Hidjab en prison - Un accord raisonnable, dit St-Pierre
Québec — Le port du voile islamique par des gardiennes de prison au Québec n'indispose pas la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre.
Bien au contraire, elle y voit un accommodement tout ce qu'il y a de raisonnable. Comme les chrétiens qui affichent une croix au cou, les agentes correctionnelles musulmanes ont le droit d'afficher leurs convictions, a affirmé hier la ministre dans une entrevue à La Presse canadienne. «Ça va dans le sens de la laïcité ouverte. Les gens ne doivent pas faire de prosélytisme, mais on permet le port de signes religieux. On n'empêchera pas personne, par exemple, de porter une croix. De la même façon, on n'empêchera pas quelqu'un qui porte un autre signe religieux d'afficher ses croyances», a-t-elle fait valoir.
Les agentes des services correctionnels sont désormais autorisées à porter le hidjab, un voile qui recouvre la tête mais qui laisse le visage à découvert.
Cet accommodement résulte d'une entente à l'amiable conclue entre le ministère de la Sécurité publique et la Commission des droits de la personne à la suite d'une plainte pour discrimination déposée en 2007. Mme St-Pierre estime que la mesure est fidèle à l'esprit du projet de loi 94 sur les accommodements qui vise à proscrire uniquement le port du voile intégral — burqa et niqab — chez les employées des services publics.
Bien au contraire, elle y voit un accommodement tout ce qu'il y a de raisonnable. Comme les chrétiens qui affichent une croix au cou, les agentes correctionnelles musulmanes ont le droit d'afficher leurs convictions, a affirmé hier la ministre dans une entrevue à La Presse canadienne. «Ça va dans le sens de la laïcité ouverte. Les gens ne doivent pas faire de prosélytisme, mais on permet le port de signes religieux. On n'empêchera pas personne, par exemple, de porter une croix. De la même façon, on n'empêchera pas quelqu'un qui porte un autre signe religieux d'afficher ses croyances», a-t-elle fait valoir.
Les agentes des services correctionnels sont désormais autorisées à porter le hidjab, un voile qui recouvre la tête mais qui laisse le visage à découvert.
Cet accommodement résulte d'une entente à l'amiable conclue entre le ministère de la Sécurité publique et la Commission des droits de la personne à la suite d'une plainte pour discrimination déposée en 2007. Mme St-Pierre estime que la mesure est fidèle à l'esprit du projet de loi 94 sur les accommodements qui vise à proscrire uniquement le port du voile intégral — burqa et niqab — chez les employées des services publics.
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