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Point chaud - Collusion: «rien n'a changé», dit Taillibert

Kathleen Lévesque   19 décembre 2011  Québec
Les bureaux de génie sont les «pourvoyeurs de fonds de la politique», estime l’architecte Roger Taillibert, ici photographié dans son bureau de Paris en 2001.<br />
Photo : Agence France-Presse Martin Bureau
Les bureaux de génie sont les «pourvoyeurs de fonds de la politique», estime l’architecte Roger Taillibert, ici photographié dans son bureau de Paris en 2001.
L'architecte français Roger Taillibert n'en démord pas: la gangrène de la corruption et de la collusion s'est mise en place au Québec lors de la construction du Stade olympique qu'il a créé. Elle s'est affinée au fil des décennies, rythmée par la croissance des firmes d'ingénierie.

«J'ai l'impression qu'au Parc olympique il y a eu une naissance: la naissance de la corruption organisée, la naissance du vol, du rejet du travail bien fait et du sabotage. Je pense que rien n'a changé et que cela a même évolué», a affirmé Roger Taillibert en entrevue avec Le Devoir.

Habitant Paris mais ayant également une résidence dans les Laurentides, M. Taillibert a continué de suivre de près l'actualité québécoise. Cet automne, il a lu le rapport de Jacques Duchesneau, qui a dirigé l'unité anticollusion au sein du ministère des Transports. Les constats dévastateurs de M. Duchesneau l'ont conforté dans ce qu'il sait depuis maintenant près de 40 ans, c'est-à-dire que le monde des ingénieurs est «au centre du stratagème».

«C'est un rapport qui a plongé dans la vérité. Mais pourquoi cette vérité est-elle camouflée, préservée uniquement par des bureaux de génie? C'est ce que je ne comprends pas, ou alors, que je comprends très bien. Ce sont les pourvoyeurs de fonds de la politique», affirme-t-il.

L'aventure olympique a donc aussi été celle de «la préfabrication de la corruption», selon le célèbre architecte, toujours actif malgré ses 85 ans bien sonnés (il vient de terminer un projet au Qatar, au Moyen-Orient). «Le système s'est mis en route et tous les bureaux de génie civil ont compris comment on pouvait, dans un réservoir d'or, se servir des pièces», tranche M. Taillibert, qui ajoute: «Je travaille dans le monde arabe et je n'ai jamais senti la corruption comme ça.»

Au-delà de l'oeuvre architecturale admirée ou critiquée, le Stade olympique est vite devenu, lors de sa construction pour les Jeux de 1976, le symbole d'un fiasco financier gigantesque. L'estimation initiale de 250 millions a littéralement explosé pour dépasser 1,3 milliard (près de 5 milliards en dollars d'aujourd'hui).

Le rapport du juge Albert Malouf, qui a présidé la Commission d'enquête sur le coût des jeux de la 21e olympiade, a répertorié des problèmes qui trouvent des échos encore aujourd'hui: octroi de contrats douteux, manque de planification, fraude, délais, corruption, incompétence. Le juge Malouf a retracé les liens étroits entre certains contrats obtenus notamment par des firmes de génie et la caisse électorale du Parti libéral du Québec.

«Les quanta exorbitants de contributions politiques coïncident avec l'adjudication de ces contrats», peut-on lire dans le rapport Malouf.

Par exemple, entre 1970 et 1976, la firme Desjardins-Sauriol, devenue aujourd'hui Dessau, a obtenu les contrats de contrôle de la qualité des matériaux du chantier olympique. Au cours de la même période, la firme a versé plus d'un demi-million de dollars aux libéraux. À l'époque, les contributions d'entreprises étaient permises.

Le collecteur de fonds de l'époque au PLQ, Paul Desrochers, est pointé comme celui qui a donné son avis sur la sélection des firmes devant remplir les contrats donnés généralement sans appel d'offres. «Paul Desrochers, c'était le caissier. C'est lui qui imposait les firmes», se rappelle Roger Taillibert. «La maladie est toujours en place et bien organisée. On ne donne les affaires qu'à la condition qu'il y ait un aller-retour. Dailleurs, certains acteurs de l'époque sont toujours là», ajoute-t-il.

M. Taillibert pointe en effet en direction de certains dirigeants du PLQ, dont un ami proche du premier ministre Jean Charest.

Stopper le «bricolage»


Selon Roger Taillibert, le Québec a besoin d'une organisation indépendante qui assure le contrôle de la qualité des grands projets, avec des pénalités s'il y a des erreurs. L'architecte estime que les firmes sont actuellement juges et parties. «Comment voulez-vous que ça marche?», lance-t-il sur un ton exaspéré, montrant du doigt le projet de reconstruction du complexe Turcot, dont le coût estimé s'établit pour l'instant à trois milliards de dollars.

Quant à l'avenir des installations olympiques, qui ont fait l'objet de consultations publiques depuis l'été dernier, M. Taillibert y voit une occasion de stopper le «bricolage» qui en a été fait. Il salue le fait que, pour la première fois depuis la création du stade, la Régie des installations olympiques (RIO) a pris la peine de le contacter afin de discuter de la situation.

L'architecte souhaiterait que son oeuvre soit colorée par un éclairage qui la mette en valeur, qu'on redonne vie aux fontaines de l'esplanade et qu'un restaurant gastronomique prenne place au sommet de la tour. Ce qui importe surtout à ses yeux, c'est que le stade soit entièrement dédié aux sports ainsi qu'à de grands événements festifs.

Et le toit, dans tout ça? La question irrite quelque peu Roger Taillibert, qui n'a toujours pas digéré que ses plans n'aient pas été suivis à la lettre et que, pire, le cahier des charges ait été trituré. «J'ai des droits d'auteur et je ne laisserai pas faire n'importe quoi pour la toiture», prévient-il.

Les multiples propositions des firmes de génie qui ont été égrenées depuis 30 ans pour le remplacement du toit ne laissent aucun doute dans l'esprit de M. Taillibert. «Ce débat est devenu un jeu pour remplir le portefeuille [des firmes]. Pourquoi pas une nouvelle idée?», ironise Roger Taillibert.
 
 
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  • Jean Tremble - Inscrit
    19 décembre 2011 02 h 01
    L'Amérique... latine...
    Quel amusant constat que je dois admettre : le Québec est un État corrompu, de la même façon que le sont les autres pays latins du continent …
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  • François Gagnon - Inscrit
    19 décembre 2011 04 h 31
    Ou est l'OIQ ?
    L'OIQ pète les oreilles de tous ses membres qu'elle est là pour défendre les intérêts du public. Tous les gens qui ont transités dans le milieu de la construction savent très bien tout ce que M. Taillibert dit (et il ménage bien du monde) sur ce monde de la construction gangrainé à l'os. Les ingénieurs et leurs firmes de génie conseil, les Politiques et les Sociétés de construction tous de mèches dans une corruption et collusion hyper organisée et bien établie au Québec.

    Alors Mme Cohen et tous vos prédécesseurs qu'avez-vous réellement fait pour stopper ce déshonneur sur la profession ? Pas grand chose de tangible. Quelques pauvres petits joueurs d'ingénieurs qui sautent à l'occasion mais rien sur le fond du réel problème. Au fond ceci est un manquement grave de l'Ordre des Ingénieurs du Québec à sa mission, obligations envers le public ainsi qu'à ses propres règlements et code de déontologie.

    Au fond l'OIQ devrait se radier elle-même de son propre tableau ! Pauvre petit Québec "Duplessien".
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    19 décembre 2011 04 h 40
    Un autre article invitant à l'ironie, au cynisme, à la raillerie ?
    Mercis Madame Lévesque pour votre assiduité, votre sens de «l'enquête». Je salue votre persévérance à pouvoir naviguer dans ces eaux polluées. Moi qui ai fait prison, pénitencier et institut psychiatrique, je commence à me tordre de....de quoi au juste? Frustré de voir que moi j'ai fait prison et que ces «gars», peut-être aussi «filles» sauf que j'en doute s'en tirent à si bon $$$ compte? Oui, pour une partie.. Je sais que je ne suis ni exemple ni référence pour PERSONNE. Mais, parce qu'il s'y trouve un «mais», je m'accorde, dans ce statut d'ex-bagnard, le droit d'émettre une opinion sur ces consciences élastiques. Consciences de certains de ces individus fréquentant certains grands salons et ayant droit à certains chapitres hiérarchiques d'une société dont certains veulent laisser croire qu'ils en ont un monopole. Comme comportements humains: tout simplement pitoyables et de si basse classe. Je suis à me demander si le dieu argent achète TOUT? Certainement pas le BONHEUR ni la DIGNITÉ.
    Mercis Monsieur Taillibert pour ce courage de dénonciation. Quant aux consciences élastiques polluées, tordues, obnubilées... quoi vous souhaiter en ce temps de Fêtes? Justice, justesse, punitions et compassion. Un jour j'ai eu à comprendre, à reconnaître, à accepter que je me DEVAIS d'expérimenter prison et pénitenciers(au pluriel). Que d'aides j'ai reçues pour y arriver! Mercis à celles et ceux qui m'y ont sensibilisé.
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»
    Saint-Valérien de Rimouski
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com
    Site anglophone en construction: http://www.myfreedomhurts.com
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    19 décembre 2011 05 h 52
    L'époque ou on se fermait les yeux sur la corruption.
    Jean Drapeau ,grand héros des Chambres de commerce et du patronat en général, faisait la pluie et le beau temps à cette époque fébrile surtout durant la construction du stade olympique de triste mémoire.Je me souviens très bien des histoires de bétonnières qui se trompaient d'adresse dans la livraison du béton avec la complicité de certains syndicats ouvriers et évidemment des gestionnaires .Ce stade que l'on devrait rebaptiser Stade Jean-Drapeau, pour se souvenir à jamais des sommes faramineuses, acquittées par des taxes spéciales sur les produits du tabac, qu'il nous aura coûté pour ne plus servir à grand chose aujourd'hui.Drapeau invoquait souvent le principe de la baignoire dont le robinet coule constamment pour expliquer le coulage d'argent qui était monnaie courante.Vous comprendrez que l'argent ainsi gaspillé pour ne pas dire volé, venait directement de nos poches.
    M Taillibert a entièrement raison de prétendre que le modèle s'est tout simplement raffiné avec la complicité des firmes de génie conseil qui siègent à toutes les étapes de la mise en place des établissements.
    Nous avons grandement besoin d'un gouvernement de gestionnaires honnêtes avant de trancher à grands coups de serpe dans l'Éducation nationale,sans plan d'action précis.
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  • Manon Theriault - Abonnée
    19 décembre 2011 06 h 44
    Je ne vois qu'une solution
    Exigeons que le financement des partis politiques soit uniquement public. Ça réglerait une bonne partie du problème.
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    19 décembre 2011 07 h 26
    Un témoin précieux ?...
    M. Taillibert sera sans doute un témoin précieux pour la commission Charbonneau. Il pourra nous faire un historique de la corruption au Québec.

    Merci à l'avance M. Taillibert.
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  • François Dugal - Abonné
    19 décembre 2011 07 h 40
    La vérité
    La vérité sort de la bouche de l'architecte: ben coudonc ...
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 10
    Ne montrons pas du doigt
    Merci monsieur Taillibert d'avoir eu l'honnêteté de dire tout haut ce que beaucoup de gens savent pour en avoir été témoins sans jamais oser le dire. Il faut reconnaître que nous vivons dans une province où il existe un genre d'omerta copiée sur la mafia et que la personne qui ose le dire risque gros la représailles politique. Heureusement la retraite nous protège un peu de cette situation.
    Pour avoir été présent auprès du maire dans ce temps là, je puis affirmer que celui-ci n'était celui qui a le plus contribué àcette magouille. Je peu mentionner, que dès le départ du développement du village olympique, la mafia c'est interposé et a récupérée la construction du village. A été suivit rapidement par Oncle-Paul pour ceux qui l'on connu. Je me souvient, sur le chantier du stade, pour pouvoir entrer une grue sur le chantier déjà contrôlé par une grande entreprise il a fallu distribuer du (gaz) Il se trouvait des grues en grand nombre en stationnement en cas ou payés 24hres/jour. Et quoi d'autre, des ouvriers payés 24hres/jour et qui venaient travailler sur un chantier à proximité. Du béton en surplus livré ailleurs.
    C'était de la complaisance accepté de tous. Et cela a continué de plus belle après les jeux.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 14
    250 millions?
    En fait, la première estimation était de 130 millions. Puis on est monté à 310 millions. On a finit en 76 à 1 milliard. Sans tour ni toit évidemment.
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  • Andre Lariviere St-Lin - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 23
    Point chaud - Collusion: «rien n'a changé», dit Taillibert
    Je suis totalement en accord avec M. Taillibert, je suis un ex-travailleur de la construction, je travaillais sur ce chantier (très) payant à l'époque, et nous-même (travailleurs) trouvions que ça n'avait pas de bon sens... Je nous souhaites que le rapport de M. Jacques Duchesneau soit pris au sérieux, et que le système dans le système soit éliminé. Merci M. Taillibert d'avoir toujours un regard en direction du Québec.
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  • Claude Laferriere - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 25
    ...et les lois...
    Le raffinement des lois, dont une procédure accélérée en diffamation prévue dans une notre Code de procédure civile et une interprétation très large du secret professionnel, ont barré la route et intimidé les forces de l'ordre et les personnes bien pensantes.

    Seul un encadrement législatif et des décisions conséquentes ont pu nous conduire à un tel capharnaum. Il faut voir plus global car après tout dans ces domaines, les ingénieurs n'y connaissent rien. Le crime n'est pas enseigné dans les écoles pour futurs ingénieurs. Mais la praxis politique y mène tout droit.
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  • Roland Berger - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 26
    Taillibert le dit
    Si Taillibert le dit, ça doit être vrai. Après tout, il possède une propriété dans les Laurentides.
    Roland Berger
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  • Jean Tremble - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 27
    @F.Gagnon
    ‹‹(…) Les Politiques et les Sociétés de construction tous de mèches dans une corruption et collusion hyper organisée et bien établie au Québec.››

    Et ce, depuis fort longtemps, puisque Denys Arcand en a tiré le scénario de sa ‹‹Réjeanne Padovani›› en… 1973.

    Seulement, `a l’époque, ceux qui dénonçaient la prévarication étaient ridiculisés sur la place publique, et on leur fermait le clapet en les taxant de révolutionnaires.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 27
    @F.Gagnon
    ‹‹(…) Les Politiques et les Sociétés de construction tous de mèches dans une corruption et collusion hyper organisée et bien établie au Québec.››

    Et ce, depuis fort longtemps, puisque Denys Arcand en a tiré le scénario de sa ‹‹Réjeanne Padovani›› en… 1973.

    Seulement, `a l’époque, ceux qui dénonçaient la prévarication étaient ridiculisés sur la place publique, et on leur fermait le clapet en les taxant de révolutionnaires.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 33
    Financement public et corruption
    Le financement public des partis polotiques ne changera rien à la donne. C'est l'absence de concurrence de l'extérieur du Québec qui fausse tout et permet aux firmes très prospères d'ici de se partager le gâteau!
    Cessons de faire de l'achat chez nous une religion et les prix baisseront en même temps que nos entreprises devront redoubler d'ardeur pour abaisser leurs coûts, délaissant pour une fois leurs efforts de lobbying, déployés par une armée de "vice-présidents " en goguette.
    Je maintiens d'ailleurs que la sacro-sainte commission d'enquête ne fera que défoncer des portes ouvertes en dénonçant les sous-fifres, alors que seules des entreprises nouvelles, de l'Ontario, de la Nouvelle-Anglleterre ou même d'Europe pourraient briser le cercle vicieux du nationalisme économique. Pensez aux wagons de métro de Montréal: la commission Charbonneau n'en parlera jamais, alors que tout le problème est là.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 39
    Vous êtes pas tannés de payer bande de caves!
    Ainsi on est face à un système qui nous a surement syphonné des milliards depuis 1976 avec comme acteurs principaux les grandes firmes d'ingénéries et les ristournes au parti Libéral.
    C'est la fameuse baignoire de Drapeau sans bouchon au fond ,que l'argent des contribuables qui coule de plus en plus fort ne pourra jamais remplir.
    Au moins on sait pourquoi on travaille toujours plus pour pour payer toujours plus d'impôts, c'est pour pour un système d'escrocs cravatés.

    Ensuite le suave ministre Bachand viendra nous endormir en nous parlnt de bonheur pendant qu'il nous fait les poches avec toute une nouvelle panoplie d'augmentations de frais de services et de taxes.
    Les anglos et allos continueront de voter Libéral comme ils ont fait en votant Tremblay aux dernières élections à Montréal car ils préfèrent la corruption à un gouvernement qu'ils ne contrôleraient pas et ou les décisions seraient celles de la majorité.

    La raison pour laquelle Charest ne voulait pas de commission d'enquête est on ne peut plus claire. C'est ce système qui la mis en place et qui lui versait 75,000$/année qu'il protège.

    On nous prend vraiment pour de caves et pendant ce temps les médias complices moussent le CAQ la roue de secours des Libéraux et des affairistes qui n'a aucune position pour contrer le fléau.

    C'est on ne peut plus clair, seul un financement entièrement public des partis politiques pourrait nous protéger du fléau de la collusion. On y gagnerait surement des centaines de millions en bout de ligne.
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  • MJ - Inscrite
    19 décembre 2011 08 h 42
    Les beaux jours du Parti libéral et de ses petits amis sont comptés...
    On n'apprend pas à un vieux singe comment faire des grimaces! La réputation de ce vieux parti est entachée irrémé-”diablement” comme celle du PLC (avec le scandale des commandites au fédéral).

    Au fond, l’argent que versent les contributeurs (essentielllement, les firmes de génie conseil) à la caisse électorale du PLQ provient de l’argent des contribuables détourné uniquement à leurs profits et pour celui du PLQ. Et alors, il ne leur en coûte rien pour “graisser” le parti au pouvoir puisque les contrats de construction qu’ils accaparent dans la collusion et la corruption ont été gonflés artificiellement pour contenir, entre autres, lesdites sommes qu’ils ont versées ou qu’ils verseront en ristourne à la caisse électorale du PLQ pour obtenir lesdits contrats. Que de gaspillage de fonds publics!

    Ce système frauduleux de récompenses mutuelles a assez duré! Changements dans le paysage politique à venir et importantes réformes à mettre en place SVP par le prochain parti au pouvoir.
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  • jacques bisson - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 45
    le monde des ingénieurs
    "...le monde des ingénieurs" comme dit le monsieur...

    C'est quoi le monde des ingénieurs ? Votre voisin (ou voisine) que vous voyez partir le matin avec sa mallette ? Remplie de billets verts la mallette ? Bien sûr, M. Taillibert le dit.

    Il faut tout de même faire la différence entre la profession d'INGÉNIEUR et celle de gens d'AFFAIRES que sont les dirrigeants des boites d'ingénierie. Dans ce dernier cas, s'il y a un problème, la commission Charbonneau devra s'en charger. Est-ce qu'on expose au pilori les chercheurs et les biologistes lorsque les compagnies pharmacologiques haussent indûment le prix des médicaments ?

    Un peu de nuance svp

    Salutations et bonne journée
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  • Franfeluche - Abonné
    19 décembre 2011 08 h 50
    Le financement public
    Je suis en faveur du financement public des partis politiques tout en permettant à ces derniers d'émettre des cartes de membres à un prix minimum. À ceux qui s'objectent en disant que cela va coûter cher aux contribuables, il faudrait vous demander combien cette corruption et la collusion nous coûtent actuellement non seulement au plan économique mais aussi politique.
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  • Jean Martinez - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 01
    Pendant ce temps...
    Des Québécois votent encore pour le Parti libéral du Québec. C'est à n'y rien comprendre!
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  •  
  • Richard Deschenes - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 03
    Quelle médecine?
    Combien de temps la population aura-t'elle à se faire tourner le couteau dans la plaie avant que quelqu'un se décide à la soigner?

    Un nouveau gouvernement capable de procéder à l'opération malheureusement elle ne dispose d'aucune équipe médicale valable. Ce n'est pas le CAQ de Legault issu du même bassin (ADQ d'ex-libéraux et CAQ de libéraux déçus ou apeurés) ni un PQ affaibli qui pourront faire le travail.

    Plutôt sombre les prochaines années pour le Québec....
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    19 décembre 2011 09 h 15
    C'est la faute au maudit Français
    Ce qui est frappant, c'est que jusqu'à ce jour, c'est principalement l'architecte Taillibert qui était tenu responsable dans l'imagerie populaire du flop du stade olympique. Mais on voit bien que la réalité est autrement plus complexe et que d'accuser l'étranger cachait un mépris bien local pour leurs concitoyens de certains gros joueurs constricteurs du béton et de la construction.
    Son nom a été sali par la corruption, c'est le moins qu'on puisse dire et à condition bien sûr de croire que les firmes d'architectes ont l'âme à peu près pure. Mais comment vraiment savoir dans ce palais des glaces pour les cochons payant?

    Son nom réhabilité signifierait que la pierre est levée. Le Parti libéral et ses sourires pour la galerie ont déjà fait un tort considérable au Québec de leurs petits jeux de coulisse dégoulinants et salissants.

    Mais voici, recueilli de vive voix, ce que veut vraiment l'architecte: "[Il] souhaiterait que son oeuvre soit colorée par un éclairage qui la mette en valeur, qu'on redonne vie aux fontaines de l'esplanade et qu'un restaurant gastronomique prenne place au sommet de la tour. Ce qui importe surtout à ses yeux, c'est que le stade soit entièrement dédié aux sports ainsi qu'à de grands événements festifs."
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  • Renaud Blais - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 26
    @ Jean Martinez
    Je ne comprends pas pourquoi des gens intelligents comme vous, je le suppose, ne peuvent pas comprendre que des gens votent POUR PRÉSERVER LEURS INTÉRÊTS.
    Quand on vote lors d'une élection, ce n'est pas parce que certainEs votent avec une vision d'intérêt publique que tout le monde le fait...

    @Manon Thériault, oui le financement public des partis politiques et au plus maudit. Il y a par ailleurs, des gens près du pouvoir, quasi monarchique de nos premiers ministres, qui n'ont pas intérêt à voir disparaître cette façon honteuse d'échange de services, pour mettre la main sur des fonds publics.

    Avec une remise en question sérieuse de cette façon, pour certains, de s'approprier des richesses ÉNORMES, on règle les problèmes de pauvreté. Évidemment pour moi, le problème de la pauvreté et causé par les riches qui prennent tout et ne laissent rien, ou des miettes (pour sauver les apparences) pour les gens honnêtes.
    Renaud Blais
    Québec
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  • Pierre Vincent - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 40
    Plus cela change, plus cela redevient du pareil au même, comme dirait Jean Perron...
    Jean Drapeau avait été élu maire de Montréal dans les années 1950 en faisant campagne sur l'intégrité et la lutte contre la corruption, alors que Maurice Duplessis dirigeait le Québec tout en favorisant l'essor des firmes de génie-conseil qui remplissaient sa caisse...

    Maurice Duplessis avait d'abort été élu premier ministre du Québec en 1936 en faisant campagne sur l'intégrité et la lutte contre la corruption alors que Louis-Alexandre Taschereau dirigeait le Québéc depuis de longues années au cours desquelles la corruption avait pris son essor.

    Jean Charest dirige maintenant le Québec depuis 8 ans et demi et pourrait être remplacé par François Legault en 2012 lors des prochaines élections. Combien de temps mettra M. Legault et son nouveau parti, issu de la très louche ADQ (côté financement, s'entend) et parainné par le très libéral Charles Sirois, avant de faire comme tout le monde, finalement?

    Poser la question, c'est y répondre... Et la réponse n'a rien de bien encourageant.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    19 décembre 2011 09 h 42
    Très intéressant
    Cela veut dire aussi que le P.Q. n'a rien fait et a laissé faire et ça ne me surprend pas de voir Pierre Marc Johnson si proche des libéraux. Dans l'enquête de l'effondrement du viaduc de la Concorde de la quelle rien n'est ressorti; et c'était son mandat que rien n'en ressorte. Maintenant dans la plus grande fraude après le Stade Olympique, l'Îlot Voyageur, pour services rendus. Ces familles qui vivent au crochet de la société comme l'a été la famille Taschereau. Une chance que Duplessis n'avait pas de progéniture, il a quand même eu son patronage.

    À regarder les chefs du P.Q. l'un après l'autre, à part Jacques Parizeau, l'indépendance c'était du folklore, une attrape nigaud.

    "Êtes-vous tanner de mourir bande cave?"
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  • Geoffroi - Abonné
    19 décembre 2011 09 h 44
    «Je travaille dans le monde arabe et je n'ai jamais senti la corruption comme ça.»
    Dont un ami si proche du premier ministre !!!

    « Trois sortes d'amitié sont avantageuses, et trois sortes d'amitié sont nuisibles. L'amitié avec un homme qui parle sans détours, l'amitié avec un homme sincère, l'amitié avec un homme de grand savoir, ces trois sortes d'amitiés sont utiles. L'amitié avec un homme habitué à tromper par une fausse apparence d'honnêteté, l'amitié avec un homme habile à flatter, l'amitié avec un homme qui est grand parleur, ces trois sortes d'amitiés sont nuisibles. »

    Confucius (Entretiens du Maître avec ses disciples, p.144 , Éd. Mille et une nuits n°156)
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  • Claude Kamps - Inscrit
    19 décembre 2011 09 h 44
    La corruption fait partie de la politique quand les partis sont trop longtemps au pouvoir....
    Tout parti qui fait plus de 2 mandats est susceptible d'avoir des fonds illégaux qui servent à sa réélection.
    En fait la principale tache d'un parti politique est de se faire réélire le plus souvent possible avec le même premier ministre et ses amis ...
    Le seule moyen de contrer cela est de limiter à 8 ans la vie politique d'in premier ministre, sans possibilité à vie de se faire réélire...

    L'autre moyen est un système de contrôle des dépenses de l'états qui seraient à moitié composé de comptable qui change au 6 ans et de citoyens prit au hasard comme les jurés dans la population en générale. Ils devraient savoir lire et compter et manier un ordinateurs et seraient changer tout les 3 ans.
    Cette organisme agirait comme une court des comptes qui prend au hasard par ordinateurs des contrats publiques et vérifierait leur intégrité et le suivi des travaux et payements.... Il serait «apolitique»...

    Il faut trouver des moyens simples de redonner confiance aux politiciens et que les gens aient le goût d'aller voter pour un changement réalisable et pas pour des avocats menteurs professionnelles....
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  • André Michaud - Inscrit
    19 décembre 2011 10 h 00
    Collusion patronale/syndicale
    En effet la construction du stade fut une grand exemple de collusion patronale/syndicale pour vider les poches des contribuables.

    Certaines compagnies comptabilisaient le même voyage de bois à plusieurs reprises, et les travailleurs traînaient pour faire du supplémentaire..etc.. Combien de ces patrons et travailleurs ont fait face à la justice??????

    Depuis l'époque de Duplessis le Québec semble avoir eu plus que sa part de corruption..même si c'est moins qu'en Afrique ou chaque année des dizaines de milliards d'aide internationale vont dans la corruption. Seulement pour aider contre sida les USA ont donné 32 milliards en Afrique, la maladie a peu regressée mais il y plus de BMW dans certaines villes.. La corruption est le problème No.1 en Afrique et dans plusieurs pays pauvres.
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  • glanglais - Inscrit
    19 décembre 2011 10 h 20
    En passant...
    Bonjour,

    Pas besoin d'être architecte français, ni d'une autre nationalité, ni d'une quelconque autre profession pour reconnaître cela. De petites gens quittèrent la Gaspésie au début des années 1960, à la recherche d'un meilleur gagne-pain à Montréal. Elles n'ont pas mis grand temps à découvrir la corruption et les malversations de toutes sortes.

    Je me souviens très bien de ce sujet de converdsation entendu, ad nauseam, à l'époque, lors de leurs passages en vacances ici. Bien évidemment qu'une déclaration comme celle de M. Taillibert ajoute de la crédibilité à l'affaire. Elle vaut bien à elle seule le poids des révélations de 25 000 petits ouvriés, n'est-ce pas! C'est toujours comme ça dans la Belle Province.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    19 décembre 2011 10 h 29
    Financement public
    Mais si on limite trop le financement des partis, on risque de se retrouver avec des caisses occultes.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    19 décembre 2011 10 h 39
    Bourassa ou Charest : du pareil au même !
    À lire ce que raconte Roger Taillibert au sujet de ce qui s'est passé lors de la construction du parc des Jeux olympiques de Montréal (contrats accordés avant tout à des firmes versant de généreuses contributions à la caisse du PLQ...), on voit bien que le favoritisme et la corruption chez les libéraux ne date pas d'hier.

    Finalement, pas de différence entre le régime de Robert Bourassa et celui de Jean Charest.

    Le plus navrant, cependant, et que, même s'ils sont au courant de toutes ces magouilles, des électeurs continuent malgré tout d'appuyer le PLQ. Bande de tarlas !
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  • glanglais - Inscrit
    19 décembre 2011 10 h 59
    Les fautes...
    Bonjour,

    On écrit CONVERSATION...OUVRIERS - Merci.

    Gaston Langlais - Gaspé.
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  • Thibaud - Inscrit
    19 décembre 2011 11 h 26
    Secret de polichinelle
    J'ai connu un ingénieur de Lavalin qui avait collaboré à la construction du stade. Il m'avait confirmé ce que tout le monde savait et taisait.
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  • camelot - Inscrit
    19 décembre 2011 12 h 05
    Depuis toujours
    La corruptiona toujours existé ici depuis sa fondation. De la Compagnie des Cent Associés, en passant par les intendants dont le sinistre Bigot jusqu'au XXè siècle avec les tours de passe-passe des politiciens fédéraux, la Ceco, les Dubois, les Tomassi et entrepreneurs d'aujourd'hui. Elle a pris de l'ampleur avec les budjets dont celui, mirobolant, du Stade. On se souvient de ces camionneurs qui passaient deux ou trois faois avec le même chargement de ciment au vu et au su de tout le monde, profitant indécemment du compte à rebours olympique. Avec ces fonds volés, ils ont consolidé leur position, affiné leurs techniques au point où ils sont passés maîtres.

    Le financement public des partis politiques n'y changerait pas grand chose. Rien n'empêcherait ces véreux de verser des pots-de-vin sous la table, comme d'habitude.

    On doit tuer le monstre.
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  • Jacques Gauvin - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 34
    Tascherau à Charest
    De Taschereau à Charest, c'est le même parti libéral. Dans le gouvernement Lesage, il y avait le bon patronnage, la pitoune à Bona, le scandale des faux certificats d'électeurs (la veille des élections de 1962) etc, puis, en 1970, il y a eu les deux termes de Bourassa évoqués précédemment par certains commentateurs. Il aura fallu les gouvernements de René Lévesque qui a mis en place plusieurs mesures pour prévenir la corruption. À noter que, bien que les libéraux aient pu découvrir certaines irrégularités lors des administrations péquistes, rien de comparable avec ce qui se passe lorsque les libéraux sont au pouvoir. D'ailleurs lors du dernier gouvernement péquiste, j'ai entendu des souscripteurs se plaindre qu'il n'y avait pas de retour d'ascenseur. Cela explique peut-être pourquoi le gouvernement Landry, dont la population était satisfaite à 55%, a quand même été défait par les libéraux de Charest. ce dernier étant un salarié du parti libéral jusqu'à récemment. Par ailleurs, il ne faudrait pas oublié l'intervention du fédéral dans les élections de 1939, qui a mis au pouvoir Adélard Godbout. C'est d'ailleurs le tout-puissant ministre fédéral Ernest Lapointe qui se vantait de montrer à Duplessis, comment cela se gagnait des élections. N'oublions pas non plus l'argent que les libéraux fédéraux ont su déversé, au Québec, lors du reférendum de 1995, et le scandale des commandites. Dans tous ces scandales, au fédéral, au provincial et maintenant au municipal, on retrouve toujours des souscripteurs qui contribuent principalement au parti libéral. Quand Duplessis est mort, la dette de la province était à son plus bas. Aujourd'hui, le Québec n'a jamais aussi été endetté, et la caisse du parti libéral aussi bien garnie. Soyons conséquent, et votons parti québécois pour libérer la province des libéraux. Ce parti, avec Mme Marois, offre des gages d'intégrité et de compétence.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 42
    wow wow
    Sachez que j'ai été ingénieur dans ma jeunesse et que j'ai construit plusieurs projets et pourtant comme c'est drôle puisque j'avais moi aussi une valise pourtant je n'ai pas eu la chance d'avoir des billets vert comme plusieurs semblent croire. Pas si fou si s'avait été le cas j'en aurais gardé quelques un pour ma retraite. Il est vrai que nos québécois aiment beaucoup les rumeurs.Moi aussi j'ai été chez Lavalin et pourtant je n'ai pas connu le secret de polichinelle comme monsieur Thibaud qui semble avoir beaucoup d'amis.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 42
    Erreur sur la naissance
    Monsieur Taillibert ne le sait pas mais tout cela a bel et bien commencé avec les innombrables travaux en infrastructures qu'a nécessités la révolution tranquille. Cela a culminé avec la Baie-James, dont on s'est servi pour sanctifier Robert Bourassa. En réalité, ce fut le party pour les firmes d'ingénieurs et les contacteurs en construction, tous amis très proches de la mouvance libérale. Le stade olympique fut comme la Baie-James, mais en ville. Si on faisait le post-mortem, on verrait que les Grands Constructeurs du Québec dont se réclame Jean Charest nous ont coûté cher. En passant, n'avez-vous pas remarqué que les Grands Constructeurs sont toujours libéraux ? Voilà semble-t-il, une qualité essentielle dans la construction.
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  • Jacques Thibault - Inscrit
    19 décembre 2011 12 h 57
    Hydro-Québec et sa rénovation
    Du payé cash, pour le sutemps, la non-signature du registre d'entrée et sortie lors de la rénovation du siège social d'Hydro-Québec... soit le Bureau de Robert Bourrassa... rien de moins voir Le Devoir 19 et 20 mai 1994... et ça continue... écoles prisons jusqu'àrrvi les licences restrictives des entrepreneurs pour avoir embauchés des sans cartes sur les chantiers gouvernementaux sous le gouvernement péquiste...en 2000... soit six abs plus tard... Les nouvelles Lois 33 et 35 prendront-elles effets dans cinq ans. Est-ce que le placement syndical est vraiment fini. Je suis allé signé ma carte de placement ce matin . Où est le changement et c'est pour quand??


    Jacques Thibault tuyauteur du Local 144
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    19 décembre 2011 13 h 10
    Turcot !
    M. Taillibert a dit : ''L'architecte estime que les firmes sont actuellement juges et parties. «Comment voulez-vous que ça marche?», lance-t-il sur un ton exaspéré, montrant du doigt le projet de reconstruction du complexe Turcot, dont le coût estimé s'établit pour l'instant à trois milliards de dollars.''

    C'est le prochain stade olympique. On va payer pendant quarante ans. Il va tomber avant.
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  • François Ricard - Abonné
    19 décembre 2011 13 h 28
    Financement public des partis
    Oui pour le financement public des partis mais aussi assorti d'un contrôle serré des dépenses. Autrement dit, il ne sera pas possible à quelque parti que ce soit de dépenser plus d'argent qu'il n'en reçoit.

    Et à la prochaine élection générale, il faudra nous donner un gouvernement qui est prêt à s'engager à instituer cette mesure dès la première année de son mandat.

    Et ce ne sont ni le PLQ ni la CAQ qui voudront s'engager à une telle mesure, sachant les sources où ils s'abreuvent. Juste avant Noel, la Caq et Legault-Sirois qui récoltent 200 000$.

    Réveillons-nous!!!
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  • Jacques Lafond - Abonné
    19 décembre 2011 17 h 53
    Financement des partis politique et Stade Olympique

    Contrairement à la croyance populaire, le financement des partis politique doit être libéré de toutes contraintes, doit être transparent et ce, pour le plus grand bien de la bonne marche du Québec.

    En effet, le nœud du problème de corruption au Québec réside justement dans le fait que le financement des partis politique est limité aux individus, et en plus, elle a une limite tant qu’au montant à donner par individu.

    Tout ceci peut sembler très noble à première vue, mais la réalité est que les partis politiques sont incapables de se financer, et ils sont obligés de faire affaire avec des gens (des bandits) qui leurs offres ce que l’on appelle l’élection ‘’clef en main’’.

    L’élection clef en main étant l’organisation TOTAL de l’élection incluant le financement.

    Ces gens, ou ces organismes qui organisent ces élections clef en mains s’ingère très profondément, pour ne pas dire complètement, dans les partis politiques; et en prennent en quelque sorte le contrôle.

    Dans le contexte actuel, l’organisateur du ‘’clef en main’’ est BEAUCOUP plus puissant qu’une compagnie qui contribue financièrement des centaines de milliers de dollars à un parti politique dans un contexte normal de liberté de financement des partis.

    Pour ce qu’est du stade olympique, je suis d’accord avec Tallibert qu’il faut en faire un monument sportif et d’évènements spéciaux de grande envergure. Il faut y mettre un toit rétractable; et il faut en être fier.

    Il faut changer le terrible spin négatif qu’a connu notre stade, notre monument, et il faut en faire notre symbole de réussite et de grandeur.

    lafond.overtime@gmail.com
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  • André Michaud - Inscrit
    19 décembre 2011 18 h 05
    @ jacques gauvin
    Adélard Godbout fut un grd agronome, et un des meilleurs pm du Québec.

    Il n'a pas hésité à se mettre à dos le clergé pour donner aux femmes le droit de vote et en mettant l'instruction obligatoire... ou se mettre à dos les "capitalistes" en débutant la nationalisation de l'électricité (Montréal à l'époque), en apportant le premier code du travail donnant des droits aux travailleurs, et en encourant des entreprises coopératives...

    Dommage que peu de citoyens connaisse ce grand pm qui est mort relativement pauvre et a toujours été loin de la corruption.

    Et il a sien bien fait pour tenter de mettre fin à la corruption que plusieurs libéraux corrompus ont travaillé à ce qu'il ne soit pas réélu...et si il ne fut pas réélu , il avaient une majorité de citoyens de son côté (surtout des travailleurs et des progressifs)mais pas une majorité de compté.

    N'oublions pas que Duplessis dans les années 50 a dépensé jusqu'à 5 millions pour "acheter"une élection !! Une fortune en corruption qui équivaudrait à des milliards aujourd'hui..et e clergé de son bord.
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  • Charles Lachance - Abonné
    20 décembre 2011 03 h 07
    pendant ce temps en doulce France....
    Monsieur Taillibert n a pas de lecon a nous donner:Je suis en France presentement et on ne parle que de la construction du futur ministere de la defense,le Pentagone francais comme ils disent ici, le ministre refuse d expliquer le depassement ces couts et qu aucune compagnie non francaise n ait soumissionne,les 3 francaises ne commentant pas le choix de celle choisie mais declarant haut et fort que seules elles ont acces au ciment.....Ca ne vous fait pas penser a quelque chose, cessons de penser que nous avons invente la corruption. Duplessis ca vous dit rien? Et ailleurs c est pareil: France,Italie,Grece et sans pareler des pays anglo saxons: attendez de connaitre la facture des jeux de Londres: J Y etais il y a quelques jours,on y travaille presque jour et nuit, sept jrs sur septs.....
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  •  
  • Henry Fleury - Inscrit
    20 décembre 2011 06 h 03
    un instant mon Roger
    On sait que tout qui croule et s'écroule aujourd'hui date d'il y a quarante-cinquante ans, y compris la construction du stade montréalais (bel éléphant blanc s'il en est un). On sait aussi que tout ce qui s'égrène aujourd'hui est passé par les mains des Simard
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  • Henry Fleury - Inscrit
    20 décembre 2011 06 h 36
    un instant mon Roger
    ...
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  • Gucio z Montrealu - Inscrit
    20 décembre 2011 09 h 04
    Il ne faut pas confondre ...
    ... les Ingénieurs eux mêmes avec «l’encadrement administratif» les menant «par les bouts de nez».

    J’observe depuis des années cette sorte de dégradation larvée de la majorité des professions au Québec.

    Des professions «ligotées» par cet «encadrement administratif» ayant pouvoir décisionnel sans fondement professionnel ... ;-(

    En ce qui concerne l’Echangeur Turcot il y a une option («inaperçue par l’encadrement») de le remplacer par le "Rondo-Turcot".

    Cette option a été présentée au concours «des idées» (plutôt «encadrées») YUL-MTL et se trouve, d’après l’alphabet, à la fin de la liste sous le code LY992.

    Cependant, si on créait le consortium; Propriétaire des terrains, Caisse de Dépôts, Caisse Desjardins et l’équipe des Ingénieurs de SNC-Lavalin - on pourrait en faire le projet de société.

    Projet pouvant devenir autofinancé (si réalisé tel que proposé - YUL-MTL et LY992 incluant la description d’une page) et devenir ainsi une source, loin d’être négligeable, de revenu continuel pour tous les niveaux gouvernementales au lieu d’une position budgétaire de dépenses perpétuelles.

    Si les Québecois(e)s voient une suggéstion émanant du grand bon sens - ils savent comment s'y prendre afin de la réaliser vite ...

    Mes felicitations pour les commentaires; Jacques Lafond Abonné lundi 19 décembre 2011 17h53 ainsi que André Michaud Inscrit lundi 19 décembre 2011 18h05 je les aime !
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  • Jacques Gauvin - Abonné
    21 décembre 2011 09 h 59
    À André Michaud
    Dire que Adélard Godbout a gagné ses élections grâce aux manoeuvres du grand frère libéral (assurance qu'il n'y aura pas de conscription- monopole des ondes radiophoniques- financement) n'enlève rien au fait qu'Adélard Godbout a adopté des mesures progressistes. Mais n'oublions pas que c'est sous son gouvernment que l'on a cédé le domaine de l'assurance chomage ainsi que le domaine exclusif de la taxation directe, dont Duplessis a amorcé la récupération malgré les refus du fédéral. Si ma mémoire est fidèle, après sa défaite Adélard Godbout a été récompensé en étant nommé sénateur à Ottawa et a donc cautionné les politiques centralisatrices fédérales. Enfin, n'oublions pas que durant toute la période de Duplessis, les libéraux étaient au pouvoir à Ottawa et financaient le parti provincial.
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