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Redevenir une province?

Christian Rioux   23 décembre 2011  Québec
L'année 2011 passera-t-elle à l'histoire comme celle où le Québec est redevenu une province? Vous me direz qu'il en a toujours été une. D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai pourtant jamais perçu le Québec ainsi. Il m'a toujours semblé que cette terre avait toutes les caractéristiques, sinon d'un pays, du moins de quelque chose qui pouvait y ressembler. On ne savait pas quand on y arriverait, mais on savait qu'on y allait. Comme dans une chanson de Vigneault. Cette assurance nous suffisait. Même que de nombreux fédéralistes pensaient la même chose. Dans ma famille, on utilisait toutes les périphrases pour éviter de prononcer le mot «province». J'avais une mère un peu originale qui, au lieu du «P.Q.» de la chanson de Ferland, se plaisait à écrire «État du Québec» sur sa correspondance en guise de défi à tous les provinciaux dont elle avait horreur.
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  • Andre Vallee - Abonné
    23 décembre 2011 03 h 28
    Le respect
    Personne ne respecte une nation qui n'a pas la volonté et la lucidité de s'occuper de ses affaires, de toutes ses affaires. Quand je nous vois réclamer auprès du ROC le titre de société distincte... ça ne se demande pas, ça se prend.
    Mettez à notre place les Flamands les Juifs, et combien d'autres...?
    Tant de richesses, de culture, d'institutions dont nous n'avons qu'une main sur le volant.
    J'espère, madame, que votre texte relancera l'enthousiasme.
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 décembre 2011 05 h 46
    Attention, les Québécois peuvent réfléchir...
    Pour une bonne compréhension de l'histoire, rappelons que l'Affaire Gordon, du nom du président du CN qui ne trouvait pas de francophones compétents, n'a pas eu lieu dans les années `50, mais en novembre 1962. Et je faisais parti de la foule d'étudiants qui "clamaient, "Gordon au poteau".
    Deuzièmement, soulignons que contrairement à ce que soutient notre chroniqueur, les citoyens, la classe politiques et les partisans du club de hockey le Canadien, n'acceptent pas béatement la décision de la direction de nommer un entraîneur unilingue anglophone, comme le soutient notre chroniqueur. Les protestations sont assez fortes et nombreuses pour qu'on les remarque.
    Enfin, soulignons que le fédéralisme est un système politique qui est pratiqué sur une échelle de plus en plus grande dans le monde. Je ne donnerai comme exemple que les États-Unis, la Chine, l'Inde et bien sûr l'Union européenne, dans laquelle des pays autrefois souverains, ayant en vue leurs meilleurs intérèts, se fondent dans un système fédéral de mieux en mieux organisé.
    Le Québec a écouté depuis assez longtemps, je pense, les faiseurs de rêve qui n'ont pas réussi à convaincre les citoyens que leur conception de l'organisation sociale et politique du Québec devait s'appliquer.
    Les Québécois sont des gens éclairés, réalistes et polis. Après avoir dit, à plusieurs reprises, qu'ils ne voulaient pas de ce projet, ils se tournent vers leur réussite personnelle. Laissant aux personnages politique le soin de gérer la situation.
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  • Nasboum - Abonné
    23 décembre 2011 07 h 41
    bel article...
    ...pour finir l'année. 2012 pourrait-elle être celle de la praxis, c'est à dire du passage, comme vous le dites, de la morale au politique. Au Québec, on s'est résigné à dire ce que l'on pensait au 4 ans. Il faudra faire un peu plus court.
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  • Robert Libersan - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 11
    Une démocratie parfaite
    Ce que je retiens de plus fort de l'excellent article de ce matin de M.Rioux est ceci: «, la tentation est forte de se réfugier dans le rêve d'une démocratie abstraite toujours plus parfaite.....la démocratie n'est pas un but en soi...».

    À mon avis, trop de lecteurs et lectrices notamment du Devoir abusent dans leurs écrits de ce concept de la démocratie parfaite et même plus-que-parfaite.
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  • Robert De Blois - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 32
    D'un pays à une province
    Quand Le ROC se plait à remettre le pouvoir absolu à des réformistes évangélistes de l'ouest du pays, et qu'une intelligentia anglophone se permet de remettre les rênes de la plus grande ville du pays à un quasi lutteur sans culture et à l'esprit primaire, il ne faut pas se surprendre que le projet de pays ou simplement de société distincte soit rendu aux oubliettes, et que le rêve soit en train de disparaitre.

    A trop rêver à des lendemains incertains et fort nébuleux, on oublie le présent, et on reporte à plus tard le règlement de problèmes trop évidents qui attendent leurs solutions. Donc, feu la souveraineté, et occupons-nous du présent, on n'est pas encore la Grèce de l'Amérique, du moins, je ne le souhaite pas....
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  • Jean Lapointe - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 35
    ET puis après?

    Vous faites en effet « un portrait désolant» du Québec, un portrait qui hélas décrit assez bien la réalité je trouve.

    Mais il ne suffit pas de déplorer, il faut aussi et surtout voir qu'il y a également des Québécois qui ne baissent pas les bras, il y aussi des partis politiques qui continuent de se battre pour que le Québec devienne un pays complet.

    Les choses ne se font pas bien sûr aussi bien qu'on pourrait le souhaiter. Et surtout ce qui est regrettable c'est que bien des souverainistes se battent entre eux sous prétexte qu'ils n'en ont pas assez fait ou qu'ils ne s'y prennent pas de la bonne façon pour arriver au but souhaité ou qu'au contraire ils veulent aller trop vite au risque de tout gâcher.

    Au lieu d'unir les forces, on les divise.

    C'est ce que je trouve le plus désolant. Il me semble qu'on pourrait débattre entre nous sans nous accuser les uns les autres de toutes sortes de torts.

    Il y a des souverainistes qui sont champions dans cette campagne de dénigrement, comme si eux étaient« plus fins» que tous les autres

    Mais au moins il se passe quand même quelque chose.

    Il est bien difficile de savoir si tout cela va donner des résultats mais c'est sûr qu'il ne va rien se passer si on abandonne le combat comme le réclame François Legault.

    Et l'actualité nous donne un coup de pouce avec toutes ces nominations de personnes qui ne connaissent pas le français. heureusement. Essayons donc d'en tirer le meilleur parti possible.

    En tout cas, si on y arrive, on l'aura mérité notre pays.
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  • Notsag - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 35
    Résignation, soumission, assimilation...
    Excellent texte, M. Rioux, Il présage bien de ce que l'avenir nous réserve.

    Heureusement, nous aurons fait ce choix démocratiquement...
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  • Demosthene - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 47
    Excellent texte
    Tres bon texte que le votre.

    J'ajouterais que pour ne pas disparaitre dans la grisaille provinciale, il faudrait d'abord que la politique attire veritablement nos elites (intellectuelles, financieres, etc.) donc faire un serieux menage.

    Ensuite, commencer a occuper notre terrain comme une veritable republique.

    Pour le moment, je suis pessimiste.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    23 décembre 2011 08 h 49
    La trahison du PQ
    On a mis toutes nos billes dans les mains des Péquistes. Les Péquistes ont joué avec. Avec les billes. Et avec nous surout.
    Ils n'ont rien fait pour faire avancer la cause. Ils se sont assis sur notre vote pendant 40 ans.
    Que ce parti, qui a tué le rêve, disparaisse enfin de la carte.
    Bonne chance à M. Aussan.

    @Paquet: on prendrait le statut du Luxembourg dans le "fédéralisme" européen anytime.
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  • Duduche - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 55
    Où cela mène-t-il?
    En principe, la démocratie se veut le gouvernement du peuple, par et pour le peuple. Or, je crois que nous glissons de plus en plus vers une sorte d'«égocratie», le «peuple» étant devenu une somme d'individus centrés sur eux-mêmes, occupés à satisfaire leur petit bonheur personnel, comme le prônent les libertariens, tenants du libertarisme, qui professent la liberté individuelle dans les échanges économiques et dans les rapports sociaux et politiques.

    Cela conduit inévitablement à une sorte d'anarchie, où l'idéalisation des valeurs individuelles engendre la négation des idéaux visant le bien commun, ce qui mène à l'anarchisme, qu'on définit comme étant une doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale. Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Ce constat assombrit malheureusement l'horizon. Gardons espoir.

    Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
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  • Gilles Gagnon - Abonné
    23 décembre 2011 08 h 56
    Le mépris de soi-même.
    Votre chronique est décourageante mais malheureusement, c'est la triste vérité. Pour les personnes de ma génération qui avons vécu au temps de la révolution pas si tranquille que ça, de la prise du pouvoir par le PQ et les années amballantes qui ont suivi, l'époque que nous vivons est franchement dépressive. Que de travail et d'efforts auxquels j'ai humblement participé activement en train d'être démolis dans l'indifférence la plus totale. Il n'y a plus que nous les vieux chiqueux de guenille pour s'indigner et se désoler de la situation actuelle. Je lisais hier les commentaires de lecteurs à la suite d'un blog dans un journal francophone de Montréal où le blogueur se désolait de la nomination d'un instructeur unilingue anglophone chez le CH. Le blogueur a eu droit à 80% à toutes les insultes imaginables. Tout ce qui comptait disait-on, c'était de gagner. Il vivait dans le passé etc etc. Ma foi ces commentairesw de francophones étaient aussi méprisants que ceux que j'avais lus la veille dans le Globe et le Toronto Star sur le même sujet. Ajoutez à cette attitude, la disparition du Bloc à Ottawa et la mollesse sans nom du gouvernement Charest pour défendre nos intérêtes en plus de l'incapacité chronique de nos députés NPD à parler au nom du Québec et votre province comme les autres, vous l'avez. Quand on se méprise soi-même, comment voulez-vous ne pas être méprisé par les autres.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 décembre 2011 09 h 04
    La Chine n'est pas une fédération...
    Ni même l'union européenne, dont tous les membres sont encore officiellement souverains. Cependant, je crois remarquer que les fédérations qui marchent le mieux sont celles dans lesquelles on ne compte qu'un seul peuple: États-Unis, Allemagne, Australie...
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  • Gaggill - Abonné
    23 décembre 2011 09 h 17
    Bonne réflexion M. Rioux
    Que je partage entièrement. Quand arriverons-nous majoritairement a faire
    ceci: "Elle ne remplacera jamais l'action politique."

    Quand au commentaire de M. Paquet: absolument en désaccord, quelle action a le plus contribué au succès collectif la fortune des Desmarais ou Hydro-Québec? C'est quand nous avons travaillé ensemble que la société québecoise s' est le plus développée.

    Joyeuses Fêtes
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    23 décembre 2011 09 h 25
    Cul-de-sac
    Le Québec est dans un cul-de- sac. Il faut interpréter le vote NPD de mai dernier pour ce qu'il apparaît: un immense cri de désespoir et un pied-de nez à tous ceux et celles qui le font tourner en rond.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    23 décembre 2011 09 h 37
    T'as raison, Sylvain
    L'Europe n'est pas une fédération, chacune a son ministre des affaires ÉTRANGÈRES ! Et Dieu sait que MM. Sarkosy et Cameron (comme avant eux MM. Villepin et Blair) ne voient pas du tout les choses de la même manière, ni Madame Merkel non plus, ni M. Rajoy, ni M. Draghi/Berlusconi, ni le défun M. Havel, ni M. Rompuy, ni ni ni .... Quant à la Chine, y voir autre chose qu'un état hypercentralisé sous la min de fer du parti communiste. Ça me rappelle 1980, alors que dans les pubs fédéralistes dans les journeaux on citait parmi les fédérations modèles du monde, tenez-vous bien, la Yougoslavie !! (C'est quoi ça ?, diront ceux qui ont moins de trente ans).
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    23 décembre 2011 10 h 10
    Redevenir une province à part égale!
    Si les Québécois pensent que le Canada les accueillera avec respect, une fois la menace d'indépendance terminée, ils font fausse route. Ils n'ont qu'à lire The Gazette et The Globe
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  • Daniel Pinard - Abonné
    23 décembre 2011 11 h 07
    Pro Vincia
    pour les vaincus. Dans "L'art presque perdu de ne rien faire" Dany Laferrière nous rappelle que le mot province vient du latin: pro vincia: région où l'on repousse les vaincus. On pourrait ajouter que les vaincus s'y installent d'emblée froyant avoir choisi.
    Joyeuses Fâtes quand même!
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  • Jacques Lafond - Abonné
    23 décembre 2011 11 h 23
    De plus en plus ...
    De plus en plus, La Cour suprème du ROC, Bay Street, et la chambre des communes, le Québec en a rien a fouttre.

    Je pense que notre Pauline à raison. Le Québec va maintenant prendre ses décisions lui même sans demander la permission à qui que ce soit ...
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  • jpz - Abonné
    23 décembre 2011 13 h 00
    On a ce qu'on mérite
    Malheureusement les Québécois se sont comportés en vaincus en n'allant pas tous voter à plus de 99 % et en votant pour des images sur les poteaux. en votant émotivement sans VISION D'AVENIR...
    Alors on va payer pour les dégâts démocratiques, écologiques et constitutionnel c'est certain que les ROC va nous passer la facture même si on est une nation distincte et propre.
    Et le monarque de HARPERLAND Canada sait ce qui est bon pour son peuple... comme les rois et dictateurs avant les révolutions populaires et la guillotine...
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  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    23 décembre 2011 13 h 58
    @M.Georges Paquet
    Je ne crois pas que les pays de l union europeenne ont perdu leur souverainete et. se fondent dans un systeme federal.Vous devriez parler plutot de l ex-federation yougouslave dont chacun des ex- membres aujourd hui se portent 100 fois mieux jusqu au Montenegro d a peine 700,000 hab.,sans parler des autres. Et que penser du Timor Oriental et de la tres reussie separation de la Rep.Tcheque et de la Slovaquie.J imagine que le fait d habiter Ottawa vous met des oeilleres.Faut dire aussi qu il y en a plein au Quebec qui sont aveugles et sourds n ayant pas le luxe de se payer des oeilleres.Vivement pouvoir se parler de pays a pays,c est-a-dire d egal a egal. Joyeuses Fetes. Que les Lumieres de ce temps eclairent les Quebecois et certains Franco-Ontariens. Et de la Sante.
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  • Pierre Cardinal - Abonné
    23 décembre 2011 14 h 03
    L'autruche CAQ a devant elle un brillant avenir
    Le texte de Christian Rioux est une réponse à tous ceux et celles qui se scandalisent que l’entraineur-chef du Canadien de Montréal soit un unilingue anglophone, mais qui votent pour des députés fédéralistes qui ne sont guère mieux. Comme le disait si bien Albert Einstein « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »

    Dans le domaine politique, la majorité québécoise a atteint l’Infini, et je peux vous confirmer que ce n’est pas celui de l’Univers.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 décembre 2011 16 h 31
    Mission accomplie...
    ...pourra se dire J. Charest.

    Et cessez de pourfendre le Parti québécois, monsieur Tremblay: avez-vous remarqué que ce sont les libéraux qui dirigent le Québec?

    Par contre, chacun de nous peut faire la promotion de la souveraineté dans son milieu, au lieu d'attendre un sauveur, qu'il se nomme Parizeau, Duceppe, Marois, Aussant ou autre.
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  • Alain Deloin - Inscrit
    23 décembre 2011 17 h 15
    @ M. AUclair, federations qui marchent, un seul peuple....

    Parlez-en aux Suisses, une fédération et l'une des démocraties les plus florissantes de la planète et la plus prospère. Rien n'empêche le Canada de devenir une vaste Suisse. En fait il n'en est pas très éloigné. Même au niveau de la prospérité. A comparer avec la vieille Europe.
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 décembre 2011 17 h 35
    Sylvain Auclair affirme, mais ne d.montre pas.
    M. Auclair affirme, sans le démontrer que la Cbhine n'applique pas un système fédéral. Pourtant, plusieurs analystes et politologues sérieux soutiennent que la Chine est de facto un régime fédéral. Voici de qu'en dit Christian Göbel dans son analyse du livre récent de Yongnia Zheng intitulé "De facto federalism in China" ««Aucun universitaire impliqué dans ces débats ne niera que les réformes et l’ouverture ont permis d’atteindre un degré significatif de décentralisation, mais un désaccord persiste sur la possibilité de considérer la politique en Chine comme « décentralisée ». Et Göbel de conclure:««Zheng Yongnian prend une position extrême dans ce débat en déclarant que la Chine est un État « de facto » fédéral, une affirmation qu’il veut illustrer en utilisant une « approche comportementale » des relations entre le centre et les provinces.»»

    M. Auclair soutient ensuite, en niant l'évidence et sans aucun argument sérieux que l'Union européenne ne serait pas non plus un nsystème fédéral. Aussi loin en arrieère qu'en 2002, l'ez Président de la France, Valérie Giscard d'Estaing déclarait solennellement, "nous vivons désormais, en Europe, dans un système d'inspiration fédérale"
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 décembre 2011 18 h 26
    L'Europe, une fédération?
    Ça va faire 26 membres de moins à l'ONU...
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  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    23 décembre 2011 19 h 04
    Cet article sur notre identité nationale en 2012 sombre dans le moralisme 1
    L'intention du propos est louable mais gaffeur.

    Le fond de l'article est juste. Le Québec retrouve une culture provinciale à travers un ensemble d'événements qui respirent le compromis agenouillé; rejet du BQ, élection d'un parti réduit à son chef le NPD dont des candidats figurants ont été élus, lancement de la CAQ résolument provinciale au parfum de l'Union Nationale d'avant hier, le mot province de plus en plus répété pour désigner le Québec à TVA pas seulement évidemment à Radio Canada. Pendant que le mouvement des indignés de nature internationale manifeste même confusément un certain rejet du capitalisme actuel, le Québec politiquement se résigne à son sort et on en voit les conséquences par les politiques des entreprises comme du Gouvernement Harper sur le français et le piétinement de toutes traces d'esprit républicain en démocratie.

    Ceci étant appuyé. L'affaire Cantat n'est pas synonyme d'un étroit moralisme.
    Dans le champ de la tragédie d'inspiration classique, il ne va pas de soi qu'un acte criminel passé réel puisse être vécu symboliquement sur une scène. Il y a là manque de distanciation.
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  •  
  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    23 décembre 2011 19 h 10
    Cet article sur notre identité nationale en 2012 sombre dans le moralisme 2
    Plusieurs commentateurs comme l'auteur de cet article s'en prennent aujourd'hui à une surenchère virtuelle, au mélange des genres allant jusqu'à manifester un certain dédain pour ces blogueurs du web traités de -tous chroniqueurs-, si le commentaire citoyen maladroit et même de qualité irrite. Si certains journalistes en sont exaspérés, on peut plutôt davantage en termes de fusion des genres dans le domaine de la violence refuser la vraie confusion là ne pas vouloir d'une tragédie au théâtre devenu le lieu d'une réhabilitation en double ou en triple puisque la réhabilitation est essentiellement judiciaire avant d'être sociale. D'autant que le statut de célébrité d'un artiste n'a pas de raison de procurer une réhabilitation supérieure.

    Le chroniqueur dans la presse doit éviter de construire un raisonnement sur un sujet qui se termine en toile d'araignée parce que le lecteur, blogueur ou pas n'est pas le sot ou l'idiot appréhendé. Et puis le mépris se sent même exprimé par l’astuce de l’expression journalistique.
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  • paumier1 - Abonné
    23 décembre 2011 23 h 18
    M. Rioux !
    Parlant morale vous ne vous en privez pas, me semble-t-il !
    Vous écrivez: "De l'étrange psychodrame québécois à propos de «l'affaire Cantat», qui a justifié la censure d'un théâtre (une première!)" Je vous ferai remarquer que personne n'a censuré le théâtre. Il s'est auto-censuré en cédant à la peur.
    Si on n'a plus le droit de critiquer les choix des hommes et des femmes de théâtre, aussi bien demeurer une province !
    Je vous dirai que ne pas se rebeller contre la corruption c'est aussi l'avaliser. Tout est question de proportions !
    Pour le reste, votre article est brillant, comme d'habitude !
    Bonne année 2012 ! :)
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    24 décembre 2011 09 h 06
    Afirmation fausse...
    @Sylvain Auclair....

    "un seul peuple les USA"

    FAUX. Les états-unis comportent des espagnols, des italiens, des grecs, des allemands, des mexicains etc...

    en quelque sorte ce sont les nations unies sur un seul territoire....
    c'est pourquoi ils sont devenus la plus grande puissance mondiale,
    ils ont accepté TOUT le monde...
    alors les talents, les aptitudes, les ingénieux sont venus enrichir ce pays...ils n'ont pas fait de SÉLECTION....
    et leur NATIONALISME est très fort...car il est INCLUSIF....
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  • Denis Miron - Inscrit
    26 décembre 2011 10 h 43
    L'action politique, d'où part-elle?
    Étrangement paradoxal, ce dénigrement du sens moral, comme si hors du matérialisme aucune autre valeur n’existait, ou comme on se plaisait à dire à une certaine époque : «Hors de l’église, point de salut!»
    Contrairement aux impressions que le philosophe français Pierre-André Taguief soulève en votre matière grise et je vous cite : «Un peuple à qui l’on refuse la politique se réfugie dans la morale»
    j 'aurais plutôt tendance à croire qu'il se réfugie dans le cynisme
    Vous me semblez atteint du même mal que vous reprochez aux indignés, c’est-à-dire, le manque de perspective historique sur l’avènement de la démocratie.
    Ce que vous refusez de voir chez les indignés, c’est tout l’aspect organisationnel qui est en soi la dimension de l’action politique de ce mouvement qui n’accepte pas de se joindre aux partis politiques existants, autant à gauche qu’à droite, et qui sont sous la tutelle de l’oligarchie néolibérale mondialisée.
    Si l’opposition au pouvoir en place ne se fait pas d’abord par une dénonciation de l’absence de valeurs morales comme point de départ, il ne faudra pas compté sur le cynisme pour ouvrir la voie à l’action politique. Oui aux valeurs morales, non au moralisme. Oui à l’économie, non à l’économisme
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  •  
  • Seven Nomena - Inscrit
    27 décembre 2011 23 h 09
    La vie est belle ici au Canada.

    Bonjour,

    Pourquoi toujours ne pas satisfait avec ce qu'on a ? pourquoi ne pas aimer les choses du present ?
    Moi, je suis heureux de vivre chez moi a la maison, dans mon quartier, dans ma ville, dans ma province et dans mon pays ici. Je suis satisfait de ce que me donne la societee: job, maison, ami(e)s, vie sociale, fiertee...

    Allez voir les autres: en Afrique ou en Asie ou en Europe, ou meme aux USA si vous voulez re-apprecier la vie ici.

    Je pense que le nom importe peu. Ici, nous avons le confort, le travail ou occupation ,la paix social, la democratie, la fiertee personnel ou collectives.
    Savez-vous combien de gens au monde ont tous ca ?
    N'est ce pas les raisons que tous immigrants (vieux ou nouveaux) refont leur vie ici ?
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    5 janvier 2012 08 h 39
    une certitude
    Il y a des milliards de personnes à travers le monde qui se feraient couper un bras pour avoir l'avantage d'émigrer dans n'importe quelle province du Canada et tout ce que nous trouvons à faire, c'est de nous plaindre et de nous considérer comme étant malheureux.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    12 janvier 2012 10 h 49
    Vraiment tordu votre article
    Une amalgame de toutes sortes d'événements et de contextes sans rapport les uns aux autres, pour faire justement ce que le texte dénonce à répétition, un discours moralisateur.

    Aller comparer le Plan Nord à la colonisation du curé Labelle; il faut le faire.

    Ce serait plus juste de comparer à la surexploitation des ressources naturelles des pays en voie de développement qui se retrouveront avec rien à la fin de la surexploitation; aucune usine de transformation en produits finis qui assureraient une pérennité économique.

    La comparaison encore plus juste avec l'exploitation de la Basse Côte-Nord du temps de Duplessis, exploitation à un cent la tonne pour un minerais qui était pur à plus de 90%. Que reste-t-il des villes de Schefferville et de Gagnon?

    La différence est beaucoup plus criante, il reste quelque chose de la colonisation du curé Labelle.

    Un tel texte ne peut qu'alimenter les distorsions sociales que nous livrent les derniers commentaires ("La vie est belle au Canada", "Une certitude") très représentatifs de provinciaux soumis que pourtant ce texte dénonce.
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