dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Chemin de fer du Plan Nord - Le gros de la facture pour Québec?

L'investissement semble trop risqué pour les minières, conclut l'étude de Genivar

Alexandre Shields   14 décembre 2011  Québec
Genivar estime que le seul projet de nouveau tronçon coûterait au moins 2,5 milliards de dollars. Une facture à laquelle il faudrait ajouter les coûts d'entretien annuels, évalués à 18 millions.
Photo : Source MTQ - Genivar
Genivar estime que le seul projet de nouveau tronçon coûterait au moins 2,5 milliards de dollars. Une facture à laquelle il faudrait ajouter les coûts d'entretien annuels, évalués à 18 millions.
L'implantation d'un lien ferroviaire de 600 kilomètres entre Schefferville et Kuujjuaq, un projet qui bénéficierait directement aux minières qui comptent profiter du Plan Nord, coûterait au moins 2,5 milliards de dollars. Le gouvernement pourrait d'ailleurs être forcé d'acquitter une bonne partie de la facture, selon ce qui ressort d'une étude de préfaisabilité réalisée par la firme d'ingénierie Genivar pour le ministère des Transports. Le même document souligne que des projets hydroélectriques déjà envisagés par Hydro-Québec dans cette région nordique seraient difficilement rentables.

L'ajout d'un long tronçon de chemin de fer jusqu'à la baie d'Ungava permettrait en fait de relier le Nord québécois au port de Sept-Îles. Les centaines de millions de tonnes de minerais qui seront exploitées à moyen terme dans le secteur de la fosse du Labrador pourraient par la même occasion être transportées, transférées à bord de bateaux et ensuite exportées. La construction d'une voie ferrée garantirait en effet l'accès à un territoire dont le potentiel minéral est immense — on y retrouve près de 18 000 titres miniers — et qui est largement inaccessible par la voie terrestre.

Ce nouveau lien, qui traverserait deux secteurs pourtant «réservés aux fins de parcs», pose toutefois plusieurs défis. Une partie du tracé se retrouverait dans le pergélisol et il faudrait franchir plusieurs cours d'eau. Dans une des options envisagées, les rails passeraient par le Labrador, ce qui ferait en sorte que le projet serait de compétence fédérale. De plus, la hausse prévue de la fréquentation des infrastructures ferroviaires entre Schefferville et Sept-Îles nécessiterait de nouveaux investissements. «En effet, la capacité actuelle ne serait pas suffisante pour accueillir l'ensemble des projets prévus au nord de Schefferville», précise l'étude. Même chose pour le port de Sept-Îles.

Un projet de 6 milliards?

La firme d'ingénierie mandatée par Québec estime que le seul projet de nouveau tronçon coûterait au moins 2,5 milliards de dollars. Une facture à laquelle il faudrait ajouter les coûts d'entretien annuels, évalués à 18 millions. Genivar a aussi calculé que si ce projet était financé sur une période de 30 ans, les remboursements en capitaux et en intérêts atteindraient 5,8 milliards de dollars. Sans compter les travaux sur le tronçon de 600 kilomètres situé plus au sud.

Reste à voir qui financerait un tel projet. Les auteurs de l'étude expliquent que le secteur privé refuserait probablement de prendre un tel «risque» financier, en raison du coût du projet, mais aussi du caractère cyclique de l'industrie minière. «[...] Étant donné que le partenaire privé visera la rentabilité financière du projet, il se pourrait que la voie ferrée ne se rende pas à Kuujjuaq, puisque les sites miniers pour lesquels une mise en activité est prévue au cours des prochaines années sont situés plus au sud», évalue-t-on également dans ce document de 132 pages disponible sur le site du Devoir. Sans oublier que les mines projetées ont, au mieux, une durée de vie de 35 ans.

Une division de la facture entre le secteur public et le secteur privé serait plus avisée, selon l'étude. Québec engagerait alors des fonds publics, mais pourrait aussi assurer l'accès à la voie ferrée et la poursuivre jusqu'à «un port en eau profonde sur les rives de la baie d'Ungava». Mais encore une fois, le secteur privé risque de ne pas être au rendez-vous. Par exemple, «le partenaire privé pourrait juger que les risques inhérents à la fréquentation du chemin de fer sont trop importants pour garantir la rentabilité du projet à long terme».

Et si l'État prenait tous les coûts à sa charge, des minières qui ont payé leurs infrastructures ferroviaires pourraient crier à la «concurrence déloyale». «Ces compagnies minières pourraient également demander des subventions pour la construction de nouvelles infrastructures de transport ou pour la réfection des infrastructures actuelles.»

Bref, la question du financement apparaît pour le moins complexe. De toute façon, a-t-on répondu au bureau du ministre délégué aux Transports, une autre étude doit être menée dans le cadre du Plan Nord au sujet d'un «lien terrestre» permettant de désenclaver Kuujjuaq en la reliant au sud du Québec. On étudiera la construction d'une route ou d'une voie ferrée.

Chose certaine, ce projet s'inscrirait dans l'ambitieux projet «de plusieurs générations» lancé par les libéraux de Jean Charest. Et les minières, bien conscientes des dizaines de milliards de dollars qui dorment sous terre, ont déjà investi cette zone. Genivar a calculé que 60 entreprises sont déjà actives dans la zone ciblée dans l'étude. En tout, 8500 kilomètres carrés étaient sous permis en 2010. On y cherche du fer, de l'or, du zinc, du nickel et de l'argent.

Hydroélectricité trop chère

L'étude de Genivar revient sur trois importants projets hydroélectriques qui étaient inscrits dans le plan stratégique 2004-2008 d'Hydro-Québec, soit ceux des rivières Caniapiscau, George et à la Baleine. Tous ces projets sont jugés trop coûteux pour être mis de l'avant, en plus d'être difficilement envisageables d'un point de vue environnemental. «L'éloignement d'hypothétiques sites dans la zone d'étude par rapport aux lignes de transport et la taille des projets de développement envisagés ne semblent donc pas permettre d'obtenir un prix de vente de l'électricité compétitif», souligne le rapport.

Hydro-Québec doit investir pas moins de 47 milliards de dollars d'ici 25 ans dans des projets énergétiques dans le cadre du Plan Nord. Mais il est «trop tôt» pour dire si les trois projets inscrits dans le plan stratégique 2004-2008 en feront partie, selon ce qu'a répondu la société d'État.

En entrevue au Devoir, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau s'inquiétait récemment de la volonté d'Hydro-Québec de se déployer toujours plus au nord. «Le message, c'est on continue vers le nord. Sans détails, sans précisions, Hydro-Québec monte vers le nord, et à des coûts qu'on ne connaît pas. Ils s'arrêteront quand? On ne sait pas. C'est énorme. Et les filières autres d'hydraulique demeurent tout à fait secondaires.» D'autres économistes estiment carrément que ces investissements présentent une menace pour les finances publiques.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • VITRILLOLA - Inscrite
    14 décembre 2011 04 h 35
    Vive le travail au noir !
    Pourquoi en pleine étude de préfaisabilité le gouvernement, donc Nous le peuple, pourrait d'ailleurs être FORCÉ d'acquitter une bonne partie de la facture ? Et ça veut dire quoi au juste "FORCÉ" dans ce contexte ? Si le Plan Nord me force via les impôts à payer l'enrichissement des compagnies privées étrangères qui me piratent toutes mes ressources naturelles, moi j'irai travailler au noir, ne subventionnera jamais ce piratage forcé... déjà qu'on m'offre des propositions intéressantes au noir, si le Plan Nord confirme un piratage systémique de nos ressources naturelles avec des avantages bidons pour le Québec en plus de tous payer pour ces compagnies pirates, je ne paiyerai pas pour ça et irai travailler au noir pour le reste de ma vie, garantie ! Y a une limite d'être forcé à jouer aux cons ! Et en plus, après 35 ans d'exploration, ces compagnies pirates vont partir sans aucune responsabilités environnementales, nous laissant une autre facture pour remettre à neuf le grand nord... Si le gouvernement est si stupide pour jouer volontairement le pigeon de service en signant des arnarques semblable, je ne suis pas obligé d'en faire autant, je regrette, mais ils vont me forcer à travailler au noir !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • GLabelle - Abonné
    14 décembre 2011 04 h 39
    bref
    le Plan Nord de Charest est comme le Plan Nord de Lomer Gouin: voué à l'oubli.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Girard - Abonné
    14 décembre 2011 07 h 18
    Médiocrité béni-oui-oui assujetti à l'oligarchie démoncratique...
    "Heureusement que le monde va mal ; je n'aurais pas supporté d'aller mal dans un monde qui va bien !"
    Georges Wolinski
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • josephflavius - Inscrit
    14 décembre 2011 07 h 34
    bref bref
    Est-ce que Lomer Gouin connaissait Paul Desmarais?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dugal - Abonné
    14 décembre 2011 08 h 01
    Plan Sud
    Puisque nous parlons de train-train, pourquoi pas investir dans un TGV Québec-Montréal? C'est le citoyen-payeur qui en profiterait.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Terreault - Abonné
    14 décembre 2011 08 h 07
    FOU
    Laissez dormir le fer et le zinc dans la terre jusqu'à ce que ça soit rntable pour un exploitant de tout payer. Pourquoi dépenser 3 milliards pour créer quelques centaines de jobs (10 millions par job!), non durables, et dans un milieu inhospitalier où personne ne veut vivre, quand cet argent investi dans l'éducation, la recherche scientifique et la santé créera des milliers de jobs durables dans des endroits agréables à vivre de l'Abitibi à la Gaspésie et de l'Outaouais au Saguenay ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Frédéric Dupuis - Abonné
    14 décembre 2011 08 h 14
    Réseau ferroviaire
    C'est quand même prodigieux, quand on regarde l'état du réseau ferroviaire dans la partie habitée du Québec et le refus constant d'investir dans celui-ci, qu'on n'hésite pas à construire un lien Sept-îles-Kuujjuaq dans le seul but de lécher les bottes des compagnies minières. Faudra-t-il lancer un «Plan Sud» pour que le TGV Montréal-Québec voit le jour?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • nardozr - Inscrit
    14 décembre 2011 08 h 25
    Utilisateur payeur
    Les gouvernements voudraient que les travailleurs paient pour traverser un pont quand ils doivent se rendre au travail et voilà que ces mêmes citoyens doivent également payer pour permettent a certaines entreprises de voler nos ressources et faire d'énormes profits.

    Comment se fait-il qu'il n'y est pas d'argent pour développer un véritable réseau de transport en commun permettant a des milliers de travailleurs de se rendent au boulot alors que l'argent coule à flot pour un réseau qui ne servira qu'a quelques privilégiés. Faut croire que le principe de l'utilisateur payeur ne s'applique qu'au citoyen et non aux entreprises.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • meme40 - Inscrit
    14 décembre 2011 08 h 26
    accommodements ?????
    Ce gouvernement nous en a mis plein le vue, et plein le bol d'accommodements disait-on, raisonnables. Sommes-nous en train de devenir les palestiniens d'Amérique ? Accommodants depuis des lustres, (on disait dans mon enfance: se faire manger la laine sur le dos, )une ombre nous vide de tout et nous le fera payer en plus. L'ÉTAT C'EST QUI? C'EST QUOI? Vit-on sur de sable mouvant ? Qui donc aura les deux mains sur le gouvernail quand le navire coulera sous le poids de dettes,de pollutions? Qui donc vend le Québec à la livre ? Qui donc se l'approprie? C'est qui le BOSS..? on se doute du c'est quoi! La voracité coiffée d'impunité. Tasses-toi, je prends ta terre, ton sous-sol , tu viendras balayer les restes quand j'aurai tout pris.Ahurissant! quand on pense aux pannes d'électricité que l'on peut avoir chaque fois qu'il neige, pleut, vente.et que l'on veut chauffer le grand nord... a grands frais pour les contribuables du sud.Chimères et gaspillages.!LE QUÉBEC A PERDU LE NORD.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    14 décembre 2011 08 h 26
    Hypothèses trop optimistes
    Tout cela supposerait des prix élevés et soutenus pour nos matières premières, pendant des décennies. L'économie mondiale chancelante ne dit pas cela et la démographie ne dit pas tout. Le Québec ferait mieux de se hâter lentement dans ce dossier et de concentrer son énergie sur ce qui presse vraiment: notre productivité, autant dans le secteur public que le secteur privé. Pour le moment, seul le CAQ s'y intéresse en s'attaquant à quelques vaches sacrées.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    14 décembre 2011 08 h 35
    Le gros de la facture pour Québec?
    « Le gros de la facture pour Québec? » Toujours la tournure qui cache la réalité. Le gros de la facture ira aux contribuables de la classe moyenne. Les amis du régime non seulement ne paieront pas leur part, mais ils se rempliront les poches en tant qu'intermédiaires de tout acabit.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mona Francoeur - Inscrite
    14 décembre 2011 09 h 12
    Pour commenter, il faut avoir déjà mis les pieds au nord du 49e parallèle!
    Il ne faut pas confondre le Plan Nord et le PLQ de Jean Charest. La richesse économique du Québec a d'abord été crée par l'exploitation des ressources naturelles et son avenir en dépend tout autant. D'accord, les coûts des infrastructures doivent être partagés en PPP, le développement doit se faire dans le meilleur respect possible de l'environnement en plus d'avoir de réelles retombées sociales pour tous les québécois mais ceci-dit, le Québec c'est grand! Avoir le nez trop collé sur Québec-Montréal, la 20 et le pont Champlain, on prend pour acquis l'électricité, les bois pour construire nos maison et l'or de notre bague de mariage. On ne peut pas faire l'autruche. Le Plan Nord est le bas de laine des québécois en cette période d'instabilité économique mondiale. La vraie question ce n'est pas de savoir si on le fait ou non mais bien comment le faire de façon intelligente dans une perspective de développement durable. Il me semble qu'avec les connaissances que nous avons en ce 2e millénaire, y aurait moyen de «moyenner»??!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • mich3457 - Inscrit
    14 décembre 2011 10 h 25
    @ jacques Saint-Cyr
    Pour le moment, seul le CAQ s'y intéresse en s'attaquant à quelques vaches sacrées.Legault ne fait que déplacer les montants d'argent rendus disponibles.Ils paient les professeurs 20% plus chers avec les coupes chez hydro et la transformation des commissions scolaires et des régies régionales de la santé.Ce sont des aménagements de structures.Rien pour révolutionner le québec michel lafrance
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • BROMONTOIS - Inscrit
    14 décembre 2011 10 h 33
    @ Mona Francoeur
    "La richesse économique du Québec" , faite moi rire . Des ponts et viaducs dangereux , des autoroutes mal entretenus , des infrastructures déficientes dans les grandes villes , des centres hospitaliers en construction et dont le coût final n'est pas connu et j'en passe .
    Pour ce qui est de "avec les connaissances que nous avons" surtout avec les derniers scandales politiques , je me passe de tout commentaire .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • NL - Inscrit
    14 décembre 2011 10 h 36
    Nationalisation des ressources naturelles
    « Et si l'État prenait tous les coûts à sa charge, des minières qui ont payé leurs infrastructures ferroviaires pourraient crier à la "concurrence déloyale". Ces compagnies minières pourraient également demander des subventions pour la construction de nouvelles infrastructures de transport ou pour la réfection des infrastructures actuelles. »

    Voici une belle occasion de nationaliser le projet à la manière du PLQ de Jean Lesage. Si l'État prenait tous les coûts à sa charge, pourquoi ne retirerait-il pas aussi les revenus et bénéfices, au lieu de les répartir dans le secteur privé? L'État n'a qu'à créer une entreprise publique, telle qu'Hydro-Québec, avec un fonds social (au lieu d'une subvention) qui permettra de financer le projet. Donc, ce serait, strictement, les multinationales privées contre une société d'État... il n'y aurait alors aucune concurrence déloyale.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rob Groulx - Inscrit
    14 décembre 2011 11 h 38
    Plus Façile d'aller au pôle nord,que d'aller a la ville la plus près!!!??
    Ce plan Nord,comme il est conçu actuellement, ne tiens pas la route! Même avec des redevance de 50/50 ça n'aurait pas d'allure 50% pour l'état (7millions de citoyens) et 50% pour l'entrepreneur (Une poignée de Bandits de toutes acabit!!) et en plus ils vont tout *Déviarger* sur leur passage; et en plus c'est nous qui payons les infrastructures?? et le Nettoyage? (Mission Impossible) Il ne restera rien économiquement parlant et on nous avec un *Désastre Ecologique*... Y'm'semble qu'ils l'ont déjà fait avec nos forêts???
    Tenons nous *Debout un peu, Pour une fois!!!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • NL - Inscrit
    14 décembre 2011 12 h 31
    Suite de mon commentaire précédent...
    Et après, à défaut d'avoir l'expertise nécessaire pour réaliser la construction d'un chemin de fer ou conduire d'autres projets, l'entreprise publique ainsi créée pourra - de par sa nature industrielle qui relèverait, toutefois, du droit privé - engager librement des firmes QUÉBÉCOISES en sous-traitance pour mener à bien le projet.

    Pied de nez aux conglomérats étrangers!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    14 décembre 2011 13 h 09
    LA DÉMONSTRATION...
    que ce PLAN NORD» est un plan de faiseur d'image POLITIQUE, ancien style quand l’internet existait pas et pas un plan COMPTABLE qui serait bien plus valable.

    En fait comme tout ce que Charest a toucher comme «plan» en commençant par le Mont Orford ou la santé ou on devait moins attendre,et., ce sont des plans qui n'aboutissent pas faute de réalisme....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • meme40 - Inscrit
    14 décembre 2011 13 h 14
    J'aime le train.
    Si on avait le regard ailleurs que dans l'opportunisme politique, avec comme fond de rêve , ou de vanité, que quelque chose quelque part porte les stigmates de notre passage ... ben on pourrait remettre sur les rails les trains; de banlieues d'abord, puis des trains, ce qui pourrait nous permettre de voyager à travers le beau Québec avant qu'il n'en reste plus rien... au rythme ou ce gouvernement développe (on ne sait encore trop quoi) et éventre tout ce qui peut enrichir sa gloire, et les poches de ses amis.. par le fait même, son avenir financier., il y a des alliances payantes dans le bas canada, mais pas pour tous.Avec le train , traverser ce qu'il nous reste qui pourrait s'appeler chez-nous, comme dans la terre de chez-nous, voir ce qu'on a de rivages ou l'eau est assez limpides pour y voir venir encore quelques baleineaux ,fous de bassant.. cormorans..etc. Tant qu'a payer pour des trains... aussi bien que ce soit pour le bien commun. et pour le pittoresque.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • RobertB - Inscrit
    14 décembre 2011 13 h 15
    tellement d'opinions vides...
    De concert avec Mona Francoeur, vous les Montréalais et Québécois avez oublié qu'un pays ou province sera riche de l'exploitation de ses ressources et de la transformation de ses ressources, comme le prouve la ville de Chibougamau entre autres. Pour payer les infrastructures défaillantes du sud, le nord devra être exploité. Avec intelligence on le souhaite. Mais le trip anti-tout que vous avez, vous qui n'avez jamais été plus loin que le lac St-Jean en vacance, m'exaspère!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    14 décembre 2011 13 h 23
    @MichelLafrance: des aménagements insignifiants
    On parle de réformer la santé depuis vingt ans, pourquoi en sommes nous encore là? Et l'éducation, où est le déblocage?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Danielle D - Inscrite
    14 décembre 2011 15 h 32
    TRAIN-TRAIN VA LOIN
    Anecdote perso versus engagement citoyen.

    Mon grand père maternelle travaillait pour le CN.Il a été au douane puis c'est lui qui a inauguré le premier bureau de télégraphe a l’Hôtel du Parlement a Kébec.Il y fut le lien entre le monde et les ministre durant 47 ans quand en 1952 il mourut.Il était reconnut comme un parfait"Gentleman" et un des plus habile en son domaine(soulignait la Presse a son décès).

    Mon père en 1953 alla a Sept-Iles car le chemin de fer se développait sous Duplessis et comme il était ancien combattant(signaleur-radio(R.de CHAUD),il travailla pour les radars de Norad a Moisie.

    Ma mère,téléphoniste au parlement (poste de confiance et sélectif en 40-50)maria mon père et accepta en 56 d'aller vivre a Moisie.

    Ben c'est là que je suis né et vécu mes 2 premières années crucial car a la naissance je ne devais pas survivre.
    L'eau, l'air du boréal, de la Sauvage Rivière Moisie et le fleuve sont la nature qui coule et vibre en moi et mon permis de vivre.
    Notre périple nous a conduit a Montjolie puis allé"UP"a Goose-Bay Labrador .Toujours en milieux secret-décence de la guerre froide.

    50 ans après mon arrivé a Kébec ,terre ancestrale de mes familles depuis 1654.,j'ai encore bien actif en moi ces déterminant qui m'ont façonné

    Je suis INTIMEMENT concerné et vous même du sud de ce territoire que les peuples ancestraux ont permis de partager c'est notre patrimoine a préserver.

    Charest et Harpeur sont tous deux des danger réel a notre avenir de deux angles différent mais il ont en commun la base d'autocratie source dictatorial.

    NON Votre gros bons-sens et le mien n'est pas biaisé.Si nous levons la tête pour:
    -1 ;rester fière et s'imposer droit dans les yeux
    -2 :voir au dessus de chacun des faits qui se produise au Kébec et au Canada pour savoir se qui se défriche en secret en aval du futur sentier.

    Danielle Drolet
    (fille et descendante de Patriotes 12°G. depuis (1654)métissée serré;)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jocelyne Gauthier - Inscrit
    14 décembre 2011 20 h 49
    Ces malades qui nous gouvernent
    Un livre a déjà été écrit sur tous ces dirigeants qui ont mené leur pays à la ruine et on peut remonter à l'Antiquité avec les Romains et les Grecs. Jean Charest est un mégalomane qui est prêt à tout pour réussir «Son» Plan Nord, aux frais des citoyens qui commencent à avoir assez, mais sont trop patients. Pendant ce temps, les multinationales (presque toujours étrangères) profitent de tout et prennent tout sans rien payer.

    Ils arrivent ici: je veux ça et ça et on leur donne et c'est la même chose avec certains imigrants. À quand l'esclavage les chaînes aux pieds ? Où est notre fierté? Nos ancêtres ont bravé toutes les difficultés possibles pour bâtir un pays et on le donne au premier venu. Le Nord aux minières et le Sud aux gazières. Il nous restera quoi?

    Il est plus que temps de changer de gouvernement, et ça presse. Vivement les élections!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • grannith - Inscrit
    14 décembre 2011 22 h 23
    prochaines élections
    Et si Charest était réélu
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jo Da - Inscrite
    14 décembre 2011 23 h 05
    De la grosse m****
    Nationnalisons les investissements, privatisons les profits.

    C'est beau le Québec.... Quelle honte ce gouvernement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Richard Deck - Inscrit
    6 janvier 2012 11 h 09
    Plan Sud
    "Plan Sud
    Puisque nous parlons de train-train, pourquoi pas investir dans un TGV Québec-Montréal? "

    Parce que le cout initial de ce projet est pharaonique et les couts de services et d'entretiens annuels sont énormes, et qu'en plus le TGV n'est pas bien adapté à nos besoins de transports.

    Par contre un monorail est mieux adapté et plus pratique en plus de couté moins cher en taxes et impots. Il peut etre mieu intégré à un reseau de transport urbain et inter-régional et plus modulaire (c'est a dire des départs plus fréquents et plus pres de chez vous, et plus de destinations possibles, et a un potentiel d'etre un complément de transport de marchandises avec un mode électrique ce qui est stratégique vs la dépendance au pétrole). Il pourrait aussi contribuer à facilité la fluidité des transports qui s'engoufrent et s'etouffent dans le goulot d'étranglement de Montréal (des milliers d'heures gaspillées et non-productive à chaque année).

    Option nationale inclus dans sa plateform préliminaire un système monorail électrique dans le cadre de l'électrification des transports, ce qui rend la plateforme extremement intéressante et mobilisante.

    On a besoin d'une coalition de partis(ex:ON, QS, PQ-renouvellé) pour sortir le PLQ saboteur corrompu du pouvoir et pour rebatir dans les interets du Québec et des citoyens (et non des mafieux et des carrieristes partisants).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
26 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012