ses candidats, il semblait être le plus honnête.

    Que M. François Legault soit si populaire ne me surprend pas car le raz-le-bol des Québécois envers l'immobilisme de ce gouvernement face aux scandales mis au jour est ahurissant. Quant au PQ, il est trop divisé à ce jour pour avoir la confiance d'une majorité de Québécois. Il est vrai que QS avance dans les sondages, mais ce parti ne peut croire qu'il prendra le pouvoir malgré sa popularité grandissante. La CAQ de M. Legault est l'option la plus viable pour le Québec et son avance dans les sondages démontre que les Québécois veulent un gouvernement qui saura gérer leurs taxes honnêtement, sans que les Tomassi, les Accurso, les chefs et les Rambo syndicaux, les firmes de génie-conseil,la mafia, les roitelets municipaux, et j'en passe, s'enrichissent au détriment des Québécois qui veulent que leurs avoirs soient gérer en bon père de famille.

    Joseph Louis
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  • Henry Fleury - Inscrit
    24 décembre 2011 07 h 09
    Joyeux Noël quand même !
    Quel drôle de paysage politique : Stephen Harper qui rampe devant la reine et qui s'ennuie de Jack Layton; Jean Charest, notre patapouf chéri, qui guette à la fenêtre que le temps passe et François Legault, l'homme de gauche qui porte à droite. Et puis Pauline, cette chère Pauline, dont le parti va s'effouarer d'un bloc comme le Bloc dans pas long. Il reste le petit Kahdir, mais ça ne fera pas des enfants forts à lancer ses chaussettes sur les affichettes face aux cowboys du Canada qui pensent que le Québec est un saloon dans lequel on entre à coups de pied dans la porte. Oui, ça va mal, mais Joyeux Noël quand même à toutes les commères du cyberespace et à Lise Bissonnette aussi. Quant à moi, j'espère juste ne pas trop boire et m'enfarger dans le sapin omme l'année passée. Quelqu'un dans mon dos avait dit : ah le petit christ !
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  • François Dugal - Abonné
    24 décembre 2011 08 h 27
    Proverbe chinois
    «Le poodle jappe encore et encore; maman ours commence à perdre patience.» - Lao-Tseu
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  • Q1234 - Inscrite
    24 décembre 2011 09 h 00
    Les médias toujours biaisés!

    Pourquoi pas de titre et sous-titre pour le parti Option National et monsieur Aussant, pourquoi pas sa photo aussi? Vous ne l'avez pas?
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  • Discret - Inscrit
    24 décembre 2011 10 h 40
    Il faut appuyer une coalition...
    ...PQ-ON-QS. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises ici. Sinon, ce sera Charest, dont les turpitudes ne sont plus à démontrer, ou Legault, tellement assoiffé de pouvoir qu'il n'hésite pas à ratisser dans les coins les plus nauséabonds de la politique québécoise pour y dénicher quelques députés potentiels, peu importent leur allégeance partisane et leur orientation politique. La CAQ n'est pour l'instant qu'une espèce de fourre-tout de toutes les tendances, des pires aux... moins pires, sans programme, sans idées, sans vision, sans projet d'avenir, malgré spn nom ronflant. Mais surtout de droite. Ça ou Charest? Ça fait froid dan le dos.
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  • Marc Chenier de Laval - Inscrit
    24 décembre 2011 11 h 50
    On dira ce qu'on voudra, mais la démocratie oeuvre au Parti Libéral
    Les mouvements démocratiques importants ont influencé le Gouvernement du Québec et le PLQ de Monsieur Charest écoute! Plus, des fois, il guide! Regardons simplement les questions environnementales! Regardons la nécessité d'épurer les pratiques tous partis confondus des liens entre donneurs de contrats et financement des partis politiques!
    Non, on dira ce qu'on voudra, mais à long terme, la justesse et la justice triomphent au Québec! Depuis 2011 (et mëme entre 2006 et 2011), on ne peut dire la mëme chose sur le plan du Canada!
    Honte au Canada, Harper et sa gang!
    Fier d'ëtre québécois, la conscience du Canada!
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  • Music Box - Inscrit
    24 décembre 2011 14 h 38
    Année Charest
    L'année 2011 a été celle du parti Libéral. Les faits: des ministres démisionnaires liés à du copinage de libéraux donateurs, d'autres associés à des manoeuvres liées au financement occulte du parti, favoritisme lors d'attribution des permis de garderie, des contrats routiers, etc... Résumons donc des centaines de centaines de milliers de $$ qui ont été puisés à même les poches des contribuables qui ont profiter aux libéraux et la TVQ qui augmente de 1% le 1er janvier. John Charest, quoi dire de plus que tous les articles, commentaires, pétitions demandant sa démission mais qui est toujours en poste. Vous voyez le climat politique actuel au Québec? Je le considère dérisoire, désolant, ridicule, à l'image du parti désarticulé qu'en a fait John Charest.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 décembre 2011 16 h 18
    La CAQ très représentative
    La CAQ représente bien l'âme des Québécois façonnée sur deux siècles par l'Église. Ni l'un, ni l'autre. La valse de l'hésitation, toujours sur le même plancher de danse. Que c'est triste !
    Roland Berger
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  • M. Miclot - Inscrit
    25 décembre 2011 08 h 41
    L'après enfer libéral...
    Après l'enfer libéral, le purgatoire caquiste. Les Québécois se reconnaissent dans cette valse indécise eux qui hésitent à se libérer du Canada par peur de manquer de bière alors que nous avons les meilleures micro-brasserie du Canada.
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  • Henry Fleury - Inscrit
    25 décembre 2011 09 h 10
    Bien triste oui
    C'est Noël puis on est tristes.
    C'est pas drôle.
    On n'est pas chanceux d'être Québécois de souche.
    On serait mieux Québécois de souk.
    Au moins les Conservateurs pourraient nous renvoyer dans notre pays !
    Mais c'est pas ça qui se passe.
    On est pogné avec pour rester ici!
    C'est de la faute aux partis d'opposition à Ottawa
    À Jack Layton surtout.
    S'ils s'étaient coalisés ces coalices-là
    On n'en seraient pas là
    En tout cas, on va essayer de rire un peu
    Allez les femmes au centre, les hommes font le tour !
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  • Monsieur Brodeur - Inscrit
    25 décembre 2011 13 h 25
    La CAQ et les médias..
    Les analystes oublient un point important, qui pourrait ultimement rendre la CAQ caduque: La collusion des médias.

    Nous n'aimons pas la collusion dans la construction? Que penser alors de cette même collusion dans les médias?

    Depuis le début, les grands médias ne font que parler de la CAQ, parfois souvent sans subtilité, profétisant le vent de changement... Or, il se trouve bons nombres de québécois lucides de ce jeu, et qui, preuves à l'appuis, démontreront au reste de la population à quel point ils se font laver le cerveau par un martèlement médiatique, au détriment des autres formations politiques.

    Sachant que l'indépendance est plus que jamais à portée de notre nation, toute les bassesses sont permis pour nous empêcher de la réaliser, incluant une propagande et une collusion des médias comme jamais nous n'avons vue jusqu'à maintenant. Or, c'est un jeu dangereux, qui selon moi devrait se revirer contre ceux qui manipulent ainsi la masse.

    On nous a fait le coup le 2 mai avec la vague orange des médias. Ça a tellement marché qu'on a élu des poteaux... Il faudrait peut-être commencer à se rendre comte du danger qui guette notre démocratie.
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  • Francois Nicolas Tetreault - Abonné
    26 décembre 2011 10 h 26
    La "tyrannie parlière"
    ''Pas de plan de match ''. Ma stupéfaction de 2011 : L' illogisme des Québécois et Québécoises en politique alors qu'on va à élire un gouvernement de Droite à Québec :le QAC de Legault à la prochaine élections de 2012-13 et qu'on a voter pour Jack et RuthElen .. NPD socialiste à Ottawa . Gestes vides de sens !!
    Il faut dire que d'avoir voté Charest en 2008 majoritaire et donner un mandat à Pauline de 91% juste avant le 2 mai relève aussi d'une connaissance acrobatie approfondie de la chose politique . LOL !!!

    On aime la sainte flanelle tricolores . On vote pour la couleur des ''bobettes ', vague orange et vague CAQ, couleur argent . Plusieurs vieux membres du PQ ont aussi rejeté Boisclair en 2008 pour une raison de couleur...

    Avez-vous pensez 2 minutes comment les CAQ défendeurs des coupures dans l'administration publique et les NPD champions des programmes sociaux font faire équipes pour s'harmoniser et défendre les valeurs partagées, et les intérêts communs ?

    Pendant ce temps les portraits de sa majesté prennent de la valeur...

    Je n'ai rien contre le talents des caricaturistes et humoristes mais le ridicules tue .. ! La chose Politque est devenue un lieu ou le sarcasme et le ridicule font place . Et ne vous demandez pas pourquoi l'entartage est maintenant sévèrement punis au Québec . Je n'ai rien contre l'orientation sexuel du fou du roi de TLMP , ce que je lui reproche c'est de tourner souvent des sujets politique en dérision . J'ai l'impression que parfois Radio-canada et d'autres médias nous invites tous à un ''Diner de cons ''chaque dimanche soir : Gérard D et fou du roi .

    La "tyrannie parlière" et le ''politiquement correct'' . Le terrorisme intellectuel est lié à la question générale de la liberté d'expression:la liberté d'expression permet inversement d'user plus facilement de procédés intellectuellement douteux mais légalement irréprochab
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  • Prince Bleu - Inscrit
    26 décembre 2011 10 h 52
    Des promesses, et des plans non testés
    Aussi décevant que puisse être la performance et/ou la satisfation avec le gouvernement Charest, l'aspirant F. Legault nous livre surtout des promesses d'un monde meilleur... sous sa gouvenance. Le plus gros problème de F. Legault est l'incrédulité d'une minorié d'électeurs qui ont mainte fois été déçus par les "nouveau" politicien. D'ici à ce que les médias donnent une bonne quote à un gouvernement régnant je demeurerai sceptique, pour ne pas dire cynique à l'égard de notre monde politique, tant Québecois que Canadien.
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  • Marty Lego - Abonné
    26 décembre 2011 11 h 08
    Sortons de l'immobilisme
    2012 nous en promet sur la scène politique provinciale. La CAQ canalise le désire de changement des Québécois souverainistes et fédéralistes pour faire preuve de pragmatisme. Nous sommes demeurés trop longtemps dans le statu quo pour sombrer dans l'immobilisme. Le Plan Nord des Libéraux ressemble pour moi à un plan d'exploitation minier digne de Duplessis! Le Québec à besoin de projets NOVATEURS et de revoir ses valeurs collectives. Joignons la CAQ et sortons de l'immobilisme!
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  • Daniel Lemieux - Inscrit
    26 décembre 2011 21 h 59
    Une autre excellente photo de Jacques Nadeau
    Cette photo rend bien compte du caractère de Jean Charest, affichant un air qui se veut autoritaire, le doigt en l'air... !
    Cher monsieur Nadeau, vos photos portent toujours une "signature" distincte.
    Quel bonheur de regarder attentivement vos oeuvres !
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  • toujoursopti - Inscrit
    28 décembre 2011 10 h 36
    2012, année du changement
    Si, il y a des élections en 2012, des changements sont à prévoir. Un parti Québécois désuni et toujours en chicane, ne peu bien gérer les avoirs des Québécois. Il y a aussi, le mot indépendance que les Québécois en majorité ne veulent plus entendre parler et le peuple veut regarder vers du nouveau. Le parti Libéral, trop d'années au pouvoir ça devient du "grattage de dos". Le magouillage et la corruption dénoncé par plusieurs, mëme dans les journeaux extérieurs, le tournage en rond par le PM et son parti pour une vraie commission d'enquêtes sur la construction aura eu raison du cafouillage de ce parti, qui défendait l'indéfendable pour sauver une gestion douteuse des fonds publiques. Le Plan Nord, mal débuté et trop d'incertitude pour grand nombre de Québécois devra être revu pour plus de transparence et de retombé pour le Québec.
    Le nouveau parti de la Coalition avec M. Legault donne le changement de la gouvernance trop longtemps dans le statu-quo et qui tourne en rond. La Coalition = le changement de façon de gouverner pour les nouvelles années à venir. Il est certain que pour plusieurs le changement fait peur, habitué dans nos vieux chaussons et vielles idées, c'est difficile de changer le cap. M. Legault avec son expérience et sa façon de voir les choses font voir beaucoup de bons changements pour les Québécois. Il est certain que se ne sera pas parfait mais au moins, il veut un Québec honnête et transparent, ce que nous manquons depuis plusieurs années. La fierté d'un peuple passe par le vouloir de changer les choses pour le meilleur, ce que M. Legault incarne. Les autres partis ont peut être du bon mais non peu de chances de percer. Donnons la chance à M. Legault de nous faire voir de ce qu'il est capable et ensuite nous pourrons le juger. Je lui souhaite toutes les chances de gouverner la Province du Québec pour les prochaines années.
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    28 décembre 2011 18 h 59
    @ toujoursopti
    avec la CAQ c'est la continuité du gouvernemt charest qui veut enrichir les grosse compagnies étrangère au détriment du peuple.

    de plus Legault avec sa coalition qui veut intégrer des transfuges même du parti libéral qui causionnent encore la corruption du gouvernemt.

    et vous appeler ça du changement ??

    le vrais changement c`est la souveraineté du québec.
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    28 décembre 2011 21 h 03
    @ Daniel Lemieux

    Oui je trouve que les photos sont choisies de façon méticuleuse

    Une image vaux milles mots.

    Il Y a aussi ce qu'on appelle le langage du Corp.
    Que veut dire ce doigt qui pointe vers le ciel en parlant comme faisait souvent ben Laden?

    Cela donne de l'autorité et l'impression que ce qu'il dit vient du divin et que c'est la vérité.


    et ceux-là je m'en méfie.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    3 janvier 2012 09 h 34
    Quelle alternative avons-nous
    pour remplacer le parti LIBÉRAL au Québec.

    Les québécois ont dit NON à la séparation en 1980 et 1995.

    Les autres partis sont tous séparatistes: Q.S./ O.N./P.Q./
    et le C.A.Q. qui cache son option séparatiste
    afin de "prendre tous les homards dans sa cage"....
    alors quel est le parti le plus certain pour les Fédéralistes
    le parti LIBÉRAL...
    avec ce parti on ne se fera pas écoeurer
    par la séparation,
    il n'est pas question de "victimisation et de ressentiment"
    les deux bases du séparatisme

    Il est question de prendre TOUTE notre place dans la Fédération et d'arrêter de chiâler et de rester assis sur notre steak...de participer aux conférences fédérales-provinciales ce que le P.Q. refusait de faire...
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