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L'ADN de l'ADQ

Michel David   15 décembre 2011  Québec
C'est la question que Gérard Deltell aurait certainement préféré ne pas entendre lundi: passera-t-il à l'histoire comme le fossoyeur de l'Action démocratique du Québec?

En réalité, la mort du parti de Mario Dumont était déjà inscrite dans les résultats de l'élection du 8 décembre 2008. Après une course à la chefferie aussi loufoque que celle qui a eu lieu l'été suivant, il est même étonnant qu'il ait pu survivre encore trois ans.

En janvier prochain, les 2521 membres qu'il compte encore devront donc décider s'ils retrouvent dans la Coalition avenir Québec (CAQ) suffisamment de l'ADN de leur ancien parti pour fusionner sans perdre leur âme.

Les «purs et durs» comme Claude Garcia et Adrien Pouliot, que M. Deltell avait eu la curieuse idée de recruter, y voient une véritable trahison. On peut toutefois se demander dans quelle mesure ils sont représentatifs de l'âme adéquiste ou s'il s'agit d'une simple caricature. La dérive libertarienne de la commission politique est toute récente. La plateforme élaborée en 2008 par Stéphane Lebouyonnec et Diane Bellemare était beaucoup plus modérée.

Certes, la défense de la responsabilité des individus, dont l'ADQ se voulait la championne, s'est toujours traduite par un désir de réduire le poids de l'État et l'influence des syndicats, mais la hargne de certains au conseil général de Trois-Rivières, en mai dernier, était tout à fait inhabituelle. On avait l'impression d'assister à une sorte de hold-up idéologique.

Il a fallu l'intervention du père fondateur de l'ADQ, Jean Allaire, pour mettre un frein à l'antisyndicalisme quasi hystérique de ces zélotes et à une frénésie de bazardage des sociétés d'État totalement irresponsable.

***

François Legault a beau se situer à gauche de l'adéquiste moyen, il n'y a pas que des dinosaures dans ce parti. Les ambitions personnelles constituaient sans nul doute une puissante source de motivation pour les partisans d'une fusion, mais il y a aussi un monde de différence entre ceux qui ont claqué la porte du PLQ en 1992 et ceux qui animent aujourd'hui le Réseau liberté Québec.

Les rugissements des «purs et durs» adéquistes pourraient néanmoins être très utiles à M. Legault pour rassurer l'électorat centriste. S'ils sont si mécontents de ce mariage forcé, n'est-ce pas la preuve que lui-même n'a rien d'un extrémiste de droite?

À première vue, il n'a pas concédé grand-chose. Accorder aux familles une allocation de

100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne fréquente pas une garderie subventionnée est certes une mesure controversée, qui aurait pour effet de favoriser le maintien de la femme au foyer, mais on se contentera d'«évaluer» la possibilité de l'inclure dans la plateforme. Il sera facile de l'écarter sous prétexte que l'État n'en a pas les moyens.

Le projet-pilote de pratique médicale mixte que M. Legault s'est clairement engagé à mettre sur pied est plus embarrassant. Ses adversaires auront beau jeu de le présenter comme la porte ouverte à une «médecine à deux vitesses», que le chef de la CAQ avait lui-même dénoncée vigoureusement à l'époque où il était ministre de la Santé.

Quand l'ADQ avait proposé d'autoriser la mixité public-privé, M. Legault y avait vu une rupture avec les valeurs de la société québécoise d'autant moins justifiable qu'il ne croyait pas que cela contribuerait à raccourcir les listes d'attente de façon significative.

***

Plusieurs souverainistes ont reconnu à regret qu'il avait peut-être raison de dire qu'en raison du cul-de-sac constitutionnel actuel, il valait mieux mettre la question nationale en veilleuse et s'occuper de problèmes plus immédiats.

De là à faire une profession de foi fédéraliste, il y a cependant une marge. Or Gérard Deltell a été très clair: en faisant sienne la thèse de l'autonomie adéquiste, la Coalition avenir Québec accepte que le Québec réalise son destin de nation «à l'intérieur du cadre fédéral canadien».

M. Legault s'est peut-être réjoui intérieurement des résultats du sondage CROP-Gesca publiés hier, qui démontrent à quel point la population a du mal à saisir ses orientations. C'est précisément ce flou, qu'il cultive avec le plus grand soin, qui peut assurer la cohésion de sa coalition. Le fédéralisme? La souveraineté? La gauche? La droite? Le privé en santé? Ni pour, ni contre, bien au contraire.

Sur un seul sujet, les personnes interrogées croient percevoir clairement ses intentions. Selon 48 % d'entre elles, la CAQ est «pour le renforcement de la loi 101». Pourtant, c'est le contraire: M. Legault refuse catégoriquement de la rendre plus contraignante.

Il n'est pas si étonnant que seulement 30 % des Québécois croient que la CAQ représente le changement: qu'y a-t-il de nouveau dans la confusion? Des positions claires pourraient être fatales à la CAQ, mais son identité ambiguë est aussi son talon d'Achille. Refuser de se définir permet à l'adversaire de le faire à sa place et le résultat est rarement flatteur.
 
 
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  • yvesdeau - Inscrit
    15 décembre 2011 06 h 10
    très bonne analyse!
    Je suis tout à fait en accord avec votre article, la CAQ n'est qu'un amas de politiciens déchus sans charisme, sans vision se prétendant innovateurs par ses "nouvelles" idées. Ils tentent désespérément de réinventer la roue dans le but de s'accaparer du pouvoir. Le problème est que cette roue nous propose uniquement qu'une marche arrière!
    À la lumière des résultats de l'élection partielle dans Bonaventure, qui soit dit en passant, éveille le sentiment de honte d'être québécois, Legault n'a pas choisis le parti le plus populaire! "Idées nouvelles", "Regardons en avant", on galvaude le concept de la nouveauté en mettant aux rebuts le filet social que nous avons conçu avec les années. Le problème est dans la gestion de nos institution, nos ressources que l'on donne à qui veut bien investir dans notre pauvre province...Le vrai courage politique et la responsabilité d'un chef d'état est de redresser la situation, d'établir des règles pour nos ressources favorables à la population, bref travailler avec ce que nous avons déja. Je ne voterai plus jamais pour des marionnettes motivées par leur ambitions personnelles òu celles de leur bailleurs de fond!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    15 décembre 2011 06 h 37
    Recyclage
    À force de grappiller ici et là pour former sa coalition, monsieur Legault découvrira peut-être que tous les déchets ne se transforment pas forcément en compost.

    Desrosiers
    Val David
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  • Normand Carrier - Abonné
    15 décembre 2011 07 h 08
    La CAQ de Legault , championne de l'ambiguité et de la confusion ......
    De toute évidence Francois Legault n'aime pas la clarté et se complait dans les phrases creuses et est le champion du NI-NI ...... Il était finalement pas en nulle part mais la fusion avec l'ADQ le place a droite de l'échiqier politique et se positionne pour le privé dans la santé ..... Ce mariage de raison précise certains aspects de son programme au détriment de ses objectifs de départ ....

    Lorsque seulement 30% des électeurs percoivent la CAQ comme un facteur de changement a ce stage , on peut imaginer ce qui adviendra lorsque la CAQ sera forcé a se définir ...... Michel David a mit le doigt sur le bobo en affirmant <QUE DES POSITIONS CLAIRES POURRAIENT ÊTRE FATALES A LA CAQ MAIS SON IDENTITÉ AMBIGUE EST AUSSI SON TALON D'ACHILLE .> Il ne reste qu'a ses adversaires de le définir et le résultat risque d'être très laid et ce facteur de nouveauté sera chose du passé ........ ON VERRA , ON VERRA comme dirait Francois ......
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 décembre 2011 07 h 53
    Le temps ne joue pas en faveur de François Legault.
    Combien de temps durera la popularité de la CAQ si le chef demeure à l'extérieur de l'Assemblée nationale?
    La meilleure stratégie pour Jean Charest serait donc de ne déclencher une élection générale qu’au printemps 2013. On sent d’ailleurs qu’il y songe déjà. À ceux qui croyaitent en une élection ce printemps, il répond maintenant pas avant l’été prochain. Donc peut-être aussi à l'automne 2012 ou au printemps 2013. Ce qui ferait passer de très longs moments à François Legault à expliquer pourquoi il ne présentera pas à une élection partielle et à expliquer pourquoi son programme évolue au gré des nouveaux arrivants et de certains sondages. François Legault ne se présentera pas à une élection partielle, et ne demandera pas à un des députés qui se sont joints à lui de leui céder un siège parce que selon les régles de l'Assemblée nationale, la CAQ, même avec M. Legault introduit à l'Assemblée nationale ne serait pas considéré comme un Parti politique ayant droit aux subsides pour la recherche et l'aide technique. Les voix des députés qui se joindraient à la CAQ ne peuvent paqs compter comme des votes en faveur de la CAQ.
    Donc, je crains pour François Legault qu’après un an et demi à répéter, hors de l'Asemblée nationale, qu'il a hâte d'être «premier ministre pour faire avancer le Québec avec des politiques que “l’on verra”, les électeurs le trouvent moins nouveau et moins intéressant.
    Je crains également qu'il n’ait pas bien mesuré la difficulté inhérente au fonctionnement d’une coalition entre toutes les couleurs politiques qu’il songe à réunir dans son bateau. Et encore plus entre des adhérents qui sont tous pressés de se faire élire dans leur cisconscription. Pauline Marois pourrait l’instruire à ce sujet.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    15 décembre 2011 08 h 23
    Quel changement ?
    Ah le changement, qui est contre à part les anglo-allos pour qui chaque élection est référendaire et le parti Libéral le défenseur de leurs intérêts ?

    La fin de règne catastrophique du gouvernement Charest pris en défaut de collusion et de cession pour une bouchée de pain des richesses naturelles du Québec à tout ce qui gravite autour du parti Libéral, est évidemment propice au changement.

    Cependant Legault n'est pas Obama et le changement nébuleux qu'il propose ne saurait leurrer les citoyens intéressés à la chose publique.
    Heureusement pour lui et ceux qui se tiennent autour de son parti qui semblent à première vue proches parents de ceux qui gravitent autour du parti libéral, il y a une masse d'électeurs plus facile à berner par la seule idée d'un sauveur qui aurait la possibilité d'un réel changement dans sa besace.
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  • Michel Paillé - Abonné
    15 décembre 2011 09 h 04
    Legault, un idéaliste rêveur

    Par-delà toutes les idéologies de gauche, de droite, de centre, etc., François Legault m’apparaît comme un idéaliste qui tente de réinventer la roue ou la colle à tapisserie. Il ramène à sa façon la «réingénierie» de Jean Charest qui n’a rien donné. Pire encore, son programme en matière d’éducation par exemple conduirait à une situation plus grave que ce que nous vivons présentement ; le remède proposé aurait pour effet d’affaiblir davantage le patient. Quant à la question linguistique, non seulement les Québécois se trompent sur les intentions de la CAQ, mais encore ne voient-ils pas que le fourre-tout CAQ-ADQ va dans le sens d’un affaiblissement généralisé.

    Michel Paillé
    http://michelpaille.com
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  • Jean Martinez - Inscrit
    15 décembre 2011 09 h 14
    La CAQ sera résolument fédéraliste
    Étant donné que l'establishment et surtout les financiers de ce parti viennent des milieux libéraux, il faut bien comprendre que la CAQ est une alternative bien canadienne et fédéraliste à ce parti usé, médiocre et corrompu qu'est le PLQ. Ceux qui tirent les ficelles se servent de Legault et des quelques anciens péquistes qui y sont pour donner au parti un vernis nationaliste visant à séduire l'électorat francophone.

    Ce fut la même chose en 2008 avec l'ADQ. Le seul objectif des puissants qui veulent faire élire la CAQ, c'est d'empêcher le Parti québécois de prendre le pouvoir. Les Québécois doivent absolument réaliser que leurs intérêts nationaux commandent ABSOLUMENT le retour du Parti québécois au pouvoir. Le temps presse. De son côté, le Parti québécois doit se servir des atouts qu'il a dans son jeu et poser les bons gestes. Notre avenir national en dépend.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    15 décembre 2011 09 h 16
    La girouette Legault.
    Vous prétendez « que plusieurs souverainistes ont reconnu à regret qu'il avait peut-être raison de dire qu'en raison du cul-de-sac constitutionnel actuel, il valait mieux mettre la question nationale en veilleuse et s'occuper de problèmes plus immédiats.

    Et vous avez ajouté: «De là à faire une profession de foi fédéraliste, il y a cependant une marge. »

    J'ignore s'il y a beaucoup de souverainistes qui donnent raison à François Legault là-dessus.

    Quoi qu'il en soit, je trouve que ce n'est pas en mettant en veilleuse la question nationale que le problème va être réglé.

    Parce que le problème constitutionnel, il n'a pas été inventé par les péquistes, il était là avant. Les péquistes veulent le régler le problème parce qu'ils savent qu'il ne va pas se régler tout seul.

    Quand on est vraiment convaincu de la nécessité de la souveraineté, on n'abandonne jamais le combat quoi qu'il arrive. Au contraire, plus il y a de difficultés plus il faut travailler fort.

    Abandonner le combat quand le vent change cela ne peut que révéler qu'on n'est qu' une girouette qui n'a pas de convictions vraiment profondes et on ne peut que s'interroger sur les véritables motivations de la personne en cause.

    A ce moment-là, rien d'étonnant à ce que François Legault embrasse la politique dite d'autonomie de l'ADQ, même si ce serait là nous ramener à l'époque de Duplessis si jamais cette politique devenait la politique officielle du Québec, parce que finalement ce à quoi semble surtout tenir Legault c'est au pouvoir, quitte à se contredire grossièrement si nécessaire.

    Une chose est sûre en ce qui me concerne en tout cas . L'avenir que je veux pour le Québec n'est sûrement pas celui que François Legault est en train d'essayer de nous concocter.

    On risquerait plutôt avec lui d' avancer en arrière. Je préférerais qu'on aille vers l'avant vers la souveraineté de mon pays.
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  • Marcel Bourget - Abonné
    15 décembre 2011 09 h 49
    L'ADN du PLQ et du PQ
    Un vent de panique s'empare des détracteurs de François Legault. C'est bon signe puisqu’il a réussi à définir ses adversaires politiques. Legault est un pragmatique, alors à vos dictionnaires libéraux et péquistes. Pendant que les libéraux se défendront devant la Commission Charbonneau et que les péquistes feront du “damage controle”, la CAQ passera à l’action et sortira le Québec de sa léthargie. C’est le début d’un temps nouveau!

    Pragmatisme : (définition du Petit Robert) :
    1. Doctrine qui donne la valeur pratique comme critère de vérité (d'une idée). 2. Doctrine selon laquelle l'idée que nous avons d'un phénomène, d'un objet n'est que que la somme des idées que nous pouvons avoir au sujet des conséquences pratiques de ce phénomène, des actions possibles sur cet objet.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    15 décembre 2011 10 h 15
    Quand le charisme n'y est pas
    Guère surpris, moi non plus, que bien des gens ne savent pas trop à quelle enseigne loge François Legault,

    Comme vous l'avez déjà écrit avec raison, le chef de la CAQ aime souvent tourner les coins ronds. Son discours, pavé de bonnes intentions et opportuniste, reste, sur bien des points, nébuleux. Et ce n'est pas, par exemple, en répondant « On verra » à des questions précises de journalistes sur ses intentions que la population saura mieux à quoi s'en tenir à son sujet.

    Cela pourrait encore passer si M. Legault était un politicien très charismatique. Mais ce n'est pas son cas. La preuve : voyez-vous autour de vous beaucoup d'électeurs s'enthousiasmer ouvertement du retour de cet ancien ministre à la politique active ? Moi pas !
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  • Nunu - Inscrite
    15 décembre 2011 11 h 41
    L'autonomie,
    Tant que La caq va être assise entre deux chaises il n'ira pas loin.un feu de paille.son affaire d'autonomie ne fonctionne pas avec le fédéraliste qui aime être à la remorque du fédéral(on paye et il décide)non merci.Moi quand j'ai voulue être autonome je suis partie de chez mes parents,j'ai décidée par moi-même et je suis devenue indépendante.Je décide et fait comme je l'entend.Arrêtez de jouer avec les mots.On est DÉPENDANT ou INDÉPENDANT d'OTTAWA.Maitre chez nous.Ca vous tentent pas?Je crois qu'on l'a tous fait un jour ou l'autre,certain plus rapidement que d'autre.C'est la même chose avec la politique sauf qu'il y en a qui sont plus lent que d'autre et le pire c'est que ceux qui sont prêt doivent toujours attendre apres les plus peureux.
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  • Magali Marc - Inscrit
    15 décembre 2011 12 h 10
    à Jean Lapointe
    Vous écrivez: "Les péquistes veulent le régler le problème parce qu'ils savent qu'il ne va pas se régler tout seul."
    Je vous ferais remarquer que vos péquistes ont exercé le pouvoir pendant près de vingt ans depuis 1976! Pourquoi n'ont-ils pas "réglé le problème" comme vous le dites? Combien d'années au pouvoir leur faut-il pour accomplir ce que René Lévesque n'a pas réussi à faire alors qu'il était un chef charismatique et qu'il avait la confiance de la population? La vérité c'est que sous prétexte d'être fidèle à vos convictions - ce qui est louable - vous ressassez une vieille rengaine dont les Québécois sont lassés. C'est la raison pour laquelle ils écoutent M. Legault, à tort ou à raison...
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  • emeri - Abonné
    15 décembre 2011 12 h 23
    L'ADQ la CAQ=Je me bidonne
    Lors du point de presse du 12 décembre, qui bénissait les fiançailles de la
    l'ADQ avec la CAQ, d'aucun auront été quelques peu gênés par l'envolée
    de Gérald Deltell qui plantait dans la face de François Legault toutes les mirifiques
    réalisations de l'Action démocratique sous son règne.
    D'un ridicule tellement gros que je me suis bidonné rien qu'à voir le faciès du
    président Legault qui, du coup, passait bon deuxième.

    En ce qui concerne cette fusion, nous dire, sans rire, que zéro plus zéro égal
    rien,c'est-à-dire: La CAQ.

    Et tout cela à été quelque peu prouvé par un mini sondage de La Presse qui
    prouvait ce que tous les observateurs pensent: Cette fusion est un fouillis total
    et qu'il n'y a pas la moindre politique de changement dans un horizon prévisible.

    C'est donc devenu des plus clair, il ne s'agit là que opportunisme et surtout
    un électoralisme crasse qu'il faut, à tout prix, dénoncer avec la dernière énergie.

    Pour les indépendantisme comme moi, nous avons un excellent parti politique,
    qui, après avoir fait le grand ménage dans ses rangs est fin prêt pour l'attaque;
    le Parti des québécois donc le Parti Québécois.

    A bon entendeur, je vous salut bien bas.

    Réjean Grenier.
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  • kfs78 - Inscrite
    15 décembre 2011 14 h 19
    Franchement M. David
    Vous dites: "100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne fréquente pas une garderie subventionnée est certes une mesure controversée, qui aurait pour effet de favoriser le maintien de la femme au foyer…"

    On croirait entendre John James, alias capitaine Canada, version 1995 quand il faisait peur au monde en disant des sottises.

    Cette mesure serait VOLONTAIRE!!! Personne ne va forcer le maintien de la femme au foyer. VOYONS DONC!!!! Vous seriez surpris du nombre de parents (j'ai bien dit parents et non femmes) qui voudraient rester à la maison pour quatre-cinq ans pour prendre soin de leurs enfants.

    De plus, M. Legault préconise le modèle Finlandais à cet égard, i.e. une évaluation systématique des enfants à l'âge de trois ans pour déterminer en bas âge ceux qui ont besoin de mesures spécifiques pour aider à leur développement et c'est pour cette raison qu'il est un peu froid à la mesure du 100$. Cette mesure n'empêcherait en rien la mise en application de la mesure du 100$. On pourrait évaluer tous les enfants qui restent à la maison à l'âge de trois ans tout de même.

    De plus, il faudrait peut-être se poser la question suivante: Qu'est-ce qui est le mieux pour l'enfant??? Se faire parker à la garderie de 6 heures le matin à 18 heures ou bien d'être à la maison avec un parent??? Je sais, je sais, certaines familles n'ont pas le luxe d'avoir un parent qui reste à la maison. Mais avec cette mesure, il auraient au moins ce choix. Finie la course folle. C'est tout de même un avantage au développement de l'enfant ça.

    De plus, pour les dépenses de l'État gouvernemaman, attendu que chaque enfant coûte à l'État 55$ en moyenne par jour lorsqu'il est en CPE ou en garderie subventionnée, faites le calcul: 55 x 5= 275$ par semaine. Donc, cette mesure ferait économiser à l'État 175$ par semaine, par enfant.

    Alors cessez de faire peur au monde M. David.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    15 décembre 2011 15 h 10
    Le pragmato-libéralisme» ou pouvoir dire une chose et son contraire
    .

    Le pragmato-libéralisme»:

    Ou quand un parti politique se donne les moyens de dire une chose et son contraire…

    Question de «définition» d'un parti politique..

    Soyons très prudents avec ceux qui se réclament du «pragmatisme».

    Le pragmatisme comme principe de départ, c'est comme ceux qui prétendent vouloir «défendre les intérêts du Québec», car il permet de dire une chose et son contraire, tout en remettant un chèque en blanc à son promoteur, qui seul par la suite, décidera de ce qui est «pragmatique ou non» selon son analyse personnelle, ses intérêts ou son bon vouloir. (Jean Charest ne prétend-t-il pas vouloir défendre les intérêts du Québec en bradant notre territoire avec son «Plan Nord» ?).

    Ainsi, certains pourraient se réclamer du pragmatisme, en demandant aux plus pauvres de se serrer la ceinture, en brandissant l’épouvantail de la dette nationale, pendant que d’autres comme moi, peuvent très bien aussi s’en réclamer, en affirmant le contraire et en affirmant que le véritable pragmatisme, exige de faire payer la dette par les premiers qu’ils l’ont faite gonflée : c’est à dire, à toutes ces entreprises qui ont siphonné le Québec depuis 30 ans, en ne contribuant pas à leur juste part aux revenus de l’État soit :

    - Entreprises : 10 % des revenus fiscaux du Québec.

    - Contribuables ordinaires : 90% des revenus fiscaux du Québec.

    Comme on le voit…

    Le pragmatisme ne veut strictement rien dire en politique.

    Et s’il y existe une quelconque vérité pragmatique en politique…

    - C’est bien celle-là !


    ____________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal


    .
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  • André Loiseau - Abonné
    15 décembre 2011 17 h 36
    Voter CAQ sera choisir l'ADQ
    L'ADQ entraînera la CAQ vers le fond comme un noyé fait de son sauveteur. Le québécois auront l'impression de voter pour un ADQ qu'ils rejettent en choisissant le parti de Legault et ils s'abstiendront.
    Peut-être l'ADQ veut il faire comme le Reform Party avec le Parti Conservateur et s'approprier carrément la CAQ dès qu'elle pourra le faire, si elle n'a pas déjà coulé par le fond.
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  • Kimakt - Abonné
    18 décembre 2011 08 h 59
    Les "Dépendantistes"
    Merci @ NUNU...
    Un peu tard pour entrer dans le débat d'idées, bien campé comme toujours par monsieur David... Mais j'aime beaucoup la clarté de la question d'une véritable "autonomiste", NUNU, intervenue plus haut: "Arrêtez de jouer avec les mots.On est DÉPENDANT ou INDÉPENDANT d'OTTAWA." Tout est là! Peut-être même un nouveau slogan, qui sait! Les "DÉPENDANTISTES" : voilà la vraie plaie de notre devenir collectif!
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